Balade au bord du Canal
Posté le 08.07.2008 par cessenon

Vues sur le Canal
Depuis fin juin nous avons pris nos horaires d’été pour nos balades dominicales : départ de Béziers à 16 h. En cette saison nous préférons les lieux ombragés pour nos itinéraires.
A vrai dire ce dimanche 6 juillet nous aurions pu partir plus tôt et marcher à peu près n’importe où, il ne faisait pas chaud. Toutefois pour éviter de tout chambouler nous avons maintenu notre programme : Poilhes – Capestang aller retour en suivant le chemin de halage du Canal du Midi.
Poilhes est un très joli village, nous avons eu l’occasion de le dire. Il y a des péniches amarrées, des canards sur l’eau et des oies sur la berge.
Allez, direction notre objectif. On ne tarde pas à passer au port de Guéry, du nom du domaine qui se trouve en contrebas. Encore des péniches accostées et d’autres qui circulent, dans les deux sens. Nous échangeons des saluts avec les passagers.
Ah nous voici au pont de Baboulet où La Minervoise franchit le Canal. Tiens le balisage bleu qui suivait jusqu’ici le chemin de halage revient vers Poilhes par les vignes. Une autre fois il faudra voir ce que cela donne.
Aujourd’hui nous choisissons de nous en tenir au planning établi. La perspective est belle. Quelques péniches passent. Ah, voici un cavalier sur un cheval blanc. Pas très gracieux le cavalier ! Vers l’ouest se dresse la silhouette, massive, de la collégiale Saint Etienne.
Ici un groupe électrogène, éloigné de la péniche dont il recharge les batteries, est en fonction. Il n’est toutefois pas très bruyant.
Ah, problème, les chaussures de randonnée achetées la veille à Décathlon m’ont blessé aux talons et sur la plante de mon pied gauche. De ce côté je règle les choses en éliminant un pli de ma chaussette et pour le reste comme ce n’est pas encore trop douloureux nous continuons.
Des gens circulent avec des chiens. Les chiens ? Ça permet d’engager la conversation ! Il a quel âge ? C’est un mâle ? Il aime l’eau ? Certains en profitent même pour draguer paraît-il !
Après être passés sous le pont métallique de Piétât, nous allons arrivons au port de Capestang. Nous avons rencontré un épanchoir construit en 1776 à la suite d’un orage qui avait provoqué des inondations catastrophiques. Un épanchoir ? C’est un dispositif qui permet d’évacuer le trop plein d’un canal. Il s’agit d’un épanchoir à siphon et le principe en est dû à un certain Garipuy. Si nous avons tout retenu il s’appelle épanchoir du fer de mulet.
En amont du pont de Saisse, le plus bas sur le canal, nous échangeons quelques mots avec un pêcheur. Il a trois prises d’une vingtaine de centimètres qui nagent dans un seau. A notre question il répond qu’il s’agit de poissons chats. Pas très beaux ces animaux : une tête plate, des barbillons qui ressemblent à des moustaches de chat, une couleur vert jaune, peu engageante… Notre interlocuteur nous précise qu’ils pullulent et qu’ils sont très voraces. Ce sont des prédateurs qui s’en prennent à tout ce qui est comestible, y compris les autres espèces de poissons. Ils sont nuisibles et on ne doit pas les remettre à l’eau après les avoir pêchés. Est-ce qu’ils se mangent ? Eh bien il faut les dépouiller comme les anguilles mais apparemment notre pêcheur ne connaît pas leur goût !
Nous avons appris qu’originaires d’Amérique du Nord certains spécimens se seraient échappés du Muséum d’histoire naturelle de Paris et, via les égouts, auraient rejoint la Seine puis colonisé l’espace fluvial de notre pays.
Les poissons chats sont très résistants, capables de survivre longtemps hors de l’eau. Ils s’enfoncent dans la vase en cas d’assèchement de leur habitat avons-nous lu. Nous avons appris aussi que les silures, il en a récemment été pêché un de 48 kg dans l’Orb, ne sont pas des poissons chats.
Retour sur nos pas. Tiens dans ce sens la péniche couverte d’une bâche, amarrée sur la berge d’en face, ressemble à une momie dans son emballage de bandelettes !
Le retour n’est pas plus long que l’aller mais les pieds sont plus douloureux à présent. Aussi il n’est pas question de faire les exercices prévus sur le parcours de santé aménagé entre Guéry et Poilhes.
Dernier arrêt pour se désaltérer avant de retrouver notre voiture, nous serons rendus à Béziers vers 20 h, mes pieds en compote !
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Bonjour !
Posté par
Kate le 08.07.2008
Je me permets d'apporter quelques précisions à votre billet :
- effectivement les chiens sont un excellent moyen de drague, ils permettent d'engager la conversation et de la poursuivre bien au delà,
- les poissons chats d'après ouïe dire, sont comestibles, très fin au palais et sans arrête,
- quand on veut faire le beau avec des chaussures neuves (sourire), on prévoit des pansements, conseil une vieille habituée qui régulièrement à les pieds en compote.
Sur ce, bon après midi.