Derniers commentaires
la guerre de 1914 fut élaborée pour punir les enfants du peuple, du fait qu'un de ceux-ci avait tué un individ...
(Voir la suite)
Par WILDSCHÜTZ Arthur, le 05.11.2009
bonjour,
je suis le neveu de marc albert fusille à 20 ans au champs de mars a beziers en 1944 ma mère alber...
(Voir la suite)
Par NOVIS+Marc, le 03.11.2009
une photo réussie, une de plus pr mon fond d'écran !
des déscriptions agréables à lire
et votre humour qu...
(Voir la suite)
Par Evelyne, le 03.11.2009
j'aime autant les couleurs de la photo que celle de l'anecdote !...
(Voir la suite)
Par la CdM, le 03.11.2009
pas juste !
durant toute sa "carrière" de jardinier amateur mon père a rêvé d'avoir des radis de "taille corr...
(Voir la suite)
Par Kate, le 02.11.2009
tres jollie ?phot, tu vas bien ? bon pied bon oeil il me semble ! a bientothttp://tu maraa.centerblog .net...
(Voir la suite)
Par tumaraa, le 02.11.2009
gros comme des carottes !!!...
(Voir la suite)
Par jéré, le 01.11.2009
on a pu rêver d'une algérie multi-ethnique évoluant à la manière de l'afrique du sud... mais l'attitude des au...
(Voir la suite)
Par Jean MOUROT, le 31.10.2009
je pende qu'il y a une faute de frappe dien bien phu c'est 1954 pour l'algérie , 1945 est au...
(Voir la suite)
Par Moréno, le 31.10.2009
"imbécillité" est un mot trop faible, ou trop poli.je dirais plutôt "saloperie", en souvenir de mon passage en...
(Voir la suite)
Par maillet, le 30.10.2009
10% du budget de la pub : ça fait froid dans le dos...
merci, jacques, de cette leçon morale sur les cucurbit...
(Voir la suite)
Par Jérémie, le 29.10.2009
pour les dépenses d'armement, je ne sais pas de combien il serait nécessaire de les diminuer pour éradiquer la...
(Voir la suite)
Par tarbouriech, le 29.10.2009
42 kg ?
hé bé !
belle pièce !
oui, sujet grave la famine dans le monde...
bonne soirée.
...
(Voir la suite)
Par Kate, le 28.10.2009
et oui il est incroyable ton paradis !tu peux être fier ! et la "cucurbite" aussi est magique ! bonne journée ...
(Voir la suite)
Par marie-josé, le 27.10.2009
le nom du photographe n'étant pas indiqué je suppose qu'il ne devait pas être bien loin de son jardin?
amical...
(Voir la suite)
Par GAST Georges, le 27.10.2009
Recherche
Blogs et sites préférés· bezierspcf
Publié le 14/08/2009 à 13:36 par cessenon

Oui les Feria se suivent et se ressemblent assez. Dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 à la chaleur s’étaient ajoutés les « Zim boum boum » que j’ai entendus depuis chez moi jusque vers les 3 h du matin.
Jeudi dans la journée la température était élevée, 36 ° C à Béziers indiquait l’écran de mon ordinateur. Comme il était question d’aller manger à la bodega du cercle populaire Joseph Lazare le soir, je suis parti plus tôt que d’habitude pour arroser ce qui, à mon jardin, avait besoin de l’être. Quand je pense qu’on mégote pour m’attribuer le Mérite Agricole !
Je me suis lavé et changé avant de repartir de mon dur labeur de damné de la terre. Il est à peu près 20 h et le thermomètre de ma Kangoo accuse 32 ° C.
Dans Béziers je cherche dans un premier temps à me garer du côté du square Paul Balmigère mais comme il faut faire de savantes manœuvres pour accéder au trottoir et que je suis un piètre conducteur, je renonce. Finalement ce ne sera guère plus loin de rallier le 2 de la rue Voltaire à partir de la cité du parc où j’habite.
Devant les arènes de Béziers la foule est dense, il faut dire que c’est la sortie de la corrida. Alain de Thézan qui vient du spectacle me salue et me fait part de sa déception. J’apprendrai plus tard qu’un taureau a eu une crise cardiaque et qu’il n’a pas attendu l’estocada pour mourir !
L’avenue Saint-Saëns est pleine de monde et on fait du surplace avant de pouvoir avancer. J’ai juste le temps d’embrasser Bernadette, une ancienne collègue, à qui je n’ai guère le loisir de dire que sa nouvelle coupe de cheveux lui va bien.
Je progresse vaillamment. Sur le boulevard de la Liberté ça va nettement mieux. Allez, encore un effort et me voici dans la rue Voltaire où Marianne promène Misty qui n’a pas l’air d’apprécier l’ambiance.
Je rejoins la tablée où je dois manger avec toute une équipe de connaissances. Il est 21 h 01, j’avais promis d’être là à 21 h. Je suis donc dans les temps. Ah, on m’avait attendu pour commencer à manger.
Je bise ou salue ceux que je n’avais pas vus ces jours-ci donne à LBC (La Belle Colette) le compte-rendu de la Marche de la Paix à laquelle elle avait participé. Oui, elle n’a plus d’ordinateur Je m’en tiens là. Il fait tellement chaud !
Nous avons, je crois, commencé à manger quand arrivent Guylaine, son mari, leur fille aînée et leur jeune fils. Très belle Guylaine ! Eh non, nous ne pouvons nous installer à la même table. Ils se placent à la table voisine où les rejoint Line, dont les boucles d’oreilles sont assorties à la couleur de sa robe !
On a choisi du rosé pour accompagner la seiche à la rouille que j’ai beaucoup aimé même si certaines l’ont trouvée un peu salée.
Ça circule encore dans la rue Voltaire. Anna, une ex collègue aussi, vient prendre je ne sais quelles tapas pour la tablée de gens du Nord qu’elle a amenés jusque là.
Noël, le chroniqueur sportif, et taurin, de L’HERAULT du Jour, vient échanger avec moi quelques impressions sur l’évolution du quotidien auquel, en désaccord avec sa ligne éditioraile, j’ai cessé de collaborer.
Il fait chaud, très chaud alors qu’il est déjà plus de 23 h. Une dame attablée un peu plus haut que nous a eu un malaise et on a dû appeler une équipe d’intervention.
Bon, le repas pris on va laisser les jeunes aller faire un tour dans la Feria, les autres, dont je suis, reviennent jusqu’aux voitures garées au fond de la rue Pasteur. Catherine et Robert me ramèneront chez moi.
Cette nuit encore les « Zim boum boum » arriveront jusqu’à mes oreilles mais je finirai quand même par m’endormir ! Vers 2 h du matin, lors d’un réveil prostate je serai surpris de ne plus les entendre !
Allez, pour les amateurs la Feria continue encore jusqu’à dimanche !
Publié le 13/08/2009 à 12:44 par cessenon

Enfin Nanasse c’est son surnom, un surnom dont j’ignore l’origine, en fait il s’appelle Gérard, Gérard Cadena et il a attelé sa jument à une superbe calèche.
Sa jument ? C’est Lorette, une comtoise de dix ans qui doit peser quelque 700 kg. Elle est polyvalente Lorette : là elle tire une calèche mais cet hiver elle a tiré une charrue lors du concours de labour organisé par la Burla, le cercle occitan de Cessenon.
Elle a son enclos avec un abri du côté de la Grange Neuve sur un terrain où Gérard a pu construire une maisonnette car il y avait déjà une ruine. Il y a aussi un hangar agricole où sont entreposés jardinières, charrettes… Oui Gérard est passionné de chevaux et d’attelages.
La calèche ? Elle a été fabriquée en Pologne. Elle est équipée de freins à disques et d’un système de suspension efficace ? Un très beau matériel qui coûte quand même 5000 €.
Donc le mercredi Gérard transporte gracieusement des vacanciers depuis le camping municipal jusqu'à la coopérative de vinification où.... le caveau de vente est ouvert.
Publié le 12/08/2009 à 14:25 par cessenon
Photo Kate Buller
Nous ne savons pas comment il a atterri en ce lieu mais voici un triporteur, sans doute le Peugeot P 55 TN, probablement construit à partir de 1950, qui est exposé dans le caveau de vente des vins de Berlou.
Il était équipé d’un moteur deux temps de 125 cm3 et était l’aboutissement de modèles plus anciens au rang desquels on compte l’ancêtre de la série, le P 53 TM, conçu en 1939 et dont la cylindrée n’était que de 100 cm3. La guerre n’avait pas permis sa commercialisation.
Pouvant transporter une charge de 150 kg, le P 55 TN est pourvu de pneus plus résistants et le P 57 TN qui lui succède peut être livré avec un toit amovible pour la mauvaise saison.
Pour l’heure le P 55 TN ne sert qu’à la présentation de promotions sur des cartons ou des coffrets de bouteilles.
Publié le 11/08/2009 à 10:01 par cessenon

Le correspondant local de Midi Libre du Bousquet d'Orb nous a proposé de publier un écho de la Marche de la Paix que nous avons organisée dans sa commune le dimanche 6 août. Voici le communiqué que nous lui avons envoyé. La photo a éé prise par Monique Cubells.
Chaque année au mois d’août depuis l’été 2000 le collectif pacifiste du Biterrois organise une Marche de la Paix pour commémorer les drames d’Hiroshima et de Nagasaki, les villes japonaises qui ont connu respectivement le 6 août et le 9 août 1945 l’explosion dans leur ciel des deux bombes atomiques utilisées lors d’un conflit armé.
Pour la circonstance le collectif dénonce la course aux armements nucléaires à laquelle la France participe. Il demande la réduction des dépenses militaires et le règlement par le dialogue et la négociation des contentieux qui peuvent surgir entre les peuples ou les nations.
Le collectif pacifiste du Biterrois n’a de cesse d’exiger la justice afin de prévenir tout risque de guerre et quand c’est le cas d’obtenir le retour à la paix quand l’engrenage de la violence a conduit aux crimes contre l’humanité comme cela a été le cas en 2008 / 2009 lors de l’offensive israélienne sur la bande de Gaza.
Le collectif a participé à la campagne contre la réintégration de la France dans l’OTAN et aux initiatives prises contre les manifestations qui se sont déroulées en juillet par les nostalgiques de l’OAS rassemblés devant la stèle aux assassins de cette organisation fascisante érigée dans le cimetière neuf de Béziers.
Chaque année les responsables du collectif choisissent un lieu et un thème pour leur manifestation. Cette année la Marche de la Paix a eu lieu ce dimanche 9 août au Val du Vernazoubres et le thème retenu a été les chantiers de jeunesse implantés sur le secteur.
Les pacifistes, au nombre de 35 environ, ont été salués vers 10 h lors du passage dans notre ville par Monsieur le maire du Bousquet d’Orb. Ils ont ensuite suivi le programme qu’ils avaient établi pour leur journée.
Publié le 10/08/2009 à 13:57 par cessenon

Une pacifiste devant la drapeau de la Paix.
Oui c’était ce 9 août 2009, soit 64 ans jour pour jour après l’explosion de la bombe atomique larguée sur Nagasaki cette fois, la dixième Marche de la Paix organisée par le collectif pacifiste du Biterrois. Dix donc, toutes différentes, l’édition 2009 ne dérogeant pas à la règle de l’originalité.
Nous allons être un peu plus de trente cinq à participer à tout ou partie du programme prévu. Pour l’heure, 9 h, nous nous retrouvons une douzaine sur le parking du Petit Casino de Béziers. 9 h 15, avec un peu de retard sur l’horaire direction Le Bousquet d’Orb. Un retard que l’on aggrave à l’entrée du tunnel de Bédarieux car Jacques n’a pas avancé suffisamment jusqu’au feu qui se déclenche quand on s’en approche.
Regroupement général sur la place du Bousquet d’Orb où monsieur le maire est venu saluer les marcheurs. Ah voilà Brigitte qui clôt la liste des participants. Elle n’en finissait pas nous dit-elle de traverser le village. C’est qu’il est tout en longueur !
Le ciel est chargé et craignant la pluie on choisit de modifier le déroulement de la journée. Pour l’instant on rejoint le Val du Vernazoubres où on va parquer les voitures à côté de la maison de Maurice.
Monique G. qui a reconnu le circuit se dispense de le refaire et confie à Jacques le soin de conduire le groupe. Des explications, un peu sommaires, on le verra plus loin, sont données au chef de course.
Allez, un drapeau de la paix brandi par Hugues un autre couvrant les épaules de Jean-Luc, on attaque la randonnée. Jusque là Jacques a la maîtrise de la situation. On a senti l’odeur très forte du calament, une odeur de menthe, agréable.
On ne tarde pas à rencontrer un espace embroussaillé et comme la plupart d’entre nous sont en short, il y a ici et là des récriminations que le guide tente d’endiguer en faisant remarquer que le 9 août 1945 la situation était bien plus douloureuse à Nagasaki.
Ah, voilà un passage un peu boueux à la traversée duquel Hugues a perdu ses lunettes. Colette les retrouvera, une branche un peu déformée. Line dont le métier consiste à monter des lunettes pourrait la redresser si elle disposait d’une pince.
On a rencontré des crottes que Jean-Pierre a identifiées comme étant de chevreuil. Tiens, justement nous débusquons une chevrette qui devait être au gîte devant nous.
Il commence à pleuvoter et c’est toujours aussi embroussaillé ! On comprend mieux à présent pourquoi Monique G. n’a pas voulu nous accompagner ! Sans qu’on ait entendu d’appel au meurtre il est clairement affirmé qu’on aurait mieux fait de choisir le petit côté des Allées pour effectuer la Marche de la Paix. Aussi la proposition de Serge A. de suivre pour l’édition 2010 le circuit de la cave coopérative de Montagnac sera adoptée à l’unanimité.
Bien que le terrain soit un peu plus dégagé à présent, à l’arrière, Colette, Martine et Monique C. ont préféré renoncer et ont fait demi-tour ! Il faut dire que les deux premières avaient mal dormi la nuit précédente et la troisième était mal chaussée.
A l’avant on continue à monter. Ah voilà le raidillon annoncé par Monique G. Au-dessus on voit bien le petit cairn qu’elle a construit mais on ne sait plus s’il faut aller à gauche ou à droite. Le guide nous fait prendre à droite et quelques centaines de mètres plus loin M’Ahmed qui est à l’avant annonce que c’est un cul de sac.
On fait le point : la maison de Maurice est visible au fond de la vallée mais il serait hasardeux de tenter de la rejoindre en coupant au plus court. Rosa est à la limite du désespoir ! On revient jusqu’au cairn où une escouade est envoyée dans l’autre direction que celle que nous avions prise. Comme ce n’est pas non plus évident le chef décide de nous faire revenir par le chemin suivi à l’aller.
Ah c’est un peu moins embroussaillé au retour et nous retrouvons quelque chose qui rappelle la civilisation. Ici biches ou chevreuils ont mangé les branches d’un figuier.
Nous sommes revenus à la maison de Maurice vers 13 h. L’apéritif nous y attend ainsi que diverses personnes qui n’avaient pas souhaité faire la marche mais qui nous avaient rejoints ici. Le chroniqueur peut vous vanter les mérites de la sangria concoctée par Monique G.
La maison de Maurice et quelques autres qui sont dans le voisinage ont été construites sur les assises des bâtiments aménagés en 1940 pour accueillir les recrues des chantiers de jeunesse. Raymond nous donne des informations sur l’histoire de cette institution du régime de Vichy. Institution qui se révèlera avoir des effets contradictoires. Elle favorisera l’envoi en Allemagne des Français requis pour le STO mais sera source de matériel, d’uniformes en particulier, pour ceux qui choisiront de rejoindre les Maquis.
Raymond nous lit ensuite la lettre des « Maires pour la Paix » qui appellent à un monde libre sans armes nucléaires, objectif qui fonde notre initiative du jour. Rassemblement général, drapeaux de la paix en évidence, sur le seuil de la maison de Maurice pour la photo souvenir.
Il est plus de 13 h 45 quand nous nous installons pour le pique-nique autour de l’immense table dressée par Monique G et Maurice. Nos hôtes ont bien fait les choses, ils ont même prévu des parasols !
De ce repas on ne pourra pas tout relater, et d’ailleurs comme la table est très longue on ne saura pas ce qui se passe à l’autre extrémité. Le chroniqueur a eu l’habileté de s’installer près de Rosa dont il connaît les qualités de cuisinière. Il ne sera pas déçu, notamment par un bocal de confiture tout à fait délicieuse ! Sans compter que son époux a apporté du Picpoul et un rosé fait avec du cinsault que, par pure conscience professionnelle, le rédacteur de ces lignes a demandé à goûter afin de faire état de leurs mérites ! Il y a aussi du fromage bio que Serge A. se procure dans le Tarn auprès d’un autre militant de la Confédération Paysanne.
On vous l’a dit, nos hôtes sont parfaits, on aura encore droit au café !
Droit aussi comme toujours, au duo Monique & Monique, lesquelles interpréteront une nouvelle fois « Gloire au 17ème » cependant que Jean-Luc, radio amateur confirmé, fera état d’une liaison le 6 août avec un homologue d’Hiroshima !
On va finir par s’extraire de cette oasis que constitue le jardin de Maurice pour nous rendre à ce qui était la chapelle des chantiers de jeunesse et qui appartient aujourd’hui à un couple d’Anglais. Nous y sommes reçus par Mme Mc Nally, une Galloise qui a été pendant dix ans député européenne travailliste.
Elle s’exprime dans un français correct, dit son attachement aux valeurs de la république française construites avec la révolution, condamne comme nous les explosions atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, dénonce la politique d’armement nucléaire de son pays et du nôtre et cite les paroles du dernier Tommies survivant de la guerre de 14 – 18 qui faisait part de son horreur de la guerre.
Elle nous raconte aussi l’histoire de la chapelle : construite par les jeunes des chantiers de jeunesse elle n’a jamais été consacrée et a servi dans le cadre des activités du centre aéré dont bénéficiaient les enfants des houillères. Serge K, un des derniers mineurs ayant travaillé sur le site du Bousquet d’Orb, définitivement fermé en 2000, nous fournit des précisions sur cette période de la vie de la chapelle qu’il a connue en tant que bénéficiaire des activités sociales des Houillères.
La chapelle a été décorée en 2008 d’un tableau de Faith O’ Reilly qui a pour titre « L’Ecoute Sociale ». Mme Mc Nally nous fera écouter une musique du compositeur polonais Léopold Godowsky qui lui paraît aller avec la peinture qui est sous nos yeux. Elle a aujourd’hui une vocation de salle polyvalente.
Retour chez Maurice où nous remercions nos hôtes avant de quitter les lieux en ordre dispersé.
A l’an que ven !
Publié le 09/08/2009 à 08:06 par cessenon

Forcas Esquina ? C’est le nom du pech qui est face à mon jardin, de l’autre côté de l’Orb. Il culmine à 189 m. L’expression signifie « Echine fourchue ». Sur la carte IGN il est écrit « Fourque Esquine ».
Ce samedi 8 août, entre 19 et 20 h, j’ai vu un parapente de couleur rouge orangé apparaître au-dessus de la crête. Il était silencieux, je suppose que ce n’était pas un paramoteur ! Après quelques évolutions le pilote a amorcé une descente rapide et s’est posé dans un espace dégagé sur la rive droite de l’Orb. La voile a disparu derrière le rideau d’arbres de la ripisylve.
Un deuxième parapente, jaune orangé celui-là est apparu quelques instants plus tard, suivi d’une deuxième, de couleur bleue, et enfin d’un troisième rouge orangé encore. Ces trois là sont restés un moment dans le ciel de Fourcas Esquina, profitant sans doute de courants ascendants créés ici par le relief. De temps en temps, poussés par un vent d’ouest assez soutenu, ils défilaient rapidement en restant pratiquement à l’horizontale.
D’où avaient-ils décollé, je l’ignore. L’un après l’autre ils ont effectué une courbe qui les a amenés à l’endroit où le premier avait déjà atterri. Je n’en sais pas davantage que ce que je viens d’écrire mais c’est la première fois que je vois voler des parapentes sur Forcas Esquina puis se poser à moins d’une centaine de mètres de mon jardin !
Publié le 08/08/2009 à 12:00 par cessenon

C’est le titre de l’exposition estivale présentée en 2009 au musée Fleury de Lodève. Tiens cet été nous n’avons pas vu sur les panneaux publicitaires de Béziers les affiches de cette manifestation culturelle !
Ceci étant, comme chaque année depuis 2005 nous avons visité l’exposition proposée au public. Comme chaque année aussi nous avons suivi le même itinéraire : rendez-vous à Aumes chez Jean-Pierre et Marianne. Sur la place du petit village il fait une chaleur suffocante.
Nous sommes six, nous prendrons deux voitures, suivant mon habitude je monte dans celle de Colette. Tiens vers Lodève il a dû pleuvoir, il fait de l’air, un air frais très agréable. Nous trouvons de quoi nous garer pas très loin du musée près duquel Jean-Pierre a déposé Janine et Yves, les parents de Marianne.
La personne qui distribue les billets nous propose une visite commentée qui doit commencer dans un quart d’heure. Le chroniqueur a appris par la suite que l’entrée au musée était dans ce cas majorée de 1 €, 8 € contre 7 ! La proposition n’est pas retenue, nous allons déambuler librement.
Il fait une chaleur étouffante dans les salles, la climatisation n’est pas efficace. Suivant une tradition désormais ancrée nous allons d’abord visionner le film projeté dans une salle obscure où c’est encore pire.
Par trois fois nous sommes interpellés par les « emplois jaunes » : deux fois parce que nous parlons fort, une troisième parce que nous bloquons, dans notre attente qu’elle soit libre, l’entrée de la salle de projection. Marianne puis Colette manifesteront leur mauvaise humeur à ce sujet. Pour un peu elles auraient fredonné « On n’est pas là pour se faire engueuler… » la célèbre chanson de Boris Vian !
L’exposition ? Elle nous a un peu déçus, peut-être à cause des conditions matérielles dans lesquelles nous avons effectué la visite. Elle nous a paru moins riche que les années précédentes. Il y a pourtant plus de soixante tableaux et, écrits sur les murs, on retrouve une partie des textes entendus lors de la projection.
Pierre Bonnard ? Bien que moins célèbre que Braque, Matisse ou Picasso, il est cependant l’un des plus importants peintres français du de la première moitié du XX° siècle. Il est né à Fontenay aux roses en 1867 et est mort à Le Cannet, où il s’était retiré, en 1947. Après des études de droit et un emploi à temps partiel à l’Enregistrement il se consacrera entièrement à la peinture.
Il fonde le groupe Nabis, le mot signifiant « prophète » en hébreu. En 1893 il rencontre Marthe qui deviendra son modèle et son épouse. Plusieurs nus de celle-ci sont présents dans l’exposition, nu aux babouches rouges notamment et nus dans la salle de bain.
Ah, nous avons aimé le tableau qui a pour titre « Le repos », jeune fille au corsage rouge, mais là le modèle n’est plus l’épouse du peintre.
Revoilà Marthe et son chien Black sur une toile haute et étroite qui rappelle les estampes japonaises. Deux fillettes se sont assises à même le sol devant le tableau et s’appliquent à le reproduire ! Sur un autoportrait Pierre Bonnard a lui aussi un côté nippon : il fait penser à Hiro-Hito !
Ce que nous avons apprécié ce sont les bouquets dans les vases, parfois réfléchis par le miroir placé derrière. La même technique est utilisée avec la grande glace du café « Le Petit Poucet ».
Ce qui nous a fortement enthousiasmés ce sont les vues sur l’extérieur prises depuis l’encadrement d’une fenêtre. L’une d’elle, « Journée d’hiver » a été choisie pour figurer sur l’affiche de l’exposition.
Finalement nous avons quand même découvert un peintre et son œuvre que nous ne connaissions pas ou peu !
Nous revoilà devant l’entrée du musée Fleury où nous nous installons sur des chaises longues tellement confortables qu’on a de la peine à s’en extraire !
Publié le 06/08/2009 à 11:25 par cessenon

Voici donc « Little boy » une jolie appellation pour un engin de mort d’une puissance destructrice inégalée jusque là !
Quant à l’avion qui l’a transportée sur les lieux du crime contre l’humanité, une superforteresse Boeing B-29, il avait été baptisé par son pilote « Enola Gay », le nom de sa mère.
Si terribles qu’aient été les résultats de « Little boy » qui, aux classiques effets thermiques et mécaniques, avait ajouté ceux de l’ionisation et de la radioactivité, c’est peu au regard des possibilités de l’armement nucléaire actuel.
A la bombe à fission a succédé la bombe à fusion encore plus « performante » ! On peut même dire que c’est sans commune mesure.
Jamais la guerre, même pas la guerre du feu, n’a été une bonne chose pour l’homme. Mais là on atteint des dimensions apocalyptiques qui obligent à un regard lucide sur ce qui est en cause aujourd’hui.
Ce qui est en cause ? C’est précisément la disparition de toute vie organisée à la surface du globe. Il faut reconsidérer l’ensemble des questions du recours à la force armée pour prétendre régler les litiges.
Que l’on soit le plus fort n’a jamais signifié que l’on a raison ! Et au sommet de la pyramide qui voit se superposer les strates de l’injustice, des conflits économiques, sociaux, les guerres locales… il y a l’anéantissement de la planète !
Déjà, sans même que les vecteurs nucléaires soient utilisés, la course à l’armement atomique est source de misère et, ne serait-ce que par accident ou par l’enchaînement des choses, de dangers potentiels.
Alors oui, il est nécessaire de se mobiliser pour les diverses initiatives qui ont lieu ces jours-ci afin de commémorer les drames d’Hiroshima et de Nagasaki et exiger pour la circonstance que l’humanité s’engage dans la voie de la paix et de la non-violence.
Dans l’Hérault la traditionnelle Marche de la Paix, aura lieu le dimanche 9 août. Rendez-vous à 9 h sur le parking du Petit Casino de Béziers, à 10 h devant la mairie du Bousquet d’Orb.
Publié le 05/08/2009 à 11:11 par cessenon

Je vais être honnête, celle-ci je ne l’ai pas cueillie dans mon jardin mais dans celui, voisin, de mon cousin. C’est que, suite à une razzia effectuée par des proches, j’étais quasiment en rupture de stock !
On m’a donc fait l’aumône en m’offrant des tomates énormes et délicieuses ! A ce point délicieuses que je suis allé en quémander une autre de la même espèce !
Je pense l’avoir identifiée : il pourrait s’agir de la variété « Super colosse » mais je ne jure de rien. C’est que des variétés de tomate il y en a des quantités à commencer par la tomate cerise qui serait la mère de toutes les autres et qui existe encore à l’état sauvage au Mexique dans la région de Veracruz. Citons par exemple la Saint-Pierre, le Cœur de bœuf, la Marmande…
La taille du fruit, comme la forme, varie, la couleur aussi qui va du rouge au vert en passant par le jaune, l’orange, le noir (cf. la tomate de Crimée) et paraît-il le blanc, le bleu, le violet, le bicolore… Que sais-je encore ?
Originaire d’Amérique du Sud la tomate doit son nom à un mot aztèque adopté par les Espagnols. Mais son nom scientifique c’est Lycopersicum esculentum. C’est une solanée, comme la pomme de terre, l’aubergine, le tabac… Tiens je crois me rappeler qu’au temps des restrictions les fumeurs invétérés avaient tenté de remplacer leur drogue par des feuilles de plants de tomates sèches !
La tomate est connue en Europe au 16ème siècle et on l’appelle alors « Pomme d’amour » car on lui prête des vertus aphrodisiaques comme la mandragore avec laquelle on voyait quelques ressemblances. En raison de sa couleur orangée prise en phase de maturation elle était baptisée aussi « pomo d’oro » un nom conservé par la langue italienne dans laquelle elle est désignée aujourd’hui par « pomodoro ».
Si elle a connu des débuts difficiles, elle est restée quelque temps plante ornementale, la tomate est devenue un légume (en toute rigueur un fruit !) universel. On la consomme crue, cuite, en coulis (au mois d’août il y avait dans les villages toute une activité, réservée aux femmes, de fabrication de tomata), en boisson. On la fait même sécher dans les pays chauds : en Italie, en Grèce, au Moyen Orient…
Bien que d’un poids respectable le spécimen photographié ici (700 g quand même !) est loin du record mondial établi par une tomate. Celui-ci est de 3.51 kg et a été obtenu en 1986 dans l’Oklahoma par la variété « Delicious ». On cite par ailleurs un plant cultivé dans une serre de Floride qui a fourni 32 000 tomates totalisant 522 kg !
Ah tiens, nous avons lu que le parti socialiste néerlandais avait adopté la tomate pour son logo !
Publié le 04/08/2009 à 09:58 par cessenon

Lors de l’expédition chez l’ami Pierre à Bonneval le 31 juillet, Jean-Pierre, le Vosgien de souche, a réalisé une superbe macro de droséra. La voici donc.
La photo a été prise dans la tourbière, située en bordure du chemin de mémoire de Lacaune, sur laquelle on peut circuler grâce à une passerelle à claire voie.
Il nous semble qu’il s’agit de Drosera rotundifolia, c'est-à-dire un drosera à feuille ronde. C’est qu’il existe une centaine d’espèces de droséras ! Drosera rotundifolia est le plus cosmopolite et fait partie des trois espèces présentes en Europe. La photo correspond à la description que nous avons pu lire sur la Toile.
On trouve également des droseras sur le Caroux, toujours dans les tourbières, et sur les coussins de sphaigne, morte ou vivante, exposés au soleil, qu’elles colonisent. Ce sont quand même des plantes assez rares et à ce titre elles sont protégées.
Les droséras attirent les insectes grâce aux gouttes brillantes qui terminent des pédoncules. Le mot « droseros » signifie en grec « humide de rosée ». Ces gouttes deviennent plus nombreuses quand le droséra est en période de jeune ! L’animal se trouve alors englué par la matière visqueuse que sécrète l’extrémité des tentacules. Ses efforts pour s’en dégager engendrent des mécanismes, pouvant aller jusqu’au repliement des feuilles, qui l'emprisonnent !
L’ingestion des éléments nutritifs de la proie est un processus compliqué. Ces éléments se retrouvent dans des vacuoles et après la digestion ne reste plus que le squelette chitineux de l’insecte capturé.
Des expériences menées en 1877 par Darwin et son fils ont montré que les droséras ingurgitaient la viande crue ou rôtie, le fromage, la saucisse, le blanc d’œuf et le lait, mais refusaient de digérer le sucre, l’amidon et les graisses végétales !