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cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
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Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
07.11.2009

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Hommage aux Biterrois de 1209

Publié le 23/07/2009 à 10:22 par cessenon
Hommage aux Biterrois de 1209

Heureuse initiative que celle prise par le CIRDOC ce 22 juillet 2009 soit huit cents ans jour pour jour après le Sac de Béziers. Il s’agissait de rendre hommage aux Biterrois qui, catholiques dans leur grande majorité, refusèrent de livrer leurs concitoyens cathares aux croisés venus dans le Midi éradiquer l’hérésie.
Une exposition rappelait la chronologie des événements. Des photos grand format de divers châteaux cathares était présentées cependant que le film de Christian Salès « Cathares, secrets & légendes » passait en boucle dans la salle de projection, un film sur lequel nous avons le projet de revenir.
Un document « Béziers, 22 juillet 1209, autopsie d’un massacre annoncé » produit par l’historien Michel Roquebert, était gracieusement offert aux visiteurs.
Vers 18 h a eu lieu la cérémonie du dévoilement de la plaque apposée sur la façade du CIRDOC. On notait dans l’assistance diverses personnalités, en particulier Anne Brenon, qui fait autorité en matière de catharisme, que nous avions pu entendre le jour même à France Inter dans l’émission « 2000 d’histoire ». Une rediffusion en fait mais le jour était bien choisi !
M. Hammel, le directeur du CIRDOC, faisant office de maître de cérémonie, a accueilli et remercié les participants et donné la parole au responsable de « Iniciativas 1209-2009 » puis à Claude Alranq. Celui-ci a rappelé que les occitanistes n’avaient jamais imposé quoi que ce soit à quiconque. Il a mis en exergue la volonté de paix et d’amour du monde occitan, regrettant au passage que la référence au concept de nation s’accompagne le plus souvent d’armée, de police, d’expansionnisme, de répression… Bref il aurait fallu pouvoir débattre autour de cet aspect de son allocution que nous qualifierons volontiers de quelque peu fédéraliste !
C’est Alaïs qui, non sans difficulté, et guidée par sa grand-mère, Colette Derdevet Meneau, a dévoilé la plaque, oeuvre de Louis Haffner, un tailleur de pierre biterrois, qui porte le texte suivant :

Lo 22 DE JULH DE 1209
LO GRAN MASÈL CASTIGUÈT
L’INTOLERABLA TOLERÀNCIA
DEL POBLE D’OC

Le public était ensuite invité à rentrer dans le hall pour entendre trois comédiens dire des extraits de « La Canso », un poème en occitan médiéval, qui raconte l’histoire de la croisade. « La Canso » a été écrite pour la première partie, sans doute en 1211, par Guilhèm de Tudèla, un clerc favorable à l’Eglise et pour la deuxième partie par un auteur anonyme qui dénonce les excès des Croisés.
Les extraits choisis étaient relatifs au siège et à la prise de Béziers. Ils étaient dits une première fois en occitan médiéval, difficilement compréhensible mais l’émotion était quand même au rendez-vous, une seconde fois traduits en occitan moderne et une troisième en français. Deux panneaux reproduisant deux pages de « La Canso » servaient de décor pour la scène.
On a failli ne pas avoir droit au « Se canta » Mais non, depuis l’assistance une voix l’a entonné et tout le monde a suivi !
Un apéritif, offert par la municipalité a clôturé cette manifestation cependant qu’à l’extérieur une immense affiche blanche a permis à certains d’exprimer leurs sentiments.
Pour ce qui est de l’apéritif nous signalerons une boisson médiévale délicieuse faite à partir de vin (rouge de préférence), de miel, ou à défaut de sucre, de cannelle, de gingembre et de de fleur d'oranger. La chose s’appelle hypocras.
Ah, sur le dazibao on a pu voir le dernier vers du passage de « La Canso » consacré au Sac de Béziers, reproduit par un quasi professionnel de la calligraphie cependant qu’à une liste non close de villes martyres : Babylone, Jérusalem, Béziers, Varsovie… un pinceau avait ajouté Sétif, Gaza… Tiens il aurait pu intercaler Guernica, Oradour s/ Glane, Hiroshima,
Nagasaki... !



Annexe du Café de l'Escopinha

Publié le 22/07/2009 à 11:21 par cessenon
Annexe du Café de l'Escopinha


Ces deux blocs de pierre sont à l’entrée du pont sur l’Orb, contre le mur de ce qui était la maison d’Alban Raynaud. C’est en quelque sorte une annexe du Café de l’Escopinha où l’on peut s’assoir le matin en été car à cette heure là l’endroit est à l’ombre.
Selon toute vraisemblance il s’agit d’éléments du pont suspendu qui existait avant que ne soit construit le pont sur piliers qui, nous avons eu l’occasion d’en parler, n’a pas résisté à la crue de 1931. Nous supposons qu’ils devaient tenir les câbles qui supportaient le tablier.
J’ai le souvenir d’un autre emploi de ces blocs. Il doit dater de 1954. Il y avait en cette période une nouvelle crise cyclique de mévente du vin. Des actions avaient été engagées par les viticulteurs, alors plus nombreux qu’aujourd’hui dans nos villages, pour attirer l’attention des autorités sur leur situation.
Dans ce cadre la décision de barrer les routes avait été prise. Ces deux pierres furent donc déplacées à l’aide d’un cric afin d’interdire le passage aux véhicules. Je revois Michel Licini, qui travaillait à cette époque à la carrière de marbre de Coumiac, et qui à ce titre avait des compétences pour déplacer des blocs massifs, manœuvrer le cric. Peut-être était-il secondé par Paul Amalric, un Cessenonais toujours dévoué à la collectivité !
On peut voir sur l’angle d’une des pierres une balise de couleur vert d’eau. Elle indique le circuit de randonnée baptisé « Les bords de l’Orb » dans le topoguide des « Balades en terre d’Orb » et effectivement le circuit en question longe les rives de l’Orb qu’il traverse au pont de Réals et sur celui qui est à la sortie de Cessenon en direction de Causses et Veyran.


Enocre un palmier !

Publié le 21/07/2009 à 09:12 par cessenon
Enocre un palmier !


Ce n’est qu’un palmier de plus direz-vous ! Certes mais un Chamaerops humilis appelé communément Palmier nain ou encore Palmier de Méditerranée, une des deux espèces de palmier qui poussent spontanément sur le pourtour méditerranéen ! L’autre c’est Phoenix theophrasti, une espèce endémique de Crète que l’on rencontre toutefois en Turquie.
La photo a été prise par Jacques Durantou au N° 36 de la rue Salomon Couderc où il habite avec son épouse. Le palmier a sans doute été planté après les gelées de 1986, c'est-à-dire qu’il n’a pas encore 25 ans.
Les dattes, non comestibles à maturité (par contre le bourgeon apical l’est mais n’a guère de valeur gustative !), en formation sont en ce mois de juillet d’un vert olive particulièrement luisant.
Nous vous livrons ici quelques informations sur Chamaerops humilis recueillies ici ou là. Le mot « Chamaerops » vient du grec « khamairôps », et signifie « buisson à terre ». C’est qu’à l’état naturel il est plutôt rabougri notre palmier nain !
L’arbre le plus ancien du jardin botanique de Padoue est un Chamaerops humilis et il a été planté en 1585. On l’appelle « Palmier de Goethe » car Goethe lui dédia certains écrits.
Ah, dans le calendrier républicain un jour lui était attribué : le quatorzième du mois de floréal.

Mes démêlés avec une chasse d'eau

Publié le 20/07/2009 à 14:25 par cessenon
Mes démêlés avec une chasse d'eau

Chasse d’eau de WC,
Schéma de principe d’un modèle ancien


Ce vendredi en revenant de Cessenon où j’avais jardiné comme un damné (de la terre évidemment !) j’ai trouvé chez moi un mot de ma fille aînée. Elle était passée, avait mangé une partie de ma chichoumée (qu’elle avait trouvé très bonne) mais il en restait pour mon repas du soir et même pour celui du lendemain midi ! Elle avait par ailleurs ajouté que la chasse d’eau du WC ne fonctionnait plus, qu’elle n’avait pas su réparer et s’était contentée de fermer le robinet d’arrivée d’eau.
Le problème n’était pas vraiment nouveau et j’étais intervenu à plusieurs reprises pour le régler. Mais là j’étais un peu démuni, la tige qui était reliée à la bonde était sans doute cassée à son extrémité, je ne pouvais plus la manœuvrer.
Samedi matin je règle provisoirement le problème en ne laissant que la bonde, à soulever manuellement quand le besoin (et le reste !) s’en fait sentir !
Ah quand j’étais jeune nous n’avions pas ces problèmes de chasse d’eau, nous faisons nos besoins sur un tas de fumier aménagé dans une manière de cour intérieure. Les écologiquement faibles rêvent de revenir à cette époque !
Je téléphone à un dépanneur qui est déjà intervenu chez moi pour changer un carreau cassé. Je laisse un message sur son répondeur et un autre sur son adresse électronique. Pas de retour !
L’après-midi je fais le tour des magasins à la recherche d’une pièce pour remplacer celle qui est défectueuse. Je ne trouve rien qui réponde à mon problème, je me répète mon WC est d’un modèle ancien !
Ah, Richardson est fermé le samedi après-midi et ailleurs il n’y a que des systèmes qui ne sont sans doute pas adaptables à mon WC.
Je rentre chez moi fourbu. Vers 19 h mon dépanneur se manifeste. Seulement voilà, il est en liquidation judiciaire. Oui, compte tenu de la conjoncture il n’a pas assez de travail. Il accepte toutefois de venir voir ce qu’il peut faire. Hélas, sa femme vient d’accoucher, il déménage, n’a pas ses outils… Bref c’est la cata !
Il bricole quelque chose qui ne résistera pas longtemps à l’usage et me propose de changer mon WC car on ne trouvera pas me dit-il la pièce déficiente. Le devis devrait être de l’ordre d’un peu plus de 100 €. Oui, quoiqu’en liquidation judiciaire il… va se débrouiller !
Devant la pérennité du problème posé je dois fermer l’arrivée d’eau quand je ne me sers pas de la chasse.
Lundi matin je reviens chez Richardson : c’est ouvert aujourd’hui. Ah, la caissière ne sait pas si ce que je cherche existe dans la boutique et le magasinier qui pourrait me renseigner est occupé avec un client ! J’attends un moment puis je parcours les rayons. A mais voilà ce que je cherche ! 7,67 €, c’est nettement moins cher que de changer un WC !
Je reviens chez moi et je mets en place ce que je viens d’acheter, vous me croirez si vous voulez, mais ça marche !
Bon, je ne vais pas commenter davantage, chacun poursuivra sa réflexion sur le sujet à partir de ses convictions personnelles concernant le monde actuel et ses aléas technologiques !


Le château de Dio

Publié le 19/07/2009 à 13:00 par cessenon
Le château de Dio

[« Dans son château le seigneur de [Dio]… prend la pluie au visage » !
Oui, nous sommes toujours à Dio-et-Valquières et nous devons encore la photo à « Martine Productions ».
Dio-et-Valquières ? C’est une commune du canton de Lunas qui compte moins de 150 habitants. Elle est évidemment formée des hameaux de Dio et de Valquières mais aussi de Vernazoubres dont le nom ne figure pas dans celui donné à la commune.
Le château de Dio, car c’est à Dio que nous sommes, a appartenu à la famille du cardinal de Fleury (né à Lodève en 1653) lequel, sans avoir jamais eu le titre de Premier Ministre de Louis XV, il en était l’aumônier, joua néanmoins ce rôle. Les Fleury, qui sont les Seigneurs de Dio, l’avaient fait rénover car il était dégradé et en avaient fait l’une de leurs résidences.
Construit sur l’emplacement d’un ancien château de l’époque des Wisigoths il avait été reconstruit au 12ème siècle. Après les Fleury il est à nouveau tombé en ruines. Après avoir été propriété de la Caisse des Monuments Historiques il appartient à présent à M. Fleuriaux qui le restaure en vue de l’habiter.
On peut voir sur la photo une échauguette et une fenêtre à meneaux… mais pas « le seigneur de [Dio qui lui] a perdu courage » !

Ruffes, paysage et fissure

Publié le 18/07/2009 à 10:29 par cessenon
Ruffes, paysage et fissure


Nous devons ces photos à Martine Ragonnet et elles ont été prises du côté de Dio & Valquières. A gauche c’est un paysage classique de ruffe tel qu’on peut en voir dans le secteur du Salagou.
Le mot « ruffe » est à rapprocher de « rufus » qui signifie « rouge ». C’est une roche sédimentaire faite d’argile et de grés qui s’est formée à la fin de l’ère primaire, soit il y a entre 250 et 300 millions d’années.
Cette période du primaire est appelée Permien, éponyme de la ville de Perm en Russie. Une période qui a vu apparaître, se développer avant leur disparition les dinosaures. Des empreintes de pas de ceux-ci sont visibles en divers endroits de ces ruffes.
La couleur rouge est due à l’oxyde de fer. On sait que le fer occupe dans la classification périodique des éléments une place centrale : les noyaux des atomes plus lourds sont l’objet de fission, ceux des atomes plus légers de fusion, le fer étant dans tous les cas le résultat de cette nucléosynthèse. C’est ce qui explique sa présence fréquente dans l’univers connu.
La végétation pas très luxuriante qui couronne les sommets ou qui s’est implantée dans les talwegs apporte une note de vert au tableau.
La photo de droite montre en gros plan une fissure dans un mur de ruffe particulièrement compact. Les différentes strates identifiables, font apparaître des couches de couleur blanche.

Fleur de passiflore

Publié le 17/07/2009 à 15:40 par cessenon
Fleur de passiflore


Suite à la mise en ligne de notre article sur les fruits de la passion, une Internaute grenobloise nous a envoyé une photo de fleur de passiflore prise en juin nous a-t-elle précisé.
On peut voir sur celle-ci les sépales, au nombre de dix, comme les apôtres, les étamines qui forment la couronne bleue et les stigmates du pistil qui évoquent les clous de la vraie croix.
A droite, un maracuja est déjà "échappé" mais n'a pas encore pris la teinte qu'il aura à maturité.
Merci à la photographe !

Elèves identifiés !

Publié le 17/07/2009 à 09:21 par cessenon
Elèves identifiés !

Georges Gast qui nous avait envoyé une photo de classe du cours complémentaire de Cessenon a pu identifier chacun des élèves qui figurent sur celle-ci.


1. Carpéna André
2. Calas Georges
3. Ortuno André
4. Cros Bernard
5. Bastélica Jean
6. Dumas Guy
7. Cros Emile
8. Amalric Reine
9. Donnadieu Yvette
10. Guiraud Annette
11. Bénézech Paulette
12. Puech Paulette
13. Calvayrac Hélène
14. Cougnenc Mimi
15. Lopez Jeannette
16. Gau Lucienne
17. Calas Marcelle
18. Sidoine Janine
19. Bonnafous Lucienne
20. Combes Jean
21. Combes Henri (le directeur du cours complémentaire et père du précédent)
22. Quérol Henri
23. Meljac Raoul
24. Gast André
25. Cabannes Jeannot
26. Ballarin Paul (de Cazedarnes)
27. Martinez Gaston (de Roquebrun)
28. Gast Georges
29. Meljac Henri.

Les fruits de la passion

Publié le 16/07/2009 à 11:32 par cessenon
Les fruits de la passion


Chacun aura reconnu ici des fruits de la passion. La photo a été prise le 15 juillet, à la sortie de Béziers, sur l’avenue Préfet Claude Erignac, à droite, juste avant le rond-point qui permet d’entrer dans le quartier Croix de la Reille à d'un côté et vers La Colline de l'autre. Les plantes grimpantes qui se sont développées là en sont chargées.
Le nom scientifique de la plante est Passiflora mais on l’appelle communément grenadille. En Nouvelle-Calédonie elle est désignée par le vocable de « pomme-liane ».
Pourquoi le nom de Passiflora ? Parce que la fleur évoque la couronne du Christ avec même les trois clous formés par les stigmates du pistil, les sépales au nombre de dix comme les apôtres et les étamines, cinq, de même que les blessures du crucifié. Ah, les prêtres espagnols ne manquaient pas de tirer argument de ce qui leur tombait sous la main !
Oui la Passiflora est originaire d’Amérique du Sud. Elle est cultivée en divers pays mais là elle a bien l’air de ne pas l’être et de pousser librement. La chaleur lui a été favorable, les fruits, qui contiennent une pulpe désignée sous le nom d’arille, sont arrivés à maturité.
Il paraît qu’on peut faire de la confiture avec le fruit de la passion qu’on appelle aussi maracuja (écrit aussi maracudja et maracunja dans Le Robert qui donne par ailleurs son étymologie : un mot indien du Brésil arrivé jusqu’à nous via le portugais).
La passiflora est également utilisée en pharmacopée. Elle ne guérit pas de tout mais peu s’en manque ! Rien à voir avec ceux qui nous gouvernent direz-vous. Oui, je sais !

De quelques expressions relatives au temps

Publié le 15/07/2009 à 10:14 par cessenon
De quelques expressions relatives au temps


Un ciel de « carinas » photographié à la cité du parc

Rémy Pech, universitaire de talent, ne connaissait pas le mot « carinas ». Il faut dire à sa décharge que c’est une « Tête plate » et que forcément…
J’explique : on dit qu’il fait carinas en été quand le ciel est couvert, que le temps est chaud et humide, qu’il fait donc lourd, l’atmosphère étant alors étouffante. Il m’a été assuré que dans l’Aveyron on écrit carimas et du côté de Frontignan canimas.
Rémy Pech connaît bien « marinas » que l’on emploie aussi mais qui selon moi ne rend pas compte du malaise que provoque l’état de l’atmosphère.
On rend compte de cette situation d’un « Il fait mauvais ! » ce qui à proprement parler n’est pas juste, ce n’est pas pire qu’un soleil brûlant ! Dans ce cas d’ailleurs la formule est « Il fait lune ! »
A la météo ils annoncent « entrées maritimes », à Cessenon c’est plutôt « Monta la marinada » quand on voit avancer dans les terres des nuages gris poussés par un vent d’est.
Ici ça devient « C’est marin ! » En fait il y a des nuances dans les vents marins : on peut citer le Narbonnais en particulier. Mais le nom du vent d’est c’est « Le Grec » avec comme dicton « Grec, la pleja al bec ! »
A l’opposé il y a le Cers, un vent du nord ouest qui peut être fort, froid ou chaud suivant la saison, desséchant dans tous les cas. Le Nord lui valait aux travailleurs viticoles qui fermaient leur porte derrière eux en fin de journée cette déclaration « Vent du Nord je t’emmerde ! » mais hélas quand il soufflait encore le lendemain matin c’était « Vent du Nord je te demande pardon ! »
La pluie est qualifiée suivant son importance, cela peut aller jusqu’à « a coa d’ase ! » [A queue d’âne !]
Le manque de pluie se traduit par « fa secada ! » tandis que son abondance conduit à « i a la sason ! »
La gelée blanche c’est « i avía de blanc aqueste matin » mais en Lozère on parle de « babastre ».
Un ciel très nuageux c’est « Es tot níu » et quand ça se couvre « S’ennevolis ».
Une prévision de pluie pour la nuit qui suit « Anam aveire una neitada de pleja » !
Le reste à l’avenant.../…