Posté le 19.06.2008 par cessenon

Photo Jocelyne Espinasse
La photo a été prise à Cazedarnes et elle montre un linteau de porte fait d’une vis de pressoir en bois. Celle-ci a été sciée de façon a présenter une surface plane au regard.
Nous avions déjà vu une telle réutilisation, précisément à Cazedarnes où la vis était plus longue et surmontait un portail. Toutefois on a démoli la bâtisse.
A Cessenon aussi, dans la rue de l’Orb une vis de pressoir en bois supportait un auvent au fond de l’impasse qui est perpendiculaire à la rue de l’Orb. Un antiquaire avait même proposé à Mme Goutines, la propriétaire de la maison, de lui acheter cette vis, ce qu’elle n’a pas voulu faire. Depuis…
A Prades s/ Vernazobre une autre vis de pressoir en bois est encastrée dans une façade et elle apparaît sous le crépi.
Evidemment il y a très longtemps que les vis de pressoir ne sont plus en bois ! Il semble qu’elles étaient encore utilisées à la fin du XIX° siècle. Elles ont été remplacées par des vis en acier.
Aujourd’hui on rencontre ici et là à l’entrée des villages, des pressoirs avec ces vis métalliques érigés en guise de monument.
Les pressoirs n’ont pas toujours pressé le raisin. Ici ils ont pu presser les olives, ailleurs les pommes…
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Posté le 17.06.2008 par cessenon

Photo Jean-Jacques Barthélémy
Notre photographe ignorait le nom de cet arbre qu’il a pris en photo dans le quartier de la Cité Interdite (c’est ainsi que j’ai rebaptisé la cité du parc) où il habite. Il ne savait pas non plus si les fruits sont comestibles. A sa décharge il faut dire qu’il est Luxembourgeois d’origine, un pays qui est quasiment au-delà du cercle polaire ! Encore qu’en Belgique cet arbuste soit assez commun.
Chacun aura reconnu un néflier, il y en a plusieurs dans le quartier et en ce moment ils sont chargés de nèfles.
Bien que son nom scientifique soit Mespilus germanica il est originaire d’Asie Mineure où il était cultivé 1000 ans avant JC. On l’appelle encore mêlier ou mesplier.
La pulpe de la nèfle est sucrée quand elle arrive à maturité, malheureusement l’énorme pépin (oui ce n’est pas un noyau, les botanistes ne nous simplifient pas la vie !) qui est en son centre occupe beaucoup de place, en laissant peu pour la partie comestible.
Un pépin qui, mis en terre, germe facilement et donne évidement naissance à un néflier. J’ai fait l’expérience, c’était en 2000. J’avais obtenu une jeune pousse dans un pot de fleur que j’ai replantée dans mon jardin où il doit avoir aujourd’hui à peu près 1 m 50 de haut. Cette année, pour la première fois, il a produit quelque nèfles.
Le néflier supporte des températures assez basses et peut donc être acclimaté dans les pays froids mais dans ces conditions il ne produit pas de fruit, il est simplement décoratif. J’en avais apporté un en Lozère. On l’avait placé dans un bac, il avait prospéré mais on le rentrait l’hiver et le sortait au printemps.
Le néflier du Japon est appelé bibassier ou bibacier et ses nèfles bibasses.
Quand j’étais adolescent, au mois de juin, après le repas du soir, nous jouions, toute une bande de jeunes sur l’avenue de Saint-Chinian, devenue Avenue Raoul Bayou. Nous allions chiper des nèfles sur un néflier qui était à la sortie du village, à côté de la maison qu’habitait un certain Pascal Blrtran lequel était surnommé Pascalou. On parlait alors de « La nèfle de Pascalou ! »
Posté le 15.06.2008 par cessenon

Vers le haut des Mattes Basses
Une carabelle imposante
Oui à Faugères le mot « carabelle » désigne ce qu’ailleurs on appelle « capitelle. »
Evidemment l’Association Pierres Sèches vie qu’anime de manière si dynamique Mme Claude Froideveaux ne pouvait que participer, via diverses initiatives, à la semaine consacrée au sujer.
Nous avons suivi celle pour laquelle rendez-vous avait été donné au public le samedi 14 juin à 14 h 30 devant le caveau de Faugères. Nous allons être une vingtaine à y participer.
Au programme visite d’un ensemble situé dans un tènement appelé « Les Mattes Basses » le mot « mata » signifiant touffe, buisson dans la langue occitane. Ici une superficie de 3.5 hectares est traversée ou limitée par un dédale de murets, qui soutiennent las laissas, ces terrasses dont le nom est dû à la bande de toile que les Romaines utilisaient en guise de soutien-gorge.
Il y a eu de la vigne ici, c’est peut-être pour la planter au moment de la prospérité viticole que le terrain avait été défriché. Par endroits le viticulteur a été amené à composer avec la roche qui affleure. Il a donc fallu qu’il soit obstiné pour arriver à faire prendre puis cultiver ses ceps dans cet environnement ingrat. C’est qu’on n’avait pas alors la ressource du désherbant !
Plusieurs « carabelles » sont déjà restaurées. Certaines sont intégrées dans un mur, d’autres sont isolées. Curieusement, comme les centres de résistance à Dien Bien Phu, elles portent souvent des prénoms féminins : Hélène, Florentine, Mireille, Sylvie…
La plus grande est vers le haut des Mattes Basses. Elle possède une embase rectangulaire de 3 x 4 m d’où part, en ellipses successivement réduites, la voûte qui se termine très haut au-dessus de nos têtes. Claude nous donne ici les techniques de la construction, les pierres avançant d’un cinquième sur celles sur lesquelles elles reposent.
Curieusement cette capitelle contient une citerne alimentée de façon très imparfaite par un tuyau qui a eu vocation à récupérer l’eau du toit. En fait il y a là une source qui remplit la citerne.
Notre guide évoque le propriétaire des lieux qui emportait pour son casse-croûte una alencada e una ceba (un hareng et un oignon.)
Là quelques pieds de vigne ont survécu cependant qu’ont pu être sauvés, un olivier, deux cognassiers, un abricotier… Deux autres oliviers, arbres de paix, ont été plantés par les élèves de l’école de Faugères. Ah celui-ci a été baptisé Eddy, le prénom du bébé né à la station service de Bel Air sa maman n’ayant pas pu aller accoucher plus loin !
Ici los budèls (les éboulis) ont été remontés lors de stages effectués sur le site. Budèl ? Un terme qui ressemble à vudèl (les deux mots se prononcent de la même façon !) la version locale de « veau » la traduction exacte étant vedèl. A propos d’un mur qui s’est effondré sur une grande longueur on dit « Es pas un budèl es una vaca ! » (Ce n’est pas un veau, c’est une vache !)
Lors de la réfection de ce muret on a aménagé un assetador (un endroit pour s’asseoir.) Exposé au soleil et abrité du vent on emploie aussi l’expression « un canhard » pour désigner un tel dispositif.
Tout cela est « sur-veillé » par les gardiens, des réalisations en céramique représentant des êtres aux allures parfois inquiétantes, placées dans les branches des chênes verts qui ont prospéré sur las barras (c’est aussi ainsi que j’ai entendu appeler las laissas) depuis la fin de l’exploitation de la vigne il y a pas loin de soixante-et-dix ans.
On va revenir vers le caveau où est prévue une dégustation. Pour y avoir goûté, le chroniqueur peut vous parler en termes élogieux du vin blanc étiqueté « Floréal. » Par contre il ne peut rien dire de la cuvée « Pierres Sèches ! »
Posté le 13.06.2008 par cessenon

A l’image de « Mon pais escorjat »
Un « budèl », un mur de pierres sèches effondré
Photo Jean-Christophe Pagliarin
Mercredi 11 juin s’est tenue à Roquebrun, une table ronde sur le thème « Pierre sèche et agriculture. » Une vingtaine de personnes y a participé.
L’objectif des organisateurs était de sensibiliser divers partenaires (viticulteurs, collectivités territoriales…) à l’intérêt que peut présenter la mise en valeur d’un patrimoine original. Nous sommes ici au carrefour de questions qui touchent à l’environnement, au tourisme, à l’économie, à l’agriculture…
Oui, avec ses murets de pierres sèches, ses capitelles, ses puits, ses chemins… le paysage a quelque chose de tout à fait remarquable…
Héritage du passé, ces terrasses, las laissas, ont été souvent cultivées en complément de revenu, par les ouvriers agricoles, alors nombreux dans les villages. Beaucoup sont aujourd’hui abandonnées et on peut légitimement s’interroger sur la crédibilité du projet présenté.
Les arguments affectifs ne manquent pas, les considérations écologiques non plus. L’impact sur la vente du vin ? Ma foi ce sont les viticulteurs qui peuvent en juger mais ils n’étaient pas la majorité lors de la rencontre.
Certes il a été relevé qu’à Faugères la vente au caveau avait pris une part importante dans la commercialisation du vin et que la restauration de capitelles ou de murets dans le secteur avait contribué à attirer le touriste.
Que peut-on espérer dans un contexte où la viticulture connaît les difficultés que l’on sait ? Quand on voit les vignes arrachées et l’urbanisation gagner la périphérie des villages viticoles ?
Si ces questions ont été posées et certainement entendues, elles n’ont pas eu de réponse. C’est que reconstruire un muret paraît dérisoire comme solution aux problèmes posés par la mondialisation de l’économie !
Ceci étant, on ne peut qu’être sensible à la volonté de sauvegarder un patrimoine, une culture, une identité régionales d’une grande richesse et que plusieurs nous envient.
Le verre de muscat de Saint Jean du Minervois, produit par la cave coopérative de La Livinière, a été, à juste titre, apprécié par les participants auxquels il a été offert.
Posté le 12.06.2008 par cessenon

Extrait d’une publication de la FSU
On doit l’initiative à Mercedes : mercredi 11 juin avait lieu à la salle polyvalente de Maraussan une rencontre sur les questions des retraites, mises à mal par les mesures déjà prises ou annoncées.
Une vingtaine de personnes avait répondu à l’invitation qui avait été lancée. Côté tribune Patrick Naudy a rappelé en introduction au débat ce qu’est la situation : allongement du nombre d’annuités pour bénéficier d’une pension de retraite à taux plein et diminution du pouvoir d’achat des retraités, comme de l’ensemble des salariés d’ailleurs.
Les interventions de la salle ont confirmé l’ampleur des problèmes et le mécontentement qui en découle. Si tout le monde est touché, au bas de l’échelle c’est devenu dramatique pour certains.
L’inflation reconnue de 3,3 % minore l’augmentation réelle du coût de la vie particulièrement sensible dans les domaines de l’énergie et de l’alimentation notamment.
Pendant qu’ici on se serre la ceinture ailleurs on engrange des profits qui ont des allures de scandales. Le prix du carburant par exemple donne lieu à la spéculation des compagnies pétrolières qui savent tirer profit de la hausse du prix du baril.
Le CAC 40 n’est pas en reste qui permet à ses différentes composantes de prospérer en dépit de quelques fluctuations circonstancielles.
La question des 35 heures a été l’objet d’un échange un peu contradictoire. Si pour certains le bilan est positif pour d’autres au contraire les dispositions prises, qui se sont faires à moyens constants, sans création des emplois nécessaires, se sont traduites par une aggravation des conditions de travail et dans les services publics par celle de la dégradation de la qualité des prestations fournies. C’est le cas en particulier à l’hôpital, à La Poste...
De même l’uniformisation des statuts dans les pays de l’Europe se fait non pas sur ce qu’il y a de mieux mais sur ce qu’il y a de pire pour les travailleurs. Fruit des renoncements de Barcelone et du Traité de Lisbonne c’est la précarité qui s’installe, la baisse des salaires qui s’instaure, l’augmentation du temps de travail qui se développe…
Que faire ?
On doit à la vérité d’avouer que rien n’est clair à ce sujet. Certes il y a des organisations politiques qui sont en recherche de projets : congrès au parti communiste, au parti socialiste, constitution d’un nouveau parti anticapitaliste pour la LCR… mais il faut reconnaître que pour l’heure on ne voit guère d’issue.
Même si on prend la pleine mesure de la politique d’atteinte au démantèlement des acquis sociaux menée sous l’égide de Sarkozy, on ne peut pas s’empêcher de rappeler le bilan décevant de gouvernements qui se réclamaient d’une autre idéologie, bilan qui a conduit aux résultats électoraux du 21 avril 2002.
Alors oui, il faut considérer que ce qui est en cause dépasse et de loin le simple dysfonctionnement de tel ou tel secteur de notre société. Ce sont ses structures mêmes qui, parce qu’elles ont atteint leurs limites historiques, engendre cette crise si douloureuse pour la grande masse des habitants de notre pays, comme d’ailleurs pour ceux de l’Europe et ne craignons pas d’ajouter pour la planète tout entière.
C’est sans doute à partir de ces données qu’il faut construire quelque chose de neuf quelque chose qui soit à la fois nécessaire et possible, possible précisément parce que nécessaire.
Le verre de l’amitié clôturait cette initiative qui mériterait une suite. La présente synthèse se veut une contribution à la poursuite de l’action qui va connaître un temps fort le mardi 17 juin prochain avec le rassemblement prévu à 10 h devant la Bourse du Travail de Béziers.
Posté le 11.06.2008 par cessenon
La plante aime-t-elle le gypse ? C’est ce que laisse entendre son nom ! Mais là elle prospère sur un terrain sablonneux.
C’est une plante vivace, ô combien, elle avait été mise en place par mon frère, décédé en 2002 ! Elle était restée quand même longtemps assez discrète mais il faut dire que cette année on s’est occupé de son environnement et comme il a plu beaucoup elle s’est beaucoup plu.
Que dire de plus ? « Gypso, gypso, rend le bouquet plus beau ! » a-t-on envie de plagier. Oui la gypsophile paniculée est utilisée par les fleuristes pour envelopper d’une manière de brouillard blanc (rose parfois) les fleurs de leurs compositions.
Elle est appelée brouillard vivace par les professionnels et elle appartient à la famille des Caryophyllacées.
Ah, j’ai aussi trouvé sur la Toile que Gypsophile est le nom d’un groupe de musique Pop ainsi qu’un modèle de soutien-gorge vendu aux 3 Suisses mais épuisé.
Allez, comment diraient les Shadoks, "C'est tout pour aujourd'hui !"
Posté le 09.06.2008 par cessenon

La photo a été prise ce dimanche 8 juin dans une vigne située à un kilomètre environ de Lugné sur la droite quand on vient de Cessenon.
Comme vous pouvez le constater les feuilles du cep sont d’une couleur jaune qui n’a rien de rassurant quant à la santé du sujet. Il est en effet atteint de chlorose, une maladie qui se caractérise par une insuffisance de chlorophylle ce qui donne au pied de vigne son aspect anémié.
La maladie est apparue après le phylloxéra lorsqu’on a greffé le plant français sur le plant américain.
Le plus souvent c’est tout un secteur de la vigne qui est touché.
C’est la carence en fer qui serait responsable de la chlorose, le fer étant nécessaire à la photosynthèse qui produit la chlorophylle. La chlorose ferrique affecte les terrains calcaires, lesquels ne permettent pas, à cause de leur basicité, la solution de cet élément. Effectivement au cours de la randonnée effectuée dans le terrain schisteux des Landes et de la vallée du Rieu Berlou nous n’avons vu de feuilles jaunes dans aucune des vignes rencontrées.
Il est possible qu’avec les chaleurs la vigne ainsi touchée retrouve sa couleur verte. On peut aussi la traiter avec un produit chimique (sulfate de fer, chélate de fer…) dont le fer peut être assimilé par la plante au niveau de ses racines ou de ses feuilles. Oui, il ne servirait à rien d’enfouir des clous au pied du cep malade ou de pulvériser de la limaille sur son feuillage !
Si la maladie n’est pas enrayée la récolte est compromise, les feuilles se dessèchent, ses sarments deviennent rabougris, le cep dégénère, devient chétif, … comme le chêne de la chanson de Brassens, victime des nombreux amants de la mégère qui en avait fait un lit, « il vieillit prématurément ! »
Posté le 08.06.2008 par cessenon

Oui, à Cessenon existe un Square de la Paix. Un monument assez simple, mais l’intention y est, fait d’un rocher vertical grossièrement taillé, a été érigé en 1987 dans le tènement des Plantades où les lotissements se sont multipliés au fil du temps. Ici nous sommes sur le Chemin du Moulin Neuf.
Une plaque rappelle la fin des diverses guerres dans laquelle la France s’est trouvée engagée au cours du XX° siècle : le 11 novembre 1918 pour la première guerre mondiale, le 8 mai 1945 pour la seconde, le 25 juillet 1954 pour la guerre d’Indochine et le 19 mars 1962 pour celle d’Algérie.
L’inscription est complétée par un appel, louable, à la fin de toutes les guerres. Evidemment le mieux serait qu’elles n’aient pas lieu. D’autant qu’avec les stocks d’armes nucléaires accumulées on ne sait pas à quoi une guerre pourrait nous conduire aujourd’hui.
Il existe également une Place du 19 mars 1962 aménagée sur l’emplacement de la petite maison qui abritait le logement de fonction de l’ancien chef de gare laquelle a été rasée.
Lors de la visite du village prévue à l’occasion de la Marche de la Paix qui, en 2008 se déroulera à Cessenon le 3 août, nous ne manquerons pas de voir le monument du Square de la Paix et la Place du 19 Mars1962.
Posté le 07.06.2008 par cessenon

Il me semble bien que c’est ainsi que s’appelait l’organisme qui avait accueilli quelques coureurs de demi-fond proposés comme stagiaires par la Fédération Française d’Athlétisme.
Ce stage avait eu lieu un week-end de février 1960. J’étais alors instituteur à l’école de La Plaine, à Bédarieux.
J’avais pris le train dans cette ville et j’avais rejoint la capitale par la ligne du centre.
A Millau étaient montés des Maghrébins qui avaient pris place dans mon compartiment. Nous avions sympathisé. Ils venaient d’être libérés du camp d’internement qui avait été installé sur le Larzac. Nous vivions alors les dernières années de la guerre d’Algérie.
Je leur avais appris que la France venait de faire exploser sa première bombe atomique dans leur pays. Cela s’était passé le 13 février 1960 à Reggane, et s’était accompagné d’un « Hourra ! » enthousiaste du général De Gaulle. Le stage à l’INS où je me rendais avait donc dû avoir eu lieu quelques jours plus tard.
Mes interlocuteurs m’avaient parlé de leur vie au camp d’internement : ils s’étaient efforcés de ne pas trop perdre leur temps, profitant de la présence dans le camp de compatriotes qui avaient des compétences dans divers domaines pour s’instruire et se cultiver.
Nous avions échangé sur la question de l’indépendance de l’Algérie pour laquelle ils étaient engagés et sur l’état de l’opinion publique en France. Naturellement j’étais pour la Paix en Algérie et ipso facto pour la reconnaissance du droit des Algériens à l’autodétermination. Hélas, la guerre allait durer, pour mon plus grand désagrément, encore deux ans avant qu’il ne soit effectif.
Arrivé à la gare d’Austerlitz et ne connaissant guère Paris j’avais pris un taxi pour me rendre à l’INS, indiquant simplement « INS » au chauffeur. Celui-ci m’avait déclaré : « Ah, vous allez faire le stage ? » Après coup je me suis dit que cela devait être habituel des stages à l’Institut National des Sports.
Il me semble que nous étions quatre pour ce stage. Il y avait André Lopez qui était de l’Aude, de Salles d’Aude me semble-t-il, à moins que ce ne soit de Sallèles d’Aude, et Jean-Marie Argelès originaire de la région de Grenoble mais qui pour l’heure se trouvait en Allemagne.
J’avais couru plusieurs fois avec le premier et assez régulièrement il me battait au sprint jusqu’à ce que j’aie compris qu’il me fallait adopter une autre tactique : décrocher « au train » ! Jean-Marie Argelès avait été champion de France scolaire du 1500 m l’année précédente au stade Charléty. Je concourais aussi pour ces championnats de France, également sur 1500 m, mais dans la catégorie junior alors que lui, de quatre ans mon aîné, était senior. Mon résultat ? Eh bien bousculé par le peloton je m’étais foulé une cheville sur la lice et j’avais souffert pour finir la course.
En marge du stage nous avions vu Mimoun venu s’entraîner sur les infrastructures du site. Je me rappelle qu’André Lopez m’avait dit : « Tiens à l’apogée de ma carrière athlétique je voudrais seulement être comme Mimoun à présent ! » Je n’étais pas loin d’avoir de plus grandes ambitions. C’était oublier qu’il y avait quelque part une guerre coloniale où à la suite de décisions prises par des hommes politiques qui n’avaient rien compris à l’évolution des choses, on allait m’envoyer.
Le bilan du stage ? J’avais été bon au niveau respiratoire et de l’influx nerveux, faible ou insuffisant au plan cardiaque et musculaire. Je ne le savais pas encore, mais je n’avais guère plus rien à faire de cela ! J’allais faire un excellent Deuxième Canonnier !
Jean-Marie Argelès m’a rappelé récemment que nous avions été hébergés dans la même chambre et que nous avions pas mal dialogué sur la guerre d’Algérie. C’est que nous étions tous les deux communistes mais lui en savait beaucoup plus que moi sur l’aide, notamment financière, que les Algériens qui vivaient en France, apportaient au FLN ainsi que sur les réseaux leur permettant de quitter le pays quand ils étaient appelés pour effectuer leur service militaire dans les rangs de l’armée ennemie !
Posté le 06.06.2008 par cessenon

Là je ne fais que déplacer un billet !
Pourquoi ? Pour deux raisons, chacune étant à elle seule suffisante, mais je ne les donnerai pas ! Eh, oh, "je fais ça que je veux !"
J’avais été intrigué par cette plante buissonnante aux fleurs blanches qui occupe une partie du rond-point créé à Thézan les Béziers au niveau du nouveau magasin Super U.
En fait ce rond-point est compartimenté en quatre parties, la plus importante est une vigne mais un espace est planté de trois oliviers. Le sol de cet ensemble a été recouvert de caillasse.
Heureuse initiative car dans quelque temps, avec le plan prévu d’arrachage, ce sera peut-être difficile de trouver une vigne dans le secteur ! Alors c’est bien de prévoir ici une manière de vigne témoin, comme à Alès où il existe une mine témoin et à Labastide Rouairoux où a été aménagé, dans une ancienne usine, un musée du textile !
D’ailleurs la cave coopérative de Thézan est condamnée. Ainsi que l’a dit Georges Frèche, on n’en a besoin que d’une dizaine dans l’Hérault. Ben voyons !
Le reste du rond-point est partagé de manière inégale entre diverses espèces d’herbacées dont du romarin et la plante buissonnante dont j’ignorais jusqu’ici le nom. Mais une collègue professeur de sciences naturelles a su me le donner, il s’agit du gaura.
On en retrouve plus loin à l’entrée de Murviel les Béziers sur le côté droit de la route. Ah tiens là aussi la cave coopérative est en difficulté et par voie de conséquence la distillerie aussi. Toutefois on a fleuri le village. Ah certes ça ne fera pas vivre les habitants mais quand même !
Je me suis naturellement renseigné sur ce gaura. Il appartient à la famille des onagracées et a pour nom scientifique Gaura lindheimeri. Il est originaire d’Amérique. C’est une plante vivace au feuillage caduc qui supporte la sécheresse. Elle fleurit de juin aux gelées et peut se semer, se bouturer, se diviser aussi.
L’avantage du gaura c’est que de nouvelles fleurs apparaissent quand celles qui sont en place ont fané de sorte que le massif qu’il forme reste fleuri en permanence. Il est assez insensible aux maladies et aux prédateurs.
Ce n’est pas comme les communes rurales qui sont la proie des pavillonneurs. Thézan s’étend vers l’ouest et on s’interroge : dans combien de temps y aura-t-il une continuité de constructions le long de la route qui le relie à Murviel ? D’autant que là bas, après avoir investi vers le sud, peut-être que l’attaque va prendre la direction de l’est !
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