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Nom du blog :
cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
19.07.2008
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La badasse

Posté le 03.06.2008 par cessenon

La photo de gauche est tellement belle que je n’ai pas résisté, je l’ai « co-pillée » ! Il faut dire que la mienne à côté était si peu représentative.
Il s’agit d’une touffe de badasse dont le nom scientifique est Dorycnium pentaphyllu. En occitan c’est lo pè d’aucèl (littéralement le pied d’oiseau, à cause des cinq folioles qui constituent les feuilles.)
Elle appartient à la famille des Fabacées ou plus simplement des légumineuses. C’est un sous-arbrisseau buissonnant aux tiges ligneuses abondant dans la région, sur les friches et les talus.
La badasse fleurit en mai / juin et attire, grâce au nectar qu’elle produit, abeilles et papillons. Parmi ces derniers on compte l’azuré de la badasse un papillon de couleur bleue évidemment qui en est l’hôte privilégié.
Et puis suivant l’adage, « Qui vole un bœuf vole un œuf » j’ai encore fait du « co-pillage » et vous avez droit à une très belle photo d’azuré de la badasse.



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La poliomyélite à Cessenon

Posté le 31.05.2008 par cessenon
Sur la place du village
De gauche à droite :
M Favette, père d’une victime, Mme Villebrun, Mme Cahuzac



En mai / juin 1956 une épidémie de poliomyélite a frappé Cessenon. Personnellement j’étais interne à l’Ecole Normale d’Instituteurs de Montpellier et je n’ai pas vécu le drame qui a endeuillé le village. Il m’a été demandé par plusieurs personnes ce que je savais de ces événements. Je vais dire ce que j’ai appris à la lecture d’un dossier qui avait paru en son temps dans France Dimanche.
L’affaire commence le 27 mai avec Jean-Claude Lopez, alors âgé de 3 ans ½ qui se plaint d’avoir mal au bras droit. Le docteur Julia, un des deux généralistes qui exercent à Cessenon, réserve son diagnostic.
Le lendemain c’est Josette Douarche, 6 ans, qui a le palais paralysé. La maladie s’étend et touche à peu près simultanément Jean-Pierre Galtier, Geneviève Favette, Joëlle Cazas. Les jambes, la nuque sont atteintes.
Les docteurs Calas et Julia font appel à leurs confrères de Béziers. Le docteur Barnay, spécialiste des maladies infantiles, est formel : il s’agit de la poliomyélite !
Les cinq malades sont transportés à Montpellier et hospitalisés à la clinique Saint Eloi dans le service Pasteur dirigé par le professeur Jambon.
A Cessenon une trentaine d’enfants sont fiévreux. Des prélèvements de sang et de selles sont envoyés pour analyse à l’Institut Pasteur.
Des mesures sont prises : interdiction de se baigner, de boire l’eau des puits, de se laver aux fontaines publiques. On désinfecte les égouts et les caniveaux. Le 7 juin la décision est prise de fermer les écoles. Le village sera mis en quarantaine, interdiction d’y entrer et d’en sortir.
Cette année là les élèves de Cessenon candidats au certificat d’études ou au BPEC composeront sur place.
On administrera aux quelque 400 jeunes de la commune le vaccin du professeur Lépine qui vient juste d’être commercialisé et qui contient de la gammaglobuline laquelle favorise la résistance de l’organisme aux maladies infectieuses. La préparation de ces injections demande une grande quantité de sang : 5 hectolitres pour l’opération !
Le traitement prescrit comprendra également des comprimés de Foldine qui seront massivement distribués.
Dans un premier temps la maladie a encore progressé, touchant Jean-Paul Audouard, les fillettes de Cros le laitier.
Le petit Michel Disla, devait décéder dans la première quinzaine de juin.
Puis l’épidémie a régressé, laissant des séquelles plus ou moins graves chez ceux qui l’avaient contractée.
Que s’était-il passé à Cessenon pour qu’il soit la proie de la polio ? Nous l’ignorons et il est probable que le corps médical en est resté à des hypothèses. On a certes mis en cause les déchets de Lamalou les Bains, station thermale traitant les malades atteints de la poliomyélite située en amont sur l’Orb. Mais pourquoi les autres villages également riverains de l’Orb ont-il été épargnés ? A vrai dire on a enregistré d’autres cas ailleurs, à Ceps et à Vias par exemple, mais à aucun endroit l’épidémie n’a pris la dimension qu’elle avait atteinte ici.
On peut être surpris qu’en plein milieu du XX° siècle des processions aient été organisées à la chapelle Saint Roch par des femmes qui, les bras en croix, psalmodiaient des litanies « Saint Roch guérissez les petites malades et préservez les bien portants ! » Mais devant l’ampleur du drame on comprend que les gens n’aient plus su à quel saint se vouer et comme Saint Roch était le guérisseur des pestiférés…

Après le vote du 22 mai à l'Assemblée Nationale

Posté le 30.05.2008 par cessenon


Voici ci-dessous un article extrait de Lo Camèl roge, le journal de la section de Béziers du pcf
La photo a été prise devant la salle d'Occitanie pour les dix bougies de La Burla, le cercle occitan de Cessenon.

Avec les occitanistes nous nous réjouissons du vote intervenu le 22 mai 2008 à l’Assemblée Nationale qui reconnaît enfin la richesse que représente la diversité des langues et des cultures régionales dans notre pays.
C’est un obstacle levé, il y en d’autres. En particulier, avec la dégradation de la situation viticole, il ne restera bientôt plus personne dans nos villages pour parler une langue originale, riche et porteuse d’histoire.
Le slogan « Volem viure al pais » qui avait été lancé avec le manifeste « Mon pais escorjat » est toujours d’actualité !
Ce n’est pas un faire preuve de passéisme que de s’engager résolument dans la défense des langues et des cultures régionales, c’est au contraire refuser une forme d’uniformisation qui appauvrit le bien commun et qui participe de la mise en œuvre d’une pensée unique.

Edition 2008 de la Marche de la Paix

Posté le 29.05.2008 par cessenon


Elle aura lieu le dimanche 3 août à Cessenon où est prévue une visite commentée du village. Elle sera suivie d’un pique-nique tiré du sac à La Pibolada et une balade dans le secteur sera proposée aux amateurs
Parmi les éléments nouveaux qui sont en prendre en considération nous avons relevé le choix de Sarkozy de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’OTAN, l’envoi de renforts en Afghanistan.
En 2007 / 2008 est venue sur le devant de la scène l’offensive idéologique visant à justifier a posteriori le colonialisme.
Restent posées les questions habituelles de la course à l’armement nucléaire (lancement du 4ème sous-marin nucléaire, essai du nouveau missile M 51) cependant que le sort réservé aux Palestiniens est toujours préoccupant pour la stabilité et la sécurité aux Proche-Orient.

Deux rendez-vous sont donnés aux pacifistes :

9 h sur le parking du Petit Casino de Béziers
9 h 45 sur l’emplacement de l’ancienne tuilerie de Cessenon (cf. la cheminée tronquée.)

Il s'appelait Barbe-de-bouc, ô gué, ô gué !

Posté le 27.05.2008 par cessenon

La photo a été prise pour Pentecôte à Cessenon, sur la rive gauche de l’Orb en aval de La Prades. Selon toute vraisemblance il s’agit d’un salsifis barbe-de-bouc ou salsifis sauvage.
Les fruits ont passé la promesse des fleurs. Le capitule jaune a donné naissance a cette boule d’akènes qui vont, comme le dit le logo du dictionnaire Larousse, semer à tout vent, les graines descendant au sol à la manière de petits parachutes.
Ce mode de dispersion est appelé anémochorie et les éléments qui équipent les akènes sont désignés par les termes de pappus ou d’aigrettes.
Qu’ajouter à propos de la barbe-de-bouc ? Qu’il est du genre Tragopogon, le mot « tragopogon » signifiant justement barbe de bouc dans la langue grecque, sans doute de l’espèce pratensis c'est-à-dire « des près ». Il appartient à la famille des composées appelée encore astéracées.
On consomme ses feuilles ainsi que ses bourgeons floraux en salade et ses racines, quoique petites, peuvent être cuites à la vapeur. Il existe divers cultivars, notamment le scorsonère, dont les racines noires sont nettement plus développées.

Mai 68, témoignages

Posté le 24.05.2008 par cessenon
Pendant l’intervention de Villalba
Ouvrier à Peugeot en 1968



Bonne reprise des repas à thème ce vendredi 23 mai au cercle populaire Joseph Lazare. Entre 50 et 60 personnes (54 selon les organisateurs, nous n’avons pas les chiffres de la police !) ont participé au débat.
Hugues avait réalisé une exposition faite essentiellement avec les « Unes » de journaux (L’Humanité en particulier) qui couvrait deux côtés de la salle.
La formule de ce repas à thème était originale, chacun était invité à témoigner sur ce qu’il avait vécu et à donner son sentiment sur les événements de l’époque. Nous avons pu ainsi entendre une douzaine de personnes couvrant un éventail assez large de situations cependant que Maurice Verdier, le secrétaire fédéral pendant cette période, nous avait envoyé par écrit sa contribution.
Cheminots, élèves, étudiant, appelé du contingent, directeur de MJC, ouvrier de Peugeot… ont raconté leur vécu et l’appréciation qu’ils en avaient. Situations et analyses diverses.
Pour certains c’était la fête, pour d’autres l’angoisse ! L’angoisse ? C’était le cas notamment pour l’ouvrier de Sochaux qui a vu mourir à ses côtés un camarade tué par une grenade. C’était aussi le fait à Paris de ceux qui étaient confrontés aux désordres.
Les récits fourmillaient d’anecdotes.
Cet agent de l’ORTF a souligné que dans son entreprise on était sensible à la liberté d’expression mais a relevé que l’augmentation uniforme de 500 F s’était traduite par le doublement de salaire des plus mal payés.
A la SNCF il y a eu une amélioration conséquente des conditions de travail, notamment avec la question du temps de repos après les nuits de service.
Il faut mettre à l’actif de mai 68 la reconnaissance du droit syndical, la place des femmes dans la société, l’apparition des revendications identitaire des culture et langue régionales.
Appréciations divergentes sur les gauchistes ! Pour l’un c’est clair ils étaient d’un anticommunisme virulent et leur idéologie farfelue ne pouvait conduire qu’à l’impasse, d’autres au contraire ont gardé de la sympathie pour ceux qu’ils ont côtoyés dans les manifestations.
L’intervention mettant en exergue la société de consommation qui a suivi mai 68 et qui a permis aux structures sociales de se maintenir en l’état aurait mérité un échange plus approfondi.
L’armée ? L’atmosphère était loin d’être unanime et on ne sait pas comment elle se serait positionnée si les circonstances l’avaient conduite à intervenir.
Tout le monde a souligné le rôle qu’en l’absence de presse écrite a pu jouer la radio. C’est qu’à cette époque là il n’y avait pas encore Internet et le téléphone était loin d’être dans tous les foyers.
A été évoquée l’influence de la télévision qui a mis l’accent sur les aspects les plus négatifs de ce qui se passait à Paris (incendies de voitures notamment) afin de créer le réflexe de peur que la droit a su exploiter lors des élections de juin qui ont suivi.
Comment est jugée l’attitude de la CGT, du parti communiste dans cette période ? Que pense-t-on de la fin de la grève ? Les réponses sont nuancées, différentes. Certains ont exprimé la volonté qu’il fallait avoir de continuer l’action engagée.
Il est difficile, même 40 ans après, de tirer sereinement les enseignements de mai 68. Aimé Couquet a toutefois pu relever que la question de fond qui reste posée c’est le lien entre la mobilisation revendicative et la conscience politique de ce qui est en cause (il s’agit, pour les révolutionnaires, des structures sociales qui sont à changer fondamentalement pour résoudre durablement les problèmes.)
Le poulet basquaise concocté par Evelyne et Christiane ? C’était tout à fait heureux de le servir avec de la polenta, les 48 convives auront sûrement apprécié !

Lise Gros ambassadrice de Jòrgi Gròs

Posté le 23.05.2008 par cessenon
Davant la mostra
Lise Gros fournit des explications


Nous n’étions pas très nombreux, une petite quinzaine, ce jeudi 22 mai au CIRDOC pour accueillir Lise Gros, conteuse de son état, venue présenter l’exposition « Lo dich e l’escrich » consacrée à son père Jòrgi Gròs, un ancien instituteur, né à Nîmes en 1922, militant de l’Ecole Freinet, écrivain occitaniste et conteur lui aussi.
Elle l’a fait en projetant un film réalisé à partir des œuvres de Jòrgi Gròs dans diverses écoles primaires du Gard.
La pédagogie Freinet c’est toute une époque, toute une conception de l’éducation, qui a intéressé les maîtres de l’Ecole élémentaire qui se réclamaient d’un engagement progressiste.
Ce n’est pas le seul mouvement pédagogique, on peut citer également le Groupe Français d’Education Nouvelle (le GFEN) qui a été lui aussi le lieu de rencontre d’enseignants non moins engagés.
L’exposition, visible au CIRDOC jusqu’au 29 mai, retrace la vie et l’œuvre de Jòrgi Gròs.
C’est un peu à bâtons rompus que les participants ont échangé, le verre de l’amitié à la main et devant une table copieusement garnie d’amuse-gueule, leurs impressions.
Il se trouve que ce jour-là, le 22 mai 2008, les occitanistes avaient des raisons d’afficher leur satisfaction. Ils venaient en effet d’apprendre le vote survenu à l'Assemblée Nationale, dans le cadre du débat sur la réforme des institutions, et intégrant enfin au texte constitutionnel une mention des langues régionales.
Sans préjuger du résultat final du débat général sur l'ensemble de la réforme proposée, le vote quasi unanime du 22 mai est le signe qu'en tout état de cause, la question des langues régionales a été prise en compte ont-ils dit dans un communiqué rendu public.

Ginkgo

Posté le 22.05.2008 par cessenon



Jean-Jacques Barthélémy, notre photographe occasionnel, nous a envoyé les photos de trois ginkgos prises dans le quartier de la cité du parc où il réside. Celle que nous avons choisie pour illustrer le présent billet l’a été dans la rue Laurence Ravanel, juste après le Crédit Agricole.
Les trois sujets dont il est question ici sont évidemment des bébés ginkgos, ces arbres peuvent en effet atteindre la taille respectable de 35 m. Il s’agit de ginkgos biloba, la variété cultivée d’une version sauvage qui a quasiment disparu.
Le ginkgo est l’unique représentant de la famille des Ginkgoaceae qui compte parmi ses membres plusieurs espèces fossiles qui ont vécu il y a 270 millions d’années soit avant l’apparition des dinosaures. Le ginkgo, a survécu à tous les bouleversements climatiques et on le considère comme un « fossile vivant. »
Il est originaire de Chine et on l’appelle « arbre aux quarante écus » ou encore « arbre aux mille écus », en chinois 银杏 ! Il a émigré au Japon (la feuille de ginkgo est l’emblème de Tokyo) et en Corée et est arrivé en Europe, en Hollande plus précisément, vers 1750 (il est l’arbre fétiche de la ville de Weimar en Allemagne.) On le retrouve ensuite au jardin des plantes de Montpellier où une bouture est prise et plantée dans celui de Paris. Ces deux derniers spécimens sont toujours en vie !
Le ginkgo doit servir d’argument de poids à ceux qui préconisent l’augmenter le nombre d’annuités pour bénéficier du taux plein dans le calcul des pensions de retraite. Oui, il peut vivre jusqu’à 2 500 ans ! C’est qu’il vous viderait les caisses le végétal !
Le ginkgo est dioïque, c'est-à-dire que chaque arbre est soit mâle soit femelle. La reproduction est primitive et constitue une étape entre celle des fougères et des conifères et celle des plantes à fleurs. A l’instar d’un œuf de poule, l’ovule du ginkgo peut se développer, sans évidemment pouvoir germer, même s’il n’a pas été fécondé.
Dans les villes on plante, par bouturage, essentiellement des ginkgos mâles car les graines, ou pseudo graines, sont nauséabondes.
Le premier arbre qui a repoussé à Hiroshima, après le bombardement atomique du 6 août 1945 est un ginkgo. Il est devenu le symbole de la radiorésistance. Bien sympathiques les ginkgos mais si nous laissions faire, il n’y aurait bientôt plus qu’eux sur la planète !

Vide grenier à Cessenon

Posté le 20.05.2008 par cessenon

Ce dimanche 18 mai le camping de Cessenon était occupé par le vide grenier organisé par le corps des sapeurs pompiers. Les exposants étaient nombreux à l’ombre des platanes et les visiteurs également qui déambulaient entre les stands ou prenaient un verre à l’une des tables mises à la disposition du client.
Vers midi on pouvait déjeuner sur place, avec au menu l’incontournable paella concoctée par les soldats du feu.
La cave coopérative avait profité des circonstances pour poursuivre sa vente promotionnelle de cartons de vin : trois pour le prix de deux ! Il ne restait d’ailleurs que du blanc et du rouge, le rosé avait été épuisé lors d’opérations précédentes.
Les vide-greniers se sont développés ces dernières années et sont devenus un phénomène de société, en liaison probablement avec la baisse sensible du pouvoir d’achat des catégories sociales les plus défavorisées. Ceux là essaient de tirer profit de tout un matériel dont ils n’ont que faire.
On peut trouver de tout dans ces bric-à-brac que l’on appelle encore brocante, encore que le terme désigne plutôt un marché aux puces pour professionnels : livres, disques, vêtements, vaisselle, jouets, meubles… et les objets les plus divers, les plus insolites qui soient.
Il y a des amateurs, des passionnés même ! Un ami vosgien surveille les annonces et ne manque pas de fréquenter ces lieux de chine quand il est en vacances dans le secteur. Ah oui, c’est un visiteur quasi professionnel ! Il ne craint pas de se lever tôt afin d’être présent avant que les choses les plus intéressantes ne soient déjà vendues. Par principe il marchande, avec efficacité semble-t-il. Il a quelques créneaux dans ses achats, notamment je ne sais plus quelle collection de livres est l’objet de ses recherches systématiques.
Vers 17 h quand la photo qui illustre le présent billet a été prise, les exposants commençaient à remballer mais il y avait encore beaucoup de monde autour de la buvette.
J’ai salué un couple de collègues qui venaient d’acheter l’Histoire de France vue par San-Antonio. Allez, ils s’en seront tirés à bon compte !

Forte émotion chez les chelionophiles

Posté le 18.05.2008 par cessenon


Oui, il a été trouvé sur le territoire de la commune de Cessenon, à Réals sur la rive droite de l’Orb, à trois cents mètres en amont du pont et par un moniteur de la base de canoës kayaks, m’a-t-on précisé, un spécimen d’une tortue rarissime à l’état naturel en France. Il s’agit d’une Mauremys leprosa ou Emyde lépreuse, une tortue d’eau douce.
Enthousiasme général à Tartuga34 où l’information est arrivée en différée, car l’affaire remonte à plusieurs mois, et comme le sujet est juvénile l’émotion est à son comble !
Ah, on avait toutefois déjà rencontré, il y de cela plusieurs années, quelques Emydes lépreuses dans le secteur : deux à Sauvian, deux à La Malhaute près de Thézan les Béziers, une à Vendres.
C’est une population très rare dans l’Hérault, un peu plus importante dans les Pyrénées Orientales, du côté de Banyuls paraît-il. Mauremys leprosa est plus présente dans la péninsule ibérique et dans les trois pays du Maghreb.
Sans doute étaient-ce des Emydes lépreuses que je voyais plonger dans de tout petits oueds quand, mobilisé pour faire flotter, sans résultat probant, le drapeau français aux confins du Sahara, j’allais faire du jogging en dehors de mon cantonnement. Je perturbais ces pauvres bêtes mais on doit à la vérité d’ajouter que c’était vraiment « à l’insu de mon plein gré » que je me trouvais là !
Ah pourquoi le qualificatif de lépreuse ? A cause des algues qui s’accrochent à la carapace du reptile (oui, oui, c’est un reptile !) ai-je lu quelque part sur la Toile.
Mauremys leprosa est évidemment une espèce protégée et nul doute que ceux qui ont rencontré le représentant juvénile dont nous faisons état ici l’auront relâché dans les meilleurs conditions après l’avoir identifié et photographié.

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