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Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ) Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
27.04.2006 Dernière mise à jour :
08.09.2008
La section de Pézenas de la SPN (Société de Protection de la Nature) proposait ce samedi 12 janvier dans la salle Bonnafous une conférence sur Linné, ce naturaliste suédois dont on a célébré en 2007 le tricentenaire de la naissance.
C’est Jean-Antoine Rioux le successeur de François Hue, à la tête de la SPN du Languedoc-Roussillon, qui s’est chargé de la présenter. Il avait prévu de s’aider d’une diaporama dont la projection a été un moment perturbé par des difficultés informatiques qui ont découragé une partie du public, une trentaine de personnes. Oui on pouvait craindre que les problèmes techniques ne soient pas surmontés. Ils l’ont été par Olivier Rodriguez qui a toutefois dû changer d’ordinateur pour que la séance prévue puisse continuer à se dérouler.
Linné voit le jour la même année que Buffon et les deux scientifiques seront en conflit sur la conception même de leur discipline commune. Carl Linné est décédé en 1778, comme Voltaire et Rousseau avec lequel il entretenait des relations sur la botanique.
Linné était aussi en contact avec les botanistes de Montpellier qui travaillaient sur le célèbre jardin des plantes de la ville, lequel attirait de nombreux étudiants.
Linné est un créationniste, c'est-à-dire qu’il considère que le monde et les êtres vivants qui le peuplent ont été créés tels que nous les connaissons. Dieu a construit, Adam observe, décrit et nomme. Les théories de l’évolution ne sont pas encore nées.
L’exposé de M. Rioux fourmille d’anecdotes sur les différents botanistes du temps de Linné, sur ceux qui ont été directeurs du jardin des plantes de Montpellier notamment.
Si Linné est fixiste, une expression équivalente à celle de créationniste, son œuvre ne manque pas d’intérêt. Il est le fondateur de la systématique, un concept qui englobe et dépasse celui de taxonomie. Elle conduit à un classement et à une hiérarchie dans l’ordre du vivant. On doit à Linné la nomenclature binominale telle qu’elle est utilisée de nos jours. Le premier terme définit le genre, le second, l’épithète, rend compte de l’espèce.
Le conférencier a placé les naturalistes dans diverses catégories : proto-linnéens, pré-linnéens, linnéens, post-linnéens, anti-linnéens. Il a souligné que l’école de Paris, initialement en retard sur celle de Montpellier l’avait devancée avant d’en être rattrapée.
Il a traité de la question des liens entre science, religion, philosophie, politique (et économie.) La démarche scientifique est faite d’hypothèses « falsifiables » c'est-à-dire que l’on peut remettre en cause. En cela elle s’oppose au postulat.
M. Rioux a abordé la problématique de l’évolution. Depuis Lamarck et Darwin des précisions et des correctifs ont été apportés sur les conditions de celle-ci. Progrès par sauts, adaptation au milieu, différenciation entre micro et macro évolution…
Il a au passage montré comment certaines religions pouvaient intégrer les théories sur l’évolution dans leur vision créationniste du monde.
A vrai dire ce n’était pas toujours simple pour un non-spécialiste de tout comprendre mais on nous rendra cette justice, nous avons essayé !
Lors d’une balade par Pisse-Chèvres
Emile mime une scène avec une amie randonneuse,
de Villeneuve les Béziers comme lui
Nous apprenons le décès d’Emile Maillé. Il était âgé de 84 ans et était membre du parti communiste. Il était retiré à Villeneuve les Béziers où se sont déroulées ses obsèques ce vendredi 5 octobre. Obsèques très émouvantes car Emile était très connu et estimé à Villeneuve. Il était resté jusqu’au bout fidèle à ses convictions et avait demandé à ce que ses cartes du pcf l’accompagnent dans son cercueil cependant que figuraient sur celui-ci, en fer forgé, une faucille et un marteau.
Aimé Couquet a au nom de la section du Sud Biterrois prononcé une brève allocution dans laquelle il a mis l’accent sur son engagement pour une société plus juste.
Emile avait été très jeune, à 2 ans je crois, orphelin de père. Sa mère s’était remariée et il considérait le fils du second mari de celle-ci comme son propre frère.
Il faisait partie de cette classe d’âge qui, après les chantiers de jeunesse, avait été requis pour le STO. Il avait choisi alors la clandestinité plutôt que l’exil et la collaboration avec l’Allemagne nazie. Déjà avant d’être appelé, alors qu’il était mécanicien sur la ligne de chemin de fer d’intérêt local Béziers Saint-Chinian, il avait aidé les réfractaires au STO à rejoindre le maquis. Il les camouflait dans le caisson rempli d’eau de la locomotive et les faisait descendre à l’arrêt de Commeyras.
Il avait des attaches à Capestang où il avait une vigne. Il avait un temps vécu à Trausse dans l’Aude où il avait cultivé la petite propriété d’un oncle. Il avait fini sa vie active comme artisan électricien.
Il était militant pacifiste et avait participé à diverses initiatives prises dans ce domaine.
Il était venu, accompagné d’Henriette son épouse, marcher plusieurs fois avec le groupe de randonneurs que j’ai animé pendant une douzaine d’années. Il était la gentillesse même et apprécié comme tel. Il avait toujours quelque chose d’original à nous offrir : du fromage de Cantal acheté dans un buron, de la Fine du Languedoc… Il égayait la balade de ses blagues, de ses anecdotes, de son occitan, de ses chansons aussi. A Villeneuve il était régulièrement sollicité pour nommer lors des lotos organisés. C’était un très bon compagnon.
J’ai le souvenir d’une sortie aux Mille Marches où nous l’avions perdu. C’est qu’il était un peu sourd et n’avait pas entendu le rappel qui avait été fait après que nous avions emprunté un sentier qui n’était pas le bon. Nous étions revenus sur nos pas avec un ami, inquiets de savoir comment il allait nous recevoir après l’avoir ainsi abandonné. C’était lui qui était confus en considérant qu’il avait dû nous créer du souci !
Il avait déjà des problèmes de santé mais c’est avec une volonté farouche qu’il les affrontait malgré les difficultés que cela lui causait pour marcher. J’avais su l’aggravation de son état ces derniers mois et son entourage savait que c’était sans issue.
Il était un lecteur fidèle de L’HERAULT du Jour.
A tous ceux que ce deuil afflige nous présentons nos condoléances attristées.
Oui « mixte » c’est le qualificatif qu’on emploie pour désigner un couple dont les composantes sont de deux nationalités différentes. Assez insolite, lors de ce repas à thème décalé par rapport aux habitudes, il avait lieu non pas le premier vendredi du mois mais le 21 septembre, le Cercle Populaire Joseph Lazare accueillait Jean-Bernard et Marie. Lui est français elle est cubaine.
Jean-Bernard avait rencontré Marie lors d’échanges professionnels et syndicaux avec Cuba. Cupidon a fait le reste ! Apparemment il n’est pas tombé amoureux que de Marie mais de Cuba aussi. Il est aujourd’hui un jeune retraité d’EDF et va rejoindre la patrie de sa compagne.
Marie ? Elle est coloriste dans une maison d’édition de Matanzas. D’ailleurs quelques productions de cette maison d’édition étaient présentées dans la salle et proposées à la vente. Un créneau original : des tirages en nombre limité, jamais plus de deux cents exemplaires, sur des supports originaux, une manière du papier recyclé. Marie a certes répondu à l’amour de Jean-Bernard mais il n’était pas question qu’elle lui sacrifie Cuba.
Mais on va prendre les choses au début. Hugues s’était chargé d’un petit topo sur l’histoire de Cuba. Toutefois au préalable il a donné la parole à un militant du collectif pacifiste du Biterrois qui a rappelé que nous étions le 21 septembre, journée internationale pour la paix. A ce titre il a fait circuler la pétition nationale du Mouvement de la Paix laquelle a recueilli les signatures de la quarantaine de participants à la soirée.
Cuba ? Oh, là, là, l’histoire en est douloureuse avec l’extermination des « Indiens » qui la peuplaient, l’arrivée des esclaves noirs, les guerres pour l’indépendance, acquise sur le papier par le Traité de Paris en 1898 mais effective en 1902, les dictatures successives qui ont marqué le 20ème siècle !
Cuba est un pays en voie de développement et les problèmes économiques et sociaux y sont réels. Toutefois il faut mieux les cerner de manière à en comprendre la nature et mesurer les efforts faits par son peuple et son gouvernement pour sortir des difficultés. Les résultats dans les domaines de la santé, de l’éducation sont de ce point de vue encourageants.
C’est par un jeu de questions / réponses entre la salle et Marie ou Jean-Bernard que se déroulera la soirée, celui-ci servant d’interprète à celle-là. On apprendra que la majorité des Cubains sont propriétaires des logements qu’ils occupent, que les gens mangent à leur faim, que les salaires sont bas et sans doute insuffisants mais que tout un système de combines, de troc, de marché noir même, est su des autorités et toléré parce qu’il aide à résoudre les problèmes.
Sur l’immigration Cuba a une législation semblable à celle d’autres pays mais, par commodité Jean-Bernard et Marie vont se marier, cela simplifiera les choses. Jean-Bernard pourrait vivre grassement à Cuba grâce à sa retraite mais il a choisi de continuer à travailler pour son pays d’adoption. Il a choisi de vivre la vie d’un Cubain !
Marie nous parlera assez longuement des rapports dans l’entreprise où elle travaille. Une petite entreprise, entre quinze et vingt employés. Apparemment c’est plutôt une ambiance sereine qui règne.
Jennifer rendra compte des conditions du séjour d’un an qu’elle a effectué à Cuba en tant qu’étudiante. Les rapports entre enseignés et enseignants y sont différents de ceux qu’ils sont chez nous.
Il sera fait état de la vision qu’on a à l’étranger de ce qu’est la réalité cubaine. Elle n’est pas toujours connue et pas toujours décrite de manière exacte. Les critiques ne sont pas que le fait des forces réactionnaires, on les trouve aussi à gauche, y compris chez des responsables du parti communiste ou de la CGT. Mais Jean-Bernard est confiant, la vérité finit toujours par éclater, il faut continuer le débat.
Toutefois Paul notera qu’il faudrait que le pcf ait une autre approche de la solidarité internationale. Il cite à ce propos le résultat des élections en Grèce où le succès du KKE (le parti communiste grec) n’a pas fait dans L’Humanité l’objet d’une grande publicité !
Le 21 septembre ce n’était pas seulement la journée internationale de la paix, c’était aussi le match de rugby, capital pour la suite, France / Irlande. Mais c’était prévu et les amateurs ont pu le suivre sur l’écran en dégustant le cassoulet, concocté par Christiane, très fin au dire des convives, qu’avait précédé le Mojito préparé par Emile.
Dire qu’il y en a qui boudent les activités de la section de Béziers du parti communiste et du Cercle Populaire Joseph Lazare !
Cette année l’exposition estivale du musée Fleury de Lodève est sensiblement différente des années précédentes. En effet au lieu d’un peintre qui est présenté au public c’est une collection, en l’occurrence celle d’Oscar Ghez.
Né en Tunisie, Oscar Ghez grandit à Marseille et crée une usine de caoutchouc en Italie, avec son frère. A l'arrivée de Mussolini, il s'installe à Lyon, qu'il fuit pendant l'Occupation, pour New York, avant d'y revenir en 1945.
Amateur d’œuvres d’art, Oscar Ghez se passionne pour la peinture dans les années cinquante et démarre assidûment une collection à laquelle il se consacre bientôt totalement. Il installe sa collection « dans une ancienne maison patricienne de Genève, transformée par ses soins en Musée » écrit-il. Le Musée du Petit Palais de Genève voit le jour en 1968.
L’exposition du musée de Lodève a pour titre Chefs-d’œuvre de la collection Oscar Ghez, Discernement et engouements. Elle offre au regard soixante et treize œuvres de quarante trois peintres. Parmi eux citons : BAZILLE, CAILLEBOTTE, CHAGALL, COROT, CROSS, DUFY, FANTIN-LATOUR, LUCE, RENOIR, SERUSIER, UTRILLO, VAN DONGEN, VAN RYSSELBERGHE… On le voit impressionnistes et post-impressionnistes sont les favoris d’Oscar Ghez !
Chaque salle est consacrée soit à un peintre soit à un groupe de peintres. Des tableaux célèbres comme, de Caillebotte, Le pont de l’Europe, d’Edouard Manet, portrait de Berthe Morisot à la voilette, d’Auguste Renoir, portrait de la poétesse Alice Vallières-Merzbach, de Marc Chagall, en route (le juif errant)… sont visibles.
Un montage audio-visuel est projeté dans une salle et permet d’avoir une vision d’ensemble de l’exposition. Le musée est ouvert chaque jour sauf le lundi, de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h jusqu’au 28 octobre. Le prix d’entrée est de 7 euros.
Bonne visite !
Quelques photos prises lors de la journée
par André Rouby
Oh, là, là, ça va être dur de vous raconter la journée ! Enfin, essayons.
LSR ? Tout le monde connaît ? Loisirs, Solidarité, Retraite… une émanation du syndicat CGT des retraités.
On va passer sur le dédale de ce qui était initialement prévu, des solutions de remplacement envisagées, de ce qui a réellement eu lieu…
Voilà, les adhérents de LSR de Montpellier et de Béziers ont rendez-vous à 10 h au pont sur L’Hérault qui relie Castelnau de Guers à Pézenas. Les y attendent Jeannine et Olivier ainsi que Jacqueline C. qui est ici chez elle ! Ah oui, on ne sait pas par où sont passées les deux dernières arrivantes mais elles rejoignent le point de rendez-vous par l’autre côté de l’endroit où on les attendait. D’ailleurs on commençait à ne plus les attendre.
C’est parti ! Et alors là, si on n’a jamais fait de latin ce sera l’occasion : on va crouler ! Le puits de savoir qu’est Jeannine ne nous laissera guère de répit. A sa décharge on va quand même dire qu’elle aura le souci de nous faire connaître les plantes qui peuvent se consommer, en salade ou autrement.
C’est que vu la conjoncture qui résulte des élections présidentielles on risque de vivre une période qui va rappeler aux plus anciens le temps des restrictions. Un humoriste prétend qu’avec Ségolène Royal on aurait peut-être eu droit au sel. Pas sûr !
Là vous avez de l’oseille, mais n’ayez pas d’illusion, il ne s’agit que de la plante que Jeannine appelle un rumex. D’ailleurs elle est montée et n’est plus utilisable. Par contre on peut récupérer, certaines le feront, des feuilles de blette sauvage et Hélène ramassera de la coscorilha. On pardon, il s’agit de Reichardia picroides !
On vous l’a dit ça va être difficile. Voici la roquette, Diplotaxis tenufolia qui est jaune et Diplotaxis erucoides, la fausse, celle qui elle est blanche. La mauve ? Malva sylvestris, Jeannine nous en vante les qualités gustatives. La pimprenelle ? André avoue qu’il la préfère à Nicolas. Ce n’est d’ailleurs que pour parfumer, comme l’ail sauvage !
Ah, lo reponchon ? Eh bien par ici c’est le nom que l’on donne à la raiponce, en latin Campanula rapunculus ! Mais ailleurs c’est ainsi que l’on désigne le tamier. C’est une plante qui devient rare aussi il faut prendre la précaution de laisser les sujets jeunes en place. On va encore voir le Saint Joseph souvent appelé penche, la scorsonère et le salsifis, la corne-de-cerf qui fait penser à… qui vous savez.
Oui, il y a aussi les plantes médicinales. C’est que du côté de la sécu les perspectives ne sont pas réjouissantes ! Les graines de lin par exemple c’est bon contre la constipation ! Et on trouve paraît-il dans la nature l’équivalent du viagra, la sarriette non ? Le chroniqueur lui s’en tient au céleri : « Si femme connaissait les vertus du céleri, en quantité en donnerait à son mari ! » avait-il appris à Bédarieux au début de sa carrière.
On vous laisse le soin de vous retrouver parmi les divers espangassats. Pour ce qui nous concerne il y a en tellement que nous préférons renoncer. Par solidarité écologiste nous signalerons que les baies noires de sureau permettent de désinfecteur les sols.
Pour l’heure nous suivons Jeannine qui nous emmène au bord de l’Hérault pour voir les moulins bladiers qui s’y trouvent. Au passage on peut ramasser des morceaux d’une substance vitreuse, noire qui ressemble à de l’obsidienne, pierre volcanique produite par refroidissement rapide de la lave. Mais renseignements pris il s’agit ici des scories d’un four de verrier.
Les moulins ? Ils sont au nombre de trois. Enfin, il y a trois édifices qui utilisaient la force de l’eau canalisée par une pansiera. Ils auraient été construits au 12ème siècle et seraient restés en activité jusqu’en 1891, pulvérisant du soufre ou du sulfate de cuivre après avoir écrasé des céréales puis trituré des olives. Ce sont des moulins fortifiés où logeaient les meuniers, lesquels se réfugiaient sur la terrasse en cas de crue.
Vasco et Tina, les chiens de Claude et Jacqueline B. ne prennent pas de notes, ils s’amusent comme des fous. Pourtant il doit y avoir un contrôle !
Nous revenons sur nos pas. La digue élevée parallèlement au lit du fleuve devait protéger les terres situées au-delà. Quant au puits couvert il devait permettre de pomper l’eau afin de submerger les vignes pour lutter contre le phylloxéra.
Allez, on continue. Oh, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Il y aura des orchidées et des orchis, de l’aphyllante, de l’osyris et du jasmin sauvage… et que sais-je encore ? Si je sais, du fragon qui porte des fruits, collés à même ce qui ressemble à une feuille épineuse mais qui est en fait un pédoncule ! Chez certains on voit déjà des fumerolles se dégager du crâne ! Ah, ne pas oublier de faire état de la cochenille qui colore en rouge un chêne kermès.
A vrai dire à l’avant plusieurs ont abdiqué et sentant l’écurie avancent d’un bon pas, vers le domaine de Montplaisir.
A l’arrière nous nous préoccupons de trouver un bon parti pour Cécile. A Saint Martin de Graves par exemple ? Certes le propriétaire a déjà une compagne, mais dans le cadre de la concurrence libre et non faussée… ? Sans compter que la « campagne » reçoit régulièrement la visite de Jonnhy Halliday. Naturellement il faut voir le revenu cadastral et les à côtés… De l’extérieur l’ensemble ne prêche pas misère !
Tiens voici des ouvriers qui sont au travail dans une parcelle qui apprend-on est plantée en picpoul de Pinet. Cécile tu penseras à nous quand tu seras montée dans l’échelle sociale ?
On ne va pas tarder à arriver. Ah bon, ce n’est pas la phalangère à fleur de lys mais l’ornithogale de Narbonne qui pousse par ici ? La vieille ne voulait pas mourir car elle apprenait toujours !
On finit quand même par atteindre Montplaisir où Monique et sa maman nous ont rejoints. Là c’est parfait ! Nous avons des tables, des chaises, du vin, le dessert. Et de plus si on regarde les fèves et les pois mange-tout la propriétaire des lieux aura droit à coup sûr au Mérite Agricole. Quelques-uns se laissent aller à demander si Jacqueline C. ne voudrait pas se remarier !
Le plus dur ce sera de repartir ! On finira par y arriver mais il faudra quand même faire preuve de persévérance.
On revient quelque peu sur nos pas et on se dirige vers l’ermitage de Saint Antoine du lac, laissant Piquetalen sur notre droite. On y a trouvé un sarcophage wisigothique du 6ème siècle en marbre exposé au musée du Louvres. Une copie est visible dans la salle du conseil municipal de Castelnau de Guers.
Oh, là, un arrêt, et même un retour sur nos pas, est demandé : Jeannine tient absolument à nous montrer un spécimen d’orchidée bouc ! Que ceux qui n’avaient pas le nez bouché témoignent, il paraît que ça sent vraiment le bouc ! On avait déjà senti la rue et d’autres plantes à odeur plus ou moins pestilentielle !
On évite le passage où est en sentinelle une dame particulièrement hostile aux randonneurs et on observe un rassemblement à l’ermitage de Saint Antoine où quelques explications sont données sur le site. Le bâtiment était occupé par les moines de l’Ordre des Antonins dont la spécialité était de soigner ceux qui étaient atteints du mal Ardent.
Par ailleurs un début de controverse concerne l’étendoir des fées dont l’appellation serait due selon Jeannine à l’eau recueillie dans les anfractuosités de la roche calcaire qui sous la lune donnerait l’impression que des draps ont été étendus là.
Reste encore à descendre et Daniel vous dirait que c’est bien pentu et bien risqué pour lui ! Il panique un peu mais finit par atteindre le groupe qui stationne au bas de la descente examinant un pied de grémil pourpre violet (en latin Lithospermum purpuro-caeruleum) On en sait des choses après cette sortie !
Nous sommes rendus aux voitures vers... 16 h ? Le temps de remercier Jeannine, de se congratuler, nous n’aurons guère la possibilité de faire plus aujourd’hui. Mais qu’est-ce que nous sommes devenus savants !
Après la période des élections présidentielles c’était la reprise des repas à thème au cercle populaire Joseph Lazare. Ce vendredi 11 mai c’est un militant du Cercle Bolivarien de Montpellier qui avait été invité.
Devant un public oscillant entre trente cinq et quarante personnes Hugues Bousquet a d’abord présenté le Venezuela. Découvert par Christophe Colomb en 1498 le pays va prendre son nom actuel en référence aux canaux de Venise. Il n’est pas alors structuré par une civilisation développée telle qu’elle existe au Mexique avec les Aztèques ou au Pérou avec les Incas.
La population est de 27 millions d’habitants, la capitale en comptant cinq. Le Venezuela a des frontières communes avec le Brésil, la Colombie et le Guyana. D’abord colonie espagnole, comme l’ensemble des pays d’Amérique latine, la classe dirigeante s’affranchit de la tutelle de la métropole par une guerre d’indépendance. Une figure, Simon Bolivar, domine cette période.
Au plan politique les régimes autoritaires, dictatoriaux souvent, se succèdent certains assurant toutefois une certaine stabilité au pays.
La parole a été donnée ensuite à Moricio Prieto, un Vénézuélien qui est étudiant à Montpellier depuis un an. Certes il n’a pas encore une maîtrise parfaite du français mais, secondé par son épouse qui lui soufflait les mots qui lui manquaient, il a dressé un panorama précis de la situation dans son pays.
Il a fait débuter l’enchaînement des événements à la fin des années 1980 quand la hausse brutale des prix de l’alimentation a provoqué un légitime mécontentement de la population.
En 1992 Hugo Chavez tente un putsch militaire qui échoue mais qui le rend populaire. Une deuxième tentative sera également infructueuse.
C’est finalement par la voie légale, celle des élections, que Chavez accèdera au pouvoir. Les succès électoraux se succèdent lors des législatives, des présidentielles, des référendums cependant qu’il est fait échec au Coup d’Etat organisé par l’opposition en 2002.
Moricio Pietro a mis l’accent sur le rôle des médias pendant longtemps au service de l’opposition. Il a fait état du soutien du parti communiste du Venezuela aux réformes voulues par Chavez. Il a vanté l’existence de ce que chez nous nous appellerions la démocratie participative.
La santé, la régularisation administrative des citoyens, le rôle de l’armée ont été l’objet d’informations. Les relations internationales, avec les Etats-Unis, les autres pays d’Amérique Latine, les pays producteurs de pétrole comme l’Iran, ont été développés. Le Venezuela est le premier pays pour les réserves connues de pétrole. C’est à la fois une chance et… un danger !
Quelques questions ont pu permettre un échange avec la salle : l’intérêt de la Banque du Sud récemment créée en opposition au FMI que le Venezuela a quitté, le cadre des réformes, pour l’heure plus nationale qu’étendu à l’ensemble de l’Amérique latine même si la nécessité d’une solidarité entre eux est évidente. Question aussi sur l’éducation avec pour réponse la place des plans d’alphabétisation et au-delà la volonté de promotion sociale par la formation continue.
La discussion s’est poursuivie encore au moment de l’apéritif et la soirée s’est terminée avec les moules au safran et la crème brûlée à la catalane concoctées par Betty et Nadia.
Beaucoup de monde, entre 100 et 150 personnes, ce jeudi 26 avril à la colonie espagnole de Béziers pour écouter la conférence d’Ignacio Ramonet venu présenter dans le cadre des activités de France – Cuba son livre sur Fidel Castro.
Présidé par Christiane Abella, qui n’a pas manqué de rappeler que c’était ces jours-ci l’anniversaire de Guernica, la soirée a débuté avec un portrait d’Ignacio Ramonet qu’a dressé Noël Morato. Fils de républicain espagnol originaire de Galice, Directeur du Monde diplomatique il est connu pour son engagement en tant qu’altermondialiste.
D’entrée de jeu Ignacio Ramonet a dénoncé la désinformation systématique dont souffrent Cuba et Fidel Castro. Cela est particulièrement vrai en France mais gagne à présent l’Espagne. La technique appliquée est simple et efficace : on ne démontre pas, on affirme. Au bout d’un certain nombre de répétitions d’une assertion, celle-ci devient une évidence qui s’impose à tous.
A l’appui de sa dénonciation M. Ramonet a donné deux exemples : 1- le nombre de détenus politiques ; 2- l’histoire du commandant Matos.
Qu’un jugement soit porté sur Cuba et sa révolution est tout à fait légitime, à condition naturellement qu’il le soit à partir de la réalité des choses telle qu’elle est décrite par des organisations sérieuses et non des mensonges auxquels se livrent les médias.
Il est dommage que l’intoxication ait pu gagner des esprits que l’on aurait pu penser peu enclins à la subir. C’est le cas notamment de la secrétaire du parti communiste français par ailleurs candidate malheureuse aux élections présidentielles. Mais peut-être y a-t-il un rapport entre les deux faits ?
L’ouvrage d’Ignacio Ramonet est le fruit d’une centaine d’heures d’entretiens avec Fidel Castro. C’est une « biographie à deux voix ». Pendant plus d’une demi-heure nous avons été passionnés par quelques aspects de la vie du symbole de la révolution cubaine.
Rien ne prédestinait Castro à devenir un « rebelle ». Son père, propriétaire terrien, était du côté de Franco pendant la guerre d’Espagne. Le milieu dans lequel a été élevé le futur dirigeant cubain, s’il n’était pas le plus bas dans l’échelle sociale, n’était pas cependant d’un haut niveau intellectuel. Mais, citation de Castro, « on ne naît pas révolutionnaire, on le devient ! »
Le récit des conditions de l’interview accordée à Herbert Matthews du New York Times après le débarquement désastreux du Granma à Alegría de Pío a évidemment bien amusé le public !
Une coupure a permis à Ignacio Ramonet de dédicacer son ouvrage. Les organisateurs avaient prévu trop juste, une trentaine d’exemplaires. Il en a manqué mais nul doute que ceux qui n’ont pu l’avoir pourront se le procurer ultérieurement.
Le temps a un peu manqué pour le débat. A partir de deux questions, l’une sur l’après Castro, l’autre sur la façon dont les professeurs d’espagnol ont réagi et réagissent à la situation cubaine, a de fait relancé la conférence.
Il faut dire que M. Ramonet est intarissable sur la vie de Castro, sur la réalité de Cuba. Nous avons ainsi eu beaucoup d’informations sur la maladie du chef de l’état, sur sa volonté de corriger le texte de l’ouvrage en vue d’une réédition, sur son transfert de fonctions, sur les perspectives immédiates ou à plus long terme de sa réapparition en public.
Une place importante a été consacrée aux questions de la démocratie, de la façon dont sont traités les opposants, particulièrement les intellectuels, qui restent libres de s’exprimer tout autant qu’ils ne sont pas inculpés de ce qu’en France on désigne sous l’accusation « d’intelligence avec l’ennemi ».
Il a été également développé l’aspect, que chez nous on désigne sous le nom de démocratie participative, de la citoyenneté, que le système de parti unique, en toute rigueur contestable, n’a pas vraiment entravée là bas.
Un chapitre particulier a été consacré à l’action de solidarité internationale dans le domaine de la santé, cependant qu’ont été mis en exergue les résultats de Cuba dans le domaine de l’enseignement.
De fait le système politique choisi par Cuba a favorisé l’éclosion de la démocratie et le désir d’indépendance par rapport aux USA dans l’ensemble des pays d’Amérique latine.
Un mojito, offert par France Cuba a clôturé cette excellente soirée. A l’évidence le conférencier a été convaincant, on ne peut que remercier France Cuba, la colonie espagnole et son président Luís Iglésias, d’avoir permis à chacun d’avoir sur Cuba un regard qui va à contre courant des idées véhiculées par l’idéologie dominante.
Le groupe à la table d’orientation ; le panorama depuis ladite table
la hêtraie vers Font Salesse ; la halte au culmen
Crédit photos André Rouby
Ce mardi 24 avril le groupe LSR (Loisirs, Solidarité, Retraites), émanation des retraités de la CGT, organisait une sortie au Caroux.
Ce sont onze randonneurs qui ont participé à la balade prévue au départ de Douch. Une balade pas trop difficile mais un peu quand même pour Daniel qui se remet d’une opération importante subie il y a un an.
Nadine au contraire, qui a fini de régler des problèmes ... "administratifs" est particulièrement en forme nous a-t-il semblé
Il est un peu plus de 11 h quand, les voitures garées au parking qui précède le départ de la « route de la honte », nous pouvons démarrer. Premier arrêt près de la croix où on mettait en bière les morts d’Héric que l’on avait montés à dos d’homme depuis le hameau pour être ensevelis au cimetière de la paroisse.
Tout de suite après les choses sérieuses commencent. Ben oui, le GR 7 qui permet d’atteindre le plateau grimpe assez rudement. Aussi on observera plusieurs pauses sur des pelouses de ray-grass que notre guide appelle herbe d’amour. Il faut dire que ça incite à des choses vous dirait Suzanne, laquelle nous offre en la circonstance du chocolat anglais.
Allez, quand on est en tout en haut ça ne monte plus ! Ou si peu ! Voilà une lavogne qui a été réalisée de manière peu esthétique avec de la toile goudronnée. Plus loin la hêtraie est l’occasion de rappeler qu’une forêt de feuillus c’est tout de même plus beau qu’une plantation de résineux.
Par ici on a pu ramasser des morceaux de micaschistes de La taille d’une pièce de un centime d’euro résultant de la décomposition du granite. Le granite ? Une roche produite par la cristallisation du magma et dont les composants sont outre le mica, le feldspath et le quartz.
Nous voici maintenant au refuge de Font Salesse. Ah, il aurait été préférable de souhaiter en chœur le « Bon appétit ! » au monsieur qui pique-nique. Cela l’oblige à répéter plusieurs fois son « Merci ! »
Non, non, nous ne mangeons pas encore. Avant de se passer à table on va d’abord… passer à la table d’orientation. Le panorama sur les vallées de l’Orb et du Jaur y est absolument superbe. Hélas il y a un peu de brume (de chaleur) et aujourd’hui on ne voit pas le plus beau village de la Galaxie !
On continue un moment avant que le guide, soucieux de ne pas provoquer une émeute, accepte l’endroit qu’Hélène nous propose pour notre repas. Des tas de choses circulent à ce moment là. Entre autre du rosé de Cessenon, frais à souhait et apprécié comme il se doit ! On va citer aussi le pain d’épices de Noëlle mais on ne peut que rendre hommage à son marchand, ce n’est pas elle qui l’a produit !
Bon, il s’agit de remettre le groupe en marche. C’est toujours une opération délicate. Le guide finit par y arriver. On va suivre encore un moment le balisage rouge et blanc du GR 7, doublé du balisage jaune, avant d’atteindre un espace marécageux, appelé sagne, où poussent des droséras, ces plantes carnivores qui se nourrissent d’insectes. Mais non, nous ne risquons rien !
Vasco et Tina, les chiens de Claude et Jacqueline, ont des inquiétudes sur la passerelle à claire-voie qui permet de traverser la zone spongieuse.
Nous voilà sauvés mais pour l’heure il fait chaud, d’autant qu’ici nous ne bénéficions pas de l’air marin qui depuis le matin apporte un peu de fraîcheur, et comme ça monte à nouveau…
Ça zigzague pas mal avant que nous atteignions le culmen du Caroux, 1090 m où nous faisons une halte. Un message avait été déposé dans le cairn qui le signale lors de l'édition 2003 de la Marche de la Paix. Il se terminait par :
Assez de la mentalité du fer, du feu et de l'acier.
Place à l'intelligence !
On a droit ici à un petit cours sur les lichens, végétal vraiment particulier. C’est une association, une symbiose disent les spécialistes, entre un champignon et une plante chlorophyllienne.
Allez, il ne reste plus qu’à redescendre par la route de la honte. La construction sur la gauche, c’est une bergerie, connue sous le nom de Jasse (en toute rigueur il faudrait écrire jaça !) d’Alingrin.
On rencontrera sur la piste deux vipères, l’une morte, l’autre vivante, Allan surveillant de près l’évolution de cette dernière.
Un récit un peu rapide du combat de Douch, qui a eu lieu le 10 septembre 1943 entre le maquis Bir Hakeim et un détachement de la Wehrmacht nous est fait quand est aperçu le clocher de l’église du village.
Il est presque 16 h quand nous atteignons les voitures. Daniel est plutôt fier de la performance qu'il a réalisée.
Le thé d’Hélène, encore chaud, est le bienvenu de même divers biscuits, dont ceux de Cécile, de Jacqueline et peut-être de quelques autres.
Ne reste plus qu’à rallier Béziers où notre guide aurait dû être à 17 h. Ce n’était quand même pas pour une affaire de gouvernement, il ne s’agissait que d’une réunion de sa copropriété avec à l’ordre du jour la fermeture et l’enfermement de la cité où il réside !
Le vainqueur de l’épreuve reine est-il dans le lot ?
L’association Tartuga34 qui avait présenté en 2006 une remarquable exposition de tortues à Sauvian a pour 2007 un projet original. Il s’agit ni plus ni moins que d’organiser des courses de tortues.
Le projet n’est pas encore finalisé mais nous pouvons vous donner déjà le lieu des compétitions : la cour de l’école élémentaire de Vendres où un des responsables de Tartuga34 a fini sa carrière comme directeur.
Ce qui est intéressant c’est que les amateurs de jeux d’argent pourront participer à un véritable tiercé. Les concurrentes seront munies de dossards collés sur leurs carapaces. En bout de ligne, de 3 m pour les plus jeunes, de 5 m pour les adultes, seront placées des feuilles de laitue ainsi que des fraises dont en général les tortues raffolent.
Ne pourront participer aux épreuves que les tortues dûment déclarées aux services sanitaires. De ce point de vue l’association Tartuga34 se dit en accord avec la législation qui existe depuis 2004 et qui incite les possesseurs de ces bêtes à faire une demande d’autorisation d’élevage.
Le contrôle qui sera effectué par la Direction des Services Vétérinaires de l’Hérault permettra également de vérifier que des produits nocifs, destinés à améliorer les performances des participantes, n’auront pas été introduits à leur insu dans leur alimentation.
Une course d’obstacles est prévue avec un monticule de terre et une petite mare, en fait une flaque d’eau un peu profonde. Naturellement les tortues aquatiques sont données favorites pour cette course.
Le propriétaire du vainqueur de l’épreuve reine, les tortues d’Hermann de plus de quatre ans, qui se disputera sur une longueur de 5 m, se verra récompenser par un séjour d’une semaine pour deux personnes aux îles Galápagos.
Il faut vous dire que Tartuga34 a trouvé des sponsors pour son initiative, notamment du côté des diverses animaleries qui existent à Béziers. Elle a par contre refusé la subvention offerte par une candidate à l’élection présidentielle qui demandait, en échange de la somme qu’elle proposait, que chaque concurrente arbore un petit drapeau tricolore. Pourquoi pas une cocarde et un bonnet phrygien aussi lui a-t-il été rétorqué !
Pour ce qui nous concerne nous souhaitons bon courage et plein succès aux promoteurs d’une expérience qui n’avait pas été renouvelée depuis celle, réalisée dans des conditions fort différentes, décrite par Jean de La Fontaine.
La journée du vendredi 30 mars a été chargée pour les organisateurs des commémorations de 1907.
C’est d’abord à Maraussan, dans la salle Fernand Arcas, que le Parc Culturel du Biterrois, en collaboration avec la communauté de communes de la Domitienne avait pris l’initiative d’accueillir Rémy Pech pour une conférence sur le sujet.
Autour d’un aréopage de personnalités, Serge Pesce, élu de la ville, a présenté l’intervenant et rappelé pour la circonstance qui était Fernand Arcas. Originaire de Maraussan c’était une figure de la Résistance bien connue à Béziers.
Rémy Pech ? Ah, c’est un personnage ! Employant quelques mots d’occitan (qu’il maîtrise mieux à l’oral qu’à l’écrit !) tout au long de son exposé, il a dressé un panorama par touches, par digressions, sans souci a-t-il avoué d’une construction linéaire, de ce qui s’est passé dans un triangle Béziers / Narbonne / Argeliers il y a cent ans.
Le résultat de la méthode était assez heureux. Le public, nombreux, a certainement apprécié cette manière de présenter les choses. C’était en tout cas très détendu, sans que l’ombre d’un bâillement ait pu être perçue !
Naturellement beaucoup de ce qui a été présenté était su par la majorité des assistants. Mais on apprend toujours un peu en ces occasions. Par exemple que les viticulteurs situaient plus la nature de la crise dans un phénomène de sous-consommation que de surproduction. C’est que dans la seconde hypothèse ils se seraient sentis coupables a jugé Rémy Pech. Oui, c’est une façon de voir, on peut lui opposer une autre vision : celle qui donne comme explication le fait que le niveau de conscience de l’époque ne permettait pas de mettre en cause un mécanisme qui est un vice de forme fondamental du système capitaliste.
Ah, oui, les manifestants des meetings étaient endimanchés ! C’est que les meetings avaient lieu le dimanche bien sûr ! Mais c’est aussi selon Pech que la vigne et le vin avaient contribué à une certaine aisance dans la région et que les « gueux » ne voulaient que maintenir la prospérité acquise. Un peu contradictoire non ?
Les habitants des quatre départements viticoles n’étaient certainement pas hostiles au gouvernement républicain de Clemenceau. Et d’ailleurs c’est fort justement que le conférencier a rappelé l’opposition du Midi au Coup d’Etat de Napoléon III. Ceci étant il y avait dans le mouvement des Royalistes et des Anarchistes (le terme est-il approprié ?) sur les deux ailes.
L’ampleur du quadrillage militaire des départements en révolte ainsi que la répression qui l’a accompagnée ont été mis en exergue. C’est dans ce contexte qu’il faut situer la mutinerie du 17ème. Exilés à Gafsa les mutins ne sont ni brimés ni anéantis. Ils ont même une belle prestance sur les photos où ils figurent, regroupés suivant les villages d’où ils sont originaires.
Le rôle de trois principaux protagonistes a été développé : celui de Marcellin Albert après son entrevue avec Clemenceau, celui d’Ernest Ferroul qui deviendra président de la Confédération Générale des Viticulteurs, celui enfin du Président du Conseil, également Ministre de l’Intérieur qui, habile politicien a su brandir la menace d’un complot royaliste et utiliser Marcellin Albert pour désamorcer la démission des maires.
Peut-être est-ce par manque de temps, Rémy Pech n’a rien dit sur la confusion entretenue dans l’action auprès des ouvriers agricoles dont les intérêts spécifiques ont été noyés dans le mot d’ordre réducteur du « NON à la fraude ». Certes il a fait état des grèves précédent le mouvement mais n’est pas allé plus loin.
Deux ou trois questions ont pu être posées par la salle mais la plupart des gens présents souhaitait regagner le domaine de Roueïre où avait lieu l’inauguration de l’exposition sur 1907 du Conseil Général de l’Hérault. Ceci est déjà une autre histoire !
Il restait quand même un peu de temps à Rémy Pech pour dédicacer son ouvrage, « 1907, Les mutins de la République » écrit en collaboration avec Jules Maurin.