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cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
19.07.2008
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Mon certificat d'études

Mon certificat d'études

Posté le 05.07.2006 par cessenon
L'année du cerfi ou l'année avant ?
(Je suis au milieu du rang du haut)

Mon premier examen a été l’entrée en sixième au Cours Complémentaire de Cessenon. C’était en 1950, l’année de mes dix ans. Je n’en ai guère de souvenir. Je l’ai écrit par ailleurs, la nuit qui l’a précédé, le village a connu un séisme de faible amplitude qui a réveillé les Cessenonais. En fait moi je n’ai été réveillé que par le bruit qu’ont fait dans la rue ceux qui étaient sortis.
Outre cet événement, je me rappelle Monsieur Combes, le directeur du Cours Complémentaire, nous montrant avant le début des épreuves que l’enveloppe qui contenait le sujet était bien cachetée. Il est peu probable que personne ait jamais mis en cause la régularité de l’examen !
L’examen d’entrée en sixième ne devait pas être très sélectif si j’en juge par le niveau des élèves qui ont été admis. Il y avait en effet au fond de la classe tout un groupe que je ne sais plus quel maître du Cours Complémentaire appelait « l’Académie ». Dans ce secteur on avait d’autres préoccupations que les cours dispensés. Certains faisaient même un bout de cuisine sur le poêle à charbon qui était dans le coin !
Avec le Certificat d’Etudes Primaires c’était déjà une autre dimension. Les épreuves se déroulaient non plus à Cessenon même mais à Saint-Chinian, le chef-lieu de canton. La plupart des élèves qui s’y présentaient étaient scolarisés en cinquième. Quelques-uns étaient toutefois en classe de fin d’études. Je faisais exception puisque j’étais déjà en troisième. Il faut dire que j’avais « sauté » le cours préparatoire et la classe de fin d’études laquelle se trouvait dans la même salle que le cours moyen deuxième année où officiait Monsieur Bourdier.
D’ailleurs il a fallu négocier une manière de dérogation pour les épreuves sportives qui précédaient le Certificat proprement dit. Le jour où celles-ci avaient lieu était en effet organisé pour les élèves de troisième de Cessenon un brevet blanc. Mes maîtres avaient obtenu que j’aille passer les épreuves sportives hors délai, dans un créneau que me laissait le déroulement du brevet blanc.
J’avais rallié le terrain de sport de Saint-Chinian à bicyclette en fin de matinée où m’attendaient les examinateurs. Je n’avais bien sûr aucune tenue sportive appropriée. Je revois vaguement l’espèce de polo de couleur bleue que je portais à cette époque et il me semble que j’avais un pantalon long. Je crois me rappeler que je n’avais pas franchi ce jour-là les 1 m 40 qu’il m’était arrivé d’atteindre au saut en hauteur… je n’ai rien de plus précis dans ma tête.
Le jour du Certificat, c’était en juin 1954, nous avions pris le car qui partait de Béziers le matin de bonne heure et ralliait Saint-Chinian, distant de 9 km, avec arrêt à Cessenon. Il était de tradition de s’équiper d’un sous-main en carton. Je ne sais trop comment je m’étais procuré le mien. Sans doute qu’on me l’avait prêté, je n’en ai jamais vu chez moi.
Je n’avais guère révisé le programme spécifique de sciences et d’histoire de l’examen mais je pouvais largement me rattraper en arithmétique et en français. Le problème faisait appel à des notions de pourcentage. Pour la dictée c’était un texte d’Alphonse Daudet je crois. Je sais que j’avais fait une faute à « Les mules portant haut leurs petites têtes ». Je n’avais pas mis le pluriel à « leurs petites têtes » Il n’est pas sûr d’ailleurs que la faute a été sanctionnée. Je sais que dans les questions sur la dictée je n’avais pas su trouver le contraire du mot « aubade » qui bien sûr était « sérénade ». En rédaction il fallait raconter une scène au cours de laquelle quelqu’un avait donné de mauvais renseignements à un automobiliste qui demandait sa route. J’avais interprété le sujet de manière volontairement ambiguë, ne sachant pas si c’était exprès ou pas qu’un mauvais chemin avait été indiqué !
Il y avait une épreuve de calcul mental. L’opération ayant été énoncée, il fallait répondre dans l’intervalle de temps que séparaient deux coups de règle frappés sur un bureau. Je n’avais pas dû avoir de difficulté en la matière.
La formulation d’une question de sciences avait été déroutante : « le sulfatage, quoi ? Pourquoi ? Quels sont les différents modèles de machine à sulfater ? » Je savais qu’il fallait mettre de la bouillie bordelaise pour lutter contre le mildiou. J’avais même précisé les formules chimiques des composants, sulfate de cuivre et carbonate de calcium, de la bouillie bordelaise. Par contre pour ce qui est des différents modèles de machine à sulfater… j’ai su plus tard qu’il y avait, entre autre, la Vermoren dont j’avais peut-être entendu parler mais que j’aurais volontiers écrit Vilmorin !
En histoire il y avait eu une perle que je rapporte. Il fallait citer un monument de la Grèce Antique. Salvador Mendez avait cité « La momie » ! Evidemment ce n’était pas très grec et pas très monumental non plus !
Il me semble que certaines épreuves avaient eu lieu après le repas de midi que nous avions apporté avec nous et que nous avions mangé attablés à un café où nous avions dû prendre une consommation pour dédommager le propriétaire. Ce café existe toujours, il fait face à l’entrée de l’esplanade.
Quoi qu’il en soit, avant ou après le repas, il y avait eu du chant. Je n’ai jamais su chanter mais comme, par le jeu des coefficients, la note n’était pas déterminante cela n’a pas dû avoir grande conséquence au niveau du résultat. J’ai quand même chanté une chanson qui dit quelque chose comme « Grimpant sans peur, sur la montagne aride, mulets et muletiers frappent le sol du sentier… Petites campanules qui tintez aux cous des mules partout vous portez la joie et la gaieté… longtemps j’entends leur carillon qui sonne… pourtant dans le lointain leur chant s’apaise et s’éteint » Il devait bien y avoir du dessin aussi, de la lecture encore mais là ma mémoire me fait défaut !
L’heure du retour du car était arrivée et nous n’avions pas encore les résultats. Je décidais, avec quelques autres de les attendre ! J’avais l’espoir que je pourrais être reçu premier du canton. Comment rallier Cessenon ensuite ? Vous en posez des questions vous ! Elle se posait quand même ! Eh bien je suis rentré sur le porte-bagages de la bicyclette de Loulou Gau qui, âgé d’un an de plus que moi, était venu aux renseignements. Mais j’ai quand même quitté Saint-Chinian avant la publication des résultats.
Je ne les ai sus que le lendemain. Oui, j’étais bien premier du canton et la seconde était une certaine Danielle Fajou de Cazedarnes qui était scolarisée elle aussi au Cours Complémentaire de Cessenon. Le mercredi qui a suivi, Monsieur Raoul Bayou, le maire de Cessenon et sans doute déjà conseiller général du canton de Saint-Chinian, pas encore député toutefois, il ne l’a été qu’à partir de 1958, est venu me remettre mon prix dans la cour de l’école de Cessenon. Il s’agissait d’un dictionnaire Larousse de couleur rouge. J’ai naturellement eu droit à un speech devant un public improvisé d’élèves et de maîtres où était mentionné l’honneur que je faisais à mon village, à mon école, à mes parents et à mes maîtres.
Quelques jours plus tard il y avait la distribution des prix organisée comme toujours à la fin de l’année scolaire. J’en avais naturellement deux : pour avoir été premier au classement général de la classe et pour avoir eu le certificat d’études primaires. Monsieur Combes n’a pas manqué de souligner que « malgré mon jeune âge je devais dans quelques jours me présenter au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (le fameux BEPC !) » Oui, la remise des prix avait lieu avant ce deuxième examen auquel je me présentais quelques jours plus tard.
J’avais des instructions de mon père. Elles n’avaient rien d’impératif mais à vrai dire elles me convenaient assez bien. Le conseil municipal était réuni au grand complet sur l’estrade et traditionnellement les récipiendaires embrassaient le directeur du collège et le maire, éventuellement un conseiller municipal si celui-ci était un de leurs proches. Il y avait un élu communiste, Marceau Nobès, qui habitait dans notre quartier. Mineur de bauxite il se tenait discrètement à l’arrière ! J’ai résolument traversé l’estrade pour aller embrasser Marceau ! Il y a eu un rire général dans le public, tout le monde avait compris ! Quant à Marceau, sans doute très ému, il m’avait encouragé d’un « C’est bien continue ! »



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:: Les commentaires des internautes

photo de classe
Posté par GAST Gisèle le 03.06.2007
qui sont :rang du haut dernière fille à droite,
rang du milieu premier à gauche
rang du bas deuxième à gauche

mariama
Posté par sow le 20.12.2007
bjr je suis une fille et je fais la classe de cm2.
je veus que vous m'aider contre le mathematique.
Lien vers mon blog

Recherche chants
Posté par Laroche le 03.07.2008
Bonjour. Sauriez-vous où je peux me procurer la chanson "Grimpant sans peur, sur la montagne aride, mulets et muletiers frappent le sol du sentier… Petites campanules qui tintez aux cous des mules partout vous portez la joie et la gaieté…". Il y avait un autre chant qui disait : "entendez-vous tousles grelôts au cou de nos chevaux, qui tirent, tirent nos traîneaux parmi les blancs bouleaux". Je travaille avec des enfants et j'aimerais bien retrouver ces carnets de chants. Merci d'avance.


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