Créer un blog Présentation

Nom du blog :
cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
08.09.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Actualités du Biterrois (73)
· Algérie (75)
· Curiosités (49)
· Ecole (23)
· Famille (13)
· Faune (79)
· Flore (208)
· Géologie (6)
· Histoire (56)
· Histoires de guerre et de soldats (13)
· Livres (4)
· Occitan (47)
· Paix (39)
· Patrimoine (128)
· Personnages pittoresques (32)
· Politique (110)
· Recettes de cuisine (6)
· Souvenirs d'enfance (112)
· Spectacles (25)
· Vie sociale (109)
· Viticulture (49)

Navigation

Accueil
Livre d'or cessenon
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Pacifistes en forum
· Essai nucléaire effectué par la Corée du Nord
· Idée de balade à Castelnau de Guers
· Scènes de la vie courante
· Départ pour l'Algérie, arrivée à Oran
· Crise d'urticaire, première !
· J'ai encore gagné !
· Regard sur les Juifs d'Afrique du Nord
· Journal d'un prisonnier de guerre
· Découverte d'une villa gallo-romaine

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

sûr elle penche
07.09.2008
La ballade est sublime, l'environnement merveille
07.09.2008
de plus,
07.09.2008
J'aime bien le mot
07.09.2008
Je confirme....
07.09.2008
Bonsoir !
07.09.2008
bonjour
06.09.2008
une halte rafraîchissante
06.09.2008
musée de Lodève
04.09.2008
Paul Gabriel CAPELLARO
04.09.2008
bien jolie promenade
02.09.2008
pur émerveillement !
01.09.2008
Effet d'optique?
29.08.2008
Abréviations militaires
24.08.2008
robes longues et pataugas
23.08.2008
Photo?
20.08.2008
Bonjour !
15.08.2008
Vous parlez de Minerve,
13.08.2008
Bonjour !
13.08.2008
Un peu d'Histoire ...
11.08.2008
RSS

Autres blogs à visiter :

· p1k9r
· vroger4
· lesjumelles
· slipman86
· passionenantestuning
· stiffuperlip
· monbricabrac
· ptitecolombine
· hyperbolederivations
· idem

Nos animaux domestiques

Nos animaux domestiques

Posté le 12.06.2006 par cessenon
J’ai presque toujours vu chez moi des chats et des chiens. Le plus ancien de ceux-ci dont je me souviens est un certain Dick. Il a péri dans des conditions inquiétantes. Je ne sais pas s’il était devenu agressif mais mon père craignait qu’il n’ait la rage et l’avait enfermé à la cave dans l’attente d’une décision. Hélas mon frère l’avait laissé s’échapper et on a retrouvé son cadavre dans les vignes à un ou deux kilomètres du village. Il y avait eu un moment d’angoisse après qu’il se soit enfui et avant qu’on ne constate sa mort.
Celui que j’ai connu le plus longtemps est Médor. Autant que je me le rappelle c’est moi qui l’avais introduit dans la famille et sans doute aussi l’avais baptisé. C’était un vrai bâtard, blanc avec des taches jaunes, d’une rare intelligence. Il accompagnait mon père quand celui-ci défilait avec la clique du village dans laquelle il jouait soit des cymbales soit de la grosse caisse. Il le suivait à la vigne mais une fois il y avait eu des reproches clairement formulés. Médor faisait partie d’une troupe de mâles qui serraient de près une chienne en chaleur. Passant à côté de son maître il ne s’était pas détourné et avait poursuivi son équipée malgré des appels répétés.
Je n’ai jamais su si c’était un hasard ou s’il s’agissait d’un acte réfléchi mais je l’ai vu une patte dans le caniveau faisant barrage au filet d’eau lequel formait alors en amont une petite retenue qui lui permettait de se désaltérer.
Une autre fois, il s’était fait prendre par le train mais avait pu s’en tirer sans dégât en s’aplatissant sous le convoi et en glissant sa tête dans un espace formé sous un rail.
Mon père prétendait qu’il lui avait appris à compter jusqu’à trois : il montrait un doigt, Médor aboyait une fois, deux doigts, le chien aboyait deux fois, trois doigts, il aboyait trois fois. Au-delà ce n’était plus maîtrisé ! Qu’en était-il vraiment ? C’est difficile à dire.
Mon père prétendait aussi qu’il savait reconnaître l’annonce du crieur public faisant état de « Vente d’âne à la place » et qu’il partait derechef voir s’il n’aurait pas quelque déchet à glaner. Ce qui est sûr c’est qu’une fois il est revenu avec une belle balafre sur le museau et que nous avons soupçonné le boucher chevalin, lassé par le comportement de Médor qui peut-être n’attendait pas toujours qu’on le serve, de lui avoir administré un coup de son couteau à découper.
Le passage du marchand « Les bons biscotins de Bédarieux » ne le laissait pas non plus indifférent. Enfin c’était la version qui était avancée mais il faut dire que mon père avait le talent de mettre sur le dos des bêtes des tas d’histoires dont certaines relevaient de ses propres fantasmes.
La première chatte que nous avons eue dans notre nouvelle maison nous avait été donnée par une cousine dont le mari était ramonet à la campagne de Capel. Dans un premier temps mon père l’avait appelée « Routoumique de la Clarinette » puis c’était devenu Clarinette et enfin Clarine. Cette chatte avait essaimé et dans le quartier il y avait plusieurs voisins qui avaient des chats issus en quelque sorte de Capel. « C’est la dynastie des Capéliens » disait mon père.
Parmi les histoires que mon père mettait sur le compte de cette chatte (ou de sa fille qu’il avait baptisée Gipette) il y en avait une selon laquelle elle était institutrice et son mari, un gros chat gris qu’il dénommait Pierre Fer, travaillait dans une carrière mais qu’il ne rentrait chez lui qu’en fin de semaine.
Médor aurait eu de l’instruction toutefois il avait raté son certificat d’études car il n’avait pas su répondre à la question : « A quoi servent les trous dans une poêle à châtaignes ? » Racontant plus tard l’histoire à mon frère qui ne la connaissait pas, celui-ci avait renchéri en déclarant que c’était injuste car la poêle à châtaignes n’était pas au programme et qu’ainsi il n’avait pas pu être titularisé comme chef cantonnier !
Une autre chienne que nous avons gardée longtemps est un caniche, genre loulou de Poméranie, achetée aux Canaries par mon frère qui y avait fait escale en revenant de son service militaire effectué au Tchad. Tou-Fou était très jolie avec un beau pelage blanc un peu frisé et elle tranchait sur les autres chiens du village. Plusieurs personnes nous demandaient de leur garder des chiens mais c’était vraiment risqué, nous n’avions aucun contrôle en ce qui concerne les géniteurs. Celle-là aussi avait eu des malheurs, elle avait été heurtée par une voiture, une vieille Rosengard qui avait la particularité de ne pas avoir de différentiel et qui était conduite par un percepteur d’Olargues, originaire de Cessenon, où il venait régulièrement voir sa mère. Mais Tou-Fou s’en était sortie et n’est morte que beaucoup plus tard, de vieillesse. En dernier elle avait d’ailleurs de l’eczéma et mon père la soignait en lui envoyant un jet avec la soufreuse quand il traitait les vignes.
Le derniers chien qui a habité la maison est un nommé Jupiter, affectueusement appelé Jupi et même Jupitou. Il restait le plus souvent à côté de mon père assis sur un des bancs près du pont al cafe de l’escopinha. Ce Jupiter avait été adopté en récompense de la constance dont il avait fait preuve dans la cour assidue qu’il avait faite à une chienne que nous avions et qui était d’humeur. Celle-ci était d’ailleurs particulièrement bête à tel point que nous l’appelions rebaptisé « La Bolhaca » (son nom d’origine était Folette), ce qui se traduit par « Souillon », l’expression pouvant être étendue au registre intellectuel ! Ce Jupiter a survécu à mon père et a été tué par une voiture en 1983 alors que je l’avais emmené avec moi pour cueillir des asperges sauvages du côté de Comeyras. C’est dans ce secteur que je l’ai enterré, un viticulteur qui se trouvait dans sa vigne m’avait prêté une pioche pour creuser le trou. Mon frère, qui avait pris le relais de mon père pour raconter les histoires sur les bêtes, affirmait que la chatte qui lui avait survécu était allée porter une tulipe noire sur sa tombe.
A propos de La Bolhaca, qui était vieille et dégradée sur la fin, mon père, qui lui-même n’était plus guère en forme, avait lâché cette phrase : « Anara a las Pauretas ! » (littéralement « Elle ira chez les Pauvrettes ! ») Il évoquait ainsi l’hospice, que la congrégation des petites S½urs des Pauvres, celle de Saint Augustin sans doute, tenait à Saint-Chinian. Cet hospice accueillait en effet les personnes en fin de vie.
Parmi les nombreux chats qui ont peuplé la maison il en est un qui a eu une existence éphémère. Il s’agit de République, ainsi appelé parce qu’il était né un 14 juillet. Le malheureux avait eu l’imprudence de me voler la saucisse que j’étais chargée de surveiller pendant que mes parents accompagnaient mon frère à la gare d’où il partait pour Argentan où il avait été nommé postier. Le pauvre République y avait laissé sa vie et moi j’en avais attrapé une crise d’urticaire !
Il y a eu aussi une pie dans la maison. Elle a dû rester un été chez nous. Je l’avais naturellement prise dans un nid avant qu’elle ne s’envole. Je ne pense pas qu’on lui avait coupé les ailes, mais pendant un temps elle n’a pas cherché à s’enfuir. Elle circulait sur la table pendant que nous mangions, y faisant éventuellement ses besoins ! Elle aimait par-dessus tout le fromageon que deux fois par semaine j’allais prendre chez Kléber Bonnafous (puis chez son fils César) qui tenait un troupeau de moutons et de chèvres. Les fromageons étaient livrés dans des faisselles en terre cuite avec des trous pour égoutter le petit lait. La pie se chargeait de récupérer le fromage qui restait dans les trous. Elle était d’un naturel voleur et cachait des tas de choses un peu partout : derrière le poste de TSF, dans le guidon du vélo… Je ne sais plus comment elle a disparu.
Il y a eu aussi un renard, capturé jeune et qui logeait à la cave où il avait fait un terrier sous les fagots de sarments. Je ne l’ai jamais vu, mais la nuit je l’ai entendu glapir. Seul mon père, qui lui portait à manger pouvait l’apercevoir.
Je ne mentionnerai que pour mémoire un lapin blanc que l’on avait offert à mon frère. On lui avait trouvé un nom presque scientifique : Lapinardus. Il a dû finir ses jours à la casserole mais ce dont je me souviens avec certitude c’est qu’emmené au jardin il s’était introduit dans les tuyaux d’arrosage et qu’il avait fallu les démonter intégralement pour le retrouver dans le tout dernier.



--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre commentaire : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

:: Les commentaires des internautes

Belles histoires d'animaux....
Posté par Kate le 18.07.2008
Parfaitement injuste que République ait perdu la vie après s'être régalé de saucisse. Par contre la crise d'urticaire était parfaitement justifiée (sourire)...
Si je puis me permettre un conseil à tous les retraités de la planète dont je ferais partie prochainement : adoptez un chien !
Il vous permettra un lever matinal, une promenade plusieurs fois pas jour, des léchouilles à n'en plus finir, de plus il ne vous contredira jamais. Ses petits yeux plein d'amour vous émerveilleront...
Ne dit on pas que c'est le meilleur ami de l'homme (sourire) ?

Joli billet, agréable lecture, au plaisir de vous lire.




Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus