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cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
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Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
24.11.2009

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Départ pour l'Algérie, arrivée à Oran

Départ pour l'Algérie, arrivée à Oran

Publié le 28/02/2007 à 12:00 par cessenon
Départ pour l'Algérie, arrivée à Oran
Le Ville d'Alger

C’était à la fin février 1960 peut-être le 26, c'est-à-dire le jour de mes 20 ans. C’était l’après-midi. J’étais dans ma classe de CM1 à l’école de La Plaine à Bédarieux. Envoyé par Monsieur Espitalier, le directeur du cours complémentaire, qui était aussi le directeur de l’école primaire, un élève est venu m’apporter un courrier.
Il s’agissait de ce que dans la région on appelait « la billette ». C’était l’avis de mon affectation pour effectuer mon service militaire. Il m’était ordonné de me rendre au Camp Sainte Marthe le 1er mars à Marseille afin de prendre le bateau pour Oran où je devais faire mes classes au 1/66ème Régiment d’Artillerie, un régiment disciplinaire était-il précisé.
J’ai accusé le coup. J’espérais en effet que mes classes se feraient en France et que cela me permettrait d’avoir un délai avant de partir en Algérie. Avec les déclarations de de Gaulle sur le droit à l’autodétermination je pensais même que ce serait bientôt la fin de la guerre. Eh non !
Je ne sais plus si je suis allé en classe le lendemain. En tout cas le 29 je ne me suis pas rendu à mon travail. Le dimanche j’étais allé m’entraîner à La Prades. Oui, à cette époque là je faisais du cross-country l’hiver et du demi-fond l’été. Je me revois en train de faire ce qu’on appelait du fractionné. Je ne savais pas encore que c’était déjà la fin de ma carrière sportive !
J’avais écouté la chanson de Berthe Sylva « On n’a pas tous les jours 20 ans » en compagnie... elle s’appelait Jacqueline et nous avions l’un et l’autre perdu notre vertu il y avait quelques jours !
Il fallait s’organiser pour aller prendre un train assez tôt à Béziers le 1er mars. Jeannot Escudier un Cessenonais de ma classe qui était appelé à Alger avait trouvé une solution. Lucien Taillades qui était épicier allait se ravitailler à Béziers le matin de bonne heure avec sa camionnette. C’est ce moyen de transport que nous avons emprunté.
Nous avions beaucoup de temps devant nous avant le départ de notre train. Nous l’avons passé chez un boulanger, il s’appelait Charles Orus, un parent de Jeannot Escudier, etla boutique se trouvait pas très loin des Allées rue Solferino.
En gare de Béziers d’autres conscrits prenaient également le même train que nous. Je leur ai demandé si eux aussi allaient défendre nos puits de pétrole afin de pouvoir approvisionner nos briquets en essence !
A Marseille nous n’avons pas eu à flâner. Des camions militaires nous ont emmenés illico au Camp Sainte Marthe. C’était Mardi Gras et c’est ce jour-là que j’ai été déguisé en troufion. Nous avons fait un paquet de nos vêtements civils et l’armée s’est chargée de les expédier à l’adresse que nous avons indiquée.
Il me semble qu’il y a avait un self installé sous une tente et que c’est là que nous avons mangé.
Je revois le soir sous la lumière des réverbères du camp mon ombre portée avec un calot sur la tête ! Je découvre aussi que la bière pouvait être conditionnée autrement que dans des bouteilles puisqu’on la trouvait en boîte !
La veille il y avait eu un tremblement de terre à Agadir. Dans ma naïveté j’imaginais que nous pouvions être envoyés au Maroc pour apporter notre aide aux sinistrés. Mais la guerre se fout des serments d’amour… elle n’aime que le son du tambour !
A l’armée on ne fait rien mais on le fait de bonne heure. Nous avons dû nous lever vers les 3 h du matin pour embarquer au milieu de la matinée sur Le Ville d’Alger. Le navire appartenait à la Compagnie Générale Transatlantique. Les vêtements de l’équipage portaient le sigle CGT ! Il y avait de quoi rêver !
La société propriétaire du bateau Le Ville d’Alger (et de quelques autres à n’en pas douter) a dû faire de bonnes affaires pendant toute la durée de la guerre. Dommage pour elle que celle-ci se soit terminée. Le Ville d’Alger a été démoli en 1969.
Sur le pont les postes radio à transistors donnaient la chanson de Bourvil « Salade de fruits, jolie, jolie… »
Pour moi la nuit s’est passée sur un transat. Les membres de l’équipage louaient leurs cabines à ceux qui pouvaient payer.
Nous avons dû arriver en vue des côtes d’Afrique au petit matin. La silhouette bleue des montagnes que nous avions aperçues m’avait impressionné. Nous sommes entrés dans le port d’Oran sans doute en début d’après-midi. Dans tous les cas on nous avait servi un repas dans un plateau métallique à alvéoles. A l’entrée du port, sur le quai apparaissait l’inscription en lettres énormes « ICI LA FRANCE ». De rage j’ai envoyé mon plateau par-dessus bord ! C’était haut, il a mis du temps à atteindre la mer !


:: Les commentaires des internautes ::

viney jean le 24/03/2007
mars 1959je vois Bône et l'algérie, j'en garde encore la nostalgie.Moi ausi j'ai du payer ma couchette sur le Chanzi, bravo les employés des Cies de transport. Profiteurs sur des gamins en route pour le casse pipe. 30 mois de séjour.souvenirquand tu nous tiens


Naima le 16/03/2008




* LA VILLE D’ORAN : Oran (arabe : وهران, Ouahrân (Wahran), en Arabe signifiant « des deux lions », surnomée El Bahia (« la radieuse »), est une ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom sur le golfe d'Oran., une ville méditerranéenne qui se situe à 432 km à l’Ouest d’Alger. Elle est limitée au Nord par la France, l’Italie et l’Espagne,
A l’Ouest par Aïn Temouchent, au sud par la ville Sidi-Bel-Abbès et Mascara et enfin à l’Est par Mostaganem.
Oran contemporain, tel que le voyageur, arrivant par mer, peut en embrasser le panorama comme une immense cité dont on suit le développement ininterrompu depuis la pointe du Cap Falcon a droite, suivi du Djebel Santon au pied duquel il y a le Font de Mers El-Kébir, appelle la baie d’Oran.
Le site sur lequel ont été bâtis l’ancien Oran et sa ville satellite Mers El-Kébir, grossi de sa banlieue, est particulièrement accidenté et raviné. Le point culminant du massif de l’Aidour (Murdjadjo) – 407 mètres, est a vol d’oiseau a peine éloigné de 2kilométres de la mer. L’agglomération s’étale de part et d’autre du profond ravin de l’oued El R’hi.
La chute vers le Sud, le Sud-Est et le Nord-Est se fait par un éventail de croupes coupées de paliers et séparées par des ravins profonds.

Dans l’histoire du développement de cette grand cité, Oran, par sa situation sur la Méditerranée face à l'Espagne, proche de Carthagène (Espagne) et d'Almería, naît vers l'an 900 en pleine période des Idrisside vantait son commerce et ses artisans après ce petit village que fréquentent les marins andalous, émissaires des Omeyyades de Cordoue, il offre surtout un refuge aux contrebandiers et aux pirates.

* PÉRIODE PRÉHISTOIRE ET ANTIQUITÉ : Le site d'Oran a été une station préhistorique mise en évidence par des fouilles archéologiques entreprises aux XIX. Des traces datant d'au moins 100000 ans ont été relevées. Des grottes du paléolithique et du néolithique ont été mises en évidence. Les grottes du Cuartel, de Kouchet El Djir et celles des carrières d'Eckmühl, dites abri Alain, ont été les lieux où ont été effectués des fouilles entreprises par François Doumergue et Paul Pallary en 1892. De nombreuses pièces archéologiques ont été récoltées dont certaines sont déposées au musée Ahmed Zabana, comme un bloc stratigraphique et une multitude d'outils composés de lissoirs, haches polies, lamelles, couteaux… La plupart des sites, classés de surcroît, ont aujourd'hui disparus par l'extension des carrières et de l'habitat précaire. Plusieurs sites ont été recensés dans les environs d'Oran. Ils révèlent une présence punique et romaine notamment. La période punique Ier siècle av. J-C se matérialise par l'immense nécropole des Andalouses, et la fourniture de beaucoup d'objets d'artisanat, (vases, coupes, urnes…). Ces sites ont été révélés lors de l'agrandissement de la zone touristique de la Les Andalouses (station balnéaire algérienne) plage des Andalouses à 30 km à l'ouest d'Oran. Beaucoup d'autres objets sont récoltés régulièrement de nos jours dans les régions limitrophes de Bousfer et celle d'El Ançor.
Cette région a fourni beaucoup de mosaïques et statues comme celles qu'on peut apercevoir au musée Ahmed Zabana (Poséidon, Hercule, Bacchus, Apollon). L’histoire antique nous apprend que les tribus judéo-berberes installés depuis 20 siècles au Maghreb en provenance de Judée ont été chassées par l’armée de Titus. L’arrivée des juifs a bousculé complètement le destin de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie. Les habitants d’Oran (Azdadja).
* WAHRAN : Son nom arabe Ouahrân (Wahran) emprunté à l'arabe et signifiant « des deux lions » dérive du mot singulier Ouahr. Les Cinq noms de lion en Arabe, Ouahr – Assad – Laith – Fahd – Sabaâ. Note précédente. Le nom de Wahran a été donné par Sidi Maakoud Al Mahaji et Khrouti Bel Mekssoud Al Mahaji Anciens chasseurs de lions à Oran. Il existe devant la mairie d’Oran deux grandes statues représentant deux grands lions mâles, d’où vient l’appellation de Wahran. La légende dit qu’a l’époque, il y avait encore des lions dans la région, les deux derniers lions chassés se trouvaient sur la montagne prés d’Oran et qui d’ailleurs s’appelle la montagne des lions. Le tombeau de Sidi Maakoud Al Mahaji se trouve sur la montagne de l’Aidour (Murdjadjo). Et le tombeau de Sidi Khrouti Bel Mekssoud Al Mahaji se trouve à Djenane Djato a la limite territoriale des quartiers : Lamur, Médioni, Médina J’dida. Dont Oran est la transcription européenne, Le nom Oran apparaîtra pour la première fois dans un portulan génois en 1384. Oran portait avant également le nom Ifri qui signifie en berbère littéralement « la caverne ». Les récits concordants établissent en effet une certitude concernant l'histoire de la ville d'Oran au sujet de Sidi Maakoud Al Mahaji. Ce dernier possédait deux lions qu'il avait apprivoisés personnellement.


Dynastie IDRISSIDE : Ses ancêtres remontent à Idriss II (fondateur de la dynastie Idrisside 788-985 à la fin du 8 ème siècle) par son fils Mohammed et le fils de ce dernier Ahmed. Aura naissance de la première dynastie musulmane, d’origine moyenne- oriental, Ce descendant s’est installé en Algérie et a fondé son arche d’ Al Mahaja dans un village qui s’appelle Sidi Ben Amer prés de Tlemcen. Après des années le village a pris de l’ampleur et une partie de sa population a émigré vers un autre nouveau village M’Cid (école coranique) près de la ville Sfisef Wilaya de Sidi Bel Abbés. Zidoria près de Mascara, et une autre partie vers un village d’El Gaada prés d’Oran. Après avoir connu quelques vicissitudes l’époque ou Idrissi vantait son commerce et artisans.
Chorafas se sont décernés ou fait décerner des sajara ou abres généalogiques les rattachant a El Hassan fils de Ali et Fatima la fille du prophète Mohamed. Vivent en majeure partie au Nord du Maroc et à l’Ouest de l’Algérie. La famille est connue alors sous le nom de Al-Mahaja, comme le veut la tradition familiale.
Les premières banlieues Oranaises (El Gaada et le premier village a Oran situé a 39Km au sud-Est et s`étalent sur une superficie de 5000Ha.).
Les Douars ils paraissent être une des premières tribus constituées dans l’ Oranie occidentale, avant l’arrivée des Fatimides au Maghreb, ils constituaient les douars, Ain Affeurd, Chorfa, Souahia et El Aaraiba. Se sont installés dans cette région à cause de l’eau douce de la rivière appéllée Ain Chorfa (Source Aristocrate) en l’honneur d’Al Mahaja.
Exemple. Oran devient au-delà de tout, une capitale économique du Maghreb. La cité d'or va donc devenir, une fois de plus, une place enviée,
Les Douars des Al Mahaja devenu un relais obligé pour des caravanes venant des quatre coins du Maghreb pour le commerce au port d’Oran et ce village par la suite appelé El-Gaada qui signifie littéralement Caravansérail.
* PÉRIODE ISLAMIQUE : Entre 910 et 1082, Oran devient un perpétuel objet de conflit entre Omeyyades d'Espagne et Fatimide de Kairouan. La ville passe sous domination des Almoravides, dynastie berbères originaire de la Mauritanie du Sahara occidental (Saguya El Hamra), Jusqu’en 1145, lorsque le sultan Ibrahim Ben Tachfin y périt en luttant contre les troupes Almohades déjà victorieuses devant Tlemcen. La présence des Almohades est marquée dès 1147 par le début des persécutions contre les juifs d'Oran. L'empire qui domine le Maghreb depuis plusieurs décennies s'émiette peu à peu pour finalement donné naissance à des dynasties plus locales en 1238, les Zianides de Tlemcen puis des Mérinides de Fès jusqu'en 1509. En 1287, premier arrivée des juifs de Majorque à Oran. La protection de l'émir, le système douanier (tarifs), le commerce avec Marseille, et les républiques italiennes de Gênes et de Venise, avec lesquelles Oran signe en 1250 un traité de Commerce, pour une durée de quarante ans, font d'Oran une ville prospère, à tel point que vers la fin du XIV le célèbre historien musulman Ibn Khaldoun la décrivait ainsi : « Oran est supérieure à toutes les autres villes par son commerce. C'est le paradis des malheureux. Celui qui arrive pauvre dans ses murs en repart riche ». La ville excelle en effet dans l'exportation du plomb, de la laine, des peaux, des burnous fins, des tapis, des haïks, du cumin, des noix de Galle, mais aussi la traite des esclaves noirs. Notons que les Mérinides, qui règnent sur le royaume de Grenade (Espagne) et le Maroc, occupent une partie de l’Algérie guère plus loin d’Oran. Ils sont localisés prés de hammam bouhadjar appelés les zmalas. Et a fondé leur village Tamzoughra. Le règne de ces dynasties musulmanes se démantèle progressivement par les offensives espagnoles au début du XVI.
* PÉRIODE ESPAGNOLE : Nous sommes au début du XVI. 1287 première arrivée des juifs de Majorque a Oran. 1391 Arrivée des juifs d’Espagne, Les juifs d’Oran S’adaptent à cette nouvelle civilisation. Au mois de juillet 1501, bien avant les Espagnols les Portugais lancent une expédition pour tenter d'accoster sur la Les Andalouses (station balnéaire algérienne) plage des Andalouses. Il faudra attendre le débarquement de Mers el-Kébir, en 1505, pour voir l'Espagne s'engager dans la première expédition organisée contre Oran. La cité comptait alors six mille feux, soit environ vingt-cinq mille habitants. La prise de la ville par l'armée du cardinal Francisco Jiménes de Cisneros commandée par Pedro Navarro, est effective le 17 mai1509. En 1554, le gouverneur comte d'Alcaudete fit alliance avec le sultan marocain Mohammed ech-Cheikh contre les Turcs alors installés à Alger, et parvient à maintenir encore la présence espagnole. Les espagnols procédèrent à des travaux de restauration de la forteresse destinée à loger les gouverneurs de la ville. « Les fortifications de la place se composaient d'une enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château proprement dit, ou casbah ». Le gouverneur espagnol « établira son quartier général dans ce donjon ». Longues de plus de deux kilomètres et demi, ces fortifications comprenaient de nombreux forts, bastions et tours-vigies. Au XVI, les Espagnols font ainsi d’Oran une place forte et construisent une prison sur un éperon rocheux prés de la rade de Mers El Kabîr. Ce lieu était peuplé par de nombreux singes (''los monos'' en espagnol) qui donnèrent son nom à la forteresse, Les déportés espagnols enfermés à La Mona pouvaient apercevoir leur familles une fois par an, le dimanche de paques. En 1563, Don Álvarez de Bazán y Silva, marquis de Santa-Cruz, fit construire au sommet du pic de l'Aïdour, du fort de Santa-Cruz. Les juifs qui habitent Ras El Ain et le Ravin Blanc sont expulsés hors d’Oran par les Espagnols à partir de 1669 ils ont habité dans la montagne de La corniche Supérieure (Misserghin). Malgré ces fortifications, la ville était l'objet d'incessantes attaques jusqu'au pied même des remparts. C'est ainsi qu'en 1707 Moulay Ismaïl, sultan du Maroc ayant tenté de forcer la défense, voit son armée décimée. La ville dès lors, connaît une croissance continue : il lui faut gagner de l'espace et de l'air. Elle voudra faire éclater l'insupportable corset de pierres qui l'étouffe. La démolition des murailles est menée à bien sur plusieurs années, C`était en ce moment la, les espagnols coincés, s`enferment a l’intérieur du fort, par manque de ravitaillement ils se nourrissent pour la première fois la fameuse calentica. En Espagnols CALIENTE (chaud). La porte du Santon Bab El-Hamra (ancien jardin weldsford) est construite en 1745. En 1770, Oran est une ville de 532 maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 bourgeois et 2 821 déportés libres se livrent au négoce. 1780, les Espagnols entament des pourparlers avec l’Angleterre en vue d’un échange avec Gibraltar. 1790 autorisa à détruire les monuments, pour organiser rapidement le culte chrétien à Oran, le cardinal Ximénie ordonna que la première église d’Oran. Notre Dame de la victoire.

1792, le port d’Oran sa construction commença par des travaux entrepris tardivement par les Espagnols.
* PÉRIODE OTTOMANE : Les Espagnols restent maîtres de la cité jusqu'en 1708 ; ils en sont chassés par le Bey turc Mustapha Ben Youssef, dit Bouchelaghem. Les Turcs sont restés pendant 24 ans ce qui a permis le retour des exilés juifs. En 1732 les Espagnols reviennent en force pour réoccuper Mers el-Kébir avec l’armada du duc de Montemar après la victoire remportée à Aïn-el-Turck.
Le mois d’octobre. Ces deux villes furent de nouveau désertées par leurs habitants et les juifs sont de nouveau expulsés, 1790 va plonger, d'une façon foudroyante, la ville d'Oran dans la désolation et dans le deuil. Dans la nuit du 8 au 9, un violent séisme fit plus de trois mille victimes en moins de sept minutes. À la suite de ce terrible événement, le roi d'Espagne Charles IV d'Espagne ne vit plus l'intérêt d'occuper Oran, qui devenait de plus en plus onéreuse et périlleuse; il entame des discussions qui dureront plus d'une année avec le Bey d'Alger. Un traité est signé le 12 septembre 1792. Après un long siège et un nouveau tremblement de terre qui désorganise les défenses espagnoles, le Bey Mohamed Ben Othman, dit Mohamed El Kébir, prend possession d'Oran le 8 octobre de la même année.1799 Cheikh Sidi Mohamed Es-Senni Al Mahaji auprès de Bey Mohamed El-Kébir à Oran un savant érudit qui fut l’un des conseillers et exerçait comme inspecteur principal sous le règne du bey Mohamed El kbir, Et accorda diverses faveurs aux juifs pour qu’ils se réinstallent à Oran. En 1794, des pèlerins venus de la Mecque apportent une nouvelle épidémie de peste et la ville redevient pratiquement déserte. En 1796, la Mosquée du Pacha, mosquée dite ''Pacha'' en l'honneur d'Hassan Pacha, dey d'Alger, est construite par les Turcs avec l'argent provenant du rachat des prisonniers espagnols, après le départ définitif de ces derniers Le premier Imam Arabe de la Mosquée, Cheikh Sidi Mohamed Es-Senni Al Mahaji C'est un savant érudit qui fut l’un des conseillers du Bey d’Oran et exerçait comme inspecteur principal sous le règne du bey Mohamed El Kèbir (1778-1799) et comme responsable de la grande mosquée du Pacha. Fut enterré dans un cimetière qui porte le nom de l’un de ses disciples Sid-El-Bachir situé à quelques encablures à l’est d’Oran, 1813, le Bey d’Oran se révolte contre le Dey d’Alger. Jusqu'en 1830, les Beys firent d'Oran leur capitale au détriment de Mascara.
* Sid El Houari : Sid el houari (m’rabat) par son vrai nom Ben-Amar El houari. Né en 1350 a Bellevue (près de Ain Tadless) willaya de Mostaganem a l’age de dix an, ce grand imam savait déjà par cœur le coran et avait acquis par cela même le titre de Hafid venu a Oran chercher des grand théologiens de l’islam Étudier lés sciences coraniques dans les zaouïa des chorafa de Al Mahaja Il se rendit à la Mecque ; à son retour, il s'installa définitivement à Oran où il ouvrit une médersa d'enseignement coranique. Parmi les disciples connus qui ont été des compagnons de l'imam Sidi El Houari, nous citerons Sidi Ibrahim Tazi et Sidi Saïd (m'rabet de hassi Ghella). Il et Mort le 12 septembre 1439 ,son mausolée (Goubba) Fut édifie en 1793 par le Bey ottoman le borgne, C'est aux familles Bensetti et aux descendants Benmerzouka qu'échut le privilège de pérenniser le rôle de Mokaddem du Goubba de Sidi El Houari.
* Sidi lakhdar ben Khlouf : qui a appris le Coran appartenait à la tribu des “Azafria”Très jeune, vers 1516, il se souvenait du protectorat espagnol sur Ténès et ses environs et de l’Emir Yahia Ziani et de Khaïredine Bacha Abdellah, qui a passé toute sa jeunesse à Mazagran, participa à la bataille contre les Espagnols qui a eu lieu en 1558. Il fut la gloire de la poésie populaire algérienne. Les descendants de famille de la tribu d’Al Mahaja habitent toujours a mostaganem. Ils sont la depuis la guerre de Mazaghrane.
* Denité Oranaise En 1770 ; Oran est une ville de 532 maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 bourgeois et 2 821 déportés libres se livrent au négoce. Lorsque les Espagnols quittent Oran en 1792, il ne reste qu’un seul européen, un Français le sieur Gaillard et naturalisé espagnol sous le nom e Galardo.
* Ben Abdelkader Ben Abdellah Mohamed Tahar Al Mahaji : En XIXéme Siècle théologien, cadi, chercher, verse dans les sciences de fiqh, selon le rite malékite, il fit ses études a Oran, en suite a Fès, il obtint le poste de cadi d’Oran qu’il conserva jusqu’a sa mort.
* PÉRIODE FRANCAISE ; La ville de formatnum:10000 habitants est encore possession de la Sublime Porte (Empire ottoman) lorsqu'une escadre sous les ordres du capitaine de Bourmand s'empare de Mers el-Kébir, le 14 décembre 1830.
*1831 : après l'arrivée des Français, Il y avait a peine 18.000 habitants dans Oran et ses faubourgs. Aux plus beaux temps de sa prospérité, il ne semble pas que la population y ait dépassé le chiffre de 30.000 habitants. La communauté juive comprend 3531 personnes (et dans la ville, on compte seulement 750 Chrétiens et 250 Musulmans). Beaucoup de juifs se livrent au commerce. La maison Bacri-Busnach qui avait obtenu le monopole du commerce des céréales dans toute la Régence, étend son privilège au port d’Oran en 1801.
C'est dans une cité en ruine et misérable, peuplée de formatnum:2750 âmes, que, le date 4 janvier|1831, s'installent les Français commandés par le général comte Denys de Damrémont. Dès septembre 1830, un commissaire du Roi, faisant fonction de maire, est installé à Alger. En septembre 1831, le général Berthezène nomme à Oran, avec les mêmes attributions, Liste des maires d'Oran Pujol, capitaine de cavalerie en retraite, blessé à la main droite sous l'Empire. L’une des premières mesures de l’administration militaire française fut de faire raser toutes les habitations et autres masures qui masquaient les vues du côte de l’est, entre Château Neuf et le Fort Saint Philippe. On fit de même, par la suite, pour tous les gourbis qui, du côte du Ras El Ain, pouvaient favoriser des embuscades et permettre a des assaillants de se glisser jusqu’aux remparts de la ville.
*1832 : à la tête de cinq mille hommes, un jeune Emir répondant au nom d'Abd El Kader marche sur Oran. Selon l'une des nombreuses légendes, il semblerait que L’émir Abdelkader, dans sa quête de vérité, chercha à savoir si le fait de faire la guerre aux français était un acte de "Djihad" (la lutte contre l’occupant) . Il avait alors demandé à son père El Hadj mahiadine comme a son grand-père El Hadj Mostefa, qui était le cheikh et chef spirituel de la Zaouïa soufie (qadiria) d’el guetna, pour une fatwa. On le dirigea alors vers les territoires des tribus d'Al Mahaja, seule à même de pouvoir lui rassembler (40) quarante Imâms pour prononcer la fatwa et Sidi Amer Lekhal en tête. Ce qui fut fait. Les quarante imams sont jusqu'à l’heure actuelle enterrés au cimetière du village M’Cid (École Coranique). D'où le nom de Al Mahaja "Les quarante chéchias" ce qui veut dire les quarante (Goubbas).
* Découpage administratif de l’état de l’émir Abdelkader ; Mascara. Première capitale Ensuite Tagdempt (Smala) Le premier Khalifa (Gouverneur) de Mascara, c’était Mohamed Benfreha Al Mahaji.
* Mostefa Ben Brahim : Né en 1800 à Boudjebha (prés a Sfisef) Est mort en 1867, Il a enterré dans le cimetière du M’Cid Mostfa ben Brahim, Desendant des Tribus de Al Mahaja, était un homme sage et respectueux de la région, par Ouled Slimane de Sfisef et Beni Ameur de Sidi Bel Abbés L’administration Française l’installe à Sidi Bel Abbés en tant que caïd (parrain) de la ville. On lui ordonna de faire la quête auprès des indigènes et cultivateurs. Mais celui-ci s’opposa à cet ordre. Relevé de son poste, prend l’exil au Maroc a la ville de Fès. (Jelabti oua setre m’aaha ouala k’yadet bel abbés oua dele m’aaha) Plus tard il rejoindra les rangs des résistant avec l’Émir Abdelkader.
*1833 : à la suite d'un dissentiment avec le duc de Rovigo, commandant en chef, le général Boyer, qui vient d'enlever Arzew, quitte Oran et est remplacé par le baron Louis Alexis Desmichels. La ville, attaquée par Abd el Kader, tient bon.
*1834 : Traité secret signé en Février avec Desmichels pour la gouvernance du port d’Arzew, Donc l’Émir Abdelkader un homme historique qui à combattre pour la nation algérienne pour l’honneur et l’indépendance d’un peuple, Et aujourd’hui vous voulez salir ce grand homme pour sauver la face et la réputation des Zmalas et Douars.
*1835 : Ce traité fut source de conflit, les tribus des Zmalas et des Douairs refusant de payer la zakât (Achoura) a l'émir Abd El-Kader. Il abouti à l'accord du camp des Figuiers (''El Kerma'') le 16 juin 1835, entre les Aghas Mustapha Ben Ismail chef des Douairs, Kadour Ben El Morsly chef des Beni Aâmer (Nomade) et Benaouda Mazari chef des Zmala d'un côté, et le général Camille Alphonse Trézel de l'autre. D’après les anciens, les Oranais maudissaient les Zmalas et les Douairs (''allah yan’aal Zmalas oua Douairs wine ma tlakou''). L’Aghalif des Zmalas englobe deux tribus : les Zmalas dits Beni Aâmer (Nomade) et la deuxième tribu de l’époque Berbère (Mérinides) et pendant l’occupation française, cette tribu était divisée en deux groupes : les Tenazet à l’est et les Meftah à l’ouest. Le mots Zamel et inspiré de Zmala a cause de la trahison (karita) qui l’on faite le 16 juin 1935.
*El Ghoualem : Rappelons que son surnom du Almoravide vient de l’arabe (M’rabtine). Sidi Ghalem (m’rabet), Et de descendance des Almoravide, Ce qui a donné Naissance de La tribu d’El Ghoualem, Almoravide berbère du Sahara occidental, (Saguya El Hamra).
*El Gherabas : Parmi les tribus qui vivaient à Oran, El Gherabas (Ahl M'hamed), appelé aussi a cette époque les Hemianes.
*1836 : Le général de Létang transforme les glacis du Château Neuf en une promenade qui porte son nom.
*1837 : Le général Thomas Robert Bugeaud débarque à Oran pour négocier un nouveau traité (la convention de la Tafna, 20 mai) avec l'Emir Abdelkader. Le 14 novembre, l'Emir Abdelkader signe un traité avec Desmichel, qui reconnaît son autorité sur l'ouest de l'Algérie, sauf Oran, Mostaganem et Arzew.
*1840 : Le général Lamoricière voulut débarrasser les abords de la place Kléber des habitations indigènes, car la vieille ville était considérée comme un quartier européen. Il fixe alors cette masse flottante originaire des tribus des Al Mahaja, El Gherabas, El Ghoualem et Zmalas. 1845, au Village des djalis situé sur un emplacement revendiqué par le domaine entre la lunette Saint-André, le cimetière juif et celui de Sidi Bachir. Le général Lamoricière a créé le premier quartier d’Oran principalement habité par des étrangers, des proscrits, des renégats et en particulier les hommes de couleur, d'où l'appellation (Village nègre). C’est en 1887 que les indigènes des banlieues ont habité le quartier de nouveau, telles les tribus : El Gherabas, El Ghoualem, Al Mahaja Et Zmalas, le quartier est devenu M’dina-Jdida (ville nouvelle). Ce village a constitué le principal centre d'agglomération des musulmans algériens dans la ville d'Oran.
*1845 : Hôpital Baudens, est le premier hôpital militaire construit par les français et ouvert au public en 1849.
*1847 : Suite à une sècheresse dramatique de plusieurs mois, une terrible épidémie de choléra frappe et décime une large part de la population d’Oran.
*1848 : Oran devient préfecture du département homonyme. Création du petit bassin du Vieux Port (quatre hectares). Un hôpital civil est édifié.
* Le port d’Oran, A l’arrivée des Français tout était a refaire, pour doter une ville naturellement. Les premiers travaux d’envergure commencèrent en 1848 et ne finiront qu’en 1962.
*1849 : Construction de la chapelle de la Vierge pour se protéger du choléra.
*1856 : création du Village Lourmel (El Amria) par décret de L’empereur Napoléon III, Le village européen prendra officiellement le nom de Louremel.
La gare d'Oran a vu le jour par décret impérial. Le 8 avril 1857 naissait la ligne ferroviaire Alger - Oran.
*Les membres du premier conseil général d'Oran, nommés par l'empereur Napoléon III, se réunissent le 5 décembre 1858 à la préfecture, sous la présidence de Jules du Pré de Saint-Maur.
*1860 : La construction du Marché couvert appelé Marché et Place Karguentah (Place Zeddour Mohamed Brahim Kacem), il brûla en 1986.
*1860 : Cimetière chrétienne (Tamazhouet) a été construit sur la terre rouge (El Hamri) de la ferme Lamur, en extra-muros des remparts existant en ce temps-la, et après la désaffectation du cimetière espagnol du fort San Fernando de Ras El Ain, a la suite de sa saturation après les terribles épidémie du choléra a Oran en 1849.
*1866 : 25 juillet, Création du diocèse d'Oran.
*1870 : 22 septembre, Saint-Denis du Sig deviendra une commune de plein exercice, qui a élu le premier maire.
* El- Hachemi Bensmir : Né en 1877 en son temps était l’un des maîtres incontestés du genre bédouin, son grand succès fut la chanson (Biya dek El mor).
*1880 : La Maison BASTOS, manufacture de tabacs construite vers 1880 a Oran. Elle est considérée comme la première industrie naissante dans la ville. Sans oublier la cimenterie de la Cado, la première grande usine de l'industrie Oranaise.
*1880 : Début de la construction de la Grande synagogue d'Oran. Oran connaît une grande extension à partir de la place d'Armes. Le ravin de l'Oued Rouina est comblé. La synagogue d’Oran est sur boulevard Maata (ex boulevard Joffre). Ce lieu de culte est devenu, en 1975, la mosquée Abdellah Ben Salem, celui-ci était un riche juif médinois qui se convertit à l'islam et resta fidèle à sa nouvelle foi en Dieu jusqu'à la fin de sa vie. Le premier imam fut cheikh Zoubir Abdelkader.
*1881 : Apparition des premiers omnibus traînés par deux chevaux.
*1886 : Inauguration de l'hôtel de ville.
*1887 : Le lycée Louis Pasteur ouvrit ses portes à Oran en 1937. Le lycée devint de ce fait, par rapport au nombre d'élèves, l'un des plus grands lycées français.
*1892 : dans les jardins de l’orphelinat de Misserghin, Le père Clément va récupérer les fleurs de L’arbre et en faire un semis. La clémentine est née. Elle recevra son nom officiel en 1902 par la société algéroise d’agriculture.
*1896 : il y avait 15 524 Marocains en Algérie, le département d’Oran regroupait 11820. Le nombre de Maroc dans le département d’Oran en 1936 est de 19902, dont 4395 vivaient dans la ville d’Oran.
*1899 : Premiers trams électriques desservant la ligne de chemin de fer dite (Bouyou-You) et qui reliait la ville d’Oran au village de (Hammam Bouhadjar).
*1900 : Le seuil des 90 000 habitants est atteint.
*1903 avril : Émile Loubet, président de la République française en visite à Oran.
*1907 : Édification du théâtre.
*1909 : 14 décembre, sur un terrain de la Es-Senia, Julien Serviès effectue le premier vol retentissant en Oranie, avec un monoplan Sommer. Le 9 janvier suivant, un grand meeting rassemble quarante mille personnes, toujours à la Es-Senia, en présence du Lyautey.
*1912 : Ouverture de la première école coranique libre et moderne de Cheikh Tayeb Al Mahaji (Zaouïa de si Tayeb Al Mahaji) à Oran M'dina-Jdida (Tahtaha). Après sa mort le vendredi 17 octobre 1969 il fut enterré au cimetière Moul-Douma a Oran, il lèguera un patrimoine culturel de grande valeur dont les œuvres traitent d'histoire, de linguistique et des sciences religieuses.
*DAR EL KADI : Les bâtiments administratifs se composaient de la Mahkama (Dar El Kadi), tribunal chargé des affaires relevant du statut musulman, d’un commissariat de police, de l’hospice Bendaoud, petit hôpital et en même temps dispensaire.
*1913 : Ouverture au culte de la cathédrale du Sacré-Cœur.
*1920 : Création du premier club musulman à Oran, Union sportive musulmane d’Oran (USM Oran) et finaliste de la coupe d’Afrique du Nord en 1954.
*1921 : AS Marine (Oran), est le premier club d'Oran Champion d'Afrique du Nord de Football
*1925 : Le docteur Molle est élu maire d'Oran, et « député anti-juif ».
*1927 : On construisit vers la fin des années vingt le lycée Ardaillon aujourd'hui baptisé (Ben Badis).
*1930 : Création de nouveaux quartiers, moins denses et plus luxueux, achevant l'urbanisation de la première couronne, dans sa partie orientée vers l'intérieur du pays ; ces quartiers sont Gambetta supérieur, Bon Accueil, les Castors, Médioni, Boulanger, Cité Petit… Ce développement se poursuit tous azimuts avec la création de quartiers encore plus somptueux, débordant la première couronne (quartier de Saint-Hubert, Les Palmiers, Point du Jour, Gambetta…).
*1930-1932 : Oran Es-Senia est l'aérodrome utilisé sur lequel sont établis plusieurs records mondiaux de durée et de distance en circuit fermé.
*1930 : Il y a également La Mosquée et la Médersa El-Hayat gérées par l’association des Oulamas (Islah) et le grand dramaturge égyptien Youssef Wahby.
*1931 : CDJ. Est Le premier club d’Oran vainqueur de la coupe d’Afrique du Nord de Football. Cette coupe est crée en 1930 sous l’égide de la Fédération française de football, cette compétition qui prend pour modèle la coupe de France rassemble de nombreux clubs des cinq ligues d’Afrique du Nord. CDJ (Club des joyeusetés) du quartier Derb qui joue au stade du Calo. Derb El Houde, le quartier juif d’Oran qui a conservé très longtemps son aspect pittoresque, très visité par les touristes. Il s'agit du quartier Israélite ou "Derb". Dés l'an 1000, la communauté s’est structurée. Et aux 13ème et 14ème siècles, les juifs de la méditerranée occidentale coopèrent avec les commerçants juifs d'Oran.
*1932 : Début de la construction d’une route longeant la corniche oranaise partant de la petite anse du Fort Lamoune, anciennement appelé (Bordj El-Houdi), contournant la pointe au-dessus de ce promontoire, pour gagner à flanc de montagne Sidi Dada-Youb, la rade et le fort de Mers El Kabîr, soit plus de six kilomètres, dont 2 Km 400 furent taillés dans le roc. La route fut achevée en avril 1835.
* Jetée, Cet endroit c’est le fort Lamoune anciennement appelé Bordj El Houdi à la suite de la trahison d’un juif qui a renseigné les troupes d’invasion espagnoles en 1509. Ce site est celui qui a été à l’origine bien modeste du port d’Oran la pointe rocheuse de Lamoune, qui termine la montagne du Murdjadjo.
* La Cueva d’El Agua, le mini plage aux pieds des falaises était la station balnéaire populaire ou une grande partie de jeunes s’y rendaient pour se baigner. Une grande pierre de forme cubique qu’on appelait (la pierre rousse) servait de tremplin pour les meilleurs plongeurs. La descendre par le Ravin Blanc ou le chemin de la Mina et dans le Port en trouve des petits bateaux de plaisance, l’homme le plus célèbre de ces bateaux fut celui à la pipe aux lèvres, qui avait le sobriquet de (Zem – Zem).
*Sidi Dada-Youb (Bain de la Reine). Ce centre de plaisance balnéaire a fonctionné pendant des siècles. Sidi Dada-Youb grand saint ayant guéri des dizaines de malades par le miracle.
* L’Hôtel Royal, fréquenté par la noblesse oranaise, était célèbre par son élégant restaurant le Grillon, un endroit chic et distingué. C’était un lieu de rencontre des colons, des bachaghas et de hauts fonctionnres.
* ASM Oran, fondé en 1933, s'inscrit dans la foulée des grands clubs Nationalisme, par opposition aux clubs de Pieds Noire, durant la période coloniales. Sa fondation serait due à des divergences politiques entre les dirigeants du doyen des clubs oranais, en l'occurrence l'USMOran. Certains dirigeants, en effet, sous la houlette de Feu Baghdad Aboukébir, ex gardien de but, puis dirigeant influent, membre de l'Association des oulémas musulmans algériens (Médersa El Falah) sous l'égide de Cheikh El Miloud Al Mahaji a Oran.
*1935 : Construction par Vincent Monréal du stade qui porte son nom, Appelé par la suite stade (Habib Bouakeul).
*1935-1939 : Djenane Djato Une vaste zone occupée par d’anciens vergers. Servait d'espace vide entre les quartiers de M’dina J’dida, Lamur, et Médioni. Elle était libre de toute construction au début des années trente, hormis un mausolée abritant la tombe de Sidi Khrouti Bel Mekssoud Al Mahaji. La première édification fut la prison civile d’Oran, sans oublier l'ancienne prison d'Oran qui s'appelait alors Bab El Hamra situé au quartier les planteurs.
*1937 ; MÈDERSA EL-FALAH : L'association El-Falah a été créée sous l'égide de Cheikh El Miloud Al Mahaji, ce Travail exaltant et de longue haleine fut entamé par la construction de la première Medersa libre (El-Falah) de Médina J'dida (Tahtaha). Mort le 17 juin 2001, il fut enterré au cimetière de Ain Beida à Oran. Cheikh El Miloud Al Mahaji, le premier étudiant de l’ouest algérien du cheikh Ben Badis à Constantine (Algérie) , Sans oublier que la familles de Cheikh El Miloud Al Mahaji qui s'est installée a Oran vers la fin du 18e siècle auprès du Bey Mohamed El Kébiie a Oran.
*DARA (Ronde) avait aussi ses derviches et ses personnages de légende, comme le violoniste aveugle Benyamina, avec son inséparable compagnon Harrandou.
*1940 : Début de la construction de la nouvelle préfecture.
*École Avicenne (Ibn Sina), Il se trouve dans le Quartier Lyautey première école des indigènes.
*1940 : 3 juillet, la flotte française de l’Atlantique basée à Mers el Kébir, est bombardée par la flotte britannique, en provenance de Gibraltar, entraînant la perte de trois cuirassés : le ''Dunkerque'', le ''Provence'' et le ''Bretagne''. Mille deux cents marins périssent.
*1941 : 14 janvier, Le prix Nobel de littérature Albert Camus arrive à Oran avec Francine Faure, la jeune Oranaise qu'il épousera à Lyon en France à l'âge de 28 ans, il s'installe a présent avec sa femme dans un appartement prêté par sa belle-mère Christiane sur la Rue d'Arzew (actuellement Larbi Ben M'Hidi).
*1941 : les jeunes juifs d'Oran frappés par le numerus clausus imposé par le gouvernement de Vichy, quittent l'école Française. André Benichou ouvre sa fameuse école privée ou a enseigné Albert Camus.
*1942 : 8 novembre, prélude au débarquement en Italie ; c'est au tour des Britanniques et des Américains de débarquer à Arzew et sur les plages des Andalouses, les troupes (pétainistes) du régime de Vichy pro-allemandes, procèdent à des tirs à partir des batteries de Gambetta. Le 10 novembre, Oran capitule, Le commandant en chef des troupes américaines était le général Eisenhower. L’Année des Bons (3am el boune), Chéragas les habitants de l’Est d’Oranie Mazouna et Relizane, ont subi l’exode vers la ville d’Oran. Ces derniers on semaient la dégradation sur la ville oranaise, pendant ce temps la ville d’Oran est devenue très insalubre, et malsaine. Les Citadins d’Oran ont donnaient l’Appellation (Chéraga raga raga el h’bouba wa deraga).
*1942 : lors du débarquement Américain à Oran, Blaoui El Houari il fut engagé comme pointeur aux docks du port. Sans oublier que le martyr Ahmed Zabana fut l’ami d’enfance du grand cheikh de la chanson oranaise ils ont étudié ensemble le coran en compagnie du martyr Hamou Boutlelis à la zaouïa de Cheikh Tayeb Al Mahaji, il puisera dans le répertoire des vieux bédouins oranais. Ses maîtres seront cheikh el khaldi, cheikh Madani et Mostefa Ben Brahim. Blaoui El Houari lui-même un révolutionnaire qui fut incarcéré en prison qui est située dans une ferme utilisée comme camp de concentration (ferme Cola) a Sig (Algérie) aujourd'hui occupée par une fabrique de chaussures, et ce durant la guerre de libération (1954-1962).
* Cimetière chrétien au quartier de Petit-Lac appelé le cimetière des Alliés construit en 1942 pour recevoir les dépouilles des militaires tués lors de la deuxième Guerre mondiale.
*1943 : Les années noires de la Deuxième Guerre mondiale, En ce temps-la, ni la veuve, ni la personne âgée, ni l’orphelin, toute la ville a connue la famine a cette époque, la période la plus difficile, L’alimentation était rare et les soins aléatoires en face des grandes épidémie, telle que le typhus (aâme typhus).
*1943 : Le café El-Widad a été crée par un groupe de militants nationalistes en plein centre ville européen d'Oran. Cet établissement jouera un important rôle dans le développement du patriotisme algérien. Au fil du temps, il devient un centre de regroupement des différentes tendances représentatives des partis de l'époque.
*1945 : La police des renseignements généraux, a regroupé par la force, les nationalistes de tous bords, Oulémistes et les partisans du P.P.A, a la suite des graves événements de Sétif ,Guelma et Kherrata..
*1945 : Durant les évènements du 8 mai 1945, elle sera à l’avant-garde en menant des opérations humanitaires et de solidarité envers les orphelins de la région de Sétif, Guelma, Kheratta. La Médersa El Falah d'Oran dirigée par Cheikh El Miloud Al Mahaji et de ses proches collaborateurs du comité de La Médersa Cheikh Saïd Zemouchi, Si Ali et le dynamisme de Setti Ould Kadi (Caida Halima) et Keira Bent Bendaoud, elle organisera le placement d’orphelins dans l’ouest du pays et notamment dans la ville d’Oran, elle n’avait pas placé les orphelins de manière anarchique. Elle a choisi des familles de l’époque et elle leur a demandé de les accueillir comme un service patriotique à rendre à la nation. C’était la meilleure façon de leur rendre la vie moins difficile qu’elle ne le soit à l’époque.
MC Oran : 14 mai 1946, veille de la fête musulmane Leilat el Mawlid Ennabaoui Echarif, que se réunissent cinq personnes dans un salon de coiffure a la palace sahara au quartier Lamur – l'actuel (El Hamri) chez si Ahmed le coiffeur, c'est la ou les cinq oranais se sont mis d'accord pour fonder le Mouloudia Club d'Oran (MC Oran). Omar Rouane Serrik (premier président du Club), Le cérémonial de fondation du Mouloudia s'est déroulé en présence de Cheikh Saïd Zamouchi, le représentant de l'influent Cheikh Tayeb Al Mahaji le grand Imam de la ville d’Oran.
*1946 : El-Jrad a Oran, au printemps le ciel s'assombrit subitement. Une tempête de sauterelles s'abat sur les toits, se rue sur les arbres et les espaces verts, tout devient noir. (Aame jrad).
* SCM Oran, Fondation du Club avant 1946, le club s'appelait d'abord (LE BRILLANT) qui regroupe des joueurs issus du quartier Boulanger habité par les espagnoles et Médioni habité par une majorité musulmane, Apres 1946, le club ne représente plus que le quartier Médioni avec la nouvelle dénomination SCM Oran.
*1947 : Oran est devenue la ville de la peste ce qui a inspiré à Albert Camus son fameux livre (''La Peste''), sachant qu'il est natif de Mondovi, actuellement appelée Dréan ville appartenant a la willaya d'El-Taraf de l'extrême Est algérien.
*1948 : Dar El-Chakouri: Edifice de style hispano-mauresque d’une grande beauté architecturale construit en 1948. Cette institution était la maison des combattants musulmans (Dar El-Askri), soldats de l’armée française libérés a la fin de la seconde Guerre mondiale (1939-1945) Elle possédait un service administratif pour les pensions, un service d’aide sociale, un service de l’état civil.
Un événement survint en 1948, à Oran, qui mit aux prises les deux communautés juive et musulmane. Ce fut la création de l’Etat d’Israël par les Nations unies. À l’occasion de la célébration de la Pâque juive, en avril 1948 en sortant du cimetière juif de la Ville Nouvelle. Des bagarres éclatèrent, faisant de nombreuses victimes. Depuis, cette nouvelle situation engendra une profonde déchirure entre les deux communautés d'Oran.
*1949 : la construction du front de mer.
*1949 : avril, dans un hôtel d’Oran « Hôtel de Paris » Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed deux responsables de l'os du PPA en compagnie de Hamou Boutlelis avaient préparé l’attaque de la poste d’Oran.
*Sahâb El Baroud wal Karabila : L’association folklorique Banda Ezzahouania (Banda Joyeuse) et Nedjma (l’Etoile), les deux troupes créées au début du siècle activaient dans les quartiers musulmans dont Tahtaha. Elle officiait lors des fêtes religieuses durant la semaine du Maoulid En-Nabaoui.
*1950 : Oran compte 256661 habitants. La population oranaise originaire d'Espagne est estimée à 65 % du total des Européens, eux-mêmes plus nombreux que les musulmans.
Le Grand Casino, est Ce fameux cinéma qui a été reconverti en 1950 en garage pour véhicules appelé le (GARAGE DE LA PAIX).
*1952 : la ville d’Oran est marquée par de profondes mutations dont la plus importante fut celle de l’approvisionnement en eau douce. Vieux projet du maire d’Oran, entamé par l’abbé Lambert dans les débuts des années quarante, Mais c’est sous l’autorité de monsieur Henri Fouquès-Duparc, le maire d'Oran, qu'il fut réalisé.
*1952 : Ouverture de la Cantine Scolaire par le maire d'Oran Henri Fouquès-Duparc.
*1953 : Ouverture du Grand Marché Sidi Okba à M'dini Jdida par le maire d'Oran Henri Fouquès-Duparc. Profanation du cimetière juif d'Oran.
*1954-1962 : C’est la guerre d’Algérie les juifs, dans leur grande majorité, resteront plus ou moins neutre. Mais devant l’inexorable destin d’une Algérie indépendant, un grand nombre de juifs rallia l’OAS quelques rares autre sont restés aux côtés du FLN.
*1954 : le martyre Ahmed Zabana (Zahana) a tenu une réunion avec son groupe de combattants au cours de laquelle furent réparties les missions et définis les objectifs ainsi que le point de ralliement à Djebel El Gaada, a Ghar Boudjelida (grotte de chauve souris) banlieue d'Oran qui était le P.C (poste de commandement) de la ville d'Oran pendant la révolution (Willaya v).
*1954 : la bataille de Ghar Boudjelida à El Gaada, le 8 novembre 1954 au cours de laquelle Ahmed Zabana (zahana) fut capturé par l’ennemi colonialiste après avoir été atteint de deux balles. Ahmed Zabana (Zahana) le premier martyre qui fut transféré vers la prison Barberousse (Serkadji) pour être guillotiné. Ahmed Zabana (Zahana) Descendant de l'un des Tribus de Al Mahaja.
* Ghar Boudjelida : il se trouve à El Gaada, prés d’Oran qui était le P.C. (Le poste de commandement), de la ville d’Oran pendant la révolution (Willaya v). Dans l’Histoire de la révolution du 8 Novembre 1954, La Grande bataille de Ghar Boudjelida.
*1954 : le 2 novembre 1954, Zeddour Mohamed Brahim Kacem (fils de Cheikh Tayeb Al Mahaji), l'un des "cerveaux" de la révolution algérienne, fut arrêté par les forces de répression quelques jours seulement après son retour d'Égypte, ou il était étudiant et en même temps l'un des animateurs directs du mouvement nationaliste au Caire. Il est le premier martyre étudiant de la révolution. En effet, Il succomba à Alger, quelques jours après son arrestation, sous la torture par les agents de la DST. Si Kacem fut enterré dans une fosse commune dans le cimetière chrétien de fort-de-l’eau aujourd’hui appelé (Bordj El Kiffan).
*1954 : ouverture des abattoirs municipaux sur la zone industrielle de Saint-Hubert, On abattait le matin de bonne heure les bêtes, bovins, moutons et chèvres destinés à la consommation de la population Oranais. Sans oublier les abattoirs les plus anciens d’Oran situés au quartier Saint Eugène.
*ARÉNES D’ORAN, 1956 Corrida les arènes servirent de centre de tri aux forces de répression. A l’indépendance en 1962 on essaya de trouver un plan de charge culturel pour animal cette imposante infrastructure (TORO – BALL).
*1956 : Février, le FLN lance un mot d’ordre de grève. À Oran ce sont les dockers, en grande majorité des musulmans, constitués en un puissant syndicat affilié à la CGT qui donne le départ au mouvement le 2 février et décide de se rendre en cortège, de la ville arabe jusqu'à la préfecture.
*1956 : le préfet d’Oran (Igame) Lambert procéda à la fermeture de la Médersa El-Falah qui devint un centre de tortures et d’interrogatoire de l’armée France|française durant la révolution.
*1957 : Hamou Boutlelis a été enlevé par les militaires français a la veille de sa libération après 8 ans passés en prison a cause de son militantisme au sein du Parti du peuple algérien|PPA]] et jusqu'a nos jours on n'a plus retrouvé sa trace. Hamou Boutlelis natif d'Oran ou il a étudié le Coran à la Zaouyet du cheikh Tayeb Al Mahaji, sa famille est originaire de la tribu des Douar M'lata (El Ghoualem).
*1957 : Ahmed Wahbi (Driche Ahmed Tidjani), Il rallie la troupe du FLN avec laquelle il sillonne les capitales de l’ex-bloc socialiste, de la majorité des pays arabes et de l’Asie (République populaire de Chine notamment). Devant les djounouds des camps des frontières Est, il chante (El Djoundi). Après l’indépendance du pays, il compose et enregistre bon nombre de ses œuvres clés.
*1958 : Construction du stade municipal baptisé "Henri Fouquès-Duparc", dans le quartier Lyautey d'une capacité de quarante-cinq mille places. Et l'inauguration du stade par Un Grand match de gala opposant RÉAL MADRID (ESP) – STADE DE REIMS (FRA), Real Madrid est Champion d’Europe, Reims est Champion de France. Le stade municipal appelé par la suite stade du 19 juin aujourd’hui rebaptisé stade Ahmed Zabana.
*1958 : 2 janvier, Ali Chérif Chriet, le dernier chahid à être exécuté par la guillotine. Sa famille est originaire de la ville de Sig.
La Cueva d’El Agua, la mini plage aux pieds des falaises était la station balnéaire populaire ou une grande partie de jeunes s’y rendaient pour se baigner. Une grande pierre de forme cubique qu’on appelait (la pierre rousse) servait de tremplin pour les meilleurs plongeurs.La descendre par le Ravin Blanc ou le chemin de la Mina et dans le Port en trouve des petits bateaux de plaisance, l’homme le plus célèbre de ces bateaux fut celui à la pipe aux lèvres, qui avait le sobriquet de (Zem – Zem).
*1958 : 6 juin, visite du général de Gaulle à Oran.
*M’Hamed Benzerga : Né en 1936 a Misserghin et mort en 1959 écrivain public a Oran comme Ahmed Saber, il taquine aussi bien la muse théâtrale que musicale. Benzerga enregistre en 1957 aux éditions (Tam Tam) à Marseille son premier disque. Sa trajectoire fulgurante qu’un accident de voiture arrêtera brutalement.
*1960 : Construction du plais des sports baptisé par le maire d’Oran Henri Fouquès-Duparc.
*1960 : Premières barricades.
* 1960 : profanation du cimetière juif d'Oran.
*1961 : Août, apparition de OAS. Les statistiques donnent à Oran 400 000 habitants : 220 000 Européens et 180 000 musulmans. Le couvre-feu est décrété 0 21 heures. La ville est partagée en deux. Le FLN contrôle les 180 000 musulmans de M'dina Jdida, des faubourgs Médioni, Lyautey, Lamure et Petit Lac sur lesquels flotte le drapeau vert. L’O.A.S contrôle les quartiers du centre, Gambetta, Eckmühl, Saint Eugène et la Marine.
*1962 : Recrudescence des attentats. L'un des chefs de l'OAS, Edmond Jouhaud, est arrêté le 25 mars. Juin : incendie du port. Dix millions de tonnes de carburant en feu obscurcissent le ciel de la ville. Massacre du 5 juillet 1962. Fin de la présence Française.
*1962 : le 5 juillet (Fête de l'indépendance), l’enlèvement et l’assassinat par le FLN de plusieurs milliers de Pieds Noirs. Au bas de la rue de la révolution, à 11h15 du matin, des coups de feu éclatent entraînent une panique générale. La foule se lance dans un massacre vengeur de tous les occidentaux. Il y eu de nombreuses victimes et parmi celles-ci 10 juifs d'Oran. Cheikh Tayeb Al Mahaji condamna ces crimes. Plus tard le président Ahmed Ben Bella a arrêté les commanditaires de ces massacres.
*1962 : Place Jeanne d'Arc la statue a été rapatriée après l’indépendance à Caen.
*1962 : En septembre, Médersa El-Falah réouvre ses portes afin de donner de nouveau de l’enseignement religieux. Beaucoup de medersas annexes El-falah furent entre temps créées dans la ville d’Oran, Lamur, Sidi El Houari et Carteaux.
* Casbah, travers les siècles cette résidence fortification fut appelée successivement la citadelle, la casbah ou caserne neuve, érigée par la dynastie musulmane des mérinides au XIVéme siècle, puis conquise et occupée par les Espagnols de 1509 a 1792, ensuite par les beys turcs de 1792 a 1831, enfin par les Français de 1831 a 1962. Récupérée par l’ANP en 1962.
*1962 : En septembre, Élection de Ahmed Ben Bella à la présidence de la république.
*CENTRE HOSPITALIER D’ORAN : En 1962 le premier directeur Arabe du hôpital d’Oran
C’était Docteur Mostefa Naît.
*Benacer Baghdadi, connu sous le nom d’artiste Ahmed Saber, il a fréquentera régulièrement l’école coloniale Avicenne (Ibn Sina) au quartier Lyautey et ce jusqu’a 1950, très studieux il passera en sixième dans le lycée lamoriciére (Pasteur) et fera ses premiers pas dans la musique en composant sa première chanson (zine fi el alali) qu’il enregistrera d’ailleurs en 1960, avait fait partie de la catégorie minime au MCO. Le régime de Ahmed Ben Bella avait incarcéré Saber en prison à cause de la fameuse chanson (Bouh-Bouh wal khadma wallet oujouh) (Iji n’harek ya El Khayen) critiquant ce régime despotique. Durant son incarcération, Saber avait contracté une grave maladie qui le mina jusqu’à l’ultime échéance, il est mort en juillet 1971.
*1963 : Il ne restera que 850 juifs à Oran qui rejoindront soit la France ou Israël, quelques années après.
*1965 : 17 juin Oran Le Grand Match Amical du siècle en Algérie opposant l'Algérie au Brésil a été joué au stade Municipal (Ahmed Zabana) devant 60 000 Spectateur. Monsieur Ahmed Ben Bella le premier Président de la République Algérienne, et ancien joueur de l'OMarseille était présent pour saluer les géants du Brésil (Manga, Santos, Dudu, Vava, Pelé et Garrincha) et les grands joueurs Algériens de l'époque (Zerga - Melaksou, Bourouba, Zitouni, Salem - Lekkak, Defnoun - Soukhane, Mekhloufi, Oudjani, Mattem (Firuk), Bouhizeb, Nassou, Hachouf, Attoui, Ould-Bey, entraîné par Abderrahmane Ibrir). A rappeler que le président Ben bella est le fondateur de l'équipe de football de sa ville natale, IRB Maghnia.
*19 juin 1965 : deux jours après le match amical Algérie - Brésil qui se déroula à Oran au Stade Municipal (Ahmed zabana) auquel Ben Bella avait assisté, il fut renversé par son propre ministre de la Défense Houari Boumediene Son vrai nom Mohamed Boukharouba.
*Le Martinez : À la fin des années soixante, le célèbre hôtel Le (Martinez) dont la construction remonte au XIX, a souffert des glissements de terrains ce qui a incité les autorités à sa démolition pure et simple.
* Souyah El Houari Né le 21 septembre 1915 souiyah houari, représentant de commerce, est le secrétaire général de la section d’Oran des A.M.L en 1944. Membre du comité régional de l’Oranie du PPA, il est arrêté à la suite de l’événement de mai 1945. Libéré, il participe à la conférence des cadres de la Bouzareah en 1946. Houari Souiyah est adjoint au maire d’Oran et tête de liste du M.T.L.D à l’élection municipale du avril 1953. Au moment de la crise du M.T.L.D, avec A.Bouda et M. Ben Boulaid, il rencontre Messali à Niort les 23 mars 1953, Il entre au comité central à la suite du congrès d’avril, et prend position pour le cours centraliste. Arrêté en 1954, puis libéré en 1955, il aide à la constitution des groupes armés du F.L.N à Oran. Après L’indépendance, Houari Souiyah devient préfet d’Oran, député a L’Assemblée nationale algérienne en septembre 1962, membre du comité central du F.L.N en 1964 – 1965.
* LA MAIRIE D’ORAN, Le premier d’entre est BENABDELLAH, nommé directement après l’indépendance en juillet 1962 une Année après, le 18 juin 1963. BOUDRAA BEL ABBES l’remplacé Le troisième de la délégation spéciale que la mémoire de ces collaborateurs retient encore est SEGHIER BEN ALI, IL a été précédé par HADJ BRAHIM TAYEB MOKHTAR Al MAHAJI dont le règne n’a duré que quelque mois. Le 20 juillet 1965, SEGHIER BEN ALI a été installé. Il Sera deux ans plus tard élu comme premier maire de la ville d’Oran.
*Cheikh Fethi. Le maître de la chanson Rai. Né en 1957 à Oran et mort en novembre 2001. Son style est typiquement oranais de voix nasonnée. Son père Didene, alias Boumediene, fut animateur avec le chanteur Blaoui El Houari. Après son divorce qui fut un traumatisme indélébile et ses chansons en reflétaient son vécu, c'est-à- dire elle sont teintées de tristesse et de nostalgie. Cheikh Fethi a influencé Cheb Hasni qui ne chantait que son répertoire sentimental. D’ailleurs c'est Cheb Hani qui l'a appelé pour la 1ere fois Cheikh Fethi dans sont Album.Cheikh Fethi Ses Maîtres seront Cheikh El Khaldi et Cheikh Mostefa Ben Brahim .Suite à une longue maladie, Cheikh Fethi s'est éteint en 2001 et enterré au cimetière de Ain-Beida.

*Personnalités Pieds-noirs de la Ville d’Oran.

• Jean Benguigui, né en 1944, acteur français
• Pierre Bénichou, né en 1938, journaliste français.
• Louis Bertignac, né en 1954, musicien français.
• Albert Camus (1913-1960), écrivain français.
• Alain Chabat (1958-), comédien français.
• Etienne Daho (1956-), chanteur français.
• Orane Demazis (1894-1991), comédienne française.
• Jean-Pierre Elkabbach, né en 1937, journaliste français.
• Renée Gailhoustet, né en 1929, architecte française
• Nicole Garcia, né en 1946, actrice française.
• Sophie Garel, née 1942, animatrice de télé et de radio.
• Maurice El Médioni, né en 1928, musicien.
• Régis Obadia, né à Oran en 1958, chorégraphe français de danse contemporaine.
• Emmanuel Roblès (1914-1995), écrivain français.
• Yves Saint-Laurent, né en 1936, couturier français.
• Karin Viard, née le 24 janvier 1966 à Oran, actrice français.

*Les Saints patrons (Aoulias El Soulah) de la Ville d’Oran. Sidi El Bachir, Sidi Mokhtar, Sidi El Hasni, Sidi Snousi, Sidi Mokhfi, Sidi El Houari, Sidi El Fillali, Sidi Bennacef, Sidi Blel, Sidi Abdelkader Moul-Douma, Sidi Ahmed El K’bayli, Sidi Abdelbaki Benziane, Sidi Moussa a Kristel et la grande Zaouïa d’Al Mahaja.
*Les vrais habitants de la ville d’Oran jusqu'au XV sont les descendants des tribus : El Gherabas, El Ghoualem, Al Mahaja, et Zmalas.
Arrondissements d'Oran :
• 1er: Sidi El-Houari (Casbah, St-Louis, Vieux Port)
• 2nd : Sidi El Bachir (St-Charles, Plateaux, Centre Ville)
• 3e : Ibn Sina (Victor Hugo, Cavaignac, Delmonte)
• 4e : El-Makkari (Saint-Eugène, Les Castors, Petit Lac)
• 5e : El-Hamri (Medioni, Lyautey, Lamur, Saint-Hubert)
• 6e : El Badr (Boulanger, Choupot, Magnan, Sananès)
• 7e : Es-Seddikia (Carteaux, Point du Jour, Gambetta, Falaises)
• 8e : El Menzeh (Canastel)
• 9e : El Amir (Miramar, Bel Air, Saint-Pierre)
• 10e : El Othmania (Maraval, Cuvelier, les Palmiers)
• 11e : Bouamama (Cité Petit, Planteurs)
• 12e : Es-Saada (Ekhmühl, Saint-Antoine).
*Sans oublier que la ville de Wahran se compose de part son histoire de plusieurs peuples qui ont toujours vécu ensembles de différentes communautés ethniques (Phéniciens, Vandales et Romain, ainsi les Juifs, les Turcs, les Espagnols, les Berbères, les Arabes, les Français et enfin par les Algérien.
*SOURCE : Certains passages de ce texte ont été tirés de certains livres d’histoire d’Oran, d’autres oralement et par internet.





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Alexis le 11/07/2008
Bonjour à tous et à toutes
Je me permets d'utiliser votre forum car je recherche toutes personnes ayant connu mon oncle Jo puléo qui était au camp militaire de Cap Falcon en 1963. Il est décédé sur place. merci a vous


clement le 19/10/2008
de braves petits gars musulmans catoliques juifs ont fait le chemin inverse et parfois sont morts pour la libérer et eux n'avaient pas de plateau repas à leur arrivée l'europe libérée après guerre c'est faite grâce à eux mon oncle y est mort du respect pour cette algérie qui a aussi existée, vous l'aviez sans doute oublié à cette époque sans rancune c'était simplement une mise au point


lefebvre le 20/12/2008
moi aussi 2 jours a st marthe(transit)!!!!!bateau ville d'alger merci ls matelots pour la couchette a 10f de l'epoque .alger-fort de l'eau
(4 mois)via constantine..bone..63em rima..21em rima le bled.le casse pipe quoi!!j'ai toujours ls larmes aux yeux quand j'en parle(nostalgie)
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Brian Risbachet le 20/12/2008
Quel souvenir du > !
Février 2003 48 h de traversée pour le retour,tempête,maux d'estomac et autres et au débarquement cet adjudant de la PM qui me faisait des remarques quant à ma tenue.Pauvre type.
Et le camp Sainte Marthe! j'ai eu la chance !! d'y passer qu'une nuit et c'était au mois de juillet donc j'ai couché dans l'herbe.Petite anecdote des soldats étaient la depuis une dizaine de jours et attendaient de repartir en Algérie
Et moi je suis parti en avion au bout de 24 h.Je n'ai jamais rien compris .La mère Patrie avait peut être besoin encore de moi en Grande Kabylie.


PERLINI le 23/01/2009
bonjour
quel enthousiasme pour aller défendre la France
eh bien oui l'Algérie était un département français
nos grands parents algériens et nos parents qui sont venus en 14-18 et en 1940 pour défendre la mère Patrie auraient dû eux aussi jeter leurs plateaux par dessu bord
Car cher monsieur mon grand père a été gazé en 1918 dans les tranchées et mon père a fait le débarquement à CAVALAIR
s'il n'étaient pas venus se battre peut-être n'auriez vous pas eu la chance d'être appelé vous aussi pour venir nous "défendre".............


beldjilali le 20/03/2009
je chérche un bateaux dépar alicante arivé oran fin mars 1 adulte


FROGER le 07/04/2009
Mai 1957, j'ai fait la traversée Marseille - Oran sur le SIDI BEL ABBES entre le 24 et le 25 mai, si mes souvenirs sont bons et ma mémoire ne flanche pas je crois qu'il nous a fallut 36 heures pour effectuer cette traversée.
"Dites -moi si je me trompe."
celle-ci a été assez laborieuse surtout au passage du golfe du Lion, mes copains militaires appelés ont pratiquement tous été malades, moi pas bien mieux mais j'ai passé une partie de la nuit allongé sur le pont.
Nous dormions des centaines dans la cale sur des transats pas fixés, ce n'était pas la joie pour mon baptème de la mer.
En effet les militaires malades rendaient tous ce qu'ils avaient dans l'estomac et les transats se baladaient de gauche à droite et ainsi de suite, je n'avais pas les moyens financiers pour m'offrir une cabine.
C'était le temps ou nous étions de la viande à canon.
Aujourd'hui nos politiques ne se souviennent plus de ce que ces appelés ont fait de force pour la mère patrie.
c'était il y a 52 ans déjà.


londiche le 08/04/2009
FROGER, Qui sait si nous ne nous sommes pas croisés dans un djebel?
Je t' invite à visiter le blog "Coeurs ouverts France Algérie".
Si tu es de la région de Cessenon, rendez-vous à Murviel les Béziers, entre le 14 et 18 avril.
http://georgeslondiche.centerblog.net


jacques Varlot le 19/04/2009
Oui Monsieur l'instituteur, c'était la France et les habitants de ce pays se sentaient plus français que de nombreux métropolitains.
Comme appelé, j'ai été racketté par des appelés du camp Sainte Marthe de Marseille et accueilli avec chaleur par des appelés pieds noirs qui ont partagé leurs colis avec nous


Gérard Bujon le 20/04/2009
Monsieur,
Je comprends que cet appel sous les drapeaux en Algérie vous ait laissé des souvenirs.
Je regrette cependant que la vue d'un panneau indiquant "Ici la France" vous ait mis dans une "rage" aussi violente.
Que vous le vouliez ou non, cette indication était pourtant vraie et les habitants de ce pays que vous alliez défendre (J'ose à peine utiliser ce verbe en ce qui vous concerne) étaient vos compatriotes !
De mon coté j'avais fait le même voyage que vous quelques années plus tôt, mais à partir de Port Vendres sur le Président de Cazalet, ce qui m'avais permis en 28 mois de faire la connaissance d'une population d'origine Européenne qui ne me paraissait pas avoir démérité.
Comme le souligne un autre commentateur, beaucoup d'hommes "Pieds Noirs" rencontrés avaient fait la seconde guerre mondiale: La campagne de Tunisie, le débarquement en Italie ou en Provence, la campagne de France et même la lutte contre les Allemands au delà du Rhin.
Je pense qu'ils ne s'attendaient pas à être secourus par des militaires tels que vous !
Puisque vous avez connu ce pays magnifique qu'est l'Algérie, vous aurez peut être remarqué toutes les réalisations que la France, c'est à dire le Français y avaient fait: Les villes, les écoles, les hôpitaux, les routes, les barrages, les voies ferrées, les aéroports.....
Ne vous est il pas venu à l'idées que nos compatriotes métropolitains et Pieds Noirs y étaient pour quelque chose et que c'étaient les Français (y compris métropolitains) qui avaient payé ?
Et ne croyez pas que j'oublie le travail réalisé par la population d'origine locale qui, avant que le conflit ne dégénère n'avait pas pour les Français de haine particulière.
Certes, la France n'avait pas généralisé à temps une nécessaire émancipation des Arabes et des Kabyles et ceci d'autant plus qu'elle n'avait pas manqué de les mobiliser pour faire la guerre à deux reprises contre nos adversaires. Faut il le reprocher aux Français qui vivaient en Algérie, certains depuis plusieurs générations ? On parle souvent du lobby des grands colons....Croyez vous vraiment que si la France métropolitaine l'avait voulu, je veux dire les hommes politiques Français de droite et encore plus souvent de gauche, la politique menée en Algérie aurait été celle qui a été suivie pendant tant d'années !
Pour terminer ce message qui pourrait me conduire beaucoup plus loin, je voudrais ajouter deux réflexions.
La première est que je ne me sens nullement coupable de ce que la France a fait en Algérie, même si sur certains points, elle aurait pu faire mieux. Et je ne me sens nullement coupable d'avoir rempli mon devoir militaire lors des graves troubles qui malheureusement l'ont ensanglantée
La seconde est que je déplore l'état d'esprit de nombreux appelés à leur arrivée en Algérie. Un très grand nombre de ces jeunes gens,influencés par une idéologie marxiste défaitiste et suicidaire, se sont retrouvés totalement désorientés devant leurs responsabilités.
Enfin, Monsieur, je frémis à l'idée que vous avez appris l'Histoire de France à vos élèves ! J'ose espérer que vous avez su faire preuve à ce sujet d'objectivité et de mesure.


Frats le 21/04/2009
Pauvre chou !
Quelle souffrance de sortir de son cocon douillet, de sa routine exquise !Et en plus, inculte!
CGT = simplement Compagnie Générale Transatlantique. Et le bateau, c'était LA Ville d'Alger, de la même façon qu'il faut dire "La Jeanne d'Arc" et "LA France" et non Le France comme on le voit et entend partout.
Antimilitariste primaire, vous n'auriez guère de peine à faire de moi un anti- instit du même acabit, si je n'avais eu la joie et l'honneur de connaître de véritables et nobles maîtres qui n'avaient rien à voir avec le personnage veule et falot que vou semblez être.


Prud'homme Alain le 21/04/2009
Bonjour ami.
J'ai connu cette galère un peu plus tard que toi en novembre 1960 et sur le même bateau mais en direction d'Alger je suis resté 24 mois, j'avais eu la chance si l'on peut dire de faire mes 4 mois de classe en France. Désolation quand on a 20 ans!... J'en ai fait 40 ans plus tard un bouquin sur le blog Amicalement Alain
http:// alainprudhomme..centerblog.net


François ALVADO le 25/04/2009
Vous savez beaucoup de "Pieds noirs" on laissé leur vie dans le tranchés pour que vous puissiez dire cela . Alors respect.

Vous devez faire parti de cette corporation "education nationale" qui crache sur l'administration FRANCAISE des Dom-Tom depuis vos salons feutrés, mais qui êtes bien heureux d'aller "enseigner" dans ces coins reculés, pour gagner plus de fric !!!


Mic 13 le 26/04/2009
Bien sur on peut comprendre l'amertume des rapatriés qui ont laissé tout leurs souvenirs,leurs racines et peut etre plus ;mais l'Algérie avait le droit de choisir son indépendance et si cette guerre à eu lieu c'est bien pour défendre les intérèts économiques de la France et non pour s'inquiéter de la survie et du devenir des pieds noirs,seul les riches colons pouvait esperer un soutien du gouvernement.


Houhou le 07/05/2009
Je voudrais répondre à quelques commentateurs, comme Gérard Bujon par exemple, pour leur rappeler, d'abord, cette citation d'Aimé Césaire, extraite de son "Discours sur le colonialisme" : "On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer. Moi, je parle de millions d’hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la danse, à la sagesse. Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, le désespoir, le larbinage…" ; puis, cette autre de Ferhat Abbas, tirée, page 222, de "Autopsie d'une guerre" : "Nous étions, en 1956, une vingtaine de pharmaciens, 75 médecins, 400 instituteurs, 3 ingénieurs."

Ne pensez-vous pas que si la France coloniale avait dispensé aux autochtones le même enseignement offert aux dizaines voire aux centaines de milliers d'intrus venus d'Europe et principalement d'Espagne, de Malte, du Portugal, de Pologne, d'Italie et d'ailleurs, le régime colonial n’aurait jamais autant perduré en Algérie ?

De grâce, un chat s'appelle un chat et rien d'autre. La colonisation avec sa cohorte de massacres, de destructions, d'autodafés, de spoliations, de discriminations et autres injustices qui n'ont jamais grandi la France, devait prendre fin. Son heure avait sonné en même temps que celle de l’apartheid instauré par ces pieds noirs, étrangers pour la plupart à la France, qui se sont improvisés en maîtres, parce qu’issus simplement d’une religion différente. C'était inscrit dans la logique des choses, tout comme le régime hitlérien, qui avait tant abusé de sa force, a fini par s’effondrer et disparaître.

Près d’un demi-siècle après l’indépendance de l’Algérie, vos propos d’arrière-garde ne sont plus de mise. Il faut plutôt songer à regarder vers l’avenir et forcer son imagination pour assainir les rapports liant la France à l’Algérie, les anciens colonisateurs aux anciens colonisés. Ce que les nouvelles générations veulent ne ressemble en rien au discours d’attardés prônant la revanche ou la haine. Libres aux illuminés, aux excentriques de rêver encore à l’Algérie de papa, c’est leur droit. Mais la réalité est là, palpable et incontournable : cette Algérie-là est morte et enterrée. L’Algérie d’aujourd’hui compte non 400 instituteurs, 3 ingénieurs, etc., mais des milliers quand ce n’est pas des dizaines de milliers dans chacune de ces corporations. Elle est un Etat souverain, libre et indépendant, mondialement reconnu.

Si deux ennemis jurés, l’Allemagne et la France, qui se sont pourtant cruellement combattues à plusieurs reprises et des années durant, ont fini par faire table rase du passé pour se regrouper aujourd’hui en pôle dirigeant de l’U.E., pourquoi donc Paris et Alger ne réussiraient-ils pas, d’un autre côté, la prouesse de créer un second pôle pouvant entraîner l’ensemble de la communauté francophone ? Il y a d’ailleurs tant de points communs qui peuvent servir une telle entreprise... Mais, c’est peut-être, hélas, trop demander, aujourd’hui.


londiche le 08/05/2009
HOUHOU,
Votre commentaire, du 7 Mai, aurait toute sa place sur le blog "Coeurs ouverts France Algérie", car il rappelle des réalités connues de tous mais que beaucoup s' évertuent à faire oublier. Au fait, "Amapola" a-t-il pris langue avec vous? Cordialement. georgeslondiche.centerblog.net.
http://georgeslondiche.centerblog.net


Dumas le 29/05/2009
Bonjour l'Ancien d'AFN,
Je viens de prendre connaissance de ton blog et il m'arrive parfois d'être surpris par quelques similitudes. Le bâteau, le repas, le transistor, l'arrivée à Alger car pour tout te dire, je suis en train d'écrire moi aussi mon blog mais je ne l'ai pas encore terminé. De temps en temps, lorsque je peux, je vais y tracer quelques lignes. Merci de nous faire vivre quelques moments de cette deuxième vie. Je suis de la 59 1/B et je réside aux environs de Nîmes.
A bientôt.
André
http://afnalgerie1959paulrobert18ra.unblog.fr.centerblog.net


Evelyne+Guilloton+ le 06/07/2009
En lisant votre article, j'ai l'impression de vivre ces moments!