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cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
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Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
07.11.2009

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Parlons « boutisse »

Publié le 25/08/2009 à 11:09 par cessenon
Parlons « boutisse »


Photo Marianne Perrot

Pierre est certes photogénique, toutefois ce n’est pas la raison qui nous a conduit à utiliser une nouvelle fois son portrait. Non là il s’agit de donner la signification de la pierre que l’on voit sortir du mur à gauche de sa tête.
Il s’agit d’une boutisse, en occitan un trasfori, et c’est une pierre allongée, d’une seule pièce, qui traverse la muraille pour la consolider. Elle peut ressortir des deux côtés du mur et constituer ainsi une manière de preuve que c’est vraiment une boutisse qui a été employée là.
Nous sommes ici à Bonneval un hameau de la commune de La Salvetat, devant la maison du grand-père maternel de Pierre, maison dont il a hérité, du moins pour une partie, l’autre appartenant à une sœur.
C’est une tradition dans les zones de montagne d’avoir des murs épais pour se protéger du froid. Une tradition aussi de placer lors de la construction des bâtiments divers des boutisses pour fortifier l’ensemble.
En Lozère la présence de boutisses qui dépassent des façades des granges, des étables, des maisons d’habitation est fréquente.



Sur l’affaire de l’Agrexco à Sète

Publié le 24/08/2009 à 17:12 par cessenon
Sur l’affaire de l’Agrexco à Sète

Là c’était le 25 juin dernier, lors de la manifestation montpelliéraine
Contre l’implantation de l’Agrexco à Sète,
Clara brandit une pancarte explicite.

Par les temps qui courent chacun se raccroche à ce qui pourrait créer des emplois ou maintenir ceux qui existent. C’est ainsi que les ouvriers des chantiers navals de Saint Nazaire ont accueilli favorablement la mise en chantier d’un deuxième porte-avions.
Dans le même registre, à Sète, la perspective de créer 200 emplois avec la réalisation dans le port d’infrastructures permettant l’implantation de la société Agrexco a trouvé un écho auprès des dockers et de diverses personnalités politiques.
Tout se passe comme s’il n’y avait d’autre solution à l’emploi que la course à l’armement ou l’absence de toute considération morale sur les projets présentés.
L’Agrexco qu’est-ce donc ? Une société qui entend commercialiser les produits agricoles obtenus dans les colonies qu’Israël développe dans les territoires palestiniens, plus particulièrement dans la vallée du Jourdain, au détriment des autochtones.
Le président de région a présenté le projet et les sommes que le Languedoc Roussillon entend affecter à l’opération : 200 millions d’euros sur dix ans. On ne sait pas s’il a eu l’habileté « d’enfariner » les élus de sa majorité ou si ceux-ci n’ont pas demandé d’éclaircissement mais un vote est intervenu le 23 mars 2009 qui a recueilli l’unanimité des conseillers régionaux qui composent cette majorité !
Depuis les choses ont un peu évolué et, sous la pression de ceux qui dénoncent la politique colonialiste d’Israël, les positions des uns et des autres ont été quelque peu modifiées.
Pour l’heure Georges Frèche ne désarme pas et, suite à l’interpellation de l’Association France Palestine Solidarité sur ce projet, il répond d’une manière assez sèche « Je n'ai pas l'habitude de mêler la politique et l'économie (…) Vous mélangez tout. Je n'ai pas à vous répondre. » Ben voyons !
Clara Malhue, qui a animé avec conviction et dynamisme les manifestations, que nous avons connues à Béziers en décembre 2008 et janvier 2009 lors de l’agression israélienne sur la bande de Gaza nous a envoyé un message depuis Almahassar, un village palestinien où elle a passé une partie de ses vacances. Elle nous dit ce qui doit être : « Le droit international droit être appliqué, la colonisation doit s’arrêter et les blocs de colonies doivent être transférés en territoire israélien, qui s’arrête aux frontières de 1967. »
Cela nous paraît à la fois juste et simple et nous dénonçons avec vigueur l’entêtement de ceux qui ont la nostalgie de l’ère coloniale et qui s’inscrivent dans la logique de la loi du plus fort.







Béziers 22 juillet 1209, autopsie d'un massacre annoncé

Publié le 23/08/2009 à 12:03 par cessenon
Béziers 22 juillet 1209, autopsie d'un massacre annoncé


C’est le titre d’une étude faite par Michel Roquebert qui nous a été gracieusement offerte par le CIRDOC lors de la cérémonie organisée le 22 juillet 2009, soit 800 ans jour pour jour après le sac de Béziers, avec la pose d’une pierre commémorative sur la façade ouest de l’édifice.
Ce document est en fait le texte de la communication que l’auteur avait faite à l’antenne universitaire de notre ville lors du colloque « Béziers ville occitane ? » en novembre 2006. Il figure dans les actes dudit colloque.
Il analyse plus particulièrement ce que sont les ribauds et le rôle qu’on leur prête dans la prise de la ville. Il s’appuie sur les différents textes à la disposition des historiens et sur la signification des mots désignant les ribauds.
Une armée de l’importance de celle des croisés, le chiffre de 20 000 hommes en armes est avancé et accepté, nécessite tout un accompagnement de corps de métiers et de simples valets. Il faut des forgerons, des charrons, des conducteurs de charrettes, des terrassiers, des charpentiers, des rémouleurs, des gens pour monter les tentes, préparer les repas…
La Canso parle d’eux en ces termes « arlotz, truans, ribautz… li fols ribautz mendics (ces fous et ces gueux de ribauds), los caieteus truans (les misérables truands), que no an que causar (qui n’ont pas de quoi se chausser).
200 000 ribauds accompagneraient l’armée est-il dit dans certains textes. Ces ribauds ne sont pas armés, sinon de gourdins. Ils sont « inermes », c'est-à-dire sans arme. Il est difficile d’imaginer que ces gens aient pu forcer les portes, dresser des échelles et se lancer à l’assaut des remparts.
Pour Michel Roquebert il y a une confusion entre les ribauds et les routiers. Ces derniers sont des mercenaires, D’ailleurs Pierre des Vaux de Cernay parle de « ribaldi » mais ajoute que c’est l’appellation courante des servientes exercitus, en d’autres termes des serviteurs de l’armée et même sergents. Jacques Berlioz emploiera pour les désigner le terme de « piétons » car ils sont de simples « gens de pied ».
Césaire de Heisterbach parle des « satellites » qui ont dressé des échelles et escaladé les murs. Le mot « satellites » pourrait être traduit par « auxiliaires », c'est-à-dire routiers.
Ceux là connaissent le métier des armes et ont la pratique du pillage par l’exécution de ceux qu’ils rencontrent.
Pour Michel Roquebert ce sont eux qui ont pris Béziers. Après le sac de la ville on ne parle plus de ribauds mais de routiers, guère plus recommandables en fait, leur utilisation est jugée criminelle par l’Eglise. C’est que si les hérétiques troublent la paix des âmes, les routiers troublent la paix civile.
Mais comme ils sont nécessaires à l’armée des croisées, on a fait des arrangements avec le ciel. Aussi c’est peut-être pour cela que Milon et Arnaud Amaury, les légats du pape, remplacent le mot « routier » par celui de « ribauds » quand ils rédigent le rapport qu’ils envoient à leur supérieur !

Du côté de mes aubergines

Publié le 22/08/2009 à 11:58 par cessenon
Du côté de mes aubergines


Je ne voudrais pas donner l’impression que je cours toujours après le Mérite Agricole mais quand même, si on me faisait mon droit….
Voilà donc trois aubergines que, grâce au camarade Gérard de Cazouls, chez qui nous avions réunion ce jeudi 20 août et qui disposait d’un catalogue détaillé, j’ai pu identifier comme étant des Rotonda bianca Sfumata di rosa. Une variété italienne, on doit pouvoir traduire par Ronde blanche à reflets roses.
Ces aubergines ont une histoire. D’abord inquiet de ne pas voir arriver les plants que mon neveu avait fait naître, j’avais acheté six pieds d’aubergine. Là-dessus intervient l’ami Paul qui avait fait du troc avec une dame de Colombiers, adhérente de Tartuga34 au temps de la plantation. Donc, en échange d’une tortue il avait reçu du plançon et plus qu’il ne pouvait en mettre dans son jardin.
J’ai donc ajouté à mes six pieds d’aubergine les plants en excédent que m’a donnés Paul. Là-dessus sont arrivés les pieds d’aubergine, de la Barbentane, produits par mon neveu. Comme je ne suis pas exactement maître chez moi j’ai dû accepter qu’une partie de ces plants remplacent plusieurs des derniers que je venais de mettre. « Place aux jeunes en quelque sorte » a déjà dit Brassens !
J’ai quand même pu en maintenir trois parmi ceux en provenance de Colombiers, les autres ont été remballés dans leurs pots d’origine et laissés en attente que du terrain se libère.
Voilà donc les fruits du compromis et des soins constants avec lesquels je me suis occupé des trois rescapés. Vous le voyez, ces aubergines sont grosses et blanches de peau (comme Nougaro en somme !) La chair aussi est blanche, sans guère de graines. Une chair moelleuse, délicieuse, mais je ne me contenterai pas du Mérite Agricole, je postule aussi au titre de cordon bleu ! Oh, très simple ma préparation, à la poêle, avec un couvercle pour que ça ne « pompe » pas trop d’huile !
Restent les rescapés abandonnés dans les pots. De la place ayant été dégagée avec l’enlèvement d’oignons de Lézignan la Cèbe, j’ai pu mettre les quatre plants d’aubergine, mis en jauge jusque là, en terre. Deux ont des allures d’aubergines classiques, deux autres ressemblent davantage, selon le mot de Marguerite, l’épouse de mon cousin, à des « aubergines de Jean Frieu », c'est-à-dire à des daturas ! Voir un article ancien sur le sujet !
Elle a dû toutefois être convaincue qu’il s’agissait vraiment d’aubergine quand elle a vu, et d’ailleurs éliminé, des doryphores qui s’étaient attaqués aux feuilles ! On vous tiendra au courant de l’évolution des choses.

Notre expédition chez l’ami Pierre

Publié le 21/08/2009 à 13:08 par cessenon
Notre expédition chez l’ami Pierre

Claude et Pierre à Bonneval
Photos Marianne Perrot

Oui, le programme avait été arrêté : le vendredi 31 juillet nous allions rendre visite à Pierre qui comme chaque été passe la seconde moitié du mois de juillet et la première d’août à Bonneval, ce hameau de la commune de La Salvetat où il a une maison de famille.
Rendez-vous a été donné à Marianne, Jean-Pierre et Paul chez Jacques à 10 h et à Colette à Puisserguier à 10 h 30. Finalement, au diable l’avarice, on prendra deux voitures, Marianne montant dans celle de Colette, le reste dans celle du Vosgien de souche.
Arrêt à La Salvetat où Jean-Pierre se procure du pain. Il n’est pas loin de midi quand nous nous parquons devant la « chapelle » (oui, oui, Pierre, c’est une église, tu nous l’as dit à plusieurs reprises mais sur le panneau il y a marqué « chapelle » !) Justement Pierre est là qui fait visiter les lieux à des connaissances.
Le cimetière qui est à côté est toujours bien entretenu. Pierre utilise du Roundup trois fois par an pour qu’il ne soit pas envahi par l’herbe. Ah, une colonie d’abeilles s’est fixée en haut d’un des murs de l’église. Jean-Pierre, apiculteur à ses heures, rêve de venir la récupérer !
Allez, comme prévu au programme on va prendre l’apéritif sur la terrasse de la maison de Pierre, On y retrouve Claude son épouse. Ah, rien ne manque, ni le muscat, ni le grenache, ni le pastis… ni bien sûr les olives !
C’est là même qu’on va pique-niquer, Pierre nous fournit le vin et on peut vous dire que le rosé et le rouge des coteaux du Rieutort sont appréciés ! On aura droit au café, au pousse-café… Dire qu’il y en a qui vont devoir conduire quelque peu après le pique-nique pour rejoindre le chemin de la mémoire de Lacaune au col de Picotalen (1004 m).
Ce chemin de la mémoire suit une voie carrossable d’où partent diverses pistes de ski de fond.
Ah les stèles sont presque toutes dégagées, une débroussailleuse est passée récemment sur la piste que nous suivons Toutes non car la première, non accessible par un engin mécanique, ne l’est pas.
Nous avançons grâce à une passerelle à claire-voie jusqu’au milieu d’una sanha (une tourbière) où Jean-Pierre réalise une macro de drosera, cette plante carnivore que l’on peut rencontrer dans ces zones humides.
Notre allons terminer notre parcours aller à la jaça de Martinou reconvertie en gîte ce qui donne des idées à certains. S’y repose près d’une voiture immatriculée dans les P.O. une dame qui dit à Pierre avoir des origines familiales du côté d’Escande où était né le père de Pierre. Les échanges ne seront pas très fructueux.
En contrebas du terre-plein sur lequel nous sommes nous apercevons un talweg qui a été utilisé pour le parachutage d’armes et de munitions pendant la dernière guerre.
Ah, nous avons découvert aussi un pesquier. Un pesquier ? C’est un bassin plus ou moins grand qui réceptionnait l’eau que l’on amenait ensuite par des béals qui suivaient les courbes de niveau jusque dans les prés situés au-dessous afin de les irriguer. Une bonde manœuvrée par une tige en bois permettait de le vider à la demande. En Cévennes on appelle ces dispositifs des gorgas.
On pouvait éventuellement y élever quelques truites et cela pouvait aussi servir comme piscine affirme Pierre !
Ah, Jean-Pierre nous parle des diverses espèces de conifères nous expliquant que les épicéas sont nettement plus virils que les sapins. Il nous indique aussi comment mesurer la hauteur d’un arbre avec deux brins de paille mis en croix et en comptant ses pas depuis le pied. Plus loin il fera état d’une maladie qui atteint certains sujets.
Misty se démène, donnant à croire qu’elle est sur les traces d’une biche ou d’un chevreuil cependant que nous avons vu de l’autre côté d’un fil électrique un jeune taureau qu’on a écorné pour des raisons controversées ! Jacques estimant que c’est pour empêcher qu’il se batte, Pierre prétendant que c’est pour qu’il puisse passer sa tête dans le logement où l’éleveur a mis de la nourriture !
Nous revenons près du plan d’eau aménagé où nous avons laissé nos véhicules. Il est un peu tard pour la visite du musée de Lacaune initialement envisagée. Retour donc sur Bonneval avec arrêt du côté d’Escande pour voir la cime du Bel Vesprè qui culmine à 1163 m et qui s’est boisée depuis une cinquantaine d’années. Pierre considère que c’est le résultat du réchauffement climatique.
A Bonneval Claude est toujours sans télévision mais le réparateur appelé viendra en fin de journée : la panne est due à un câble mangé par des rats !
Pierre a proposé à Paul et à Colette d’avancer jusqu’à la vue de la ferme de Caumezelle où il a passé son enfance mais celle-ci souhaite redescendre au plus tôt à cause d’un problème de lunettes. Finalement Pierre emmène Paul et Marianne cependant que Jean-Pierre et Jacques se désaltèrent en tenant compagnie à Claude.
Nous ne retiendrons pas l’invitation de Pierre de manger avec eux. C’est que nous avons encore une heure trente de route pour rejoindre Béziers que nous atteindrons vers 21 h au terme d’une belle journée !

L’amarante réfléchie

Publié le 20/08/2009 à 09:32 par cessenon
L’amarante réfléchie


Elle était si bien développée qu’en allant à Auchan je me suis arrêté en bordure du boulevard des Maréchaux pour la prendre en photo.
C’est une mauvaise herbe, son nom français c’est l’amarante réfléchie, son nom scientifique Amaranthus retroflexus. J’avais appris cela en classe de seconde, c'est-à-dire en première année d’Ecole Normale, en 1955 / 1956, de la bouche de M. Luquet, le professeur de sciences naturelles qui officiait encore à plus de 70 ans ! Je l’ai écrit par ailleurs il nous emmenait herboriser avec des bandes molletières en guise de guêtres.
Ah là c’est plus récemment que j’ai appris que le mot « retroflexus » signifie « qui ne flétrit pas ».
En occitan c’est la « meca de piòt » littéralement « la morve de dindon » !
Le pied de la plante est de couleur rouge, on l’appelle d’ailleurs Pied-rouge, et la fleur d’un blanc verdâtre.
C’est une plante annuelle qui se plaît dans les friches et hélas aussi dans mon jardin. J’ai lu qu’elle résistait aux herbicides. « Amarante pas marrante ! »
Les feuilles d’amarante peuvent-être paraît-il consommées, accommodées comme des épinards mais je n’en parle que par ouï dire. Les graines également ont des qualités nutritives et l’amarante était désignée comme le blé des Incas lesquels en avaient fait une plante sacrée.
Il existe des amarantes ornementales dont les fleurs sont de couleur… amarante évidemment, c'est-à-dire rouge pourpre ! Oui, rappelez-vous le carrosse des Femmes Savantes « Ne dis plus qu’il est amarante, dis plutôt qu’il est de ma rente ! »

15 août, Assomption, dormition...

Publié le 18/08/2009 à 14:14 par cessenon
15 août, Assomption, dormition...

L’Assomption, tableau de Goya


Elle en a de bonnes Armande, elle me demande des renseignements sur le 15 août qui est comme chacun sait, ou plutôt devrait savoir, la fête de la Vierge Marie. C’est que mes études théologiques n’ont pas été très poussées. Pour être franc elles se sont arrêtées avec ma communion solennelle qui est bien loin, elle date de 1952 !
Je n’étais pas spécialement mauvais élève au catéchisme, d’autant que certaines questions étaient vraiment faciles. Par exemple à la question « Dieu est-il un être parfait ? » il suffisait de répondre « Oui, Dieu est un être parfait ! » Même sans trop apprendre j’arrivais à un bon classement dans les contrôles. Lors du concours du meilleur catéchumène je n’avais été battu que par Lucienne Joval, plus appliquée que moi dans les révisions.
Aussi je suis allé voir ce qui se disait sur la Toile à propos de l’Assomption et de ce qui va avec. Si on considère les choses d’une manière rationnelle on se dit que ce n’est pas très différent quant au fond des diverses mythologies !
La Vierge Marie serait née « normalement », du couple légitime Anne / Joachim, en l’an 15 avant Jésus Christ. Un 8 septembre paraît-il mais il est douteux qu’on en trouve trace dans un quelconque registre d’état-civil. Si nous avons tout compris des subtilités de la théologie, elle n’aurait pas été entachée à sa naissance par le péché originel.
C’est le 25 mars que Marie aurait reçu la visite de l’ange Gabriel lui annonçant l’heureux événement qui effectivement a eu lieu neuf mois plus tard. Que s’est-il exactement passé ? On en est réduit à des hypothèses ! Joseph est le patron des charpentiers et je crois celui des… maris malheureux !
On cite la prière des jeunes filles d’avant l’invention de la pilule contraceptive : « Vierge Marie qui avez eu la grâce de concevoir sans péché, accordez-moi celle de pécher sans concevoir ! » On s’interroge, le mot « péché » ne remplacerait-il pas ici le mot « plaisir » ?
Ah, il y a des débats qui ne sont pas tranchés. La vierge Marie est-elle restée vierge après cette parthénogénèse ? Les avis entre catholiques et protestants sont partagés à ce sujet.
Selon les sources la Vierge Marie va survivre à la résurrection de son fils, 12 ans ou 24 ans, de sorte qu’ayant eu Jésus à l’âge de 15 ans et ayant vécu 33 ans avec lui elle aurait la soixantaine ou 72 ans au moment de sa mort.
Une mort un temps contestée par certains. Mais non, elle ne pouvait pas ne pas mourir. D’ailleurs Jésus lui-même est mort ! Oui, je sais, c’est d’un compliqué !
La dormition serait son dernier sommeil et l’Assomption serait l’enlèvement de son âme et de son corps par les anges descendus du ciel. Ce n’est pas tout à fait comme l’Ascension mais ça y ressemble quand même un peu !
Ah moi j’avais appris, dans le cadre de la préparation de ma communion solennelle par le curé Guippert, que le pape Pie XII avait récemment, c’était en 1950, proclamé le dogme de l’Assomption. Je n’allais quand même pas à 12 ans contester un dogme ! Et puis à vrai dire ça ne me gêne pas vraiment, c’est moins lourd de conséquence que le non-usage du préservatif !
Le 15 août a été pendant longtemps la fête nationale de la France. Il faut dire que Napoléon étant né un 15 août ça l’arrangeait un peu de maintenir la tradition. Ce n’est qu’en 1880 que succèdera au 15 août le 14 juillet.
On ne va pas se plaindre d’avoir un jour chômé au prétexte que c’est une fête catholique. A bien des égards il y a un héritage positif dans l’Eglise. Tiens par exemple, le repos dominical (« Tu ne feras travailler ni ton bœuf ni ton âne ni ta servante… ») est inscrit dans la Bible. Dans le contexte présent on devrait s’appuyer sur cette recommandation. Sans compter le 5ème commandement qui dit « Tu ne tueras point ! » auquel un pacifiste est nécessairement sensible.
Il y a des fois où, sans être croyant, je suis prêt à souscrire à plusieurs des instructions religieuses !


La Feria 2009 est finie !

Publié le 17/08/2009 à 10:57 par cessenon
La Feria 2009 est finie !


Ouf ! Si dimanche 16 août vers 21 h 30 quand, revenant de mes terres où j’avais « corvé » comme un damné (un damné de la terre évidemment !), je suis passé au rond-point Henri Noguères, j’ai vu moins de voitures que les soirs précédents, question décibels et « musique d’ours » ce n’était toujours pas la disette.
J’ai dû entendre le bruit jusque vers les 3 h du matin, ayant laissé fenêtre et volets de ma chambre ouverts car il faisait chaud dans mon appartement, pestant assez contre ces nuisances sonores qui me sont complètement étrangères. En général j’écoute Radio Classique dans ma Kangoo et bien sûr cela n’a rien à voir avec les flonflons de la Feria, strictement rien !
Ce dimanche Marianne se produisait avec son accordéon à la bodega du cercle populaire Joseph Lazare.
Si ce soir là il y avait, ici comme ailleurs, moins de monde attablé dans la rue Voltaire, l’ambiance était m’a-t-on dit très agréable, « super » même m’a-t-on précisé.
J’ai d’ailleurs failli ouïr, au téléphone seulement, et grâce au portable d’une amie qui m’avait appelé alors que j’étais déjà en tenue nocturne, « Etoile des neiges » !

Sculptures à Cambis

Publié le 16/08/2009 à 12:00 par cessenon
Sculptures à Cambis


Jocelyne, notre photographe occasionnelle, a pris en photo ces deux sculptures. Elles sont l’œuvre de Ernst-Gotthard Vogel, un sculpteur allemand qui habite avec sa compagne et leurs trois enfants à Cambis sur la commune de Prades s/ Vernazobre.
Cambis ? C’est le nom d’une ancienne « campagne » près de laquelle naît un ruisseau, le Récambis, qui passe à La Maurerie puis pas très loin de La Moline et se jette enfin dans le Vernazobre quelques centaines de mètres en amont de son confluent avec l’Orb et pour être plus précis quelques dizaines de mètres en amont du pont sur la route de Lugné.
Au milieu du 19ème siècle s’étaient tenues à Cambis des réunions clandestines d’une société républicaine secrète chez un certain Paul Domergue, artisan maçon de son état et ancêtre probable de René Domergue que nous avons connu comme militant de la cause algérienne (il avait d’ailleurs été inquiété pour son engagement).
Gotti Vogel a là son atelier de sculpteur et les œuvres ici présentées ont été réalisées dans une pierre de couleur claire, peut-être de la pierre du Gard. Nous avions eu l’occasion de voir, lors de l’inauguration de la réserve volontaire de Coumiac une autre réalisation de Vogel sculptée dans le marbre qu’on extrayait dans la carrière. Un marbre qualifié de « rouge antique » qu’il avait soigneusement poli pour donner une finition parfaite à la petite statue que lui avait commandée la commune de Cessenon.

Le réchauffement climatique favolrable aux gens de l'Isère ?

Publié le 15/08/2009 à 12:06 par cessenon
Le réchauffement climatique favolrable aux gens de l'Isère ?

Oui c’est ce que laisse entendre cette photo envoyée par une internaute qui habite Saint-Egrève, une banlieue de Grenoble. Profitant donc du réchauffement climatique dont certains se plaignent, une habitante de ladite banlieue, qui ne tardera pas à se présenter comme ingénieur agronome, a réussi à faire pousser un pied de tomate-poivron sur son balcon.
Bien sûr, avec sa tomate-poivron, qu’il faut comparer avec les tomates super colosse dont nous avons déjà parlé, la production de notre apprentie maraîchère n’est pas encore compétitive. Mais quand même, on voit bien que l’offensive est lancée. Ainsi, après des tomates cerise, des tomates poire, on a attaqué la gamme des tomates poivrons. Jusqu’où ira-t-on dans l’escalade ?
Certes nous n’en sommes qu’à un stade expérimental et pour l’heure notre exploitante agricole n’a pas demandé le Mérite Agricole mais je me méfie. Au début c’est un pied de tomate-poivron et puis c’est tout l’espace au-delà du cercle polaire qui finira par être investi par les solanacées au détriment des régions méridionales qui ont pourtant une tradition ancestrale en la matière : le tout au nom de la concurrence libre et non faussée !
Remarquez qu’avec le lien métallique qu’elle a utilisé pour fixer son pied de tomate-poivron au tuteur on voit bien que la jardinière des latitudes septentrionales n’a pas les techniques professionnelles acquises par les gens qui sont proches de l’équateur ! C'est qu'ici on sait qu’il faut un lien souple, raphia, cordon en nylon… qui ne blesse pas le végétal !
Ceci étant nous allons surveiller l’évolution du cours de la tomate au marché de Rungis et si nous assistons à un effondrement, nous en saurons l’origine !