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Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
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27.04.2006
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Le temps de l'école primaire

Le temps de l'école primaire

Posté le 01.07.2006 par cessenon
Moi au CM2 en novembre 1949


Je suis rentré à l’école primaire en octobre 1946. Celle-ci était à l’extérieur du village. Il y avait naturellement une école de filles et une école de garçons, parfaitement séparées, avec dans chacune trois classes, toutes à deux cours. Dans la première classe de l’école de garçons officiait Mme Auriol qui avait donc le CP et le CE1.
Je ne suis pas resté longtemps au CP : une quinzaine de jours peut-être. La maîtresse s’étant rendue compte que je lisais couramment je suis rapidement passé au CE1. Je n’ai pas tardé à me hisser à la première place lors du classement établi après les compositions mensuelles. D’abord 8ème puis 4ème puis second j’ai eu le Premier Prix à la fin de l’année scolaire. Je faisais figure de « savant » !
Ce Premier Prix consistait en un livre qui racontait une histoire où les jeunes héros étaient confrontés à un serpent de mer et terminaient leur voyage sur le dos d’une baleine sympathique sur laquelle on avait chargé le coffre contenant le trésor qui avait été découvert. A la fin il était écrit que le garçon et la fille, se tenant par la main, descendaient ensemble le grand fleuve de la vie (ou quelque chose d’approchant.)
Mme Auriol était quelquefois absente. Peut-être était-elle sujette à de la dépression. Il faut dire qu’elle avait une fille handicapée mentale. Le meilleur souvenir que j’ai gardé de mon séjour dans sa classe c’est une après-midi, lorsque M. Rouaix, qui exerçait au cours complémentaire, était venu la remplacer. Il nous avait apporté du compendium de physique une petite machine à vapeur modèle réduit qui fonctionnait à merveille. Il nous avait fait aussi une leçon sur les hommes préhistoriques qui m’avait passionné au plus haut point. Et pour couronner le tout il nous avait amenés sur le terrain de sports où nous avions joué au jeu de l’épervier.
L’hiver 46 / 47 a été caractérisé par de fortes chutes de neige, ce qui est exceptionnel dans notre région. Je n’en ai jamais vu tomber autant depuis. Je crois que la couche avait atteint 70 cm. Beaucoup d’élèves n’étaient pas venus en cours et comme nous n’étions que quelques-uns Mme Auriol nous avait gardés chez elle, elle habitait pratiquement la dernière maison du village à deux ou trois cents mètres de l’école.
Je peux ajouter ici que mon père n’étant pas très organisé nous n’avions plus de bois à la maison pendant cette chute assez imprévisible de neige. Il était donc parti avec une brouette chercher des ceps morts qui avaient été entreposés sous un mur dans une des deux vignes que nous possédions. Je l’avais accompagné.
En janvier 1947 eut lieu l’élection de Vincent Auriol à la présidence de la République. Comme toujours en pareilles circonstances les élèves eurent droit à une journée de congé. Eh bien nous n’étions pas loin de penser que nous le devions à ce que notre maîtresse, Mme Auriol, était une cousine du nouveau Président de la République.
L’année suivante je rentrais en CE2, dans la classe de M. Tournet. J’y ai retrouvé un autre élève de mon âge, Henri Joucla, qui lui avait « sauté » le CE1. Monsieur Tournet était un jeune instituteur dynamique que je trouvais sévère et que je craignais beaucoup. Il a terminé sa carrière professionnelle à Toulouse comme Inspecteur Départemental de la Jeunesse et des Sports. Les circonstances ont fait que j’ai correspondu avec lui de 1997 à sa disparition en 2000. Je vais extraire quelques passages des quatre premières lettres que je lui avais adressées.
« Voici quelques images que j’ai gardées de ma scolarité dans votre classe. Les rideaux par exemple, faits de bandes jaunes. Des gravures aussi, dont une représentant Vercingétorix déposant ses armes devant Jules César. Nos livres de lecture ou de français encore : Le DUMAS et le LYONNAIS. Je me souviens d’un texte, ce devait être dans l’histoire du violoneux suivi par un loup, qui nous faisait rire à cause d’une liaison « Le loup était sur ses talons. » Je nous revois changeant de place après le classement mensuel. Je ne changeais pas souvent, j’étais en général, mais pas toujours quand même, au premier rang ! Une remarque m’avait frappé lors de la correction collective d’une rédaction. Vous aviez souligné, dans le devoir d’André Ibanez, une incorrection à propos de la phrase « le tronc reste immobile malgré les feuilles qui remuent. » Il fallait s’exprimer différemment, et écrire par exemple « malgré le vent qui remue les feuilles. » J’entends Jean-Pierre Clavel incapable de dire un vers d’une récitation de Sully Prudhomme « les autres les croient riches parce qu’ils se lavent les mains », autrement qu’en le chantant. Je me remémore les élèves venant, en fin de journée, à votre bureau pour vous montrer leurs punitions. C’est que vous ne badiniez pas : nous avions à copier dix fois un mot que nous avions mal orthographié alors qu’il était sous nos yeux. A propos des noms en ail qui prennent leur pluriel en ails André Blanc avait expliqué ce qu’était un soupirail en faisant une inspiration profonde suivie d’une expiration de même longueur.
…/…
Le premier jour chez vous, au CE2 j’avais été troublé par ce que vous aviez écrit au tableau. Après la date du jour il y avait ce texte :
MAXIME :
« Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es. »
J’ai essayé de trouver une police de caractère, monotype corsiva, qui tienne compte de l’écriture que vous utilisiez avec ses pleins et ses déliés ! Le mot maxime m’avait perturbé. Je ne le connaissais pas et j’avais fait un rapprochement avec le nom de certains de mes voisins qui s’appelaient Maximo.
En fait la situation dans cette famille était fort complexe et traditionnellement, quand on avait besoin de renseignements à son sujet, on me les demandait car celui qui était de mon âge, Robert Ciscar, n’arrivait pas à se situer dans le dédale de sa parenté. La mère, Antoinette, Ciscar de son nom de jeune fille, était mariée à un Maximo dont elle avait eu deux enfants qui portaient le nom de leur père. Le second, Gaston, avait eu la poliomyélite au moment de l’adolescence et en était resté boiteux (décidément !) On l’avait surnommé « El cojo de Malaga » puis les choses avaient évolué et il était devenu « Le coco de Malaga » puis tout simplement « Le coco. » Maximo père était parti à Barcelone, pour participer à une manifestation, contre Franco je crois. Il n’en est jamais revenu. La mère avait par la suite vécu avec un certain Royo Médard dont elle avait eu trois enfants qui, bien que reconnus par lui, n’avaient pu que porter son nom de jeune fille.
Je vous ennuie peut-être ? Mais moi j’avais à régler le problème de ce MAXIME qui disait des choses un peu mystérieuses pour tous. Diantre ce « hantes » n’était pas une évidence. D’ailleurs Roger Guiral vous avait trafiqué votre texte, en lui gardant une phonie voisine mais en lui donnant un sens résolument... obscène. Vous m’avez suivi !
Je reviens à vos maximes. Je ne sais pas quelle est celle qui était écrite au tableau le lendemain mais je sais que revoir le nom de MAXIME m’avait convaincu qu’il s’agissait de tout autre chose que d’un personnage !
Je vais vous parler un moment de ce Roger Guiral qui est mort très jeune d’une tumeur au cerveau. Nous devions énoncer les règles de grammaire et donner un exemple pour les illustrer. Ainsi je me souviens de celle-ci : « les noms terminés par OU prennent leur pluriel en OUS, à l’exception de BIJOU, JOUJOU... Exemple... » Il fallait donc trouver un exemple : trou, fou, filou, sou... Ceux-ci étant difficiles à trouver nous râlions après vous parce qu’il nous semblait qu’il y avait davantage d’exceptions (qui donc prenaient leur pluriel en OUX) que de mots obéissant à la règle générale.
J’en reviens à Roger Guiral. Là, l’histoire se passe dans la classe de M. Bourdier mais c’est la même technique qui est en œuvre. Au programme du jour, la règle à réciter et à illustrer était : « En général les noms terminés par AL prennent leur pluriel en AUX, exemple, un CHEVAL des CHEVAUX. » Guiral amorce le début « En général... » mais se perd dans son texte et conclut au plus tôt d’un « Des GENERAUX. » A quoi M. Bourdier, assez accablé, renonce d’un « c’est ça, un GUIRAL, des GUIRAUX. »
Encore quelques mots sur Guiral et son ami Maudet (celui-ci, peintre en bâtiment, s’est électrocuté très jeune en touchant des fils électriques alors qu’il ravalait une façade.) Donc Guiral et Maudet étaient en Fin d’Etudes alors que j’étais au CM2. Après la classe il y avait des devoirs à faire, notamment des problèmes. Les pauvres n’y comprenaient rien. Nous partions donc derrière Caville et je leur faisais leurs problèmes, ils n’avaient plus qu’à recopier. Une fois, étant pressé, je n’avais pas fait l’opération dont le résultat était nécessaire pour la suite. Je leur avais dit vous ferez le calcul et j’avais appelé X la valeur qu’ils devaient trouver et utiliser pour finir. Ils n’ont pas réussi à aller jusqu’au bout !
Je vais encore vous raconter une anecdote sur mes voisins. Nous habitions « Les Rues Basses », tout un symbole ! Ces gens étaient encore plus paupérisés que nous et je me rappelle qu’ils faisaient reposer les troncs d’arbre, dont une extrémité était engagée dans le foyer de leur fourneau, sur une chaise qu’ils avançaient au fur et à mesure que le bois se consumait. Il y a eu chez moi un feu de cheminée un peu plus sérieux que ceux que nous avions connus jusque là. Pendant que mes parents s’affairaient, on m’a expédié dans la famille Maximo / Ciscar / Royo. Comme c’était l’heure du repas, on m’a fait manger. Mais le nombre des assiettes était strictement réduit au nombre de personnes vivant sous le toit. On m’a attablé à la même assiettée que Gaston. Il y avait une espèce de purée et je puisais dans l’assiette sans organisation particulière. Oh là, là, qu’est-ce que j’ai pu être sermonné par Gaston qui m’a montré comment opérer, de façon méthodique, un peu à la manière dont on bêche un jardin, après qu’il eut divisé le contenu de l’assiette par une corde qui se voulait un diamètre.
…/…
Il n’y avait pas de contrat entre vos élèves et vous. Vous étiez dépositaire d’une autorité que nul ne vous contestait, ni les parents, ni leurs enfants, ni personne. C’était la règle et elle pouvait paraître immuable. Quel impact cela a-t-il eu sur notre devenir ? Je vais égrener ici quelques souvenirs, ils souligneront les limites du système.
Je revois, dans votre classe, une mappemonde avec, en rose, l’Empire colonial Français. Je trouvais la France puissante, j’en étais fier je crois. Malgré ce, quand la Guerre d’Algérie a interpellé les gens de ma génération, j’ai tout de suite compris que les Algériens avaient droit à l’indépendance. Et pourtant à cette époque je ne connaissais pas encore la célèbre phrase « Un peuple qui en opprime un autre ne saurait être un peuple libre. » Bien sûr ce n’est pas seulement parce que j’allais sacrifier 26 mois de ma jeunesse que j’étais pour La PAIX en ALGERIE.
Vous m’aviez fait vibrer avec l’épopée Napoléonienne. Mais je dois être juste, vous étiez lucide au moment du bilan. J’avais noté, au détour d’un cours d’Histoire, votre mise en cause du principe de la conscription. Cela ne m’a pas empêché et, quelque respect que j’aie pour vous, je l’affirme, d’être pour.
La relation simple que vous aviez faite du retrait de la guerre de la jeune Union Soviétique en 1917, puis la signature du pacte Germano-Soviétique en 1939 m’avait donné à croire que ces gens là nous avaient trahis par deux fois. Comme vous l’aurez compris mon jugement là dessus a depuis bien changé.
N’allez pas croire que ce sont des critiques que je vous adresse là. Vous étiez, et parfaitement sans doute, dans votre rôle d’Instituteur de la République. J’ai failli écrire de la IIIème ! Ah, vous étiez un peu sourcilleux du côté de l’Eglise. J’entends votre mauvaise humeur parce que, pour parler de l’importance de la religion au Moyen Age dans la conscience des gens, un élève avait employé l’expression « Le Bon Dieu » au lieu simplement de « Dieu. »
Allez, j’arrête de vous faire des misères. Je vais encore vous raconter deux ou trois clichés que j’ai gardés de ma scolarité dans votre classe. Il y avait une carte de France et, au-dessus de je ne sais plus quelle altitude, c’était en blanc. Je rêvais devant ce blanc, surtout en hiver, de neiges éternelles. Je me souviens aussi d’une carte d’un paysage de Noël que nous avions dessinée, j’étais au CE2, et où la neige du toit apparaissait en grisaillant le reste. J’étais positivement enthousiasmé par cette technique élémentaire.
Des récitations, j’ai gardé en mémoire quelques vers des Fables de La Fontaine « Un lièvre en son gîte songeait / Car que faire en un gîte à moins que l’on ne songe ? », « C’était un animal qu’on avait mis au vert... Et te lui met en marmelade les mandibules et les dents. » Des poésies de Victor HUGO aussi « C’est le moment crépusculaire... Le geste auguste du semeur », « Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. » Ici je m’embrouillais, ne sachant pas si c’était «plus longtemps loin de toi. »
…/…
Que puis-je ajouter, sorti du « sac de mes souvenirs » dans votre classe ? Il y reste moins de choses après mes trois premières lettres.
Il m’est arrivé de vomir sur mon pupitre et dans ce cas vous m’autorisiez à revenir chez moi. Une fois, je ne devais pas être si malade que ça car, rentré dans ma maison, j’étais ressorti dans la rue et j’avais regardé l’aîné des fils Montul qui jouait avec un cheval et une charrette de vendanges réalisés avec du fil de fer. Vous l’aviez su et vous m’aviez sermonné à mon retour en classe, je n’étais pas très fier.
Je me souviens, cela a dû être unique dans ma scolarité, d’être arrivé en retard à 8 h (heure solaire s’entend !) Nous rentrions en effet à cette heure là. J’étais effrayé par cette perspective. Eh bien ça c’était passé tout à fait en douceur. Plus tard ma mère s’était excusée auprès de vous, expliquant que c’est elle qui était en cause. Un matin j’avais été absent pour cause de maladie et ce matin là vous aviez été inspecté. J’avais regretté de ne pas être présent !
Une autre fois, c’était la fin de la journée, nous faisions une composition d’Histoire et nous n’avions plus trop de temps. Vous nous aviez dit d’avancer notre travail sans tenir compte de l’orthographe. J’avais écrit « guère » en lieu et place de « guerre », un mot qui était au tableau. Appliquant vos consignes je n’avais pas corrigé ma faute alors que je l’avais repérée. Hélas vos instructions ne concernaient pas ce que nous avions sous les yeux. Aussi j’ai eu à copier le mot « guerre » dix fois. Je n’avais pas été trop traumatisé par ce que j’aurais pu considérer comme une injustice. A mon cousin Jeannot Cros qui s’étonnait de me voir rester en punition - lui par contre était un habitué - j’avais expliqué que j’avais « dix mots à copier. » Croyant qu’il s’agissait de dix mots à copier chacun dix fois il avait trouvé cela assez effrayant. Mais, après mes explications, il avait trouvé la punition dérisoire. J’ai le souvenir d’une perle de lui : il avait écrit dans un devoir « Chandelier » pour Chancelier (d’Autriche me semble-t-il.)
Une autre perle concerne un garçon d’origine espagnole qui venait de La Bousquette, ou plus exactement de la Grange de Saint Denis qui est juste en dessous. Il s’appelait Vicente. Il fallait répondre à la question « A quelle famille appartient le lapin ? . » La réponse devait être sans doute « A la famille des rongeurs. » Il avait trouvé la question saugrenue, le lapin ne pouvant, selon lui, qu’appartenir à la famille de celui qui l’élevait !
Je vais encore ajouter une chose. Je n’étais plus dans votre classe, peut-être étais-je déjà au Cours Complémentaire, mais, c’était la fin de l’année, nous étions rentrés dans votre salle et vous nous aviez fait jouer au Jeu de « Quitte ou Double. » Vous choisissiez vos sujets en fonction de votre public. Personnellement j’avais buté sur une question de géographie concernant le Popocatépetl. Par contre Pierrot Millian, que nous appelions « Petit Homme », avait su, et cela m’avait impressionné, trouver le nom de « Chiquita de Cambo » à une question de sports. J’étais assez surpris de vous découvrir dans un autre contexte que celui de la classe. »
En 1949 je suis entré en CM2, dans la classe de M. Bourdier. J’étais toujours aussi menu (je me suis bien rattrapé depuis !) et pendant une période mes camarades m’avaient appelé « Squelette » ! J’ai d’ailleurs une photo de moi à mon pupitre d’écolier où je fais très studieux.
Oh, je n’étais pas très soigneux. Je n’avais pas une très belle écriture et je n’étais pas très habile pour dessiner, décorer mon cahier, présenter mon travail de manière esthétique… comme savaient le faire de moins bons élèves que moi. Bien que très sérieux je ne pense pas avoir été un gros travailleur, je n’étais pas assez solide pour cela. Par contre j’avais une très bonne mémoire, liée à une capacité d’attention je crois assez peu commune. Naturellement je comprenais vite ce qui m’était expliqué et j’avais, sans l’avoir jamais vraiment apprise, une orthographe sûre. M. Bourdier avait fait circuler auprès de ses collègues mon cahier de classe avec une dictée de certificat d’études où je n’avais fait qu’un quart de faute.
J’étais dans un autre monde que les grands qui étaient en Fin d’Etudes. La scène que je vais rapporter ici témoigne de cette différence. Elle met en cause Jean-Jacques Bullich que j’ai connu plus tard comme adhérent du parti communiste. Il n’était pas bon élève, encore qu’il a été reçu cette année là au certificat d’études. En fin de journée, profitant sans doute de l’absence du maître, il s’était masturbé en classe et m’avait passé sur le visage sa main pleine de sperme ! Heureusement pour moi j’ai pu évacuer rapidement de mon esprit cet épisode sordide et humiliant.
Je ne suis restée qu’une année dans la classe de M. Bourdier qui comptait outre le CM2 le cours de Fin d’Etudes dont je viens de parler et dans lequel restaient presque systématiquement tous les élèves avant d’entrer au cours complémentaire. Mais comme je réussissais toujours bien on m’a fait passer l’examen d’entrée en sixième à l’âge de dix ans.
Oui, il y avait un examen pour être admis en classe de sixième. Mais il ne devait pas être très sévère si j’en juge par le niveau ce ceux que j’ai retrouvés l’année suivante dans cette classe, pour la plupart issus de Fin d’Etudes.
Ce que je peux préciser c’est que la nuit qui a précédé la tenue de cet examen d’entrée en sixième, c’était en juin 1950, il y a eu un tremblement de terre qui, vers minuit, a réveillé toute la rue et sans doute tout le village. Aucun dégât bien sûr mais la secousse avait été ressentie. Pas par moi d’ailleurs qui ne suis sorti de mon sommeil que par l’agitation qui en a découlé.



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:: Les commentaires des internautes

Plongée dans l'enfance
Posté par Maillet le 01.07.2006
Trouvé le temps de revenir sur ton blog. Revu des scènes de ma vie d'écolière modèle...
Mais 20 ans plus tôt et avec
d'autres activités. Bain de
fraîcheur ! Salut vaillant soldat... Ar.



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