
Nom du blog :
cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
07.11.2009
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Par WILDSCHÜTZ Arthur, le 05.11.2009
bonjour,
je suis le neveu de marc albert fusille à 20 ans au champs de mars a beziers en 1944 ma mère alber...
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Par NOVIS+Marc, le 03.11.2009
une photo réussie, une de plus pr mon fond d'écran !
des déscriptions agréables à lire
et votre humour qu...
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Par Evelyne, le 03.11.2009
j'aime autant les couleurs de la photo que celle de l'anecdote !...
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Par la CdM, le 03.11.2009
pas juste !
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Par Kate, le 02.11.2009
tres jollie ?phot, tu vas bien ? bon pied bon oeil il me semble ! a bientothttp://tu maraa.centerblog .net...
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Par tumaraa, le 02.11.2009
gros comme des carottes !!!...
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Par jéré, le 01.11.2009
on a pu rêver d'une algérie multi-ethnique évoluant à la manière de l'afrique du sud... mais l'attitude des au...
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Par Kate, le 28.10.2009
et oui il est incroyable ton paradis !tu peux être fier ! et la "cucurbite" aussi est magique ! bonne journée ...
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Par marie-josé, le 27.10.2009
le nom du photographe n'étant pas indiqué je suppose qu'il ne devait pas être bien loin de son jardin?
amical...
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Par GAST Georges, le 27.10.2009
On en trouve qui contestent, qui ergotent, qui proposent… J’ai entendu ou plutôt lu les noms de La Couvertoirade, Cordes sur Ciel, Séverac le Château… Que sais-je encore ?
Le plus beau village de la Galaxie a été homologué par la commission de Bruxelles (une des rares initiatives positives de cet organisme !) et je ne comprends pas pourquoi on revient sur une affaire classée.
Evidemment on peut toujours faire appel d’une décision de justice. Eh bien puisqu’on nous y contraint nous irons en cassation. Et dans ce cadre la défense produit le document ci-dessus, une photographie de l’Orb en amont de Cessenon prise le samedi 24 octobre !
On conteste encore ? C’est de la mauvaise foi ! L’argument présenté nous semble irréfutable. D’ailleurs certaines de mes correspondantes ont mis cette photo en fond d’écran et en sont pleinement satisfaites.
Une histoire émouvante.
Si les informations qui nous ont été communiquées sont exactes, elle remonte à 1958, plus de cinquante ans donc ! On peut même la faire commencer plus tôt.
En 1945, après la victoire sur les nazis et le fascisme, les républicains espagnols tentent de secouer le joug de la dictature franquiste terriblement répressive. Manuel Madrona s’engage courageusement dans l’action clandestine.
Il est l’adjoint du secrétaire général du PCE. Hélas il sera arrêté mais, son chef n’ayant pas parlé, il échappe de peu à la condamnation à mort. Il est toutefois incarcéré et passera une dizaine d’années dans les geôles d’une prison de Burgos.
Elargi en 1957 il reste cependant en liberté surveillée. Il souhaite quitter l’Espagne et la situation inconfortable dans laquelle il s’y trouve. Muni d’un passeport mexicain il sera conduit en France par Armande Maillet qui vit alors à Perpignan avec son mari et qui va le chercher à Barcelone au volant de sa « Deux Chevaux ».
Le passage de la frontière se fera sans trop de difficulté, c’est Armande qui, parlant le français et l’espagnol, présente les passeports aux douaniers.
Arrivés en France, les deux protagonistes se sont perdus de vue, Manuel ayant été réceptionné par des camarades de Perpignan qui s’étaient occupés de lui faire prendre un train pour Paris
Au début de 2009, à l’occasion d’initiatives prises à Sète pour commémorer La Retirade, Armande raconte ce qu’elle avait pu faire ou tenté de faire avec son mari, avec une autre personne aussi, Andrée Cordesse, pour aider les républicains espagnols, dans le cadre d’une collaboration entre PCE et PCF.
Manuel, présent parmi le public qui écoute, se précipite dans ses bras en déclarant qu’il reconnaît à travers l’histoire qu’elle vient de relater celle qui lui a sauvé la vie !
Ah, la « Deux Chevaux » ? Elle a péri du côté de Ganges, lors d’une crue de l’Hérault, en septembre 1958 nous a précisé Armande.
Oui, si vous passez à côté de la permanence du député de la 6ème circonscription de l’Hérault vous pourrez apercevoir des fumerolles se dégageant du lieu, signe d’une intense activité cérébrale de son occupant.
Celui-ci s’est en effet trouvé un créneau. Non, non, il ne s’intéresse pas spécialement à la situation sociale désastreuse que nous connaissons : licenciements, chômage, précarité, baisse du pouvoir d’achat, réduction des services publics, difficultés pour les jeunes, les personnes âgées… Non tout cela est le résultat d’un mal venu de la stratosphère qu’on peut résumer en un mot « la crise ».
Contre elle Aboud ne peut rien et d’ailleurs il est vrai que le dysfonctionnement du système bancaire est en voie de règlement, grâce à l’injection de capitaux publics dans des comptes privés. Il y a donc une amélioration sensible ! Pas pour tout le monde bien sûr !
Comme notre député n’est pas homme à rester sans rien faire il a entrepris de légiférer. On apprend à cette occasion qu’il a un problème avec les drapeaux, surtout les drapeaux étrangers, parce que pour ce qui est du drapeau tricolore on n’a rien à reprocher à notre élu. Non, il a comme une phobie, ça relève de la psychiatrie, à l’égard des drapeaux étrangers. Il est donc question d’en finir avec leur présence inopportune dans la salle des mariages lors de la célébration de ceux-ci.
Si ça n’empêche pas un licenciement à La Cameron, mais on vous l’a dit, ça c’est insoluble, la mesure à le mérite de faire plaisir à certains de nos compatriotes. Evidemment c’est un peu en rupture avec la tradition de tolérance des Biterrois refusant de livrer aux Croisés de Simon de Montfort les habitants qui avaient choisi une autre religion que celle qui dominait alors ! Bref ceux qui se réclament du slogan « Catholiques et Français toujours ! » seront à coup sûr satisfaits !
Il avait déjà sévi le député de Béziers lors de l’affaire de la stèle à la gloire des tueurs de l’OAS érigée au cimetière neuf de la ville. Il avait même été de bon conseil pour le préfet de l’Hérault, l’assurant que la manifestation des nostalgériques le 5 juillet 2009 n’était pas de nature à troubler l’ordre public. Il avait lui-même participé à l’hommage rendu aux assassins dont le nom est inscrit sur la stèle. Enfin lui il était simplement dans le recueillement. Elie honore…
Et d’ailleurs il poursuit dans la voie du recueillement et a déposé un projet de loi comportant un article unique : le conseil municipal peut autoriser l’érection d’une stèle sur un terrain prévu à l’article L. 2223-1 du code général des collectivités territoriales. Sur cette stèle pourra être apposée la mention suivante :
En hommage aux rapatriés d’Afrique du Nord, aux anciens membres des formations supplétives et assimilées aux populations civiles victimes de massacres ou d’exactions commis durant la guerre d’Algérie, aux enlevés portés disparus, à toutes les personnes qui sont tombées à l’occasion des évènements liés au processus d’indépendance et à sa phase finale notamment du 26 mars 1962 rue d’Isly à Alger et le 5 juillet de la même année à Oran.
Eh non, il n’est pas question d’y faire référence à l’absurdité de cette guerre absurde et anachronique qui a occasionné tant de souffrance chez le peuple algérien et tant de dégâts dans la génération des appelés du contingent en Algérie.
Pas question davantage de dénoncer la politique de terre brûlée menée par l’OAS après le 19 mars 1962. Pas question non plus de rappeler que les victimes de la rue d’Isly demandaient, à l’appel de l’OAS, la remise en cause des accords d’Evian qui venaient d’être signés et ipso facto la reprise de la guerre.
La démarche d’Elie Aboud est dans le registre de la justification du colonialisme dans laquelle d’autres s’inscrivent avec leur projet de musée de la présence française en Algérie. Une démarche qui ne manquera pas de réunir tous les tenants de notre système économique social, depuis la droite et son extrême jusqu’à la social démocratie, avouée ou non. Une justification sur laquelle on pourra s’appuyer pour envoyer des renforts en Afghanistan ou entreprendre d’autres expéditions militaires.
Au téléphone, en demandant « Allô, Elie ? » vous risquez d’avoir comme réponse quelque chose du genre « Elie ! Allô ! » qui vous rappellera sûrement autre chose !
Et comme musique d’attente sur son répondeur vous aurez peut-être droit à « L’as-tu vue la casquette, la casquette, l’as-tu vue la casquette du père Bugeaud ? »
Rappelons d’abord ce qu’est la FG-RFP : c’est la Fédération des Retraités de la Fonction Publique. Ses responsables départementaux avaient choisi Le Cap d’Agde pour la tenue de leur traditionnelle journée d’automne.
Un peu plus d’une centaine de participants était accueillie au Palais des Congrès, gracieusement mis à la disposition de la FG-RFP par la municipalité d’Agde, par Claude Guilleret, proviseur de LP à la retraite, retiré au Cap d’Agde, Jean Médan présidant l’assemblée
Le rapport financier a été présenté par Claude Courtès, le trésorier départemental. Il a été suivi par le rapport d’activité de Jean-Claude Delmas, le secrétaire de la section34 de la FG-RFP. Le bilan des actions engagées, manifestations et audiences auprès de l’administration ou des élus notamment, a été fait.
La dégradation du pouvoir d’achat des retraités est patente, l’indice des prix traduisant mal l’augmentation du coût de la vie. Outre le secteur de l’énergie auquel les retraités sont sensibles il faut souligner les dépenses toujours plus importantes en matière de soins en raison de la politique de santé menée par le gouvernement. Ces dépenses deviennent même difficilement supportables en cas de dépendance. Les sommes à débourser pour le placement en maison de retraite sont devenues très lourdes alors même que ceux qui ont pris leur retraite depuis une quinzaine d’années ont souvent à faire face aux besoins de quatre générations.
Albert Bonnery, le délégué régional, a, avec sa faconde habituelle, situé nos problèmes dans le contexte général : français, européen, mondial. Il a mis en lumière les avoirs des banques, avant, pendant et depuis la crise financière. « Ça va bien pour eux, merci ! » pourrait-on dire. Par contre pour ce qui est du sort des retraités, comme des actifs d’ailleurs, le prétexte de la crise n’a pas été sans conséquence douloureuse. Il a fait état des menaces qui pèsent sur les dispositions concernant la réversion de la pension en cas de décès d’un des conjoints. Il a appelé au renforcement de la FG-RFP en adhérents, en militants, en activités diverses.
Dans la plage de temps laissée à la discussion nous avons relevé le lien souligné entre les licenciements et les profits cyniquement avoués par la direction de La Cameron à Béziers ainsi que le résultat positif de la votation pour La Poste qui a été mis en exergue.
L’assemblée avait à élire un ou une commissaire aux comptes. Deux candidats étaient en lice. C’est une personne, retirée à Dio et Valquières, qui a été désignée, sans doute à cause de l’engagement, dont elle a fait état, au sein de la FSU car il n’y avait pas d’autre élément pour choisir !
Jean-Claude Courtès a donné le résultat de l’enquête pour le voyage annuel de l’organisation : c’est celui en Turquie qui a recueilli le plus de suffrages.
La fin de la matinée a été consacrée à un exposé de Mme Geneviève Fruchier, gérontologue, sur les troubles de la mémoire. Présentée par Yolande Lopez, la conférencière a été plutôt rassurante. Le vieillissement ne s’accompagne pas nécessairement de perte de la mémoire. Après avoir décortiqué plusieurs aspects du problème Mme Fruchier a précisé quelques contre-indications : le tabac, l’alcool consommé en même temps que les somnifères… L’isolement de la personne âgé, l’absence de réseau de relations, contribuent à la sclérose de l’activité cérébrale ! Selon son mot « La mémoire est à l’inverse de la pile Wonder, elle ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ! »
Monsieur le député maire d’Agde est venu, accompagné de deux de ses adjoints, saluer l’assemblée. Après les remerciements légitimes qui lui ont été adressés par le secrétaire départemental de la FG-RFP pour les moyens offerts par la municipalité afin de tenir dans de bonnes conditions la journée d’automne, Jean-Claude Delmas a su habilement utiliser les circonstances pour rappeler au député de la majorité les revendications des retraités.
Un apéritif offert par la municipalité agathoise précédait un repas convivial qui se tenait dans une salle du Palais des Congrès.
L’après-midi était prévu, une visite du musée de l’Ephèbe ou la découverte du Cap d’Agde avec le petit train. Ah, la pluie aura peut-être perturbé ceux qui ont choisi cette deuxième option !
Photo Hugues Bousquet
C’est le titre d’une œuvre de Picasso exposée à la chapelle de Vallauris. C’est une huile sur isorel exécutée après 1957.
Sur le thème des quatre parties du monde se réunissant autour de la colombe de la paix, Picasso a conçu un panneau d’une déroutante facture. Les quatre silhouettes, peintes en aplat de façon très naïve, tranchent avec la liberté d’inspiration et de technique des panneaux principaux qui décorent la chapelle.
Ici il ne s’agit pas de l’original mais d’une mosaïque réalisée avec des morceaux de carrelage par un atelier, initiée par Nadia et quelques amies, qui s’était installé dans le jardin de La Plantade lors de la fête des sections biterroises du parti communiste.
Nous avons appris que c’est Odéna qui avait dessiné le canevas sur lequel ont été collés les divers éléments.
La céramique terminée elle a été apportée au siège de la section de Béziers du pcf où on peut l’admirer.
Et on la partage après avoir lu ce qui nous a été rapporté par une connaissance de Jean-François Gavoury.
Mais rappelons d’abord qui est Jean-François Gavoury. Il est le fils de Roger Gavoury, commissaire central d’Alger, sauvagement assassiné par l’OAS le 31 mai 1961.
Jean-François a alors onze ans et nous supposons que c’est lui qui, en culottes courtes, figure sur la photo prise à Hussein Dey lors des obsèques de son père.
Situation à n’en pas douter extrêmement douloureuse pour un enfant de cet âge ! Aussi nous comprenons qu’il ait à cœur d’animer l’Association des familles de victimes de l’OAS dont il est le président.
Dans cet esprit, il demande à Claude Baland, préfet de région, préfet de l’Hérault, d’interdire la manifestation prévue le 5 juillet 2009 par les nostalgiques de l’OAS devant la stèle érigée dans le cimetière neuf de Béziers. Demande d’autant plus légitime que figurent sur cette stèle les noms et les portraits de Degueldre (chef des commandos Delta), Dovecar et Piegts, responsables et exécutants du meurtre de son père.
Réponse négative ou, plus exactement, absence de réponse du préfet : la manifestation n’est pas interdite. Elle se déroule donc, moyennant toutefois une contre-manifestation organisée devant la porte du cimetière de Béziers et à laquelle participe une quarantaine de personnes.
Jean-François Gavoury aura dû attendre le 12 octobre pour connaître la raison pour laquelle le représentant de l’Etat dans le département a estimé devoir ne pas s’opposer au déroulement d’un hommage rendu aux tueurs d’un commissaire, lui qui, en tant que directeur au ministère de l’intérieur, administra durant trois années (2001-2004) les personnels de la police nationale : le député Elie Aboud avait fini par convaincre le préfet de l’innocuité de ce rassemblement.
Ben voyons ! Vous me direz, ce n’est pas le seul à s’arranger avec le ciel. Georges Frèche, le président de la région Languedoc Roussillon, est à peu près dans le même registre.
Jean-François Gavoury a eu souvent l’occasion de dire et prédire qu’un jour, sans doute, à force de complaisances, à force de mépris des familles de victimes, on verrait les assassins de Claude Erignac glorifiés.
Une telle remarque ne pouvait que faire mouche auprès de Claude Baland, qui fut sous-préfet de Mantes-la-Jolie alors que Claude Erignac était préfet des Yvelines et qu’il lui voua probablement une grande estime, comme tous ceux qui approchèrent ce grand serviteur de la République.
Reste que les nostalgiques du colonialisme et de son aboutissement logique, l’OAS, continuent leurs odieuses opérations de propagande idéologique.
Nous devons la photo à notre fournisseuse habituelle. Elle a été prise le mardi 6 octobre dans le lit du Vernazobres toujours dans le tènement de La Girbe, c'est-à-dire entre Cessenon et Saint-Chinian, en aval du pont de Commeyras si on veut plus de précisions.
En cherchant sur la Toile nous avons appris que le mot « marathon » est la traduction grecque de fenouil. Oui, le village de Marathon doit son nom au fait qu’il était bâti au milieu d’un champ de fenouil sauvage.
En portugais « fenouil » se décline en « funchal ». Funchal est le chef lieu de l’île de Madère et là aussi c’est à cause des nombreuses plantes de fenouil qu’on y trouve que la ville a été ainsi baptisée.
Scientifiquement c’est Foeniculum vulgare, foeniculumsignifiant « petit foin ».
Le fenouil sauvage est la résidence d’été des cagarauletas qui s’installent sur ses tiges pour ne pas être incommodées par le sol brûlant. Mais nous en avons déjà parlé !
On peut ajouter que la plante a des tas de vertus médicinales : elle aurait le pouvoir de stimuler la force, dans l’Antiquité les athlètes mâchaient de ses graines lors des l’entraînement pour les Jeux Olympiques. Elle assurerait la longévité à ceux qui en consomment. Un vrai malheur pour le système des retraites !
.. A la commission d’attribution du Mérite Agricole ?
Ils ont attendu pour dresser un état des lieux de mon jardin qu’il n’y ait plus de tomates, que la gelée blanche du jeudi 15 octobre ait provoqué… la fin des haricots !
Certes j’ai encore des atouts, à preuve cette photo prise le 3 octobre ( ?) sur mes terres par une dame Hérissonne.
Oui, c’est bien du fenouil, tout ce qu’il y a d’épanoui, qu’il s’agit. Précisons même qu’il s’agit de fenouil doux de Florence Foeniculum dulcepour ce qui est de son nom scientifique, enfin ce n’est pas sûr que ce nom fasse l’unanimité.
Eh non, la partie comestible n’est peut-être pas un bulbe mais un pétiole renflé à la base. On vous l’a souvent dit, les botanistes sont comme les Shadocks, « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? »
Ils sont quand assez d’accord pour dire que le fenouil est une ombellifère. Il est originaire de Syrie et a été introduit en Italie au 16ème siècle où il a connu un vif succès, l’appellation « Fenouil de Florence » en témoigne.
C’est une plante annuelle que je sème traditionnellement autour du 14 juillet. Ah, en 2009 il m’a fallu solliciter de l’aide pour éliminer les pourpiers qui avaient envahi mon semis. Je suis donc prêt à partager mon Mérite Agricole avec la personne qui a participé aux travaux !
Parce que quand même ce Mérite Agricole… est-ce qu’on va encore me lanterner longtemps ? C’est que je mange du fenouil depuis déjà plusieurs jours. Certains vont dire qu’il a fait chaud l’été dernier et que pour l’essentiel c’est le temps qui a favorisé ma production. Des jaloux oui !
Et les arrosages, le binage, le désherbage (même avec participation d’une tierce personne), on les prend en compte dans l’affaire ?
Ajoutons que le fenouil a une odeur caractéristique d’anis due à l’anéthol, un éther aromatique assez complexe dont nous vous épargnerons le nom et la formule chimiques. Sachez simplement qu’il entre dans la composition de l’anisette et du pastis.
Odéna au Saut de Vezoles en 1990, photo Pedro Medina ( ?)
Odéna vient de nous quitter ce samedi 17 octobre. Le vendredi 9, lors du repas à thème sur Jaurès, nous avions appris qu’elle était hospitalisée et les informations qui nous avaient été données alors n’avaient rien de rassurant : un cancer apparemment qui avait déjà attaqué diverses parties du corps.
L’histoire d’Odéna est émouvante. Ses parents n’étaient pas encore mariés lors de la guerre civile en Espagne mais étaient déjà fiancés. Le père était gradé dans l’armée républicaine, commandant je crois.
Lors de l’offensive des troupes franquistes sur Madrid son groupe avait pu décrocher grâce au sacrifice d’une jeune femme, Odéna précisément, qui avec un fusil mitrailleur avait pu arrêter un moment les assaillants.
Avec la défaite des républicains, la Retirade et le départ pour la France les fiancés se sont perdus de vue. Chacun d’eux avait plus ou moins organisé sa vie quand le hasard a fait qu’ils se sont rencontrés dans une rue de Paris.
Le couple s’est reformé et une fillette est née, in extremis, la mère devait avoir pas loin de 45 ans, qui a été appelée Odéna.
Mon premier contact personnel avec Odéna remonte à juin 1987. Elle était venue nous chercher, un voisin et moi, avec sa voiture pour nous emmener à la gare où nous avons pris un train afin de participer à la manifestation pacifiste de Paris organisée par l’Appel des Cent.
Arrivés à la gare Odéna avait enlevé l’antenne de cibiste qui garnissait le toit de son véhicule. Le soir au retour de Paris, elle l’avait remise et était tout de suite entrée en contact avec un correspondant qui s’était identifié d’un « Unité, unité… » A ma question sur le sujet elle avait répondu que son interlocuteur était de l’Aude et, que « Unité, unité… » Signifiait 11, le numéro de ce département !
Pendant une période Odéna est venue marcher avec le groupe de randonneurs que j’animais. J’ai le souvenir d’une descente depuis le Saut de Vezoles au cours de laquelle, ayant fait la fête la veille, elle s’était couchée et ne voulait plus avancer. J’avais dû lui demander si elle espérait que je ferai venir un hélicoptère pour la rapatrier ! C’est qu’Odéna était assez entière !
Pendant une période elle avait galéré, je lui ai connu un emploi chez un détective pour le compte duquel elle faisait des filatures, en général pour des femmes qui faisaient surveiller leurs maris, peut-être aussi l’inverse ?
Elle a fini par avoir un emploi stable comme conductrice de car de ville. Je me rappelle un échange au cours duquel elle avait fait part des incivilités pénibles dont étaient l’objet les chauffeurs de bus.
N’ayant pas de problème financier Odéna avait choisi de ne travailler qu’à demi-service, concentrant son activité professionnelle sur la moitié de l’année ce qui libérait l’autre moitié pour ses loisirs.
Des loisirs qu’elle mettait à profit pour voyager, se rendant souvent à Cuba, un pays qu’elle aimait beaucoup. Elle était d’ailleurs une adhérente active de France / Cuba.
J’avais eu l’occasion de passer chez elle à Maureilhan. Elle y avait une grande maison qui comportait en fait deux appartements. Elle était super équipée en matériel informatique, ayant par exemple un scanner bien avant que cet outil soit devenu d’un usage courant.
De même sa dotation en matière d’appareil photographique était impressionnante et j’avais eu l’occasion de lui demander de m’envoyer des photos pour illustrer des articles.
Je vais rajouter ici un détail concernant le père d’Odéna. Il avait souffert du franquisme et du fascisme, ayant été déporté à Mauthausen. En 1975, lors du décès de Franco, alors que j’allais à Montpellier pour un recyclage avec un collègue, celui-ci, voisin et ami des parents d’Odéna, m’avait annoncé : « Ce soir je boirai du champagne ! » Le père d’Odéna avait en effet mis de côté une bouteille en prévision de… l’heureux événement !
Là je viens de mettre une croix à côté du nom d’Odéna sur la liste des quelque six cents participants aux randonnées que j’ai conduites.
Convoquée par la direction de leur organisation, une trentaine de militants de la section de Béziers du parti communiste a participé ce vendredi 16 octobre à une assemblée générale. A l’ordre du jour la situation politique et les échéances électorales avec les régionales prévues pour 2010.
A la « tribune » avaient pris place Aimé Couquet qui présidait la séance et à ce titre a distribué la parole et Paul Barbazange qui a présenté un rapport assez court, une vingtaine de minutes, permettant ainsi les échanges.
La situation présente est caractérisée par une insuffisance des luttes face à une dégradation sans précédent de l’emploi, du pouvoir d’achat, des services publics… Avec toutefois, cela sera développé au cours du débat qui a suivi, des secteurs où la combativité est plus nette. C’est le cas à La Poste avec le succès de la votation, point d’appui précieux pour la défense d’autres services publics : transports, hôpital, Ecole…
Sans doute que l’absence de perspectives crédibles pour sortir d’une crise sociale difficilement supportable pour les salariés doit-elle être mise en cause dans ces carences.
Pour ce qui est du bilan de l’équipe qui a dirigé la région depuis bientôt six ans, c’est décevant. Sa principale activité a été de promouvoir la communication mais cela ne constitue pas un contrepouvoir à la politique européenne désastreuse relayée au plan national par ceux qui nous gouvernent. On a même assisté, et ce n’est pas vrai que pour le Languedoc Roussillon, à la mise en œuvre de directives européennes négatives avant même qu’elles ne soient rendues obligatoires !
Par essence le système dans lequel fonctionnent les régions porte en lui le risque de présidentialisme. Ici, avec le personnage qu’est Georges Frèche, on ne pouvait guère échapper à la chose. Et malheureusement les élus communistes sortants ont fait la preuve d’une incapacité à s’opposer à une telle dérive.
On peut ne prendre qu’un exemple, suffisamment éloquent : l’augmentation des impôts régionaux qui devait ne pas dépasser le prix de quelques paquets de cigarettes. En six ans elle est de l’ordre de 150 % !
A l’évidence il faut trouver des élus qui aient un autre profil que celui des sortants ! Il reste bien sûr à explorer toutes les pistes qui permettraient d’aborder les régionales de manière efficace et d’en finir avec l’absence de transparence, de lien entre les élus et les électeurs.
Le point a été fait sur l’état du parti et son fonctionnement. La liquidation de l’organisation en cellules, décidée au congrès de Martigues, a été réalisée et il n’est pas évident de reconstituer ces structures de base et de les faire vivre. Pourtant la question est incontournable, comme l’est celle de la rupture avec un système économique et social en fin de course.
Là aussi la question se pose d’une autre orientation que celle qui, de programme commun en gauche plurielle, a conduit à la quasi-disparition d’un parti révolutionnaire digne de ce nom ! Ici encore la liaison entre la base du parti et sa direction est à construire.
Un point a également été abordé au cours de la soirée, celui de la paix. On sait que la France a réintégré l’OTAN, ce qui doit faire se retourner De Gaulle dans sa tombe et ne correspond en rien aux souhaits des pacifistes et des Français attachés à l’indépendance de leur pays.
De même le maintien d’une force militaire française, voire l’envoi de renforts, en Afghanistan ne correspond sûrement pas à la conception qui est la nôtre des rapports entre les peuples et les nations.
L’attribution du prix Nobel de la Paix au président des Etats Unis a également été évoquée et cette donnée mériterait une étude approfondie. C’est que jusqu’ici les USA ne se sont pas montrés les champions de la culture de paix et de non-violence prônée par l’ONU : guerre du Vietnam, blocus de Cuba, occupation de l’Irak, de l’Afghanistan, complaisance à l’égard d’Israël dans sa politique colonialiste et silence complice lors de l’horrible attaque sur la bande de Gaza, menace de guerre avec l’Iran, soutien aux dictatures les plus sanglantes… La paix américaine c’est comme la paix romaine, tu te tais et tu subis ! Reste la personne de Barack Obama mais jusqu’ici il a surtout fait des déclarations de principe !