Créer un nouveau blog :

A propos de ce blog


Nom du blog :
cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
07.11.2009

RSS

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Actualités du Biterrois (37)
· Algérie (45)
· Curiosités (42)
· Ecole (22)
· Expositions (6)
· Famille (9)
· Faune (52)
· Flore (160)
· Géologie (11)
· Histoire (50)
· Histoires de guerre et de soldats (11)
· Livres (4)
· Occitan (30)
· Paix (49)
· Patrimoine (100)
· Personnages pittoresques (19)
· Politique (54)
· Recettes de cuisine (3)
· Souvenirs d'enfance (42)
· Spectacles (19)
· Vie sociale (93)
· Viticulture (27)

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or cessenon
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· Départ pour l'Algérie, arrivée à Oran
· Idée de balade à Castelnau de Guers
· Crise d'urticaire, première !
· Les causes de la crise financière ?
· J'ai encore gagné !

· Des différentes espèces de lavande
· peche plate
· La visite médicale
· Journal d'un prisonnier de guerre
· Extraction de gypse et production de plâtre
· Sachons en plus sur les étourneaux
· Découverte d'une villa gallo-romaine
· mâche sauvage
· La reine des morilles
· Au Plateau des Poètes, la causerie de Padena

Voir plus 

Statistiques 910 articles


Derniers commentaires

la guerre de 1914 fut élaborée pour punir les enfants du peuple, du fait qu'un de ceux-ci avait tué un individ...
(Voir la suite)
Par WILDSCHÜTZ Arthur, le 05.11.2009

bonjour, je suis le neveu de marc albert fusille à 20 ans au champs de mars a beziers en 1944 ma mère alber...
(Voir la suite)
Par NOVIS+Marc, le 03.11.2009

une photo réussie, une de plus pr mon fond d'écran ! des déscriptions agréables à lire et votre humour qu...
(Voir la suite)
Par Evelyne, le 03.11.2009

j'aime autant les couleurs de la photo que celle de l'anecdote !...
(Voir la suite)
Par la CdM, le 03.11.2009

pas juste ! durant toute sa "carrière" de jardinier amateur mon père a rêvé d'avoir des radis de "taille corr...
(Voir la suite)
Par Kate, le 02.11.2009

tres jollie ?phot, tu vas bien ? bon pied bon oeil il me semble ! a bientothttp://tu maraa.centerblog .net...
(Voir la suite)
Par tumaraa, le 02.11.2009

gros comme des carottes !!!...
(Voir la suite)
Par jéré, le 01.11.2009

on a pu rêver d'une algérie multi-ethnique évoluant à la manière de l'afrique du sud... mais l'attitude des au...
(Voir la suite)
Par Jean MOUROT, le 31.10.2009

je pende qu'il y a une faute de frappe dien bien phu c'est 1954 pour l'algérie , 1945 est au...
(Voir la suite)
Par Moréno, le 31.10.2009

"imbécillité" est un mot trop faible, ou trop poli.je dirais plutôt "saloperie", en souvenir de mon passage en...
(Voir la suite)
Par maillet, le 30.10.2009

10% du budget de la pub : ça fait froid dans le dos... merci, jacques, de cette leçon morale sur les cucurbit...
(Voir la suite)
Par Jérémie, le 29.10.2009

pour les dépenses d'armement, je ne sais pas de combien il serait nécessaire de les diminuer pour éradiquer la...
(Voir la suite)
Par tarbouriech, le 29.10.2009

42 kg ? hé bé ! belle pièce ! oui, sujet grave la famine dans le monde... bonne soirée. ...
(Voir la suite)
Par Kate, le 28.10.2009

et oui il est incroyable ton paradis !tu peux être fier ! et la "cucurbite" aussi est magique ! bonne journée ...
(Voir la suite)
Par marie-josé, le 27.10.2009

le nom du photographe n'étant pas indiqué je suppose qu'il ne devait pas être bien loin de son jardin? amical...
(Voir la suite)
Par GAST Georges, le 27.10.2009

RSS

Recherche
Recherche personnalisée

Blogs et sites préférés

· bezierspcf


L'autre maître-chien

L'autre maître-chien

Publié le 03/05/2007 à 12:00 par cessenon
L'autre maître-chien
Quelques-uns des maîtres-chiens quarante ans plus tard
Photo Malou Bertomère

Il s’appelait Donjon, Bernard Donjon. Je l’ai connu quand je me suis porté volontaire pour être maître-chien. Lui aussi avait été candidat à cette fonction.
C’était un garçon pas très grand, bien physiquement, avec une moustache. Il était Parisien. Il habitait la même rue que Jean-Paul Sartre et avait l’occasion de le croiser. Dans le civil il avait été ajusteur je crois et avait travaillé dans une usine qui fabriquait des compteurs de voiture, des compteurs Jaeger me semble-t-il.
Il avait été sinon au parti communiste du moins aux jeunesses communistes et il avait effectué une partie de son service militaire, 14 mois, en Allemagne.
Après notre stage de maître-chien à Mostaganem nous avions été affectés tous les deux à la 4ème batterie du 1/66ème Régiment d’Artillerie, au cantonnement de Bou-Ktoub plus précisément. Nous partagions la même chambre à côté de ce qui tenait lieu de chenil.
Il avait une guitare et en jouait quelquefois, chantant notamment une chanson de Jacques Brel :
Sur la place chauffée au soleil / Une fille s'est mise à danser
…/…
L'amoureux l'appelle l'amour / Le mendiant la charité / Le soleil l'appelle le jour
Ainsi qu’une autre de Jean Ferrat :
Ma môme, ell' joue pas les starlettes / Ell' met pas des lunettes / De soleil / Ell' pos' pas pour les magazines / Ell' travaille en usine / A Créteil
Il avait aussi fait des poèmes. Je vais essayer de retrouver une partie du texte de l’un d’eux :
Cigarette dorée au bout des doigts vernis,
Chaussures Milano et bas que l’on soupçonne,
On pourrait croire qu’elle vit presque complètement.
Il lui arrivait aussi de peindre. C’étaient de petits tableaux non figuratifs et j’étais chargé de leur trouver des titres. Je me rappelle que pour l’un d’eux je lui en avais proposé deux : dans le sens horizontal, « Le passage de la Bérézina », dans le sens vertical « la défenestration de Prague » !
Il était réfractaire à toute contrainte mais curieusement il s’en sortait toujours. Par exemple le matin les maîtres-chiens étions assez régulièrement embauchés pour les pluches. Il traînait, traînait, n’arrivant que quand nous étions sur la fin. Il se faisait naturellement sermonner par le maréchal des logis de semaine. Il avait une parade : « J’écrivais à ma fiancée. C’est que si je ne lui écris pas, elle ne me répond pas et si je n’ai pas de nouvelle je n’ai pas le moral. Vous savez ce que c’est, un soldat qui n’a pas le moral… »
Au début il feintait les diverses revues prétextant qu’elles avaient lieu au moment où nous sortions les chiens et qu’il ne fallait pas les perturber dans l’organisation de leurs activités. Ce n’est pas qu’il ne souhaitait pas faire la revue, au contraire disait-il « Il aimait savoir où il en était de ses affaires ! » Naturellement cela n’a duré qu’un temps.
Une fois je ne sais quel gradé voulait que nous graissions ou cirions le dessous de nos rangers il avait ostensiblement attiré l’attention sur lui en soulevant ses pieds et montrant ses semelles, déclamant à la cantonade « Moi chef, moi… »
Un jour, au cours d’une opération, il était chef de pièce, c'est-à-dire qu’il commandait l’équipe chargée d’un fusil mitrailleur. Un sanglier avait déboulé devant la section. Il avait fait tirer sur l’animal, lequel s’en était d’ailleurs sorti sans une égratignure. A l’adjudant qui demandait qui était le responsable il avait montré le soleil en disant que c’était lui, il faisait vraiment trop chaud.
Il avait relevé dans une revue assez bourge des adresses de jeunes filles qui se proposaient pour être marraines de guerre. Il avait écrit et avait reçu un colis avec je me rappelle des asperges en boîte ! Il s’était accommodé de la chose d’un « Ça commence par des colis mais ça va suivre avec des mandats ! »
A propos de la misère de notre vie affective il avait ce commentaire : « On ne pourrait pas s’empêcher de faire des avances à une chèvre qui aurait un tablier à fleurs ! »
Comme il était plus ancien que moi j’avais encore quelques mois à effectuer après son départ. A partir de là j’ai commencé à ne plus être protégé par la chance insolente qui était la sienne et dont je bénéficiais. Ben oui quelques jours après j’écopais de huit jours de prison pour avoir abandonné quelque temps mon poste alors que je montais la garde. Huit jours que je n’ai d’ailleurs jamais faits !
Avec notre peu d’enthousiasme l’armée française n’avait aucune chance de gagner la guerre mais nous pouvons cependant nous vanter d’avoir contribué à faire flotter le drapeau tricolore aux confins du Sahara !
J’avais eu l’occasion de rendre visite à ce copain de régiment, et de manger chez lui, lors d’une réunion syndicale qui s’était tenue à Paris en 1972. Il était alors marié, avait un garçon et habitait un tout petit appartement près du Luxembourg. Il avait changé de métier et s’occupait de coller des affiches.
Je l’ai perdu de vue quelque temps plus tard et en avril 2000 quand les maîtres-chiens du 1/66ème RA nous nous sommes retrouvés du côté de Parthenay pour fêter les soixante ans de l’un d’entre nous il était le seul absent.




:: Poster un commentaire ::

Votre commentaire : Obligatoire
Votre nom :
Votre adresse email :
(Non publiée)
Votre centerblog : http://.centerblog.net