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Publié le 04/09/2009 à 12:42 par cessenon

Il s'agit encore d'une lettre de l'ami Pierre
La photo, prise par Marianne ou Jean-Pierre, montre la stèle, non dégagée de Marius Tabellion
Monsieur le Maire,
J’avais écrit aux membres de votre conseil municipal le 10/09/08 afin d’attirer leur attention sur l’état du chemin de mémoire situé sur votre commune, au col de Picotalen plus précisément. J’avais remarqué en effet, et j’avais regretté cet état de fait, que les stèles commémoratives n’étaient pas dégagées de la végétation sauvage qui les envahissait.
Dans votre courrier en date du 18 septembre vous avez accusé réception de ma lettre et m’aviez assuré que le nécessaire serait fait dès que la disponibilité des employés communaux le permettrait.
Le 18 juillet 2009, me rendant sur le chemin de mémoire, j’ai pu constater que rien n’avait encore été entrepris. Je ne cache pas que j’ai été mécontent de cette situation.
Ah, petit progrès, le 31 juillet suivant, revenant sur les lieux avec un groupe d’amis, j’ai noté qu’un engin était passé et avait grossièrement dégagé l’ensemble des stèles. Toutefois la première, celle de Maurice Tabellion, sans doute non accessible au matériel employé, ne l’a pas été.
Je me permets d’exprimer mon sentiment : le sacrifice de ces cinq jeunes qui avaient pris les armes contre la barbarie nazie mérite mieux que le passage rapide d’un engin mécanique sur le chemin qui conduit jusqu’à la Jasse de Martinou.
Je rappelle le drame qui, le 22 juillet 1944, a endeuillé le hameau de Sagnens dont je crois votre famille est originaire. Ce jour-là un homme a été abattu par les troupes d’occupation et deux jeunes de 17 et 18 ans emmenés dans des camps en Allemagne. Ils n’en sont pas revenus.
Il me paraît nécessaire, eu égard à ce que doit être notre devoir de mémoire, de faire plus que ce qui a été fait jusqu’ici. Je mentionne, pour l’avoir lu dans la presse, diverses initiatives qui ont eu lieu dans la région : dans l’Aveyron par exemple entre Rodez et Sainte Radegonde, une randonnée a été organisée le 17 août dernier pour rendre hommage aux Résistants fusillés par les nazis, cependant qu’à Prémian le chemin de mémoire a été le théâtre de la marche de la paix qui a lieu chaque année dans le Biterrois pour commémorer les bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki.
En espérant que ma lettre aura retenu votre attention et que vous pourrez à l’avenir faire plus et mieux que ce qui a été fait jusqu’ici je vous présente mes respectueuses salutations.
Murviel les Béziers le 4/09/09
Publié le 03/09/2009 à 11:06 par cessenon

Aux éditions Privat : 19 €
C’est aujourd’hui 3 septembre 2009 le cent-cinquantième anniversaire de la naissance de Jean Jaurès.
La veille, l’émission de France Inter « 2000 d’histoire » accueillait Rémy Pech, universitaire toulousain qui vient de publier un livre « Jean Jaurès paysan » sur lequel nous aurons l’occasion de revenir. Non, Jean Jaurès n’a jamais été agriculteur mais il a vécu son enfance et son adolescence à la Fédial près de Castres où son père exploite un domaine assez modeste.
Il sera par ailleurs élu d’un monde rural caractérisé alors par l’importance de l’économie agricole.
Jean Jaurès est un élève brillant. Il sera un journaliste de talent (il créera L’Humanité) et un tribun hors pair. Si ses débuts en politique ne sont pas marqués par l’engagement socialiste, il n’est alors que républicain, il sera en 1905 à l’initiative du rassemblement des diverses composante du socialisme ce qui donnera naissance à la SFIO.
Il croit aux vertus de la coopération pour atteindre cet objectif mais ne prône pas une rupture franche avec les structures sociales et leur finalité qui régissent le monde.
Il est laïque, quoique religieux précise Rémy Pech. Bien sûr ce n’est pas contradictoire. La religion est affaire personnelle, la laïcité est un problème collectif. Il participera donc à la rédaction de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905
Sa position par rapport au colonialisme va évoluer et passer d’une appréciation condescendante à l’égard des peuples colonisés à une dénonciation du sort qui leur est fait. Il ne lui restait qu’à comprendre que le colonialisme n’est que l’aboutissement achevé du capitalisme !
Naturellement ce qui marque le plus la personnalité politique de Jean Jaurès c’est son engagement pour la paix. Alors qu’en France et en Allemagne la social démocratie sombrera dans l’union sacrée et la collaboration de classes, Jean Jaurès va se battre jusqu’à son assassinat par Raoul Villain le 31 juillet 1914, pour empêcher le déclenchement de la guerre.
C’est la dimension de l’homme politique à laquelle je suis personnellement le plus sensible et qui à mes yeux justifie le nombre impressionnant de noms de places, de rues, d’établissements scolaires, de salles… qui lui rendent hommage !
Un colloque auquel Rémy Pech doit participer est prévu le samedi 5 septembre dans la matinée à Bayssan et sera suivi d’une autre initiative l’après-midi à Maraussan.
Publié le 02/09/2009 à 14:30 par cessenon
Pourrons-nous à Béziers nous inscrire dans cette initiative ? Rien n’est moins sûr ! C’est que la crise ne laisse guère de disponibilité.
Nous avions déjà organisé l’édition 2009 de la Marche de la Paix, qui a connu un succès certain, nous avons participé à diverses initiatives, contre l’OAS le 5 juillet au cimetière de Béziers notamment, nous étions à l’université d’été qui s’est tenue à Malibert le week-end dernier, le week-end prochain il y a la fête des sections communistes du Biterrois, avec précisément le point sur la situation internationale… aussi, comme on ne peut faire que ce que l’on peut…
A défaut de faire plus nous mettons en ligne la superbe affiche éditée pour ce 21 septembre que nous avons reçue de la part de Michel Thouzeau, un responsable national du Mouvement de la Paix.
Publié le 31/08/2009 à 14:00 par cessenon
La photo est un peu floue, nous en convenons. Elle a été prise le 31 juillet à Bonneval, le hameau de la commune de La Salvetat où nous étions ce jour-là, chez l’ami Pierre.
Quel est le photographe ? Marianne ou Jean-Pierre ? Jean-Pierre je crois, mais je ne jure de rien.
Qu’est-ce donc qui a été photographié ? Un essaim d’abeilles qui a quitté une ruche située dans les environs et qui s’est provisoirement fixé en haut d’un des murs de la chapelle de Bonneval, côté cimetière.
Que voit-on ? Eh bien en blanc les gâteaux de cire déjà formés et par-dessus, en noir, les abeilles qui s’y sont agglutinées.
Oui un apiculteur serait sans aucun doute intéressé pour récupérer cet essaim mais c’est haut, il faudrait une échelle et toutes les précautions requises pour ce genre d’opération.
Nous ignorons si depuis notre passage l’essaim est toujours là ou si les choses ont évolué !
Publié le 30/08/2009 à 11:42 par cessenon

A la "tribune" pendant la communication sur
Langues, cultures et identités régionales
L’opportunité a été saisie lors de la rencontre communiste organisée à Malibert le dernier week-end d’août par le réseau « Faire vivre et renforcer le pcf » pour faire connaître la question des langues, cultures et identités régionales
C’est que dans le Biterrois, par le biais du manifeste « Mon pais escorjat », des slogans tels que « Viure al pais » et autres similaires, il y a depuis des années une forte prégnance du problème.
Aussi le samedi après-midi, à la reprise des travaux une intervention sur le sujet, courte mais suffisamment explicite, a été faite devant un auditoire fourni, peut-être pas loin de quatre-vingts personnes.
S’il ne s’agit pas d’une donnée majeure pour un parti révolutionnaire confronté à une crise économique, sociale et politique inédite, elle fait cependant partie d’un ensemble de revendications qui demandent à être satisfaites.
Avec la reconnaissance des langues régionales il ne s’agit nullement de gommer la dimension nationale dans laquelle s’inscrit l’intérêt d’obtenir que la richesse que constitue la diversité de la France ne soit pas rognée mais au contraire développée.
Après l’uniformisation réductrice qui a résulté du centralisme jacobin excessif de notre pays on peut craindre que le nivellement ne se poursuive au plan mondial avec l’hégémonie de la langue anglaise au détriment des langues nationales.
Ce n’est d’ailleurs pas que la langue qui est visé, c’est aussi un mode de vie, « un biais de viure » dit-on en occitan, qui est menacé. Hélas avec la politique viticole que nous connaissons c’est toute l’identité des villages qui est mise en cause.
Défendre les langues et les cultures régionales est inséparable de la prise en compte de la situation économique à laquelle est confronté le monde rural.
Comment le message aura été reçu par les participants ? A chacun de le dire, à tout le moins, c’était l’occasion, il a été envoyé !
Publié le 29/08/2009 à 09:49 par cessenon

Elle s’est ouverte comme prévu vendredi 28 août à Malibert, sur la commune de Babeau Bouldoux, avec les premiers arrivants. Une soixantaine d’entre eux ont écouté un exposé d’Eric Jalade, le secrétaire de la fédération du Tarn du parti communiste, sur l’histoire du pcf et la façon dont elle a été décrite par les différents auteurs qui ont produit des documents sur le sujet.
Faisant un inventaire presque exhaustif de ces productions, le conférencier a montré que ces descriptions ne sont jamais neutres mais toujours imprégnées de l’idéologie de ceux qui les ont publiées.
Pour la plupart, certes avec des nuances, elles ne sont guère favorables au mouvement révolutionnaire quasiment accusé de tous les maux de la terre. Malheureusement on a assisté à une réaction insuffisante, quand ce n’est pas complaisante, de la direction du parti communiste, devant des critiques parfois justifiées mais toujours excessives voire non fondées.
Certains dirigeants, balayant tout l’aspect positif de nombreux acquis, n’ont pas craint de jeter l’enfant avec l’eau du bain. Plusieurs exemples ont illustré cette donnée lors du débat qui a suivi la pause repas.
Cette vision de l’histoire du parti communiste va de pair avec l’incapacité de ses responsables à porter un jugement qualifié sur des erreurs réelles lors de choix que les événements ont pourtant condamnés et qui sont hélas restés sans correction dans les pratiques actuelles.
Les travaux reprenaient samedi matin et doivent se poursuivre jusqu’à dimanche, le réseau « Faire vivre et renforcer le pcf » entendant profiter de l’opportunité qui se présente avec cette université d’été pour élaborer une plate-forme d’action plus affinée, en phase avec la situation de crise économique, sociale et politique à laquelle nous sommes confrontés.
Publié le 28/08/2009 à 11:07 par cessenon

Il m'a été demandé pour l'université d'été organisé par le réseau "Faire vivre et renforcer le pcf" qui a lieu ce week-end à Malibert, un texte sur la paix. Le voici :
Il faut rappeler que le parti communiste français est né en 1920 du refus de l’absurdité de la guerre et du cortège d’horreurs qui avaient accompagné la première guerre industrielle.
On sait qu’aujourd’hui l’accumulation des moyens de destruction, avec les armes nucléaires, pose le problème à un niveau encore plus aigu que ce qu’il avait été jusqu’ici. Si la guerre n’a jamais été une partie de plaisir pour ceux qui la faisaient ou pour les civils qui ont subi son atrocité, c’est à une autre dimension que nous sommes à présent confrontés : la fin de toute civilisation digne de ce nom.
La guerre n’a jamais été que l’aboutissement du système de domination des plus forts sur les plus faibles telle que le sous-tend le capitalisme. Le colonialisme est partie intégrante de cette logique et la volonté d’hégémonie de la superpuissance que constituent les Etats Unis d’Amérique s’inscrit dans ce cadre.
La guerre offre aux tenants de l’ordre des choses la possibilité de faire taire les contestataires de cet ordre. Elle leur permet d’offrir des profits inégalés pour le monde des affaires, que ce soit en période de « paix » mais de course aux armements comme en période de conflit avec évidemment l’absence de limites pour les dépenses militaires.
Elle permet aussi d’imposer la loi du plus fort partout et finalement de gérer la planète comme l’entendent les mieux armés.
Comme l’exprimait clairement Jaurès avant 14 – 18 « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ».
La satisfaction des besoins des peuples, y compris ceux des pays les plus puissants, nécessite la réduction des folles sommes consacrées aux œuvres de mort. Parallèlement la paix a besoin du développement de tous pour se construire.
Sur un socle d’inégalités, d’injustices, de frustrations, s’étagent les degrés d’une pyramide où apparaissent des tensions conduisant aux conflits, locaux ou plus larges, pouvant se conclure au sommet de la pyramide par le recours à l’arme atomique.
Il faut aborder cette problématique avec un esprit nouveau qui se débarrasse définitivement des compromissions, des atermoiements, des conceptions héritées de la période du capitalisme conquérant et… du programme commun avec le ralliement à la force de frappe française.
Dans ce domaine décisif pour l’humanité il n’y a pas de place pour un aménagement quelconque du paysage. La question de la guerre et de la paix est incontournable et appelle, ici comme dans bien d’autres domaines, une rupture avec ce que distillent des structures économiques et sociales en fin de course.
La réintégration de la France dans l’OTAN, le maintien d’un corps expéditionnaire en Afghanistan, l’envoi programmé de renforts, participent de la pérennité d’une vision archaïque des relations entre les peuples au terme de laquelle « la raison du plus fort est toujours la meilleure. » En fait c’est un choix de société qui est en cause, un choix au terme duquel on en finirait avec la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref.
Le recours à la force armée ne résout pas les problèmes, il ne fait que les étouffer momentanément. Si on prend l’exemple de la guerre d’Algérie, on sait que la mobilisation du contingent, la présence de 500 000 hommes sur le terrain, l’utilisation d’un matériel sophistiqué pour l’époque… n’a fait que retarder, de manière cruelle, la paix par l’indépendance de ce pays.
Israël et les puissances qui le soutiennent seraient bien inspirés de reconsidérer que la spoliation du peuple palestinien, la répression qui la double, ne sont en rien une garantie pour la sécurité à laquelle chacun a droit dans cette région du monde.
Alors oui, engageons-nous plus et mieux contre les guerres et pour le désarmement nucléaire dans une décennie de culture de paix et de non-violence comme nous y invitent l’ONU et l’UNESCO.
Prenons des initiatives, et posons le problème du désengagement de la France de la course, coûteuse et dangereuse, aux armements, qu’ils soient conventionnels et nucléaires.
Publié le 27/08/2009 à 15:31 par cessenon

La photo a été prise dans le jardin de mon cousin, voisin du mien. Quelques graines semées dans le fond près du carabenier (une haie de roseaux) qui le borde, sur un sol profond, fait sans doute du limon apporté par l’Orb, ont donné des plants qui ont prospéré et on peut recenser trois ou quatre courges du même acabit que celle-ci.
Quel poids ? Nous ne le savons pas encore, une quinzaine de kilos peut-être ? Nous vous tiendrons au courant.
Quelle est la variété ? Ah, bonne question mais nous n’avons pas la réponse ! C’est que des courges il y a en a tellement : courge musquée (c’est peut-être une courge musquée à laquelle nous avons affaire !), potiron, citrouille, potimarron, courgette, courge de Nice, courge butternut…
Tiens, cette année, grande première, mon neveu a mis des courges butternut ! Quoique repiquées assez tard, elles se sont bien comportées, fort heureusement car les classiques ne sont vraiment pas au niveau de celles de mon cousin !
Le nom scientifique de la citrouille c’est Cucurbita pepo. J’avais appris cela lors de la première sortie botanique avec M. Luquet à l’Ecole Normale, en classe de seconde. Les courges sont de la famille des cucurbitacées.
En occitan le terme générique pour désigner les courges c’est « tuca ». On parlait de « L’aigat de las tucas », une crue de l’Orb qui se produisait au moment de l’équinoxe d’automne et qui voyait des courges que le fleuve avait enlevées des jardins situés sur ses berges ou sur celles de ses affluents et qui descendaient au fil de l’eau.
J’ai aussi une anecdote concernant une courge de taille respectable que Joseph Fontanet avait récoltée dans son jardin. Muni d’une brouette il l’avait apportée chez Joseph Farret qui tenait une épicerie. Tous calculs faits il n’avait eu que 5 f, anciens bien sûr, pour son travail ! Il en avait été découragé !
Publié le 27/08/2009 à 11:17 par cessenon
Quelques jours avant le 15 août Cessenon a perdu son doyen, Monsieur Barthez, qui avait fêté ses cent ans au mois de décembre 2008. Ayant de plus en plus de peine à se déplacer il était depuis peu pensionnaire à la maison de retraite du village laquelle permet aux Cessenonais qui le désirent de rester dans leur environnement général pour finir leurs jours.
C’est sa dauphine, Madame Massip, centenaire depuis avril 2009, qui le remplace au poste de doyenne. Madame Massip vit chez elle, dans la rue de la Fontaine Sucrée et circule encore pour faire ses courses.
Nous lui souhaitons de garder encore longtemps le titre de doyenne de Cessenon er dans les meilleures conditions possibles au niveau santé c'est-à-dire, selon l’expression consacrée, « Toujours bon pied, bon œil. »
Publié le 26/08/2009 à 10:40 par cessenon
Photo Yannick Naeyaert
Il n’a pas servi depuis sans doute des dizaines d’années. Yannick l’a exhumé à L’Hermet en Lozère du fond d’un pré où il a été abandonné depuis des lustres. Je ne crois pas l’avoir jamais vu utilisé.
C’est une manière de herse. Son nom ? Un griffon. Il était tiré par une paire de bœufs et je pense que sa fonction première était de briser les mottes après un labour.
On voit qu’un levier permettait de régler simultanément la hauteur des six lames, sans doute en fonction de l’état du sol.
On peut constater aussi que les mancherons ne sont pas pourvus de poignées en bois.
Une petite roue maintient relevé l’avant du cadre sur lequel sont fixées les lames.
J’ai vu en service un dispositif aratoire un peu semblable utilisé par les viticulteurs pour sarcler et aérer la terre en été. L’appellation d’un telle charrue était imagée, c’était « les côtes de melon ».
Mais je n’en dirai pas plus, je ne suis pas spécialiste.