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Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ) Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
27.04.2006 Dernière mise à jour :
08.09.2008
Oui, il a été trouvé sur le territoire de la commune de Cessenon, à Réals sur la rive droite de l’Orb, à trois cents mètres en amont du pont et par un moniteur de la base de canoës kayaks, m’a-t-on précisé, un spécimen d’une tortue rarissime à l’état naturel en France. Il s’agit d’une Mauremys leprosa ou Emyde lépreuse, une tortue d’eau douce.
Enthousiasme général à Tartuga34 où l’information est arrivée en différée, car l’affaire remonte à plusieurs mois, et comme le sujet est juvénile l’émotion est à son comble !
Ah, on avait toutefois déjà rencontré, il y de cela plusieurs années, quelques Emydes lépreuses dans le secteur : deux à Sauvian, deux à La Malhaute près de Thézan les Béziers, une à Vendres.
C’est une population très rare dans l’Hérault, un peu plus importante dans les Pyrénées Orientales, du côté de Banyuls paraît-il. Mauremys leprosa est plus présente dans la péninsule ibérique et dans les trois pays du Maghreb.
Sans doute étaient-ce des Emydes lépreuses que je voyais plonger dans de tout petits oueds quand, mobilisé pour faire flotter, sans résultat probant, le drapeau français aux confins du Sahara, j’allais faire du jogging en dehors de mon cantonnement. Je perturbais ces pauvres bêtes mais on doit à la vérité d’ajouter que c’était vraiment « à l’insu de mon plein gré » que je me trouvais là !
Ah pourquoi le qualificatif de lépreuse ? A cause des algues qui s’accrochent à la carapace du reptile (oui, oui, c’est un reptile !) ai-je lu quelque part sur la Toile.
Mauremys leprosa est évidemment une espèce protégée et nul doute que ceux qui ont rencontré le représentant juvénile dont nous faisons état ici l’auront relâché dans les meilleurs conditions après l’avoir identifié et photographié.
Notre ami Pierre Escande a retrouvé dans ses archives une page de La Marseillaise datant de 1975 dans laquelle, avec un autre viticulteur de Murviel, Joseph Solans, aujourd’hui décédé, il donne une interview à Roger Champfort journaliste au quotidien.
Tous les deux sont militants du MODEF et dressent un bilan alarmant de la situation dans leur profession. Le vin se vend mal, quand il se vend. Il est en 1975 à 0,90 F le litre soit le même prix qu’en 1968 alors que les coûts de production ont augmenté, de même que le coût de la vie.
A cette époque- la commune de Murviel compte 1800 hectares plantés en vigne et il existe une centaine d’exploitants dont la viticulture est l’unique activité professionnelle. Déjà on aperçoit en perspective une baisse sensible de ce nombre : une dizaine de jeunes viticulteurs de moins de 25 ans seulement sont installés.
La superficie nécessaire pour vivre correctement n’a cessé d’augmenter. Que faire ? Prendre des vignes en métayage ? Il faut un rendement minimum de 100 hl / ha pour que cela soit viable. Acheter ? Oui mais il faut le plus souvent emprunter au Crédit Agricole. Et de plus avoir davantage de terre à cultiver conduit à atteindre la limite de la charge de travail de l’exploitant et de sa famille. Embaucher du personnel pose d’autres problèmes.
L’endettement des viticulteurs est devenu une donnée incontournable. On estime qu’en moyenne il correspond à une année entière de récolte.
Qu’est-ce qui est mis en cause dans les difficultés du monde viticole en 1975 ? En premier lieu les importations de vin de la communauté européenne, notamment d’Italie. D’autres facteurs sont également avancés : la TVA sur le vin qui est de 17,7 % contre 7 % pour les autres produits agricoles. L’insuffisance du pouvoir d’achat des salariés, cause de la réduction de la consommation, est également signalée.
Que pensent les interviewés des mesures prises avec la distillation ? Ils dénoncent l’envoi à la chaudière d’un vin « loyal et marchand. »
Ils mettent en cause l’insuffisance des aides à la viticulture qui sont de 8 000 F à l’hectare alors qu’elles devraient se situer entre 20 000 et 30 000 francs.
Dans la même page du journal Paul Balmigère, député communiste de la circonscription, rend compte de l’enquête d’une commission parlementaire sur les vins algériens à laquelle il a participé. Ce n’est plus de ce côté qu’il faut chercher la source de tous les maux.
On pourrait s’interroger sur c’est qu’est devenue la situation viticole trente trois ans plus tard. Si on remplace importation de la communauté européenne par importation mondiale et distillation par arrachage, on a à peu près les mêmes ingrédients, sauf qu’on ne trouve plus dans le syndicalisme viticole les leaders qui s’appelaient Maffre Baugé, Emilien Soulié… On ne trouve pas non plus dans le parti communiste l’analyse pertinente de ce que sont les racines de la crise. En harmonie avec sa quasi disparition de la scène politique, de ce côté-là ce serait « Silence radio ! »
Par contre la crise a atteint une telle dimension que c’est en fait une question de survie pour les viticulteurs et le monde rural qui entoure Béziers. Les surfaces plantées en vigne ont encore été réduites et le nombre d’exploitants a encore diminué. On notera également l’aggravation des mesures prises : distiller c’était détruire la production, arracher c’est détruire l’outil de production ! Quant au revenu des viticulteurs…
On peut relever dans l’interview une interrogation qui a pris encore plus de poids aujourd’hui : « Partir ? Et aller où ? »
Il est à Cazouls les Béziers devant l’immeuble qui abrite la Régie municipale d’électricité, une structure originale qui produit et commercialise de l’énergie. Toutefois notre propos n’étant pas de parler de cette structure mais du marronnier en question, nous n’allons pas développer plus ce que sont les tenants et les aboutissants de ladite régie.
Donc voilà un marronnier au port particulièrement beau qui est fleuri en ce moment. Ses fleurs sont d’un rouge assez soutenu et on peut penser qu’il s’agit d’un marronnier rose dont le nom scientifique est : Aesculus carnea, à moins, allez savoir, qu’il ne s’agisse que d’un banal Aesculus hippocastanum.
Quoi qu’il en soit il appartient à la famille des Hippocastanacées en référence au fait que son fruit, qui n’en pas un, c’est une graine, a été utilisé pour l’alimentation des chevaux.
Ah, la fleur, une inflorescence pyramidale en grappe composée, a un drôle de nom, cela s’appelle un thyrse. Les fleurs de la vigne, du lilas… sont également des thyrses.
Aesculus hippocastanum est plus communément désigné par le vocable de « Marronnier d’Inde » bien qu’il soit originaire de la région des Balkans. Il aurait été introduit en France en 1576 dans l’état d’un marron en train de germer par Charles de l’Ecluse, botaniste et par ailleurs ambassadeur à Vienne.
Le mot « marron » ? Il aurait pour étymologie le radical préroman « marr » qui signifie « caillou » et qui serait d’origine lyonnaise. On retrouve la même racine dans « marelle. »
Peut-être avez-vous connu dans votre enfance des personnes qui soignaient leurs crises d’hémorroïdes avec de l’extrait de marron d’Inde ? Dans mon entourage familial c’était un des rares médicaments que j’ai vu utiliser !
Ah, nous en savons un peu plus sur cette plante à allure de palmier que nous avons photographiée devant la maison de retraite de Murviel.
Selon toute vraisemblance il s’agirait d’une cordyline et elle appartient à la famille des Agavacées. Ce n’est donc pas exactement un palmier malgré son port.
Par contre nous avons pu voir un énorme Phoenix canariensis ou Palmier des Canaries à Béziers, dans la rue du Béarn, au numéro 19.
Selon sa propriétaire il a été acheté sur les Allées alors qu’il avait environ un mètre de haut et planté devant la maison où il a prospéré il y a 38 ans. Il donne des fruits qui ne mûrissent pas à cause du froid qui suit leur apparition.
Il lui est même arrivé d’avoir été couvert de neige sans toutefois en être affecté. Il doit avoir une dizaine de mètres de haut et le stipe, est très élargi au niveau du bouquet de palmes qui le couronne.
Bon, voilà encore une histoire de palmier, promis, juré, nous n’en parlerons plus !
Cette croix se trouve à Cessenon au-dessus de qu’on appelle Lo Roc d’Aiga Ca. D’ailleurs elle est mentionnée dans une délibération du 18 février 1731 des consuls concernant la réfection de la route de Cazedarnes comme la Croix du Roc d’Aigue Ca.
Ce Roc d’Aiga Ca est un énorme rocher qui domine le village côté sud et où en période de pluie l’eau se fraie un passage et forme la cascade de La Pairola.
La croix en question est à la bifurcation des chemins qui vont, à gauche au Viala, et au-delà à Cazedarnes, à droite à Ratiès.
L’abbé Segondy indique dans son ouvrage sur Cessenon qu’elle est en marbre rose et qu’elle a été mise en place à la suite d’une décision du conseil municipal prise le 10 août 1788 sur un piédestal qui en avait supporté une plus ancienne.
Selon les indications qui figurent sur une plaque apposée sous son socle elle date du 17ème siècle et est dénommée « Croix des litanies. »
Il existe à côté de l’église du village une impasse, l’impasse de Caville, autrefois appelée « Chemin des Litanies. » Il est probable qu’il devait conduire à la croix d’Aigue Ca.
Ah, les litanies ? Ce sont des suites de prières (en grec le mot signifie prière) avec des répétitions que les fidèles récitaient lors des processions. Par exemple on pouvait entendre presque indéfiniment « Seigneur prends pitié » ou « Priez pour nous. »
J’ai entendu dire par mon père qu’autrefois passaient dans le village des personnes qui psalmodiaient d’une manière parfaitement incompréhensible, devant la maison de celui qui en avait payé le prix, les « Dix psaumes », qu’on appelait d’ailleurs les « chisaumes. »
A la suite d'une fausse manoeuvre j'avais malencontreusement supprimé le présent billet. Je le remets en ligne. J'ai malheureusement perdu le dernier commentaire qui avait été posté. Je prie la personne qui s'était manifestée à son sujet de m'en excuser, éventuellement de reprendre contact avec moi
Le document ci-dessus est plein d’informations précieuses. Il est daté du 29 novembre 1940 et émane de la préfecture d’Oran. Il contient un extrait du Bulletin Officiel du Gouvernement Général de l’Algérie de l’année 1869.
Que dit cet extrait ? Que par décret impérial en date du 25 décembre 1967 et en exécution du Sénatus-Consulte du 14 juillet 1865, Hanoun Moïse, indigène israélite, né en 1819 à Mostaganem (province d’Oran), marchand à Relizane, a été admis à jouir des droits de citoyen français.
Qui était ce Hanoun Moïse ? Le grand-père paternel du premier mari de la mère de Marcel Timsit, décédé en septembre 2000, un professeur du Lycée Henri IV que les Biterrois de plus de soixante ans ont bien connu.
Timsit, Hanoun, ce sont des noms juifs. Les Juifs étaient en effet présents en Algérie avant sa conquête par l’armée française. Leurs origines sont diverses. Il y avait déjà des Hébreux, arrivés avec les Phéniciens, du temps de l’occupation romaine.
Il y a eu ensuite des tribus Berbères judaïsées. Le mot « berbère » n’est d’ailleurs qu’une déformation du nom de « barbares » que les Romains donnaient aux étrangers. Ces tribus Berbères judaïsées se sont opposées avec force, et pendant un temps avec succès, à l’invasion arabe. La reine Kahéna (de la tribu Djeraoua), dans l’Aurès oriental, symbolise cette résistance.
Naturellement l’ensemble du Maghreb a accueilli les Sépharades, ces Juifs bannis d’Espagne en vagues successives, la plus importante étant celle résultant de la politique d’exclusion de tous les non-chrétiens décidée par les Rois Catholiques après la prise de Grenade en 1492.
Mais qu’est-ce donc que ce Sénatus-Consulte de 1865 ? Il faut savoir que, terme hérité de la législation romaine, un Sénatus-Consulte est, sous le Consulat ainsi que sous les Premier et Second Empire, une décision du Sénat ayant pour objet de changer des règles constitutionnelles. Le Sénatus-Consulte de 1865 accorde aux indigènes d’Algérie, qu’ils soient de confession musulmane ou israélite, le droit de devenir Français. Ce faisant les postulants devaient renoncer à leurs "statuts personnels de droit local" : coranique (pour les musulmans) ou mosaïque (pour les israélites), qui conditionnaient leurs droits civils (mariage, accès à la propriété, successions, contrats... )
Hanon Moïse demande et obtient la nationalité française le 25 décembre 1867.
Plus tard, le 24 octobre 1870, Isaac Crémieux le Ministre de la Justice du gouvernement de Défense Nationale réfugié à Tours, va faire adopter un décret permettant à tous les Juifs d’Algérie de devenir Français. Cet Isaac Crémieux est le fils d’un commerçant juif de Nîmes et il justifiera son texte par la référence à la Révolution de 1789 qui avait accordé la nationalité française à ses coreligionnaires.
Au titre du décret Crémieux 37 000 Juifs d’Algérie sont donc francisés. On notera que le décret introduit une discrimination avec les Musulmans dont le statut reste ravalé à celui d’indigène. Il s’ensuivra d’ailleurs de nouvelles révoltes qui gagneront un tiers de la population autochtone. Adolphe Tiers déposera un projet d’abrogation du décret Crémieux qui sera toutefois repoussé.
Pour des raisons spécifiques, l’antisémitisme qui sévit en France avec l’Affaire Dreyfus n’épargnera pas l’Algérie. Il connaîtra un regain d’intensité dans l’entre deux guerres avec la crise économique qui se développe. Il se manifestera encore pendant la Guerre d’Algérie avec par exemple le saccage des magasins juifs d’Oran lors de la grève des dockers de 1956 ou avec la profanation du cimetière israélite de la même ville le 12 décembre 1960.
Sous Vichy les Juifs d’Algérie ne sont pas épargnés. Avec les Francs-Maçons et les Communistes ils sont rendus responsables de la défaite. Le décret Crémieux est abrogé et les Juifs se retrouvent exclus de diverses fonctions. L’accès des établissements secondaires est même interdit aux enfants juifs, mesure dont a été victime Marcel Timsit.
On peut donc penser que la famille de Lucien Hanoun, le demi-frère de Marcel Timsit, dont le père a été tué à Cafali en Serbie le 3 novembre 1915, fait valoir, avec cet extrait du Bulletin Officiel du Gouvernement Général de l’Algérie, qu’elle n’est pas concernée par l’abrogation du décret Crémieux puisque la naturalisation de Moïse Hanoun lui est antérieure.
J'ai reçu du syndicat CGT des transports un document fort instructif concernant le manque de sécurité qui résulte de la politique de privatisation que le gouvernement met en oeuvre à la sncf. Il m'a paru intéressant de mettre en ligne un article consacré au film de Ken Loach "The Navigators" publié dans L'HERAULT du Jour en 2002.
Tel était le titre du film, un film de Ken Loach qui date de 2001, que le Ciné-Club biterrois et l’Union Locale CGT de Béziers présentaient vendredi 3 et samedi 4 mai à un public un peu inhabituel.
Oui, depuis 1995 c’est devenu une tradition dans notre ville de voir chaque année, en partenariat entre les deux organisations, la programmation d’un film qui traite d’un sujet qui interpelle le monde du syndicalisme.
Ici il s’agit de la privatisation de la British Rail. « The Navigators », on aurait envie de traduire par conducteur de locomotive. Mais c’est une équipe de cantonniers de la voie que nous allons suivre dans la débâcle.
L’annonce de la privatisation avec ses considérations sur la compétitivité entre les diverses entreprises qui succèdent à la British Rail, faite par un cadre, aux ouvriers réunis dans le local où ils prennent leur repas, est tellement énorme que, dans un premier temps, elle est vécue comme cocasse par ceux-ci. Le syndicat n’est guère présent même si un responsable essaie d’obtenir un dérisoire compromis sur la place de la pointeuse ou la dispense de pointer le dimanche soir.
Rapidement la dégradation des conditions de travail, la comparaison avec le salaire dans les entreprises sous-traitantes, conduit à la démission de plusieurs membres de l’équipe. Hélas ailleurs ce n’est pas le paradis. Malgré les besoins criants on n’est pas sûr de trouver du travail. D’autant moins quand on est exigeant du côté de la sécurité.
La sécurité ? Justement, c’est un point essentiel dans le film. Au nom de la rentabilité on la sacrifie, ce qui va conduire à la mort d’un des cheminots. La boucle est bouclée : pris dans l’engrenage du système, ses compagnons vont taire les causes du drame.
Et de plus tout le volet social : congés payés, protection sociale, prime d’équipement… passe à la trappe dans l’affaire.
Au passage on vit la situation, banale, d’un père de famille divorcé, l’ambiance dans la cantine où la gravité des choses n’empêche pas de rire et de faire des blagues…
C’est une cinquantaine de personnes qui ont participé au débat qui a suivi, un débat animé par les cheminots Cégétistes de Béziers qui ont rappelé l’absence de mot d’ordre mobilisateur des syndicats britanniques pour s’opposer à la privatisation. A noter le témoignage d’un usager de la SNCF racontant comment les carences du service public pouvaient amener l’opinion publique à souhaiter la privatisation et la mise en concurrence des moyens de transports. Solution illusoire sans aucun doute, à l’image des électeurs qui espérant s’attaquer à la délinquance ont accordé leurs suffrages à ceux qui surfent sur cette question mais n’ont aucunement la capacité de rien résoudre à ce niveau.
Autre point important du débat, celui de la sécurité quand certaines tâches, c’est le cas à EDF, sont confiées à des entreprises sous-traitantes qui ne sont pas regardantes sur les règles strictes que respectent les agents titulaires. Orientation lourde de conséquences pour les personnels employés, pour l’environnement, pour la population.
Le problème des salaires et du pouvoir d’achat pour les travailleurs des entreprises nationalisées a été également évoqué et a été l’amorce d’un échange entre les participants à cette intéressante initiative du Ciné-Club et de la CGT.
La pièce en bois en forme de Y renversé est désignée en occitan sous le nom de « bilhard. » Elle était suspendue à l’arrière de la charrette, sous le talon de celle-ci et elle se balançait lors de son déplacement. « Lo bilhard » pouvait aussi avoir la forme d’un V, également renversé.
La photo a été prise dans la cour de l’ami Pierre Escande à Murviel qui a récupéré la pièce dans quelque remise où elle avait été abandonnée.
Bien qu’ayant vu souvent un bilhard brinqueballer à l’arrière d’une charrette je n’avais pas vraiment compris sa fonction : empêcher que le talon ne racle le sol dans les endroits en pente ? Permettre que la charrette soit maintenue horizontale quand on avait dételé ?
A cette dernière fin existait à l’avant, des béquilles qui se rabattaient sous les brancards et qu’on désignait sous le nom de chambrières. Une chambrière pouvait aussi avoir la forme d’un V et se replier sous le plateau de la charrette.
J’ai pu voir ailleurs, un poids, en fait une pierre, dans laquelle était fichée un crochet, et qui permettait d’équilibrer de grosses charrettes transportant de lourds chargements sur de longues distances. Je suppose qu’on devait déplacer le poids en fonction de la pente.
En fait, nous devons l’explication à Pierre, lo bilhard permettait à la charrette de ne pas lever les bras au ciel quand on voulait atteler.
Oui, la photo ci-dessus a été prise à Murviel devant la Maison de Retraite. Bien sûr il s’agit d’un palmier mais est-ce la même espèce que celui dont nous avons déjà parlé ?
Si c’est le cas il semblerait que ce soir un sujet portant des fleurs mâles, celui dont nous avons parlé précédemment portant lui des fleurs femelles.
Nous serions alors dans la situation de plantes dioïques, la pollinisation ne pouvant se faire que si des sujets portant des fleurs de sexes différents sont voisins.
En fait c’est peut-être de la même espèce qu’il s’agit mais pas de la même variété.
Ici contrairement, au palmier précédent, les fleurs sont dressées vers le haut (il est tentant d’imaginer que ce sont des fleurs mâles !) Par ailleurs elles sont de couleur blanche alors que les autres étaient jaunes.
Des investigations que nous avons menées nous pensons qu’il peut s’agir de Chamaerops humilis un palmier nain originaire d’Europe. Chamaerops vient du grec khamairôps, qui signifie «buisson à terre», humilis ayant pour racine humble et rendant compte de la petite taille de notre palmier.
Avouons-le : nous ne sommes sûr de rien !
Traduction : Le puits avec son seau, sa poulie et sa chaîne.
Le puits se trouve près de la « campagne » de La Matte qui est sur la commune de Prades s/ Vernazobre, à la limite de celle de Cessenon. C’est un puits couvert (il ressemble assez à une capitelle mais les pierres sont reliées les unes aux autres avec un mortier), étroit, profond, 4 ou 5 m au moins, qui devait alimenter la maison d’habitation, laquelle se trouve à quelques dizaines de mètres de là.
Il y a longtemps que La Matte n’est pas occupée, sauf peut être de manière épisodique, vacances ou week-end. Et longtemps aussi que le seau n’a pas remonté de l’eau du puits. Il est d’ailleurs complètement inutilisable, es tot traucat (il est tout troué), pour tout dire il manque le fond.
La Matte est pourvue d’une citerne (une date, 1954, indique l’année de sa construction) qui récupère l’eau de ses toits.
Dans un écrit de 1771 concernant la mine de lignite des Mattes il est fait état d’un certain Jean Constans qui était à la métairie dite de La Matte. S’agit-il de La Matte près de laquelle est ce puits ? Quel lien entre La Matte et Les Mattes ?
Nous sommes ici sous le bois de Pierrerue dont la majeure partie appartient à un Danois. Un bois de 220 hectares situé sur Pierrerue donc, Cazedarnes, et surtout Prades s/ Vernazobre. Des chemins ont été tracés, des clôtures ont été mises et une chasse privée a été constituée.
Ce bois fournissait le combustible à des fours de verrier dont l’existence est attestée tout au long du Moyen Age.
Le tènement produit un vin haut de gamme, un des meilleurs de l’AOC Saint-Chinian avec un faiblement rendement à l’hectare : 30 hectolitres. Dans le secteur les ceps manquant d’une vigne ont été remplacés par des somesas (par marcottage.)
Le paysage est plutôt beau mais la randonnée dans le coin n’est pas conseillée en été, il y fait chaud. Personnellement j’étais dans les parages le 11 septembre 2001 avec des amis. Mais à ce moment là nous ne savions pas ce qui se passait à Wall Street. Arrivée chez elle une des participantes avait allumé son poste de télévision, avait vu la scène des avions percutant les tours, avait changé de chaîne et se demandait pourquoi c’était le même film de science fiction qui était programmé au même moment sur toutes les stations !