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cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
22.07.2008
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Calendula arvensis ?

Posté le 25.03.2008 par cessenon
En ce moment on peut voir dans certaines vignes de véritables tapis de fleurs jaunes. De quoi s’agit-il ?
Nous avons cherché à le savoir, nous ne sommes sûrs de rien. Parmi les hypothèses envisagées nous avons retenu le souci des champs, dont le nom scientifique est Calendula arvensis.
Ah, le mot « souci » ? Il vient du latin solsequia et il signifie « qui suit le soleil. » Tiens donc !
Quoi qu’il en soit notre plante semble bénéficier des conditions climatiques que nous avons connues à la fin de l’hiver : eau suffisante, température favorable.
Il est possible aussi que l’azote apporté dans le sol par l’engrais répandu ait favorisé sa croissance et sa floraison.
Calendula arvensis appartient à la famille des Astéracées c'est-à-dire des Composées qu’on appelle d’ailleurs Composacées !
Que dire de plus ?
Que Calendula arvensis a des tas de vertus médicinales. Comme le sirop Typhon, c’est quasiment une panacée ! Il serait fastidieux d’énumérer tout ce qu’il guérit, ce serait pratiquement plus simple de résumer ce qu’il ne guérit pas ! Retenons que contrairement à Nicolas et Pimprenelle qui attristent ou exaspèrent, Calendula arvensis combat les états dépressifs et nerveux.
Ajoutons que sa fleur est un aromate, utilisée en cuisine en Allemagne et en Angleterre pour agrémenter les potages. Evidemment question cuisine, les Anglais…
Ses bourgeons se mangent confits dans du vinaigre.
Mais peut-être qu’on va se mettre carrément à brouter le souci des champs. Diantre les temps sont durs !



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Paix et désarmement : regards sur l'actualité

Posté le 23.03.2008 par cessenon


Ce qui est inquiétant pour un pacifiste c’est que le contrat signé entre les forces armées américaines et EADS enthousiasme la classe politique française. Que 100 milliards soient dépensés pour des œuvres de mort réjouit tous ces gens au prétexte que cela va donner du travail à chacun.
Si nous avions une réaction simpliste nous crierions « Vive le chômage ! » Mais on peut estimer que ces sommes là pourraient être investies autrement et permettre de satisfaire les besoins sociaux recensés : santé, éducation, logement, accès à l’eau potable…
Nos politiciens masquent les choses à plaisir : les profits pour les complexes militaro-industriels par exemple ! L’idée que l’on pourrait reconvertir les usines d’armement n’effleure pas ceux qui dirigent le monde !
Ces jours-ci on a lancé le quatrième sous-marin nucléaire lanceur d’engins. Le Terrible qu’ils l’appellent ! Ce qui est terrible c’est l’argent englouti, c’est aussi le danger que cela représente pour la stabilité de la planète. C’est la négation du Traité de Non Prolifération que la France a pourtant signé et qui stipule que les pays nucléaires doivent s’engager de bonne foi dans la voie du désarmement.
Dans quelques jours on doit procéder à un nouvel essai de tir de missile, le M 51, le dernier né de la panoplie ! Nous sommes toujours dans le registre de la violation du TNP.
Il y a quelques jours c’était l’anniversaire de l’invasion de l’Irak par les USA et ses coalisés. Cinq ans après quelle est le résultat de cette expédition militaire ? C’est le chaos le plus complet : sunnites contre chiites, chômage et misère pour le peuple, régression pour les droits des femmes… Sans compter les morts, beaucoup plus nombreux côté irakien mais non négligeables côté américain ! Le coût de la guerre est énorme pour le citoyen Lambda des Etats-Unis cependant sans doute que certains là-bas y trouvent leur compte !
Au Proche-Orient le recours à la force ne règle rien non plus. Elle martyrise le peuple palestinien sans résoudre la question de la sécurité, à laquelle les Israéliens ont droit, bien au contraire. Il ne peut pas y avoir de paix sans justice et à l’évidence il n’y a pas de justice pour les Palestiniens !
En Afghanistan non plus ce n’est pas mieux ! La France doit envoyer un contingent supplémentaire. C’est le tonneau des Danaïdes !
A qui le tour ? A l’Iran peut-être ! L’Iran c’est loin mais EADS va équiper l’armée américaine d’avions ravitailleurs. A coup sûr ils ne sont pas destinés à défendre les frontières des USA !
Il est temps de tourner la page de l’Histoire et d’en écrire une nouvelle, sur d’autres bases !

Musée de la porte et de la ferronnerie

Posté le 22.03.2008 par cessenon
Photo Maryse Aigon

Lors de la journée de printemps de la section des retraités du SNES34 les participants ont été invités à déambuler dans quelques rues du vieux Pézenas. Ils ont également eu l’occasion de visiter le Musée de la porte et de la ferronnerie.
Celui-ci se trouve rue de Montmorency, à deux pas de la butte du château. Il a été créé en 1993 par Serge Ivorra, un menuisier dont l’atelier est situé quelques mètres plus haut. Serge Ivorra est par ailleurs responsable de l’Association pour la Sauvegarde des Métiers du Bois.
Ah, n’allez pas croire que dans la hiérarchie des métiers le menuisier est au-dessous de l’ébéniste, Monsieur Ivorra nous a détrompés à ce sujet !
Le musée ? Il occupe cinq salles auxquelles on accède par des escaliers assez abrupts. Eh diantre c’est qu’il n’y avait ce jour-là que des retraités pour cette visite !
Que contient-il ? Des portes tant que vous en voulez, datées du XV° au XX° siècle, récupérées à Pézenas ou dans les environs. Il y a aussi toute une exposition de ferronnerie : outil, clous, heurtoirs, espagnolettes, crémones, gonds, moustaches (ah oui, les moustaches sont des éléments de fixation qui ont précisément la forme de moustaches !)…
Notre conservateur est tout à fait en accord avec la signification première de sa fonction, il est résolument contre le PVC responsable de beaucoup de choses : ça brûle vite, ça dégage des fumées toxiques, ça se dissout dans le liquide qu’il contient… bref il n’y a que le bois qui a grâce à ses yeux !
Il n’est pas non plus trop d’accord avec la peinture qui pénètre et abîme ce qu’elle recouvre
Le bois des portes ? Nous avons eu un faible pour le noyer mais beaucoup d’autres ont été utilisés par les artisans : pin, châtaignier, chêne, peuplier… Sur cette porte achetée en Tunisie les montants sont en jujubier et les panneaux en palmier. Son système de fermeture, tout en bois, est assez sophistiqué. Une barre de bois coulissante assurait la sécurité. Sans doute est-ce l’origine de l’expression « Barrer la porte » ! Des anneaux de diamètres différents servaient de heurtoirs à tel ou tel membre de la famille.
Bon, les clous ? Très souvent les portes étaient cloutées avec des clous dont la tête à la forme d’un losange. Ils permettaient l’assemblage de plusieurs panneaux superposés.
Le bas de la porte a souvent été endommagé par le temps et des réparations se sont soldées par des planchez horizontales qui ont détruit l’harmonie de l’ensemble. Voilà justement un dispositif équipé de charnières qui permet de voir ce qu’était la porte avant sa réfection.
Ici une fenêtre est pourvue de carreaux de taille modeste enchâssés dans une armature de plomb. On ne savait pas encore fabriquer de grandes surfaces en verre.
Cette porte colossale est munie d’une serrure dont le trou est si grand que son propriétaire s’est déclaré incommodé par le courant d’air qui en résultait ! Nous livrons l’anecdote telle qu’elle nous a été racontée !
Pour finir nous citerons la « sublime porte » une œuvre réalisée par une élève en formation dans les métiers du patrimoine. Elle n’est pas encore patinée par le temps !

Le jasmin d’hiver

Posté le 19.03.2008 par cessenon


La photo a été prise à la sortie du supermarché Auchan, après la station des carburants et juste avant le tunnel qui permet de revenir sur Béziers.
Il y a plusieurs semaines que ces arbustes sont fleuris et selon toute vraisemblance il s’agit de jasmin et sans doute de Jasminum nudiflorum, plus communément appelé jasmin d’hiver. L’adjectif nudiflorum rend compte du fait que, à l’instar de l’arbre de Judée, les fleurs apparaissent avant les feuilles.
Comme l’olivier, le jasmin d’hiver appartient à la famille des Oléacées.
Cette espèce ne dégage pas d’odeur alors que le jasmin blanc est, comme la rose, utilisé en parfumerie depuis l’Antiquité. La substance qui donne au parfum de jasmin son odeur de tête n’a rien de poétique, il s’agit de l’acétate de benzyle. Le linalol en est un autre constituant actif, présent dans la lavande, la menthe…
La plante est originaire de l’Inde, le mot vient de l’arabe yasamin, lui-même emprunté au persan. Yasmina est un prénom féminin arabe et Jasmin celui d’un ami qui habite Sauvian. On peut ajouter qu'une de ses sœurs se prénomme Amapola, un mot espagnol qui se traduit par Coquelicot, et une autre Violette. Un vrai bouquet de fleurs cette fratrie !
Le jasmin est considéré en Orient comme le symbole de l’amour et de la tentation féminine dit Wikipédia qui précise que Kâma, le dieu indien de l’amour plaçait des fleurs de jasmin sur les flèches avec lesquelles il atteignait ses victimes. Cléopâtre serait allée à la rencontre de Marc Antoine dans un bateau dont les voiles étaient enduites d'essence de jasmin.
Hors de prix pour les Rmistes, les smicards et même pour la plupart des salariés, le parfum naturel de jasmin ! C’est que pour obtenir un kg d’essence absolue il faut cueillir 7 millions de fleurs. Aussi, même chez les gens chics, on utilise un produit de synthèse qui est déjà un parfum de luxe.

Jounrée de printemps des retraités du SNES34

Posté le 18.03.2008 par cessenon
L'Hôtel consulaire
Photo Maryse Aigon

Les responsables de la section des retraités du SNES de l’Hérault avaient choisi Pézenas pour leur journée de printemps. C’est un bilan très positif que l’on peut en faire.
Ce vendredi 14 mars les participants à la journée, au nombre d’une trentaine, à qui était offert un café à leur arrivée, étaient accueillis dans l’amphithéâtre du collège Jean Bène par plusieurs militants SNES du secteur. Parmi eux Raymond Martin, le secrétaire départemental.
A la tribune avaient pris place Maryse Aigon, Pierre Antonini et Henri Escudier. Celui-ci a présenté l’état de syndicalisation au SNES des retraités. Un état satisfaisant, y compris parmi les néo-retraités dont certains participaient à la journée. D’une réunion à l’autre une section de retraités enregistre régulièrement la disparition de certains de ses adhérents. C’est le cas de Luc Cros qui nous a quittés récemment.
Henri Escudier a rappelé l’ensemble des publications à la disposition de chacun. Elles émanent du SNES, de la FSU, de la FGR-FP, sont éditées au plan national, académique ou départemental. Il a complété son intervention avec la présentation du bilan financier. Il a constaté la permanence des revendications non satisfaites et regretté l’aspect pessimiste qui en découle.
Maryse Aigon a dressé un panorama de la situation soulignant la dégradation du pouvoir d’achat des retraités, les restrictions dans le domaine du remboursement des soins avec les franchises médicales.
Pierre Antonini a rendu compte des diverses actions auxquelles la section des retraités SNES de l’Hérault a participé, commentant les résultats obtenus et évoquant des questions venues dans l’actualité comme la déclaration du chef de l’Etat sur la laïcité. Il a précisé la suite de l’affaire des collègues défendus par la Ligue des Droits de l’Homme. Il a aussi fait part des instances nouvellement créées pour les retraités au sein de la FSU.
La parole a été donnée à la salle pour un débat où se sont mêlés les problèmes des actifs et de ceux qui ont cessé leur activité professionnelle. Diverses interventions ont enrichi l’analyse présentée. Citons la réalité de la régression du pouvoir d’achat masquée par la non-prise en compte des évolutions technologiques. Prenons acte de ce que les mesures concernant l’allongement du nombre d’annuités pour bénéficier d’une retraite à taux plein se traduisent de fait par un abaissement des pensions.
Citons encore le lien entre la déclaration de Sarkozy établissant une échelle de valeurs entre le curé et le pasteur d’une part et l’enseignant de l’autre dans la perspective de rendre celui-ci responsable des de la crise de l’Ecole. Ajoutons aussi, en écho à l’inquiétude exprimée par Antonini à propos des conséquences de la suppression de la carte scolaire qui se traduit par la ghettoïsation de certains établissements, l’insécurité qui se développe dans les quartiers défavorisés. Un aspect de l’évolution de notre société qui interpelle les personnes âgées, plus fragiles que les autres !
Précisons que les retraités ne sont en général pas absents de la vie sociale et de leur engagement dans celle-ci.
qui s’est dégagé de la discussion c’est le constat général d’une dégradation Ce constante. Au demeurant celle-ci ne touche pas que les enseignants ni que la fonction publique.
Vers 12 h 30 une trentaine de convives se sont retrouvés attablés au restaurant scolaire pour un repas simple mais parfaitement suffisant où la bonne humeur a été la caractéristique dominante.
A 14 heures c’est une vingtaine de personnes qui, sous la conduite de Pauline et Marlène, deux élèves de la section BTS Tourisme du lycée, ont, par un temps magnifique, arpenté les rues de Pézenas au patrimoine si riche : façade du petit théâtre, porte biaisée, boutique du barbier Gély, hôtel des consuls, hôtel Lacoste, quartier juif, sculptures en hommage au chanteur Boby Lapointe… sans oublier la visite du « Musée de la porte et de la ferronnerie » pour lequel Serge Ivorra, nous a fait partager sa passion.
Il était environ 16 heures quand chacun a pu regagner la voiture qui l’avait emmené à cette journée de travail, de culture, de convivialité et de détente. Merci à tous ceux qui ont contribué à son succès.

Ficaire

Posté le 18.03.2008 par cessenon
Photos Pacale Cros

C’est une plante vivace qui n’a rien de rare dans notre région. Elle est parmi les premières à fleurir et ses pétales, au nombre de huit le plus souvent, sont d’un jaune satiné parfaitement reconnaissable.
La plante est basse, les feuilles sont cordiformes (c'est-à-dire en forme de cœur.)
La fleur se ferme par temps couvert.
On l’appelle la fausse-renoncule et son nom scientifique c’est Ranunculus ficaria. Le mot ficaire vient de « ficus » qui signifie « verrue », la plante ayant eu la réputation de les guérir. On la désigne aussi par l’expression « herbe aux hémorroïdes ! » et ses boutons floraux, riches en vitamine C, ont été utilisés pour lutter contre le scorbut.
Elle appartient à la famille des renonculacées, une famille nombreuse dans laquelle on trouve une cousine de la ficaire, la renoncule aquatique. Le nom « renoncule » a pour origine « ranonculus » qui veut dire « petite grenouille » ce qui lui vaut le surnom de « grenouillette. »
Dans son dictionnaire français / occitan Christian Laux traduit « ficaire » par « laganha » mais il semble que ce soit un terme générique qui s’applique à de nombreuses espèces (ficaire, renoncule, pissenlit, euphorbe…)

Stalactite

Posté le 17.03.2008 par cessenon
Photo Paul Barbazange

Notre photographe a dû jouer l’acrobate pour aller prendre en photo cette stalactite qui doit avoir quelque 120 ans d’âge.
Oui, elle se trouve sous un pont de pierre qui permettait à la ligne de chemin de fer d’intérêt local de franchir le ruisseau de Mascarinié. Le ruisseau de Mascarinié ? Un affluent du Vernazobre qui se jette dans celui-ci entre Cessenon et Saint-Chinian. Selon Frank R. Hamlin le mot pourrait signifier Mas Carinhan du nom du très répandu cépage.
Cessenon a été atteint par la ligne de chemin de fer en 1877 et Saint-Chinian dix ans plus tard. Comme notre stalactite doit avoir une longueur de 60 mm on peut estimer sa croissance à 0,5 mm / an.
Ainsi qu’on le constate une goutte est formée à son extrémité. Et d’ailleurs le mot « stalactite » vient du grec stalaktos « qui coule goutte à goutte. »
On sait qu’une stalactite se forme par dépôt du carbonate de calcium, que l’eau chargée de dioxyde de carbone avait dissous en traversant une couche calcaire, et qui se solidifie par évaporation de celle-ci. Le phénomène est connu sous le nom de concrétion.
Le carbonate de calcium qui se cristallise peut être de la calcite, de l’aragonite… variétés allotropiques du même corps chimique. La couleur ocre qui apparaît est due à des impuretés, en l’occurrence de l’oxyde de fer.
Sur le sol l’eau qui tombe d’une stalactite va former une stalagmite, les deux pouvant se rejoindre au bout d’un certain temps. Il arrive aussi que les concrétions suivent des fissures et forment des draperies.
Ah, comment je connaissais l’existence de ces concrétions sous le pont de Mascarinié ? Eh bien mon père vendangeait pour les demoiselles Aïn qui avaient une vigne dans ce tènement. Quand j’étais enfant je le rejoignais l’après-midi et avec Roger Guiral, de trois ans mon aîné, nous avions exploré l’environnement et découvert ces petites stalactites. Il n’est pas sûr que nous n’en avons pas coupé quelques-unes !

Guêpier

Posté le 15.03.2008 par cessenon
Qu'est-ce donc ? C’est un nid de guêpes. Il a été détaché de la branche de peuplier sur lequel il était fixé et il est à présent chez moi dans ma salle à manger, sur un meuble, exposé au regard de mes invités.
L’opération avait d’ailleurs été faite par le soin des pompiers de Cessenon. Comme l’endroit où il se trouvait est fréquenté par de jeunes enfants qui viennent se baigner il avait été décidé de l’enlever avec toutes les précautions requises. Précautions superflues car, mais ça on ne le savait pas, le nid était vide.
Les propriétaires de l’habitat n’ont pas été spoliés, les nids ne sont jamais réutilisés quand ils ont été abandonnés.
Le nôtre a une trentaine de centimètres de longueur pour une quinzaine de haut. Il est fait d’une substance papyracée semblable à celle qui est utilisé pour des nids plus rudimentaires. En fait c’est du papier élaboré par des fibres de bois agglomérées, une recette connue des Chinois depuis plus de 2000 ans. Nos guêpes conditionnent ces fibres avec leur salive.
Sur la droite de la photo on voit l’orifice par où entraient et sortaient les guêpes. De quelle espèce de guêpes s’agit-il ? Visiblement de guêpes sociales qu’on désigne sous le nom de Vespidae mais nous n’en savons pas plus.
A l’intérieur du guêpier ? Il y avait sans doute des rayons, éventuellement soutenus par des piliers, avec des cellules hexagonales dans lesquelles la reine pond des œufs qui deviennent des larves puis des nymphes et enfin des guêpes.
Triste fin pour les ouvrières, elles finissent par mourir d’épuisement cependant que les femelles et les mâles qui naissent après la disparition de la reine effectuent un vol nuptial qui permettra la fécondation de nouvelles reines lesquelles chercheront « une planque » (anfractuosité de rocher par exemple) pour passer l’hiver et commencer à construire un nouveau nid au printemps suivant.

Les « calçòts »

Posté le 12.03.2008 par cessenon
Le catalan et l’occitan sont des langues voisines. Il arrive toutefois que des mots existent dans l’une mais sont inconnus dans l’autre. Il en est ainsi de « calçòt » un terme catalan que l’on doit pouvoir traduire par « cebeta » c'est-à-dire oignon de printemps.
Oui la « ceba » c’est l’oignon, voir Lézignan la Cèbe, capitale de cet oignon doux très aplati, absolument délicieux ! A noter que nous ne sommes pas très loin de l’espagnol : « cebolla » !
Cèbe est un patronyme assez répandu dans l’aire occitane.
Jacouti, l’époux de la Catinou (cf. l’émission qui était diffusée par le Grenier de Toulouse) vivait dans le village mythique de Manjaceba.
Un ami de mon père consommait un oignon à chaque repas considérant que « La ceba es la balaja de l’estomac ! » (L’oignon est le balai de l’estomac !) Cette médecine lui a permis de devenir vieux.
Pourquoi vous parler des « calçòts » ? C’est une suggestion d’une amie sétoise originaire de Cerbère. Là-bas sont organisées chaque année des « calçotadas » c'est-à-dire des banquets où l’on consomme des « calçòts » grillés et trempés dans une sauce tomate dans laquelle entrent des ingrédients que le secret professionnel ne m’a pas permis de connaître et encore moins de dévoiler !
L’édition du 27 février 2008 du journal L’Indépendant fait état de la 7ème « calçotada » de Cerbère au cours de laquelle ont été consommés 5000 « calçòts. » Ils accompagnaient des haricots blancs et des joues de porc (« las galtas » dont la traduction occitane « las gautas » est voisine.)
Ah, il paraît que c’est délicat d’ingurgiter des « calçòts » sans être sali par la partie carbonisée résultant de la grillade et le rouge de la sauce dans laquelle on les plonge.
Naturellement pour faciliter la digestion rien de tel qu’une sardane !

Il s'en passe au bord de l'Orb !

Posté le 09.03.2008 par cessenon
Ça c’est, comme vous pouvez le voir, le cadavre d’un poisson. Une carpe me semble-t-il. Où l’ai-je découvert ? En amont de mon jardin, sur un sentier qui surplombe l’Orb. Ce jour-là j’avais cherché, en vain, quelqu’un était passé avant moi, des asperges de campagne sur un torral (un talus) où il m’arrive d’en ramasser.
J’ai décidé de visiter un ou deux troncs de peupliers pour voir si, par impossible, il n’y aurait pas une poignée de piboladas (des pholiotes du peuplier). En avançant au bord de la rivière j’ai fait s’envoler un héron qui devait être à quelques pas de moi.
Un animal de taille respectable qui a quitté les lieux avec un battement d’ailes assez lent, ses pattes et son cou dans le prolongement du corps comme on peut l’observer généralement. Un héron cendré sans doute, si j’en crois la couleur de son plumage.
Je suppose que j’ai perturbé son repas car le dos du poisson était ainsi qu’on le voit, largement entamé. Un poisson de 25 ou 30 cm, avec de grosses écailles qui avait été péché il y a déjà quelques jours car il était assez sec.
Rien ne dit d’ailleurs que c’est notre héron qui l’avait pris. Dans le bras mort qui est là vit une loutre que Solange, une dame qui vient régulièrement pêcher dans le coin, a vue par deux fois. On peut donc penser… mais au fond je n’en sais strictement rien !
Il paraît que des loutres fréquentent à nouveau les bords de l’Orb. Deux autres personnes m’ont dit en avoir aperçu dans le secteur.
Ah, las piboladas ? Eh bien, aussi incroyable que cela puisse paraître, j’en ai ramassé de quoi faire une omelette. Mais tellement défraîchies par le vent qui soufflait ces jours-là à décorner des bœufs, qu’elles ne m’ont pas paru très engageantes.

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