Toujours à Bou-Ktoub
Posté le 20.05.2007 par cessenon

Tiens ça c’est une vue de l’activité économique à Bou-Ktoub
Le charroi d’alfa et des meules derrière
Il va de soi que je m’y ennuyais ferme ! Aussi quand j’ai été désigné par l’adjudant Chassagne pour servir d’escorte et de rabatteur à deux Nemrod, en l’occurrence un capitaine et un commandant, cela m’allait plutôt !
Mais voilà, avais-je fait un déplacement de plus de 1500 km hors de chez moi pour ce type de mission ?
Aussi, si je n’en disais pas plus, je n’en pensais pas moins. Et j’ai toujours eu cette particularité qu’on pouvait lire ce que je pensais sur mon visage et dans mon regard, ce que n’ont pas manqué de comprendre les gradés que j’accompagnais. Je ne les ai pas démentis !
Par ailleurs à cette époque j’étais mince et bon « crapahuteur ». J’ai eu droit à des éloges à ce sujet. Crapahuteur, je le suis encore, mince beaucoup moins !
Nous sommes donc partis dans une zone qui devait être interdite, en tout cas la chasse l’était. Qu’est-ce que nous avons pu lever comme lapins et perdreaux ! Lever et tirer naturellement. Enfin moi je ne faisais que rabattre et peut-être ramasser, je ne sais plus. Je n’ai aucune précision à apporter sur le tableau de chasse. Qu’ont-ils fait du gibier abattu ? Je l’ignore.
Une autre anecdote. Un dimanche l’armée avait prêté un camion pour emmener à Méchéria l’équipe de football de Bou-Ktoub. J’avais prétexté que j’avais là-bas un copain pour demander l’autorisation de m’y rendre. Elle me fut accordée. Ce Chassagne aura finalement mérité le Ciel !
Je n’ai guère de souvenir du match, par contre de celui des autochtones chantant quelque chose que je vais essayer de rapporter « Harkia, arbia… ! » oui. Quelle est la traduction ? Je l’ignore, absolument !
Il y avait des passages de poids lourds qui se dirigeaient vers le sud. Les chauffeurs faisaient halte devant le café situé en face du chenil et par temps froid laissaient tourner leur moteur diesel. Je crois même que du feu était entretenu sous le capot.
Ah, une image, entre l’entrée du bordj et la gare, distance d’environ deux cents mètres, un autochtone élevait un veau en plein air. Un veau ? L’autochtone devait être quelqu’un d’aisé ! Ce veau s’était trouvé une occupation : il courait après les hirondelles !
Moi aussi j’avais tenté de me trouver une activité qui m’aurait permis de supporter l’imbécillité de notre situation. Des bandes de moineaux venaient dans les fils de fer barbelés qui entouraient le cantonnement. J’avais demandé à mon père de m’envoyer des tendas (des pièges à oiseau). J’en ai reçu six mais je ne crois pas avoir attrapé un seul des ces muralhièrs ! Par contre l’ami Serge Roccaz (ou un nom approchant, il était de Grenoble) nous avait convenablement cuisiné le hérisson que j’avais rapporté !
Autre chose : j’étais de garde à l’entrée du bordj, une activité passionnante vous vous en doutez ! Je ne sais pas ce que réclamaient des Algériens qui sont venus manifester devant moi mais l’adjudant Chassagne était impuissant à les calmer. Complètement dépassé il m’a dit « Mais tirez donc dans le tas ! » Pour toute réponse j’ai souri. Ça ne me déplaisait pas de voir l’autorité militaire en difficulté !
Peut-être vais-je mentionner pour finir ce chapitre l’histoire de ce Corse qui dégageait sur lui une odeur de rance. Ayant appris que l’huile permettait de bronzer il avait ouvert une boîte de sardines et s’en était badigeonné les bras et les épaules.
L’armée rend ingénieux !
--
:: Poster un commentaire
:: Les commentaires des internautes
32200
Posté par
aliane le 09.01.2008
photo de bou-ktob a 1914 et 1962
Lien vers mon blogBouktoub
Posté par
Jacques Flotté le 16.01.2008
Dans cet article tu cites le nom de Serge Roca. En réalité il s'appelle Serge Rocaz. Il faisait l'instit avec moi (mais il ne l'était pas dans le civil). A ce propos je me souviens d'un conseil pédagogique que tu nous avvais donné. Concernant l'étude du son "Z" tu avais proposé la phrase suivante: au zambèze Zoubida a vu le zob du zébus. C'est le genre de plaisanterie qui reste en mémoire toute une vie. De même que je me souviens très bien des deux titres que tu avais proposés pour le tableau de Donjon.
A+
Jacques
Champignonière
Posté par
Claude DOIZIE le 16.01.2008
En quelle année cette culture de champignons? J'ai servi comme Officier au Kreider de Noël 1960 à avril 1962 mais je n'ai pas de souvenir de cette culture. Des douches oui. Amitiés.
BOUKTOB
Posté par
mekki le 03.03.2008
BONJOUR je suis de la région exactement j'habite Mecheria qui n'est pas loin de BOUKTOB cette dernière ou jadis elle est le siège de l'exportation de l'alfa vers la France cette plante a disparu totalement pour ce qui est de la traduction de ça veut dire Haki quelqu'un qui aide les français pendant la guerre et le mot ça vient du mot arabe ,harkia arbia un arabe qui aide les occuppants.Quand au fer barbelés tout a disparu
Rocaz
Posté par
mohmmed le 17.06.2008
Rocaz était le nom d'un soldat qui nous donnait des cours d'initation. Un autre instit s'appelait Boucher.Il partageaient leur temps entre les cours sous le "guitoune" et la sortie à la recherche des "fel".
Il trainait un grand berger allemand appelé "Bipso" qui était très méchant (le chien bien sûr, pas l'homme). Les guitounes (tentes) qui servaient de classes étaient dans le quartier. ce dernier n'était pas très loin de la gare de chemin de fer.
Je me rappelle que les instit avaient creusé un grand trou où ils faisaient pousser des champignons et des truffes. Ces messieurs peuvent-ils être encore vivants?
archive de bouktob
Posté par
med98 le 18.07.2008
salut
moi med abiut a bouktob
je voue tout de archive de bouktob meme de archive de les fammille qui a biut a bouktob et tout .....
et merci bouque