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cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
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Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
20.11.2009

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Antonin Perbosc

Publié le 20/11/2009 à 14:18 par cessenon
Antonin Perbosc

 

 

Sur le monument aux morts de Saint Félix Lauragais la graphie occitane de la citation d’Antonin Perbosc est correcte.

Antonin Perbosc est connu dans le monde des occitanistes. Il est né à Labarthe dans le Tarn et Garonne en 1861 et est décédé à Montauban en 1944.

Il a été instituteur à Camberouger, un village situé à 30 km de Montauban puis à Loze près de Villefranche-de-Rouergue.

Il a recueilli avec ses élèves le patrimoine oral de sa région. Antonin Perbosc était aussi poète et on lui doit divers ouvrages écrits en occitan.

 

Fleurs d’automne

Publié le 19/11/2009 à 08:33 par cessenon
Fleurs d’automne

 

 

La photo est encore de Martine et elle a été prise elle aussi le dimanche 15 novembre et toujours dans le secteur de Mamette, en bordure d’un chemin assez humide. Elle montre un joli tapis de fleurs. On remarquera la coloration rose de certains pétales.

Il s’agit de pâquerettes d’automne (ou pâquerettes des bois) dont le nom scientifique est, selon toute vraisemblance, Bellis sylvestris. Bellis sylvestris comme sa proche parente Bellis perenni sa proche parente, appartient à la famille des astéracées et au genre Bellis. C’est une plante vivace qui fleurit d’octobre à décembre.

Cette année elle n’a pas grand mérite, conséquence peut-être du réchauffement climatique, il fait tellement doux !

 

 

L’alicante de Bouschet

Publié le 18/11/2009 à 10:51 par cessenon
L’alicante de Bouschet

 

 

C’est le nom du cépage au feuillage rouge avec lequel a été plantée la vigne que l’on voit ici. La photo a été prise par Martine le dimanche 15 novembre, en dessous de la campagne de Mamette.

L’alicante de Bouschet avait un peu disparu du paysage viticole sans doute parce qu’il n’était retenu dans aucune appellation. Depuis quelques années on voit des parcelles replantées avec ce cépage, les caves coopératives ayant encouragé leurs adhérents par des primes en degré pour qu’il soit à nouveau choisi. La raison ? C’est que l’alicante de Bouschet est un cépage teinturier, c'est-à-dire que le jus de son raisin est très rouge et qu’il contribue à donner de la couleur au vin.

On peut d’ailleurs vérifier que le jus est vraiment rouge en écrasant un grain entre ses doigts. A l’époque on pouvait même faire croire qu’on s’était taillé en badigeonnant sa main avec un tel jus.

A l’automne le feuillage prend une teinte rouge vineuse qui tranche sur celui des autres vignes.

L’alicante de Bouschet, qu’on appelle aussi alicante Bouschet, est un hybride créé en 1855 par Henri Bouschet à Mauguio par croisement de grenache noir et de petit Bouschet.

 

 

A l'approche des élections régionales

Publié le 17/11/2009 à 09:43 par cessenon
A l'approche des élections régionales

 

 

Il nous paraît nécessaire de faire un retour sur ce qui s’est passé depuis 2004. Nous étions une forte minorité au sein du parti communiste à estimer alors qu’il fallait que le pcf se présente sous sa bannière lors des élections régionales qui avaient lieu cette année-là.

Les conditions dans lesquelles est intervenu le vote au sein du parti communiste sont d’ailleurs, mais ceci est un autre problème, discutables.

Très rapidement on a pu constater que les élus communistes qui faisaient partie de la majorité qui soutenait le président de région n’avaient pas d’autonomie de pensée, d’expression, d’action.

A l’image de ce qui s’est passé dans les 20 des 22 régions de France dirigées par « la gauche » le bilan de la politique du Languedoc Roussillon est pour le moins décevant. Loin de constituer un contrepouvoir à ce qui est décidé au plan européen et relayé au plan national, ces 20 régions ont en quelque sorte anticipé sur les dispositions négatives programmées.

Georges Frèche a quant à lui ajouté à cette orientation une gestion personnelle et autoritaire qui a exaspéré les électeurs y compris ceux qui lui avaient accordé leurs suffrages.

Dans ce contexte le pcf avait perdu son identité révolutionnaire, avait perdu une partie de son électorat, de ses militants, de sa structure. Ici à Béziers nous avons pu endiguer cette orientation d’abandon et de renoncement. Nous avons organisé une résistance structurée afin d’empêcher la liquidation d’un héritage historique commun.

Cela n’a pas été toujours facile mais nous avons progressé et nous sommes heureux de constater un certain changement dans l’état d’esprit qui a prévalu lors de la conférence régionale du pcf. Certes il y a encore quelques sortants qui s’accrochent à leurs mandats d’élus mais ils ne convainquent guère, la clarté est à présent faite sur leur motivation !

Il faut donc faire du neuf et reconstruire un parti communiste indépendant, attractif parce que répondant aux nécessités profondes de changement des structures économiques et sociales.

A ce sujet on ne peut en aucune façon réduire la problématique à une alternance droite / gauche qui n’a rien réglé et ne règlera rien quant au fond. On ne fera pas l’économie des transformations profondes qui s’imposent afin de substituer à la logique de la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref celle de la satisfaction des besoins des hommes.

Besoins immenses en vérité et il serait criminel de ne pas affronter avec détermination ce qui est en cause, via les politiques nationale, européenne et mondiale que le capitalisme met en œuvre.

Dans cette optique nous pensons qu’il y a après la conférence régionale du 14 novembre une perspective nouvelle qui s’est dégagée, rien n’est encore ni réglé ni acquis mais il y a quelque chose de nouveau sur lequel on peut construire. Nous sommes disposés à prendre toute notre place dans cette construction.

 

Sur l'affaire Rieux

Publié le 16/11/2009 à 09:20 par cessenon
Sur l'affaire Rieux

 

 

Je me rappelle le jour où Paul Barbazange m’a donné l’information concernant ce qui venait de se passer dans la famille Rieux. C’était évidemment quelque chose de terrible.

Ce qui venait de se passer ? Jean-Michel Rieux, employé à la mairie de Béziers, avait tué son épouse et ses deux enfants. Il se suicidera peu de temps après.

Je n’avais bien sûr pas alors tous les éléments d’appréciation et en particulier je ne connaissais pas la situation conflictuelle grave que vivait Jean-Michel au plan professionnel.

Après coup, quand on apprend ce qui était alors en cause, on comprend le cheminement qui a abouti au drame. Deux rapports de médecins mettent en lumière l’enchaînement des événements et l’irresponsabilité de ceux qui se sont acharnés contre l’employé territorial, le poussant à bout.

Les dysfonctionnements de notre société se traduisent par un mal vivre dans le travail dont nous avons à présent des illustrations avec ce qui se passe aux Télécommunications.

Avec quelques variantes dans le déroulement des actes, l’affaire Rieux me paraît s’inscrire dans la dégradation générale qui conduit les gens à « disjoncter » de manière plus ou moins lourde de conséquence devant les harcèlements dont ils sont l’objet.

A cette dégradation il faut ajouter le rôle de certains praticiens affectés à la médecine du travail dont nous ne sommes pas en mesure de dire ce qui l’emporte de la soumission au patronat et à l’autorité administrative ou de l’incompétence professionnelle. Quoi qu’il en soit le résultat est là ! On peut pratiquement dire qu’il n’y pas eu ici l’assistance à personne en danger qui aurait été nécessaire.

Cette affaire qui restera douloureuse pour la famille quel que soit le jugement rendu sur la responsabilité des services municipaux de Béziers mérite un engagement résolu contre des méthodes et des dénis de justice d’un autre temps qui révoltent les hommes et les femmes qui ont un cœur là où d’autres mettent leur portefeuille.

 

En 1951 Armande de Sète avait franchi le mur (non matériel)

Publié le 15/11/2009 à 09:31 par cessenon
En 1951 Armande de Sète avait franchi le mur (non matériel)

 

 

 

 

Une coupure de presse de La Voix de la Patrie

(L’ancêtre de La Marseillaise)

 

 

 

Oui, elle nous raconte ici une aventure qui mérite d’être connue. Nous lui laissons la parole :

 

« Rassurez-vous, je ne vais pas ajouter à l'overdose due au déchaînement médiatique relatif à la commémoration de la chute du mur de Berlin ! Il est vrai que ce déchaînement m'a remis en mémoire une aventure datant de 1951.

J'ai eu le privilège d'aller à Berlin-Est à l'occasion du « Festival de la Jeunesse et des Etudiants pour la Paix ». Certains Sétois s'en souviennent, d'autres aussi sans doute.

Les cercles UJRF et UJFF (les Jeunesses Communistes de cette époque) avaient formé une petite chorale que j'avais l'honneur de diriger. Nous avions été sélectionnés par les instances nationales pour aller présenter au Festival nos chants et nos danses folkloriques.

Mais voilà : 6 ans après la victoire sur le nazisme et la Conférence de Potsdam, avec tous les Alliés y compris l'URSS, l'Allemagne était scindée en deux Etats, partagés en quatre zones d'occupation. Berlin aussi. Notre périple nous amenait à passer par l'Autriche et la zone américaine. L'accès à cette zone nous fut interdit par les autorités américaines, pourtant il n'y avait pas de mur érigé à cette époque !

C'est à Saalfelden que notre convoi a été arrêté. On nous a débarqués, « manu militari », c'est le cas de le dire. Avec ma petite caméra Paillard (8mm) j'ai filmé la scène depuis une fenêtre jusqu'au moment où les policiers m'ont aperçue et m'ont piqué le film...

Quand notre wagon a été évacué à son tour, dans la bousculade, ma valise (en carton évidemment) s'est ouverte sur le quai de la gare, livrant aux regards médusés des policiers un grand chiffon rouge, des tenailles, un marteau (non, pas de faucille) mais la tête d'un cheval en bois empruntée au cheval à bascule de mon fils. Le tout, vous l'avez compris, devait servir à « la danse du chevalet ».

Refoulés sur Innsbruck, nous étions des centaines, « logés » dans un immense hangar, couchés dans la paille, nourris par les habitants sympathisants.

 Nous étions inondés quotidiennement de tracts lancés par avion ou hélicoptère, nous recommandant de rentrer gentiment chez nous. Nous avons fini par passer la frontière, clandestinement, de nuit, par petits groupes, dans des cars de fortune...

Avec mon groupe, nous sommes arrivés à Berlin le dernier jour du Festival. Plus de spectacles, plus d'occasions de faire danser « le chevalet » ou de chanter « Se canta »...

Il n'y avait pas encore le « mur » à cette époque, mais la « guerre froide » avait déjà commencé.

Et nous avions la chance d'être dans le camp de la Liberté !!! »

 

 

 

 

 

 

Journée d’automne des retraités du SNES 34

Publié le 14/11/2009 à 11:38 par cessenon
Journée d’automne des retraités du SNES 34

 

Une vue de la tribune :

 

 Maryse, Jean-Yves et Jean

 

Elle a eu lieu vendredi 13 novembre à la Maison du Peuple de Capestang où nous avons été accueilli par le Maire, Jean Médan ayant pris les contacts nécessaires. Quelque 45 adhérents ont participé à cette journée studieuse et conviviale.

A la tribune avaient pris place Jean-Yves Barbier qui présidait la séance, Henri Escudier trésorier, Maryse Aigon responsable académique, Jean Journet et Joël Bégou.

Henri Escudier a rapidement évoqué la disparition récente de Pierre Nicq et dressé un bilan de la syndicalisation à la section de l’Hérault du SNES ainsi qu’un état de la trésorerie. Bilan et état satisfaisants : dans l’ensemble les enseignants du second degré qui ont cessé leur activité professionnelle restent fidèles à leur syndicat. La situation est peut-être plus préoccupante du côté de la syndicalisation des jeunes

Jean Journet a dressé un tableau précis, et inquiétant, de l’évolution des retraites : on est dans la logique du « Travailleur plus pour gagner plus », sauf que là ce serait plutôt une variante : « Travailler plus… longtemps, pour ne pas gagner assez quand on est retraité ! » Décote plus que surcote, allongement des annuités, décrochage des pensions des retraités par rapport aux salaires des actifs, bref c’est aussi peu la joie pour les uns que pour les autres !

Cela renvoie à la nécessité d’une action coordonnée entre les générations, même si les retraités ont des revendications particulières qui les conduisent à des manifestations spécifiques.

Ces revendications, Maryse Aigon et Joël Bégou les ont développées. Elles ont trait aux dépenses de santé et à l’érosion continue du pouvoir d’achat qu’on peut chiffrer à 20 % en une quinzaine d’années.

Les choix de la MGEN qui propose des cotisations différenciées suivant l’âge du cotisant ont été dénoncés. Ces dispositions nouvelles tournent le dos au principe de solidarité qui était « De chacun selon ses revenus, à chacun selon ses besoins ».

Dans ce contexte on assiste à l’émergence d’organismes non mutualistes qui offrent, qui une complémentaire santé, qui une assurance dépendance… pour faire face aux besoins croissants prévisibles avec l’âge.

Un échange a eu lieu sur les tarifs et les prestations respectifs des cliniques privées et de l’hôpital public, les charges du second n’ayant rien à voir avec celles des premières.

Jean-Yves Barbier a présenté une analyse des relations du SNES avec ses divers partenaires : les composantes de la FSU, les confédérations ouvrières, la FGR-FP dont l’évolution permet une meilleure participation des adhérents du SNES.

Le débat général qui a suivi ces diverses interventions a illustré les problèmes posés par la politique du système de santé que nous subissons, la réalité de l’insuffisance des pensions, dramatique dans certains cas.

Des appréciations sur les services publics, la Poste notamment, ont été portées ainsi que sur les dégradations dans le domaine des transports ou dans le tissu industriel.

Une communication a été faite concernant le retour en force d’une idéologie que l’histoire a condamnée : celle qui a conduit au colonialisme et à son aboutissement cohérent l’OAS, s’inscrivant dans la justification d’envois de corps expéditionnaires en Afghanistan ou ailleurs. Un problème que le SNES doit prendre en compte dans la tradition ancienne du pacifisme qui caractérisait le syndicalisme naissant.

A ce propos une intervention a permis à René Parize de présenter le livre qu’il a produit. Il concerne l’histoire du syndicalisme au Creusot, fief du tout puissant industriel Schneider propriétaire de 95 % des terres de la commune !  

C’était un peu la fin de la matinée quand sont venus en discussion des points de vue qui auraient mérité un approfondissement  : la place du syndicalisme et de la mutuelle dans les centres de formation, la désaffection, au moins apparente, des jeunes pour la politique….

Mais il était déjà temps d’aller prendre un excellent repas au restaurant La Galinière puis de visiter Capestang, ses rues chargées d’histoire ancienne et récente. L’escalade du clocher de l’imposante église (surprenante avec ses 3 parties) a permis d’observer les vignobles jusqu’à l’étang drainé, qui fut source de sel et de richesse, puis de malaria.

 

 

Compléments sur les monuments aux morts pacifistes

Publié le 13/11/2009 à 20:14 par cessenon
Compléments sur les monuments aux morts pacifistes

 

 

Deux de mes correspondants m’ont apporté des compléments à l’article sur les monuments aux morts pacifistes.

L’un d’eux m’a précisé l’auteur de la citation inscrite sur le monument aux morts d’Aniane et que je rappelle ici : « La guerra qu’on vougut es la guerra a la guerra / Son morts per nostra terra et per touta la terra. » Elle est due à un certainAntonin Perbosc, instituteur du Quercy, poète et occitaniste. La même inscription figure sur le monument aux morts de Saint Félix Lauragais.

L’autre m’a signalé l’existence à Joyeuse en Ardèche, d’un monument aux morts considéré aujourd’hui comme pacifiste.

Il est émouvant, Il représente, on le voit, un couple de paysans qui ont perdu leur fils à la guerre. On le sait la paysannerie a payé un lourd tribut en chair à canon Le père soutient du mieux qu’il peut la mère qui porte entre ses mains « ce qu’il [leur] reste » : un casque de soldat.

Le sculpteur est Gaston Dintrat, un ami du maire de Joyeuse de l’époque. Ce n’est donc pas un monument « sur catalogue », modèle pour lequel la majorité des communes a opté car c’était une solution moins onéreuse et plus rapide.

Depuis 2004 le monument aux morts de Joyeuse est lui aussi, à l’appel de L'association laïque des amis des monuments pacifistes et antimilitaristes de l'Ardèche, un lieu de rassemblement pour les pacifistes du secteur.

 

 

 

 

Les monuments aux morts pacifistes

Publié le 12/11/2009 à 10:44 par cessenon
Les monuments aux morts pacifistes

 

Le monument aux morts d’Aniane

 

Ils ne sont pas nombreux, le plus célèbre sans doute est celui de Gentioux dans la Creuse qui montre un enfant vêtu d’une blouse et brandissant son poing devant la phrase « Maudite soit la guerre » qui termine la liste des 58 morts de la commune.

Il a été érigé en 1922 à l’initiative du maire de l’époque qui avait été gazé dans les tranchées. Les autorités n’ont jamais voulu l’inaugurer.

Dans le cimetière de Gentioux se trouve également la tombe de Félix Baudy, fusillé pour l’exemple le 20 avril 1915 et réhabilité en 1934.

A l’initiative de la fédération de la Creuse de la Libre Pensée le monument aux morts de Gentioux est depuis une vingtaine d’années déjà le 11 novembre un lieu de rassemblement de pacifistes.

Dans l’Hérault une initiative de ce genre est organisée autour du 11 novembre à Aniane où existe également un monument aux morts original.  Œuvre du sculpteur Jacques Villeneuve, il porte l’inscription « La guerra qu’on vougut es la guerra a la guerra / Son morts per nostra terra et per touta la terra ». Le texte reprend la formule de Jaurès « Guerre à la guerre ».

A Lodève le monument aux morts de Paul Dardé est lui aussi considéré comme pacifiste. Le soldat, couché, est mort ou mourant, entouré de quatre femmes et de deux enfants de situations sociales différentes.

Les monuments aux morts ont en général été érigés à partir de 1920 mais la décision d’édifier celui de Thézan-les-Béziers, dû à Magrou, un disciple d’Injalbert, avait été prise en décembre 1914. A Pont-de-Montvert en Lozère le conseil municipal choisit de ne pas construire de monument aux morts. Celui qui existe date d’après la seconde guerre mondiale et sur une plaque en bronze portant l’inscription « Pax », réalisée par M. Laborie, professeur d’arts plastiques, on voit deux bœufs joints en train de labourer.

       

 

 

Petite encyclopédie des vents de France

Publié le 11/11/2009 à 11:42 par cessenon
Petite encyclopédie des vents de France

 

 

C’est un livre que l’on doit à Honorin Victoire, un Aveyronnais passionné par l’histoire des vents, qui m’a été prêté par Geneviève Silhol, une Cessenonaise exilée à Séverac le Château (la pauvre !)

L’auteur a répertorié 630 vents et dressé 34 roses des vents. Pour chacun d’eux il donne sa source, son déclenchement et son mécanisme. Il précise sa zone d’influence et ses caractéristiques (orientation, largeur et longueur du cours, vitesse…) Il ajoute quelques expressions le concernant, fait part de ses singularités et des histoires qui lui sont attachées.

Je me suis intéressé au Grec que l’on confond un peu avec lo Davantié dont l’axe est plus oriental. Le Grec lui souffle suivant une direction est – nord – est. Il prend sa source en Camargue et résulte de la conjonction de hautes pressions sur l’Italie et de basses pressions sur l’Aquitaine. Frais et humide en hiver il peut être chaud et sec en été. Sa vitesse moyenne est de 20 km / h mais on a pu enregistrer des vitesses nettement plus élevées.

Il souffle sur le Languedoc dans lequel il pénètre entre les étangs de Mauguio et de Thau pour finir dans le Minervois. Son cours aurait 40 km de large et 130 km de long. C’est le vent de la pluie, en témoigne le dicton « Grèc, la pleja al bec ».

L’auteur donne un autre dicton qui à Cessenon ne s’applique pas exactement au Grec mais au Marin. Pour H. Victoire c’est « Lo Grèc es pas caçaire ni pescaire ». Chez moi c’est le « Le Marin n’est ni chasseur ni pêcheur ».

Sur le nom de « Grec » par lequel on désigne ce vent ? Dire que le mot vient du latin « grœcus » n’apportera pas plus ! C’est le vent qui aurait amené les Grecs fonder leurs comptoirs en Gaule (Antipolis, Massalia, Agathé, Ampurias…) Mais l’auteur propose d’autres origines « grieu » qui signifierait « rusé » ou « tricheur ».

Il a des variantes, le Gré cévenol, par exemple, qu’en Lozère j’ai toujours entendu appeler « Vent du Midi ». Il amène la pluie lui aussi et la neige en hiver !