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cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
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Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
22.07.2008
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Paysage après la bataille

Posté le 07.03.2008 par cessenon
Photo Jean-Pierre Quirin

La photo ci-dessus a été prise le dimanche 2 mars 2008 à Cessenon, dans ce qui était le jardin de la « campagne » de Mourgue connue aujourd’hui sous le nom de Mas Sarrasi.
Il était jusqu’à peu cultivé par Monsieur Cosentino dont l’épouse, Josette, est originaire du village. Le couple tenait boutique avant l’entrée du pont dans ce qui avait été l’atelier de menuiserie de Noë Cambon, le père de Josette.
On pouvait s’y procurer de très beaux légumes, de très beaux fruits aussi, mais chacun a droit à la retraite et Monsieur Cosentino l’a prise récemment, apparemment sans avoir eu le temps d’enlever sa récolte de cucurbitacées !
Oui, il s’agit de cucurbitacées : melons, pastèques, il est difficile de répondre ! Le spectacle est assez étonnant.
Puisque nous sommes dans le secteur du Mas Sarrasi, que l’on peut voir écrit : Sarrasis,avoir eu le temps d’enlever sa récolte de cucurbitacées !
Sarrazi… ajoutons quelques compléments. Selon le dictionnaire étymologique des noms de lieux de Frank R. Hamlin le mot signifie « noir » et n’aurait, pas plus que La Maurerie, de rapport avec les Arabes.
Mourgue a été un des derniers propriétaires du domaine avant qu’il ne soit démembré. Les deux platanes immenses qui sont à côté d’un puits couvert, à présent muré, sont répertoriés. Ils étaient l’objet d’argument dans les débats théologiques, les mécréants ne craignant pas de les citer d’un « Las platanas de Morga son pas batejadas mai se portan plan ! » (Les platanes de Mourgue ne sont pas baptisés mais ils se portent bien !)
Dans le mur de soutènement de la vigne qui est au-dessus ont été encastrés des tessons qu’un charruage avait mis à jour. Il s’agit de tegulae, c'est-à-dire de tuiles, ou de vestiges de tombes gallo-romaines, voire wisigothiques, qui se trouvaient dans ladite vigne.
Ajoutons que le puits permettait d’abreuver les quatre chevaux de la campagne.




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Réflexions sur le féminisme

Posté le 05.03.2008 par cessenon


Le débat sur « Féminisme et municipales » proposé par la liste conduite par Aimé Couquet a vu la participation d’une trentaine de personnes dont une majorité de femmes. Il était animé par Evelyne et Fabienne et m’a inspiré quelques réflexions que je livre ici.
Honte sur nous, la France, pays de la Déclaration des Droits de l’Homme, n’a pas été à l’avant-garde pour accorder, c’était pourtant la moindre des choses, le droit de vote aux femmes.
Ce droit acquis, il reste la question de la participation à la vie publique, c'est-à-dire au domaine de la politique. Là il y a encore beaucoup à faire pour obtenir la parité.
La situation est disparate au plan international et les exigences de l’heure ne se situent pas au même niveau, suivant que l’on est ici ou là ! Il a été souligné que les femmes, les enfants et les vieillards sont plus que d’autres victimes de la violence qui résulte des guerres hélas aujourd’hui nombreuses dans le monde.
Ce qui a été relevé c’est l’état de travail non qualifié, mal rémunéré, de précarité, de temps partiel (et de revenu partiel !)… qui caractérise de nombreuses femmes salariées.
Dans le monde actuel, pour la grande majorité des familles monoparentales c’est la femme qui a la responsabilité des enfants. Autant dire la fragilité qui est son lot.
Le travail qui devrait permettre à chacun, quel que soit son sexe, de s’insérer dans la vie sociale, n’est pas toujours gratifiant et à ce niveau s’impose une autre logique que celle qui détermine les conditions dans lesquelles il s’exerce.
Naturellement l’inégalité entre les sexes ne date pas d’aujourd’hui et les mentalités ont de la peine à évoluer. Dans le contexte de crise qui est le nôtre, on voit le retour d’idées rétrogrades, comme par exemple celle qui préconise, devant la permanence d’un chômage massif, le confinement de la femme dans son foyer.
Dans le même esprit les avancées sur la contraception, l’IVG sont remises en cause, cependant qu’au sein des couples on assiste à une régression dans le partage des tâches ou qu’apparaissent des concepts obscurantistes comme celui qui consiste à donner une fiche d’état civil à un embryon avorté.
Incapable de satisfaire les besoins de tous, le système économique et social qui a atteint ses limites, joue la division : femmes contre hommes, jeunes contre adultes, Français contre immigrés. Si vous êtes une femme, jeune, immigrée c’est évidemment la totale !
On peut compléter avec le conflit entretenu par le pouvoir entre actifs et retraités, entre ceux qui ont un emploi et ceux qui sont chômeurs.
Après ce constat, qui constitue une étape nécessaire pour résoudre les problèmes, il faut avancer des propositions dans le cadre du pouvoir d’une municipalité en la matière. On ne va pas reprendre ici l’ensemble de ce volet du programme de la liste « UNITAIRE, COMMUNISTE, 100% A GAUCHE ET SOLIDAIRE. » Relevons cependant le projet de créer une maison de la solidarité qui permettrait de recevoir les personnes en détresse, certaines femmes en particulier.

Ah, un iris !

Posté le 04.03.2008 par cessenon
Photo Pascale Cros

Vous me direz la photo se suffit à elle-même !
Certes, mais il faut préciser qu’elle a été prise dans mon jardin. Inutile d’indiquer la date, comme pour Port-salut, c’est écrit dessus !
Visiblement il s’agit d’iris. Mais pas d’un iris banal ! Peut-être un Iris unguicularis ou iris d'Algérie m'a suggéré un lecteur.
Des iris il en existe des tas de variétés pratiquement de toutes les couleurs. Des spécialistes, on les appelle des obtenteurs, en produisent, par hybridation, de magnifiques.
Celui-là ce n’est pas moi qui l’ai planté et pour tout avouer je ne sais pas qui l’avait fait.
Le mois de mars voit traditionnellement fleurir les iris. Ma mère en apportait régulièrement un bouquet à mon grand-père, qui s’appelait Joseph, pour sa fête, le 19 mars.
Après avoir été considéré comme sacré par les Egyptiens, l’iris a été un temps la fleur des rois de France. La légende prétend que ce serait Clovis qui l’aurait adopté pour son blason après s’être soustrait à la poursuite de ses ennemis wisigoths en se cachant dans un marais derrière des touffes d’Iris pseudacorus. Il a été remplacé plus tard sur les armoiries de nos rois par la fleur de lys mais il faut dire que « lis » désignait alors à peu près toutes les plantes herbacées à grandes fleurs !
L’iris des marais, de couleur jaune, est l’emblème de Bruxelles, l’iris versicolore celui du Québec, tandis que l’iris d’Angleterre, Iris latifolia, est originaire des Pyrénées.
On utilise l’iris en parfumerie à cause de l’irone, une cétone, contenue dans son rhizome. On cultive à cet effet l’Iris germinaca, particulièrement celui de Florence, dont la fleur est blanche.
Le mot « iris » vient du grec et signifie arc-en-ciel. Nous rappellerons ici qu’en espagnol arc-en-ciel se traduit par « arco iris ».
Bien sûr l’iris c’est aussi cette partie de l’œil qui donne sa couleur à celui-ci. En toute rigueur la célèbre phrase « T’as de beaux yeux tu sais ! » devrait se dire « Tu as de beaux iris, tu sais ! » mais là il y aurait confusion avec ce qui pousse dans mon jardin !

A Thézan les Béziers en 1912

Posté le 02.03.2008 par cessenon
En 1912 des grèves d’ouvriers agricoles ont secoué le monde viticole. La photo a été prise cette année là à Thézan les Béziers.
La photo indique qu’une grève des ouvriers agricoles a duré du 21 janvier au 6 mai 1912. Sous la surveillance, suprême recours, des gendarmes et des hussards, les propriétaires taillent les vignes.
On peut les voir, habillés d’une manière plutôt bourgeoise : chapeau, gilet, cravate, cordon, nœud papillon… les ciseaux de taille à la main.
On remarquera toutefois à travers la tenue vestimentaire que la situation sociale est assez disparate. Certains sont coiffés d’une casquette, n’ont rien autour du cou, pas de gilet. Quelques-uns ont visiblement une bedaine radical / radical socialiste !
Notre ami Jean Sagnes nous a fourni de précieux renseignements sur la grève des ouvriers agricoles de Thézan les Béziers en 1912.
C’est une des plus importantes qui se sont déroulées dans le Bas-Languedoc avant 1914.
Elle portait sur la non-prorogation du contrat de travail qui avait été signé en 1911 à la suite d’une première grève. Ce contrat arrivait à expiration le 31 décembre et les patrons ne voulaient pas le renouveler.
Le salaire des ouvriers était de 0.50 f de l’heure, celui des ouvrières de 0.25 f. La journée de travail était de 6 heures. Selon Jean Sagnes la question du paiement des heures supplémentaires a été l’élément décisif du déclenchement de la grève.
Celle-ci a touché 80 propriétaires et entraîné dans l’action 250 ouvriers (150 hommes et 100 femmes. Celle de 1911 avait vu la participation de 330 ouvriers et avait duré du 13 au 27 mars, la reprise s’étant effectuée deux jours après la signature du contrat.
Le rapport officiel fait état d’incidents sérieux pendant la grève de 1912 : charges de dragons et de hussards, actes de sabotage…
Le travail reprend après les élections municipales qui donnent la majorité à la liste patronnée par les propriétaires. 60 ouvriers agricoles seront congédiés, la plupart devront quitter le village. Parmi eux se trouve un certain Rocca qui s’expatrie à Capestang. Le fils, Edmond, âgé de 9 ans, deviendra secrétaire départemental de la CGT du Gard et son épouse Gilberte Rocca député communiste.
18 des participants à la grève seront l’objet de sanctions judiciaires, l’échec du mouvement marquera durablement le village.

Vers le Mérite Agricole ?

Posté le 01.03.2008 par cessenon
Photo Pascale Cros

Oui, au vu de cette photo de rougette prise par ma nièce le 24 février 2008 sur mes terres j’estime que ce ne serait pas un passe-droit que de m’attribuer le Mérite Agricole.
J’avais effectué mon semis en octobre 2007 et deux rangées de rougettes avaient été repiquées par mon neveu avant l’aigat (la crue) de janvier qui avait une nouvelle fois submergé mon jardin.
Elles sont presque prêtes à être consommées toutefois j’attends un peu, des fois que la commission d’attribution du Mérite Agricole effectuerait une visite, autant avoir des arguments. Mais j’ai prélevé de jeunes plants dans mon semis pour en manger avant que la mâche sauvage ne devienne abondante.
D’aucuns vont prétendre que, à l’image du Nil, l’Orb a apporté un limon fertile et que finalement mon mérite personnel n’est pas décisif dans l’affaire. Je signale qu’après la crue j’avais biné amoureusement mes rougettes pour éviter qu’une croûte ne se forme et ne les gêne dans leur développement.
Parlons un peu de notre salade. Son nom, sur le catalogue européen, c’est Rougette de Montpellier – Rougette du Midi à graine noire. En latin c’est Lactuca sativa variété capitata. Elle appartient à la famille des Astéracées.
Elle dérive d’une espèce sauvage, Lactuca serriola, originaire d’Europe, d’Afrique du Nord et d’une partie de l’Asie. Elle contient des tas de vitamines (A, B, C, D, E) et a des vertus soporifiques. Oui, ce n’est pas comme le céleri lequel, selon le dicton entendu à Bédarieux de la bouche du père de l’ami Cubells, (cf. « Si femme connaissait les vertus du céleri, en quantité en donnerait à son mari ! »), est aphrodisiaque.
Chez les Grecs la laitue était bannie des banquets rituels car elle avait la réputation de rendre les hommes impuissants (elle était même appelée herbes aux eunuques) tandis qu’elle était censée permettre aux femmes de procréer sans accouplement !

La culture et les municipales

Posté le 29.02.2008 par cessenon
J’ai participé à deux séances de l’atelier culture organisé par la liste conduite par Aimé Couquet. Je vais essayer de donner mon sentiment après les échanges que nous avons eus sur le sujet à cette occasion.
On ne peut pas déclarer que Béziers est un désert culturel, non. Ceci étant peu de Biterrois participent aux diverses manifestations culturelles qui ont lieu dans notre ville. Essayons de voir ce qui est en cause et que nous pourrions améliorer.
Aller au spectacle n’est pas à la portée de toutes les bourses. Se pose ici la question du pouvoir d’achat de tout un chacun. On sait que les choses ne se sont pas améliorées sous l’autorité de Sarkozy (pas plus d’ailleurs que sous celle de ses prédécesseurs !)
Sortir après la journée pour aller au théâtre est sans aucun doute moins évident que d’enfiler ses pantoufles et de se mettre sur le canapé devant la télévision (qui est malgré ses imperfections un élément de la culture populaire !) On comprend le handicap que constituent les conditions de vie et de travail (ou d’absence de travail) dans le monde actuel.
A l’évidence l’activité culturelle n’est pas décentralisée. Il y a quelques salles où des spectacles, souvent de qualité, sont présentés mais il n’y a pratiquement rien dans les quartiers. Il faut donc avoir la volonté de faire déplacer vers ceux-ci les pratiques culturelles. Il faut donc multiplier les lieux de rencontre, encourager les initiatives locales en matière d’expression artistique.
Reste aussi la question de fond : comment motiver le citoyen pour qu’il s’investisse dans une dimension qui pour d’autres fait partie de leur vie ? Ah, c’est toute une approche qui est à développer et l’Education Nationale, ses œuvres post et péri scolaires, pourraient, comme elles l’avaient fait autrefois, aider à cette grande œuvre. On pourrait aussi donner plus de liberté aux comités d’entreprise pour une éducation populaire de qualité qui permettent à chacun d’apprécier Mozart, Molière ou Picasso.
On le voit la tâche est immense, complexe, difficile. Mais c’est dans cette direction qu’il faut aller sous peine de perpétuer les insuffisances évoquées plus haut. Alors oui, entre autre objectif, il faut se donner au niveau de la municipalité les moyens de contribuer à une appropriation de la culture par la grande masse des Biterrois.
Non, le culturel n’est pas nécessairement quelque chose de rébarbatif qui s’opposerait à la détente qui résulte de la distraction. On peut penser en souriant ou en riant, ce n’est pas incompatible ! D’aucuns savent déjà le faire.

Sortir du nucléaire ?

Posté le 27.02.2008 par cessenon
Ce mercredi 27 février avait lieu sur France Inter un débat sur le nuclaire. L'occasion de mettre en ligne sur mon blog ma contribution sur le sujet. Elle avait paru dans la revue du Mouvemnt de la Paix, Planète Paix.

Il me semble qu’il faudrait en finir définitivement avec la confusion entre « Nucléaire civil et nucléaire militaire » savamment entretenue par certains.
On peut se mettre d’accord pour combattre la course à l’armement nucléaire qui met en jeu l’existence même de toute forme de vie évoluée à la surface du globe.
On peut aussi de manière très consensuelle exiger que les recherches et l’application à des fins pacifiques de l’énergie nucléaire soient l’objet d’un débat national, voire international, caractérisé par la transparence, l’honnêteté intellectuelle, l’exigence de garanties de sécurité…
On peut encore dénoncer la répression qui frappe les antinucléaires même quand c’est le nucléaire civil qu’ils visent. Après tout chacun est libre d’avoir son opinion sur le sujet.
Mais précisément la mienne n’est pas une condamnation de l’utilisation à des fins pacifiques d’une telle énergie. Je n’entends en aucune façon faire l’amalgame et au fond dédouaner les gouvernements au service du capital de leur participation à la terrible course à l’armement nucléaire à laquelle ils se livrent ou des conditions scandaleuses dans lesquelles est conduite la politique de l’énergie, la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref étant ce qui prime dans un tel système.
Car en fait s’en prendre à la science, à la technologie… c’est refuser de situer clairement les responsabilités. Avec le slogan « Sortir du nucléaire » c’est au dévoiement de la dénonciation des vrais coupables que l’on assiste.
Pire encore on a longtemps vu les écologistes dénoncer le nucléaire civil et ne rien dire sur le nucléaire militaire. C’était précisément le cas en Allemagne où pourtant les rampes de lancement des fusées Pershing couvraient le territoire. A mes yeux cela leur faisait perdre toute crédibilité.
Alors oui, d’accord pour un débat sur le sujet mais pas truqué, pas sur des méthodes à l’emporte-pièce où la raison cède le pas à des peurs médiévales non maîtrisées, un débat serein, réfléchi, argumenté…
Salutations pacifistes… et résolument écologiques !

Insécurité à l'Iranget

Posté le 26.02.2008 par cessenon
Le week-end a été chargé pour le quartier de l’Iranget.
Samedi matin c’est le bureau de tabac de l’avenue Auguste Albertini qui a été l’objet d’un braquage. Deux jeunes mineurs ont été, l’un arrêté, il a reconnu les faits, l’autre, il a nié, mis en examen.
Déjà au mois de novembre 2007 ce bureau de tabac avait été l’objet d’un fric-frac.
Quelques années plus tôt, en 1999 plus précisément, un hold-up qui avait mal tourné s’était soldé par l’assassinat du buraliste.
Dans la nuit de samedi à dimanche c’est une voiture qui a brûlé devant le bâtiment 4 de la cité du parc, noircissant la façade et pouvant provoquer un sinistre d’une plus grand ampleur encore.
Quelques semaines avant deux autres véhicules avaient été incendiés au fond de la rue Albert Marc qui est en cul de sac.
Entre temps un tronc du parc de la cité a par deux fois été allumé par des « pyromanes. »
Si le mal vivre n’est pas toujours aussi dramatique il est difficilement supportable comme l’étaient les feux de poubelles au soir du 3 novembre 2007, comme le sont au quotidien les manifestations d’incivilité diverses que subissent les habitants des HLM.
Nous nous étions exprimés après les événements du 3 novembre, soulignant au passage que certaines entrées d’immeuble ne ferment pas et font de ces lieux le quartier général de jeunes en déshérence.
Naturellement aucune mesure n’a été prise, l’OPAC ayant estimé que remplacer une serrure ou une porte serait onéreux et sans effet.
Quant au fond du problème, la situation économique et sociale qui engendre les désordres que nous connaissons, autant dire que pour la plupart des hommes politiques c’est une question tabou. Quand on la pose les responsables « bottent en touche. » ou jouent la carte « Joker ! »
Aussi les réactions les moins justes sont perceptibles dans les échanges que l’on peut avoir : c’est la faute aux immigrés, il n’y a plus de morale, la police ne fait pas son travail, la justice est laxiste…
Certes on pourrait améliorer à ce niveau, mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel c’est l’impasse des fondements même d’un système en fin de course dans lequel nous nous trouvons et qui est la source de toutes les dérives.
A la cité du parc, comme dans de nombreuses résidences collectives, on cherche une réponse : on s’enferme ! Cela ne va pas sans difficultés. Cela revient cher, il y aura à résoudre divers problèmes nouveaux : les poubelles, le courrier, l’entrée des visiteurs...
La réponse apportée sera-t-elle efficace ? Faudra-t-il, pour compléter le dispositif, embaucher des vigiles, électrifier la grille, placer des miradors… ? L’avenir nous le dira, en attendant le commerce des portails automatiques se trouve en plein développement et la psychose du tout sécuritaire marque des points.

Du côté de La Blanquière

Posté le 25.02.2008 par cessenon
L’illustration ci-dessus a été obtenue en scannant un tortillon de corail branchu fossile ramassé sur une assise qui en est formée. Cette assise se trouve sous « la campagne » de La Blanquière, laquelle est située sur la commune de Cessenon, en bordure du chemin à côté de quelques chênes verts.
La campagne en question appartient à Sylvette et André Belissent qui ont joliment aménagé l’habitation, où avaient vécu Jeanne et Michel Soulié, les grands-parents maternels de Sylvette, pour en faire un gîte rural haut de gamme.
Nous nous sommes interrogé sur l’étymologie du mot « blanquière. » Selon Frank R. Hamlin et son dictionnaire des noms de lieux il viendrait de « blaquière » qui signifie « chêne blanc. » On pourrait penser toutefois que c’est dû à la couleur blanche, dominante, due au calcaire qui forme le sol.
Nous sommes ici sur des couches sédimentaires qui se sont déposées dans les temps géologiques où la mer occupait l’espace environnant.
On peut trouver d’autres coraux fossiles et notamment du corail tubulaire dont la coupe a l’apparence d’un nid d’abeilles, dans des secteurs voisins.
Dans le ruisseau du Landeyran qui a fait son lit en contrebas on pouvait voir la bauma qui a donné son nom au tènement situé en amont. Une bauma c’est une grotte, une caverne, un abri sous roche. Mais la partie supérieure s’est effondrée et il ne reste plus grand-chose de la cavité.
J’ai été témoin à cet endroit, il y a sans doute une cinquantaine d’années de cela, dans le gouffre qui était en aval de la bauma, de quelque chose d’insolite : une boule de crapauds ! J’ai appris beaucoup plus tard que lorsqu’une femelle allait pondre ses œufs, un puis deux, puis trois, quatre… mâles s’agglutinaient sur elle pour les féconder. Le spectacle était à vrai dire plutôt répugnant.
J’ai eu pêché à la main, dans les trous d’eau où du poisson se retrouve prisonnier, lorsque le Landeyran s’assèche, ce qui est immanquable dès qu’il n’a pas plu depuis quelque temps. J’y avais une fois salué Claude Pino, occupé à prendre de l’eau dans des récipients pour arroser les jeunes ceps d’un malhòl (un plantier) que son père avait au-dessus sur la rive droite.
Presque au confluent du Landeyran et de l’Orb était la station de pompage de l’eau pour la commune de Causses et Veyran. C’était le logement de fonction de la famille Sénaux dont le fils, nettement plus âgé que moi, venait à l’école de Cessenon à bicyclette. Il avait la particularité en arrivant de lancer son vélo dans la cour et de courir après pour le rattraper avant qu’il ne s’arrête et ne tombe. Il l’accrochait ensuite sous le préau.
Cette « usine » (oui c’est encore ce qu’on peut lire sur la façade de la bâtisse) a été désaffectée après qu’un forage a été réalisé sur les flancs du Montpeyroux.
Entre l’usine des eaux de Causses et La Blanquière qu’avaient occupée Jeanne et Michel Soulié existe une autre « campagne » (elle s’appelle peut-être aussi La Blanquière !) qui avait appartenu au premier mari de la seconde épouse de mon ancien conseiller général !

Environnement et municipales

Posté le 23.02.2008 par cessenon
L’environnement devrait être par essence une préoccupation majeure d’une municipalité. Aussi il n’est pas surprenant qu’une vingtaine de personnes ait planché ce vendredi 22 février sur ce volet du programme de la liste conduite par Aimé Couquet.
Un rapport très documenté a été présenté par Paul Barbazange. La question de l’eau, de celle que l’on utilise et de celle qu’on rejette, y a tenu une place importante. La région de Béziers n’est pas un désert et les précipitations sont suffisantes pour permettre d’alimenter les nappes phréatiques ou astiennes. A condition toutefois qu’on ait une autre logique que celle qui consiste à pomper sans discernement afin de réaliser des profits fabuleux sur la marchandise !
Le traitement des eaux usées ne peut évidemment pas être l’objet de négligences et il est impératif que des exigences soient formulées dans ce domaine et qu’elles soient strictement appliquées.
Liée à l’eau, la question des zones inondables a été également l’objet de mise en garde. On ne peut pas tricher sur cet aspect de l’urbanisme sous peine de voir à terme des gens en détresse qui ne manqueront pas d’ailleurs, non sans raison, de se retourner contre des choix laxistes en la matière.
L’urbanisme devrait concilier l’aspiration de chacun à bénéficier d’un espace conséquent sans provoquer une dispersion de l’habitat qui engendre restriction des terres agricoles, coût élevé des infrastructures, et disparition de la vie sociale dans les quartiers.
A ce sujet c’est une politique de décentralisation des activités culturelles qu’il faut promouvoir plutôt que celle qui se résume à des réalisations de prestige. La construction de la médiathèque par exemple devrait s’accompagner de tout un réseau de salles dans les quartiers.
On notera à ce propos le manque cruel de lieux de réunions permettant aux habitants d’être partie prenante dans l’élaboration de la politique de la cité ou dans la réflexion sur les problèmes généraux de notre temps.
Les déplacements en voiture, et partant la pollution, pourraient être ainsi limités. On fera état ici d’une appréciation qui nous a paru fort pertinente dans le débat : la pollution automobile est de fait en relation avec le pouvoir d’achat de la majorité des Biterrois. Si les gens avaient les moyens d’entretenir leurs véhicules, de les renouveler quand ils sont en fin de course, nous aurions à coup sûr moins de dégradation de l’environnement.
Dans le même esprit d’autres conditions de vie rendraient chacun plus disponible, plus responsable pour des réponses adaptées, celui du tri sélectif par exemple, à des besoins nouveaux comme celui de l’élimination des déchets domestiques.
Ceci bien sûr sans préjudice des mesures de contrôle sur le fonctionnement des entreprises installées dans le périmètre de la ville. Un contrôle qui nécessairement n’élimine aucune interrogation : à commencer par celle de la validité du produit élaboré.
Une réunion très productive donc, la liste « UNITAIRE, COMMUNISTE, 100% A GAUCHE ET SOLIDAIRE » est sur la bonne voie.
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