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Par GAST Georges, le 27.10.2009
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Publié le 14/09/2009 à 11:24 par cessenon

Nous ne savons pas où cette photo, retrouvée au siège de la section de Béziers du parti communiste, a été prise mais nous avons la date à laquelle elle a été envoyée au journal La Marseillaise : le 8.10.50.
Au fond, derrière la tribune figure le texte de l’Appel de Stockholm lancé le 19 mars 1950. Nous le reproduisons ci-dessous :
« APPEL
Nous exigeons l'interdiction absolue de l'arme atomique, arme d'épouvante et d'extermination massive des populations.
Nous exigeons l'établissement d'un rigoureux contrôle international pour assurer l'application de cette mesure d'interdiction.
Nous considérons que le gouvernement qui, le premier, utiliserait, contre n'importe quel pays, l'arme atomique, commettrait un crime contre l'humanité et serait à traiter comme criminel de guerre.
Nous appelons tous les hommes de bonne volonté dans le monde à signer cet appel. »
Rappelons le contexte.
La bombe atomique a été utilisée deux fois sur le théâtre des opérations militaires : les 6 et 9 août 1945 à Hiroshima et Nagasaki. L’Union Soviétique a effectué sa première explosion nucléaire le 29 août 1949. Nous sommes déjà dans un état de tension internationale et la guerre de Corée débutera le 25 avril 1950.
C’est le conseil mondial de la paix, réuni à Stockholm, qui lance l’appel. Celui-ci recueillera des millions de signatures dans le monde, 500 millions peut-être, dont une douzaine de millions (quinze a-t-on écrit) en France.
On trouve parmi les signataires des noms prestigieux, Louis Aragon, Pablo Neruda, Marc Chagall, Pablo Picasso… Le premier signataire est Frédéric Joliot-Curie. Ah, on relève parmi ceux qui signent l’appel de Stockholm les noms de Jospin et de Chirac !
En France Jean-Paul David, député radical de Seine et Oise et maire de Mantes, créera, en opposition à l’action des pacifistes engagés dans l’Appel de Stockholm, une organisation « Paix et Liberté » qui développe une propagande anticommuniste sans nuance. Elle disparaitra en 1955 quand la période de guerre froide sera sur sa fin.
Publié le 13/09/2009 à 11:38 par cessenon

Cette photo a été retrouvée récemment en faisant du rangement à la section de Béziers du parti communiste.
Je me souviens de cette inscription à la peinture blanche « SAUF POUR LA PAIX EN ALGERIE », qui complétait le « DEFENSE D’AFFICHER », qui avait été tracée sur un mur du côté du Faubourg.
L’endroit exact je ne saurais dire mais je me rappelle que je voyais cela depuis le car que je prenais pour me rendre à Cessenon à la fin des années 50.
Peut-être qu’à l’arrière ce sont les fenêtres d’une école primaire (Louis Malbosc ?), aujourd’hui désaffectée, mais je ne jure de rien.
C’était astucieux d’utiliser le « DEFENSE D’AFFICHER » en le complétant comme on peut le voir sur la photo. Une photo sépia qui a souffert du temps, il m’a fallu la trafiquer un peu pour la rendre « lisible » !
Peut-être que quelque vieux Biterrois en sait plus que moi sur l’endroit et sur qui tenait le pinceau à une époque où le parti communiste était engagé pour la Paix en Algérie, c'est-à-dire pour le droit à l’autodétermination qui s’est finalement imposé et qui a conduit à l’indépendance de ce pays après 132 ans de colonialisme et presque 8 ans d’une guerre atroce et parfaitement inutile !
Publié le 12/09/2009 à 10:10 par cessenon

Par là c’est le bosquet de pins qui jouxte la « campagne » de la Grange Neuve. Cela s’est passé le mardi 8 septembre. Sans doute que le feu aura échappé à la personne qui faisait de l’écobuage.
Il a fallu l’intervention de quatre canadairs, d’un hélicoptère et de pompiers au sol pour empêcher que l’incendie ne se propage et n’atteigne les bâtiments du domaine.
Dans l’affaire un réservoir de dioxyde de carbone, utilisé sans doute pour la macération carbonique, a explosé, incommodant quelques pompiers assourdis par l’explosion.
Il est peu probable que les pins qui ont brûlé en réchappent. On peut toujours se consoler en se disant que cela favorisera la sortie des asperges sauvages. Oui, l’endroit est connu et fréquenté pour cette cueillette. Il reste que c’est un spectacle de désolation que ces arbres calcinés.
Ah, on peut ajouter que l’olivier qui s’était développé sur un muret au milieu des broussailles, produisant d’ailleurs des olives, a souffert du passage du feu et qu’il ne donnera pas de fruits cette année et, pour ce qui est des années suivantes, point d’interrogation !
Publié le 11/09/2009 à 09:45 par cessenon

Elle a eu lieu, à l’initiative de la CGT, jeudi 10 septembre au centre de loisirs des cheminots à deux pas donc de l’entreprise qui produit du matériel pour l’industrie pétrolière. Quelque 75 personnes y ont participé.
La situation à La Cameron est grave : grave pour le personnel menacé du licenciement de 300 salariés, grave pour le bassin d’emploi avec les entreprises sous-traitantes, grave aussi pour l’économie et la démographie du Biterrois.
Pour le représentant de l’UL CGT les choses sont évidentes : si Sarkozy avait mis en vedette le slogan « Travailler plus pour gagner plus » ici ce serait plutôt « Licencier pour davantage de profits. » D’ailleurs la direction de La Cameron ne fait pas mystère de l’objectif !
En fait à travers les informations qui nous ont été données, notamment sur le départ organisé de la matière grise de l’usine de la plaine Saint Pierre c’est la question de sa survie qui est posée. N’y a-t-il pas un projet encore plus dévastateur que celui, déjà douloureux, de la suppression de 300 emplois ? Une solution finale en quelque sorte !
Cela n’a bien sûr pas empêché La Cameron d’encaisser les subventions publiques pour, officiellement, créer des emplois. C’est quand même savoureux : les sommes à peine versées apparaît ce qu’en terme convenu on appelle un « plan social » !
Plan social ? On va les recaser où les gens licenciés ? Il n’y a pas de perspective dans le secteur, chacun le sait.
Alors que faire ? Bien sûr il faut explorer toutes les pistes, juridiques par exemple, mais il faut surtout organiser l’action, des salariés de La Cameron bien sûr, sans toutefois les laisser seuls, mettre en évidence la convergence de leurs intérêts et de ceux de l’ensemble de la population biterroise.
Personne n’a le choix et devant l’ampleur des désastres sociaux auxquels conduit la logique de la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref il faut clairement situer la nature de l’obstacle, éclairer les consciences sur ce qui est en jeu et engager la lutte au niveau des exigences.
Il n’est pas question de se substituer, ni dans l’analyse ni dans les modalités de l’action au personnel mais pour que le résultat réponde aux nécessités il sera utile que chacun apporte sa contribution dans le créneau qu’il occupe sur l’échiquier, qu’il s’agisse des syndicats, des élus, des partis politiques, des associations diverses…
Le verre de la solidarité clôturait cette réunion que chacun doit pouvoir considérer comme une étape dans l’indispensable mobilisation de tous.
Publié le 10/09/2009 à 10:41 par cessenon
La photo a été prise le samedi 5 septembre à La Plantade, le premier jour de la fête des sections biterroises du parti communiste donc.
Une participante, agrégée de sciences naturelles de son état, nous a donné le nom de la fleur ainsi photographiée. Il s’agit de cléome plus précisément de Cléome spinosa. On l’appelle aussi fleur araignée.
Le cléome est originaire du Brésil et appartient à la famille des cléomacées. Ici la fleur est rose, c’est donc Cléome spinosa « Reine des cerises » mais tout à côté on peut voir des Cléomes spinosas aux fleurs blanches, sans doute est-ce la variété « Helen Campbell ».
Cléome spinosa fleurit de juillet à octobre. C’est une plante annuelle qui craint le froid, elle ne résiste pas à des températures inférieures à 5 °C.
Les jardiniers de la ville ont joliment décoré la bordure du bassin du parc de La Plantade avec des plantes succulentes dont les feuilles sont très colorées.
Publié le 09/09/2009 à 15:45 par cessenon

Nous pensions que le pouvoir qui commandite ces actions policière et judiciaire dans le Saint-Ponais se couvrait, de ridicule au même titre que le détraqué qui s’est livré à des agissements imbéciles qui n’ont jamais mis en cause le système responsable de toutes les dérives que nous connaissons.
Après avoir participé ce mercredi 9 septembre à la manifestation qui s’est déroulée devant la mairie de Saint-Pons et après avoir entendu les diverses victimes des opérations de police nous pensons que l’affaire est plus grave encore.
Il est évident que les tenants du capitalisme n’ont rien à craindre d’une lettre de menace anonyme envoyée par La Poste, même accompagnée d’une balle ! Rien à craindre mais beaucoup à exploiter dans cette affaire. Aussi on se dit qu’à la limite ce pourraient tout aussi bien être les victimes de l’envoi qui auraient pu se charger de l’expédition !
L’occasion est trop belle et il y avait là matière à intimider, à museler, à réprimer… Dans ces conditions on y va gaiment du côté de ceux qui n’ont d’autre credo que le maintien d’une logique de profit dont on mesure pourtant chaque jour la nocivité et l’impasse à laquelle elle a conduit.
Devant quelque deux cents personnes rassemblés au pied de la statue de la République qui, peut-être honteuse, tournait le dos à la scène, on a eu un récit sans complaisance des méthodes employées par ceux qui sont censés assurer l’ordre républicain !
C’est édifiant : tant par la brutalité exercée que par l’arbitraire le plus total. Un intervenant fera état des similitudes avec la période de Vichy. Que la suspicion ne conduise à aucune accusation est révélateur de la vacuité du dossier. Personne ne le cache, la présomption de culpabilité n’est étayée par aucun fait établi. Par contre pour ce qui est de la présomption d’innocence… mais ma chère vous comprenez bien qu’on ne va pas s’arrêter à de telles considérations !
Oui, ce qui se passe dans le Saint-Ponais est parfaitement intolérable et il est fort regrettable que les élus locaux ne se soient pas rangés du côté du simple bon sens et n’aient participé à aucune des initiatives qui ont été prises ces derniers jours pour que la justice l’emporte.
Simple bon sens en effet car s’il y a quelque part, ce dont personne n’est assuré, un illuminé qui se livre à des actes assez déments et au demeurant sans conséquence, ce n’est sûrement pas un groupe organisé qui agit de la sorte, il n’y a absolument aucun intérêt.
Alors oui, nous réclamons la justice et pour commencer nous exigeons qu’elle s’applique aux irresponsables qui, oubliant que La Bastille a été prise et démolie, rêvent du retour au temps des lettres de cachet !
Nous espérons que la Ligue des Droits de l’Homme pourra engager un procès et obtenir réparation pour des citoyens meurtris par des méthodes dignes d’un pays vivant sous le joug de la loi martiale !
Publié le 08/09/2009 à 16:28 par cessenon

Le débat du dimanche après-midi devait avoir initialement pour thème la situation internationale avec notamment l’état des lieux au Proche et Moyen Orient, source de tous les dangers. L’actualité nous avait conduits à inclure dans ce débat l’affaire de l’Agrexco qui concerne notre région et a conduit à une protestation organisée qui a dépassé ce cadre. Finalement cette question a pris la plus grande place des échanges qui ont eu lieu.
A la tribune avaient pris place Nicolas qui a présidé, Clara et Serge de l’Association France / Palestine / Solidarité, Jacques pour le collectif pacifiste du Biterrois.
Celui-ci a introduit le débat en rappelant les activités dudit collectif : action contre l’agression israélienne sur la bande de Gaza, animation d’un débat à thème au cercle populaire Joseph Lazare sur la réintégration de la France dans l’OTAN, participation à une contremanifestation s'opposant aux nostalgiques de l’OAS au cimetière de Béziers, édition 2009 de la Marche de la Paix…
Mais puisque l’affaire de l’Agrexco était à l’ordre du jour, Clara, qui était en Palestine cet été, et Serge après elle, ont précisé quelques données du problème. En contradiction avec les décisions de l’ONU Israël a maillé la Cisjordanie de ses colonies. Elle y produit fruits et légumes et entend les exporter sans complexe en Europe, sans respecter les accords que celle-ci a définis.
La région Languedoc Roussillon qui a acquis la maîtrise du port de Sète est disposée, par la voix de son président, à créer les infrastructures permettant d’accueillir ces produits. L’argument décisif avancé c’est que 200 emplois seraient ainsi créés dans une ville sinistrée par le chômage !
200 emplois ? Qu’en sera-t-il vraiment ? On reste dubitatif devant ce chiffre.
Le 23 mars 2009 un vote unanime des élus de la majorité du conseil régional avait donné le feu vert à l’opération. Depuis certains se sont ressaisis. Evidemment il aurait été préférable qu’ils demandent des éclaircissements avant ce vote !
Aujourd’hui l’opinion publique, du moins l’opinion de ceux qui ne sont pas des inconditionnels d’Israël, pose quelques questions. Vient en premier lieu celle concernant l’aval donné, via l’implantation d’Agrexco, à la politique colonialiste d’Israël. Arrivent en second lieu des interrogations sur la concurrence que constitue pour les agriculteurs européens l’entrée de légumes ou de fruits que l’on peut produire ici. Le transport de telles marchandises depuis des régions éloignées n’est-il pas par ailleurs contradictoire avec les mesures prônées pour limiter le dégagement d’oxyde de carbone ? N’y a-t-il pas plus près de chez nous, au Maghreb en particulier, ce qu’il ne nous est pas possible de faire pousser en Europe ?
Les conditions de travail des salariés palestiniens, leurs rémunérations, leurs conditions de logement également, ne sont-elles pas de nature à dire NON aux méthodes employées par le colonisateur israélien ?
Parce qu’en fait peut-on accepter le retour à des conceptions que l’histoire a jugées et condamnées ? Comme l’a fait remarquer Raymond, le colonialisme c’est le passé et ce n’est pas sur cette base qu’il faut construire les rapports entre les peuples.
D’autant que sur un socle de spoliations, d’injustices, naissent des frustrations, des rancœurs, des tensions qui nourrissent la violence au terme de laquelle on ne sait plus sur quoi cela peut déboucher, la menace atomique restant toujours présente au sommet de la pyramide.
Aussi pour des raisons de justice, pour la paix, pour en finir avec l’envoi de corps expéditionnaires en Irak, en Afghanistan ou ailleurs, nous devons faire échec à la politique de recours de la forcée armée telle que la mettent en œuvre les USA, la France et quelques autres grandes puissances.
Alors oui, trouvons les moyens, à travers l’affaire Agrexco, du boycott peut-être de légumes et de fruits illégalement produits et illégalement importés, de promouvoir d’autres relations entre les peuples que celles fondées sur la logique avec laquelle les grandes puissances régissent le monde : « La raison du plus fort est toujours la meilleure ! »
Publié le 07/09/2009 à 12:39 par cessenon

C’est sous un soleil toujours radieux et dans le cadre reposant de La Plantade que s’est ouvert, devant un public très fourni, le deuxième débat de la fête. A la tribune avaient pris place Aimé et Paul de la section de Béziers, Viviane pour celle du Sud Biterrois et Christian le secrétaire de la section de l’Ouest Biterrois.
Avant d’aborder le sujet, informations et appréciations ont été communiquées à propos de l’incroyable affaire de répression policière qui s’est déroulée les jours précédents dans le Saint Ponais. Qu’un système en fin de course soit capable de produire un détraqué qui se livre à des agissements imbéciles n’a pour conséquence que de mettre en examen des militants qui justement s’en prennent à ce système. On ne sait pas qui est le plus ridicule du détraqué ou de ceux qui ont commandité cette opération de justice et de police qui au demeurant en dit long sur la dérive totalitaire de ceux qui nous dirigent !
C’est Viviane qui est intervenue la première, dressant une liste, hélas non exhaustive, des atteintes au pouvoir d’achat des salariés qu’elle a relevées. Elle n’a pas oublié de saluer la mémoire de Maurice Verdier, l’ancien secrétaire fédéral qui s’est éteint l’été dernier.
Lui a succédé Christian qui, faisant l’inventaire des luttes sociales, des élections européennes, a souligné la nécessité de rompre avec des institutions qui ne permettent pas de sortir de la crise. Il a donc appelé à trouver d’autres voies que celles qui ont été suivie jusqu’ici et qui ont conduit systématiquement à l’échec.
En attendant Eric Jalade qui a mis du temps à trouver sa route pour nous rejoindre Paul a rappelé que la section de Béziers, par sa position originale et offensive, avait pu redonner confiance aux sympathisants du pcf et être attractif au point d’entraîner adhésion et ré-adhésions. Il a estimé que sans avoir le monopole de l’idéologie et de l’action révolutionnaires le parti communiste constituait un socle qui permettait le rassemblement de ceux qui voulaient en finir avec le capitalisme. Par quoi le remplacer, comment y parvenir, dans quelles conditions… ? Autant de questions qui évidemment n’ont pas encore toutes les réponses. Mais être révolutionnaire c’est accepter de sauter dans l’inconnu.
Aimé a rappelé la position de la section de Béziers à propos des prochaines élections régionales. On ne peut pas envisager de reconduire ce qui a échoué. Ici en Languedoc Roussillon, comme dans l’ensemble des vingt régions dirigées par le parti socialiste, il n’y a pas eu de contrepouvoir à la politique de régression sociale voulue au plan européen, tout au contraire l’impression qui domine c’est que cette politique a été devancée au niveau régional par les tenants du pouvoir local...
La parole a été ensuite donnée aux divers invités. Se sont exprimés Didier Ribo pour le NPA, Christophe Benoît pour le POI, Jacques Quédeville pour le parti de gauche, Charles Hoareau pour Rouge vif. Didier a mis l’accent sur l’unité réalisée à Béziers pour les municipales, Christophe a proposé d’assurer le succès de l’initiative d’une marche contre les licenciements. Charles a mis en exergue le fait que majoritairement les Français considèrent à présent le système capitaliste comme incapable de résoudre les problèmes de notre temps mais que les alternatives proposées jusqu’ici ne les ont pas convaincus.
Alain, un Audois militant de « Convergence communiste », a estimé que l’orientation qu’avait prise la direction nationale du pcf avait conduit à ce qu’il y a à présent sans doute plus de communistes à l’extérieur qu’à l’intérieur du parti.
Patricia Barbazange de l’Union Locale CGT a rendu compte des perspectives de suppression de trois cents emplois à la Cameron. Ce n’est pas qu’une question de solidarité, c’est toute l’économie biterroise qui va souffrir de cette saignée. Des dispositions ont été prises par la CGT qui a signalé la faiblesse et la division syndicales dans cette entreprise.
Eric Jalade qui nous a enfin rejoints a apporté son éclairage dans l’analyse du contexte présent. Il a rappelé ce que devait être le rôle des élus du parti communiste qui doivent êtres contrôlés par celui-ci. Il a fait état de situations disparates au niveau des régions. Il a développé assez longuement, et nous y avons été sensible, la nécessité pour le parti communiste de s’investir dans la lutte pour la paix et le désarmement nucléaire, le pcf devant revenir ce qui a fondé son existence, le parti de la paix. C’était précisément à l’ordre du jour du troisième débat de la fête.
Un vin d’honneur clôturait cette matinée et précédait la méga paella concoctée par Raoul.
Publié le 06/09/2009 à 10:33 par cessenon

Ce premier débat de la fête de La Plantade avait commencé avec moins d’une trentaine de personnes. Il a dû à l’apogée de la participation en compter plus d’une cinquantaine.
Un débat très ouvert qui a été l’occasion de digressions multiples qui se sont quelquefois éloignées du cadre initialement défini.
C’est Paul Barbazange qui a introduit le sujet en rappelant la réalité des problèmes actuels de l’écologie. Pour lui la question du réchauffement climatique, celle de la disparition des espèces, sont incontournables.
Lui a succédé Georges Apap qui a travers son implication dans une action d’arrachage symbolique de plants de maïs a mis en cause la responsabilité de la société américaine Monsanto et développé la réaction de la France qui non seulement ne protège pas ses citoyens mais attaque en justice ceux qui entendent défendre leur droit à la santé. Il a mis en exergue les opérations de désobéissance civile que nous connaissons dans le milieu enseignant.
L’intervention de Jacques Cros a été lapidaire. En substance il ne met en cause les découvertes scientifiques qu’il s’agisse de biologie ou de nucléaire mais l’utilisation qui en est faite par une société régie par la loi du profit et la course aux armements.
Jacques Fabre a émis des doutes sur la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique auquel nous sommes confrontés. Il a dénoncé la taxe carbone, ironisant sur les arguments avancés pour faire payer toujours plus le contribuable. Pourquoi pas une taxe sur les vaches qui dégagent du méthane ou les hommes qui rejettent du gaz carbonique tout simplement parce qu’ils respirent. Il a dénoncé le bétonnage qui ne touche pas que les côtes mais atteint à présent l’arrière-pays. Il a par ailleurs fait l’historique du parcours politique de diverses personnalités du mouvement écologique, se montrant très critique à l’égard des positions que nous leur avons connues.
Un intervenant a souligné qu’au centre des questions écologiques il fallait placer l’Homme, souvent astreint à des conditions de travail difficiles et plus généralement à des conditions de vie qui se dégradent.
Un militant du NPA a souhaité que soient ouvertes pour l’énergie d’autres voies que celles du nucléaire. A l’évidence il faudrait trouver un lieu d’échanges Sur ce point mais on peut déjà avancer : 1- que les risques du nucléaire civil sont sans commune mesure avec ceux du nucléaire militaire ; 2- que ce qui fait problème n’est pas tant dans l’exploitation d’une ressource énergétique d’un autre ordre de grandeur que celles connues jusqu’ici mais les conditions dans lesquelles elle se fait. Sous-traitance par des sociétés sans compétences particulières et sans exigence pour la santé des travailleurs et celles de l’environnement. Ceci étant, on peut déjà estimer que les besoins de l’humanité en énergie iront croissants et on ne peut opposer à une telle exigence des conceptions philosophiques qui se traduiraient par le renoncement aux technologies qui permettent de les satisfaire.
Restait une question en suspens : le capitalisme est-il en mesure d’apporter une solution aux problèmes d’écologie qui se posent aujourd’hui ? Réponse en différé mais force est de constater qu’on nous ressert chaque jour le même brouet sans rien résoudre sinon utiliser les interrogations légitimes pour aggraver encore la situation de ceux qui sont au bas de l’échelle sociale.
Deux heures de débat, c’était beaucoup, c’était peu en considération de la situation présente !
Publié le 05/09/2009 à 14:14 par cessenon

Pendant la communication de Rémy Pech
Ce cent-cinquantième anniversaire a été l’objet d’un colloque qui s’est tenu le samedi 5 septembre au domaine de Bayssan. Il était organisé par le comité Jean Jaurès que préside Jean-Michel Du Plaa. Le public, fourni, était essentiellement composé de socialistes.
Après une introduction de Jean-Michel Du Plaa, la présidence a été donnée à Paul Alliès qui a distribué la parole.
Dans une première partie trois communications ont été faites, celle de Rémy Pech qui pour l’essentiel a repris le contenu de son livre « Jean Jaurès paysan » récemment édité, suivie de celle de Fabien Nicolas sur l’invention du parti politique à la Belle Epoque et enfin celle de Philippe Secondy qui s’intitulait « Jaurès et les droites, de la haine à la récupération ».
Nous avons déjà évoqué le livre de Rémy Pech. Egal à lui-même, l’historien est aussi un conteur. Fabien Nicolas lui, a précisé le contexte dans lequel s’est créée la SFIO. Inspirée du modèle du parti socialiste belge à bien des égards elle répond à quelques impératifs tels que les avait définis Lénine lui-même dans son « Que faire ? ». Philippe Secondy a été très démonstratif sur la récupération sans vergogne, par la droite, et même l’extrême droite, du personnage devenu légendaire de Jaurès.
Une plage de temps a été accordée à l’auditoire pour interroger les intervenants : syndicat et parti politique pour l’un, place de l’occitan dans la parole de Jaurès pour l’autre, pourquoi l’échec de son combat pacifiste pour celui-ci… ont été quelques-unes des questions posées. Il a été répondu avec beaucoup d’à propos.
La deuxième partie du colloque s’est poursuivie avec Philippe Lacombrande, professeur agrégé d’histoire, qui traitait de Jaurès dans le socialisme languedocien.
Des obligations personnelles, la fête des sections communistes du Biterrois à La Plantade pour tout dire, m’ont conduit à quitter le chapiteau au moment de cette intervention. Elle devait être suivie d’autres et d’un déjeuner pris en commun par les participants.