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cessenon
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Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
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27.04.2006
Dernière mise à jour :
16.05.2008
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Actualites du Biterrois

Balade culturelle à Cruzy

Posté le 24.04.2008 par cessenon


Crédit photos Paul Barbazange
De gauche à droite : le chantier de fouilles, M. Buffetaut donne des explications,
extraction d’un fragment de carapace de tortue, carapace exposée au musée.
(oui, comme notre photographe est cheloniophile…)


Ce mercredi 23 avril l’ACAP (l’Association Culturelle Archéologique et Paléontologique de l’ouest Biterrois) proposait au public une balade culturelle sur le territoire de la commune de Cruzy avec visite du chantier de fouilles à la recherche de fossiles de dinosaures.
Le programme était séduisant puisque à 14 h, devant le musée, et l’afflux des candidats, les organisateurs ont dû partager les participants en deux groupes afin d’avoir un effectif raisonnable. Ah non, ce n’est pas comme dans l’enseignement où le ministre Darcos bourre les classes et supprime les dédoublements !
Déjà le matin un première vague avait été conduite sur le site.
Notre guide est Mme Roure et elle va remplir sa mission avec beaucoup de gentillesse et de compétence. Nous sommes une vingtaine à la suivre dans un décor de garrigue, par un temps ensoleillé, presque chaud, avec toutefois une légère brise.
Nous ne tardons pas à rencontrer des vignes qui ne sont pas taillées. C’est qu’elles sont vouées à l’arrachage car le dicton affirme « Taillez tôt, taillez tard, rien ne vaut la taille de mars ! » mais là comme nous sommes fin avril… Oui, on a dégagé des crédits afin de payer aux viticulteurs la corde pour se pendre ! Tiens justement voici dans le secteur une pelle mécanique qui procède à l’enlèvement des ceps.
Mme Roure nous donne des renseignements sur la botanique : chêne kermès, ornithogale, orchis, langue de bœuf, aphyllante… Elle nous conduit ensuite devant un four à chaux où stationne déjà l’autre groupe.
Retour sur nos pas pour atteindre le chantier de fouilles. Celles-ci sont dirigées par Eric Buffetaut, chercheur au CNRS qui va nous présenter les objectifs et les méthodes de l’équipe qui est là au travail. Il faut imaginer qu’il y a quelque 70 millions d’années, lors de l’ère géologique baptisée Crétacé supérieur, le climat était ici fort différent de ce qu’il est aujourd’hui. Un climat tropical en fait, avec de nombreuses espèces animales et végétales aujourd’hui disparues ou pour le moins absentes du paysage.
Le chantier est situé en un point d’un ancien cours d’eau où se sont accumulés des sédiments. La couche de terre supérieure a été enlevée avec un engin mécanique car il y avait peu de chance qu’on y rencontre quelque chose d’intéressant. Les fouilles sont menées au bas d’une manière de falaise. Si la pelle peut-être utilisée c’est surtout le couteau à huître ou le pinceau qui sont employés par les scientifiques.
Qu’espère-t-on trouver ? Evidemment on ne sait jamais quelle pourra être l’heureuse surprise. Le plus souvent ce sont des fossiles d’animaux déjà répertoriés mais même si c’est rare, on peut faire une découverte. « Des gens qui cherchent on en trouve mais des gens qui trouvent on en cherche » disait l’humoriste !
Ici le plus abondant ce sont des fragments de carapace de tortues aquatiques. Mais le matin même c’est une vertèbre de crocodile qui a été extraite de sa gangue environnante.
L’endroit exact où chaque élément a été prélevé est précisément repéré grâce à un théodolite. Les fossiles seront soigneusement entreposés dans un sachet plastique portant ces références et examinés plus longuement ultérieurement. Quelques-uns, parmi les plus spectaculaires, seront exposés dans les vitrines du musée de Cruzy.
Les fouilles ne sauraient être sauvages, cela appauvrirait la richesse du patrimoine et ne permettrait pas à la science de progresser dans la connaissance. Aussi elles sont menées de manière coordonnée, en relation avec l’évolution de la compréhension actuelle de la paléontologie.
Le retour sur Cruzy se fera en ordre dispersé, plusieurs « feintant » vers la fin ! Arrivés au musée et après avoir bénéficié de quelques explications supplémentaires de notre guide, nous pourrons assister à la projection de deux petits films évoquant l’ambiance au sein du groupe de chercheurs et faisant état de la découverte fortuite d’un os de dinosaure de grande taille.
Merci à l’équipe de l’ACAP pour cette journée à la fois instructive et si agréable dans son déroulement !

La Chevolution selon Jean Ortiz

Posté le 06.04.2008 par cessenon
Une vue de la salle
Photo Odéna Nébot

Une nouvelle initiative de la très active association France-Cuba Hérault avait lieu samedi 5 avril à partir de 17 h au Minotaure qui, face à la carence maintes fois constatée en matière de salles municipales disponibles, accueillait les Biterrois désireux de participer à une soirée d’information, de réflexion, de culture et de convivialité aussi.
Après les congratulations d’usage entre Mme Trébaol, la propriétaire des lieux, et Alain Berthélémy, le nouveau président de France Cuba les choses pouvaient commencer.
C’est par la projection du film « Confidences cubaines » produit par Jean Ortiz et Dominique Gautier que le public, nombreux, plus de 80 personnes sans doute, a pris pied dans la grande île.
Le film ? Un diaporama complet de la société cubaine avec les différents secteurs géographiques, professionnels, la diversité des engagements, des générations… Un film sans langue de bois où l’adhésion au régime et à ses résultats confronte les difficultés économiques et sociales parfaitement perceptibles. Oui, le pays est pauvre, sous développé, cela se voit, même si la beauté des paysages coupe quelquefois le souffle.
Le conférencier ? Ah c’est un personnage Jean Ortiz. Universitaire, fils de guérillero espagnol, il a une faconde qui rompt avec le classicisme traditionnel en la matière ! Il est passionné, passionnant aussi… mais ne laisse guère le choix. Il a sa vision des problèmes. Comme il est très compétent sur le sujet, il connaît tout et tous, il serait difficile de contester.
Reconnaissons qu’il apporte un éclairage autre que ceux que nous avons eus jusqu’ici. Certes on va retrouver au cours du débat, qui n’en est pas vraiment un, les thèmes chers aux amis de Cuba : ce qu’était la dictature de Batista, l’espoir qu’a apporté l’expérience cubaine aux pays d’Amérique latine, les réalisations dans le domaine de l’instruction, de la santé, la dignité retrouvée… mais en même temps il fait état des besoins, des insuffisances, des perspectives….
La première question de l’auditoire concernait le titre de l’ouvrage collectif « Che, plus que jamais » coordonné par Jean Ortiz. Cela nous a valu un développement détaillé sur Ernesto Guevara, le théoricien d’un socialisme moderne. Les notes du Che, celles notamment prises lors de son voyage en URSS, mettent en lumière les défauts relevés dans le système soviétique lesquels finalement expliquent la fin… non pas de l’histoire, mais d’une histoire.
A quoi auraient conduit les divergences entre Fidel et le Che si celui-ci n’était pas mort jeune ? Difficile de répondre, d’autant que pour la période concernant les lendemains du 1er janvier 1959, il y a plutôt accord sur la stratégie à suivre.
Jean Ortiz défend bec et ongle la mémoire de Guevara qui ne correspond en rien à l’image que tentent d’en donner aujourd’hui certains médias. Le Che est une synthèse d’éthique et d’engagement révolutionnaire. Les conceptions qui étaient les siennes en matière d’évolution de la société ont une résonnance actuelle avec ses aspects concernant la mondialisation, la place de l’homme dans l’économie…
Quelques interventions venues de la salle ont permis au conférencier de préciser sa pensée. La jeunesse par exemple a pour revendications la satisfaction de ses besoins de consommation ou de voyage. Si elle n’est pas tentée par l’américanisation de la société cubaine elle n’est pas dans le même registre que les anciens qui ont connu la dictature d’avant 1959.
Le tourisme aussi, nécessaire à l’économie cubaine n’est pas sans danger, la prostitution, fléau du temps de Batista, par exemple avait fait sa réapparition et s’était développée lors de la période spéciale.
La terre n’est plus majoritairement la propriété de l’Etat mais des paysans organisés en coopératives de production.
Jean Ortiz livre au fil de ses réponses ses appréciations sur divers points : il ne peut pas être contre la peine de mort ici et pour là-bas. Le parti unique ? Ce n’est pas véritablement un problème à Cuba car pour des raisons historiques il n’est pas dans ce pays monolithique. Révélateur de son impuissance à présenter un programme, le parti communiste cubain n’a pas eu de congrès depuis dix ans. Les USA ont réglé tous les détails d’un plan visant à remplacer les structures sociales de Cuba par celles qui leur conviendraient.
C’est que Cuba est un mauvais exemple pour toute l’Amérique latine. C’est le seul pays qui, avec la mise en échec du débarquement dans la Baie des Cochons le 17 avril 1961, a résisté avec succès à une des 188 interventions militaires qu’ailleurs ils ont pu mener à bien.
Il reste que Cuba est à la croisée des chemins et que rien n’est jamais définitivement acquis. Il faudra répondre aux exigences nouvelles qui s’expriment. Déjà l’effondrement du blog socialiste avait obligé les Cubains à une autre orientation que l’assistanat. Selon le mot de la fin du conférencier, « Vive la Chevolution » !
La soirée s’est poursuivie de manière sympathique avec une soixantaine de convives autour d’un repas servi dans la salle même du Minotaure.
Jean Ortiz lui devait être rendu à Pau le lendemain matin pour participer au festival CulturAmérica qui s’y déroulait ces jours-ci.

Jounrée de printemps des retraités du SNES34

Posté le 18.03.2008 par cessenon
L'Hôtel consulaire
Photo Maryse Aigon

Les responsables de la section des retraités du SNES de l’Hérault avaient choisi Pézenas pour leur journée de printemps. C’est un bilan très positif que l’on peut en faire.
Ce vendredi 14 mars les participants à la journée, au nombre d’une trentaine, à qui était offert un café à leur arrivée, étaient accueillis dans l’amphithéâtre du collège Jean Bène par plusieurs militants SNES du secteur. Parmi eux Raymond Martin, le secrétaire départemental.
A la tribune avaient pris place Maryse Aigon, Pierre Antonini et Henri Escudier. Celui-ci a présenté l’état de syndicalisation au SNES des retraités. Un état satisfaisant, y compris parmi les néo-retraités dont certains participaient à la journée. D’une réunion à l’autre une section de retraités enregistre régulièrement la disparition de certains de ses adhérents. C’est le cas de Luc Cros qui nous a quittés récemment.
Henri Escudier a rappelé l’ensemble des publications à la disposition de chacun. Elles émanent du SNES, de la FSU, de la FGR-FP, sont éditées au plan national, académique ou départemental. Il a complété son intervention avec la présentation du bilan financier. Il a constaté la permanence des revendications non satisfaites et regretté l’aspect pessimiste qui en découle.
Maryse Aigon a dressé un panorama de la situation soulignant la dégradation du pouvoir d’achat des retraités, les restrictions dans le domaine du remboursement des soins avec les franchises médicales.
Pierre Antonini a rendu compte des diverses actions auxquelles la section des retraités SNES de l’Hérault a participé, commentant les résultats obtenus et évoquant des questions venues dans l’actualité comme la déclaration du chef de l’Etat sur la laïcité. Il a précisé la suite de l’affaire des collègues défendus par la Ligue des Droits de l’Homme. Il a aussi fait part des instances nouvellement créées pour les retraités au sein de la FSU.
La parole a été donnée à la salle pour un débat où se sont mêlés les problèmes des actifs et de ceux qui ont cessé leur activité professionnelle. Diverses interventions ont enrichi l’analyse présentée. Citons la réalité de la régression du pouvoir d’achat masquée par la non-prise en compte des évolutions technologiques. Prenons acte de ce que les mesures concernant l’allongement du nombre d’annuités pour bénéficier d’une retraite à taux plein se traduisent de fait par un abaissement des pensions.
Citons encore le lien entre la déclaration de Sarkozy établissant une échelle de valeurs entre le curé et le pasteur d’une part et l’enseignant de l’autre dans la perspective de rendre celui-ci responsable des de la crise de l’Ecole. Ajoutons aussi, en écho à l’inquiétude exprimée par Antonini à propos des conséquences de la suppression de la carte scolaire qui se traduit par la ghettoïsation de certains établissements, l’insécurité qui se développe dans les quartiers défavorisés. Un aspect de l’évolution de notre société qui interpelle les personnes âgées, plus fragiles que les autres !
Précisons que les retraités ne sont en général pas absents de la vie sociale et de leur engagement dans celle-ci.
qui s’est dégagé de la discussion c’est le constat général d’une dégradation Ce constante. Au demeurant celle-ci ne touche pas que les enseignants ni que la fonction publique.
Vers 12 h 30 une trentaine de convives se sont retrouvés attablés au restaurant scolaire pour un repas simple mais parfaitement suffisant où la bonne humeur a été la caractéristique dominante.
A 14 heures c’est une vingtaine de personnes qui, sous la conduite de Pauline et Marlène, deux élèves de la section BTS Tourisme du lycée, ont, par un temps magnifique, arpenté les rues de Pézenas au patrimoine si riche : façade du petit théâtre, porte biaisée, boutique du barbier Gély, hôtel des consuls, hôtel Lacoste, quartier juif, sculptures en hommage au chanteur Boby Lapointe… sans oublier la visite du « Musée de la porte et de la ferronnerie » pour lequel Serge Ivorra, nous a fait partager sa passion.
Il était environ 16 heures quand chacun a pu regagner la voiture qui l’avait emmené à cette journée de travail, de culture, de convivialité et de détente. Merci à tous ceux qui ont contribué à son succès.

Sur l'implosion des barres de Capendeguy

Posté le 30.01.2008 par cessenon
Avant, pendant et après. Photos Robert Ciscar

Par delà l’aspect spectaculaire : prouesse technique, phénomène social, l’implosion des barres HLM de Capendeguy à La Devèze soulève quelques questions.
Ainsi nous vivons dans une période où les choses évoluent à la vitesse grand V, laissant pantois ceux qui ont connu des temps plus sereins, où tout se faisait avec une certaine lenteur, où la stabilité était la règle.
Dans le quartier de La Devèze il n’y a pas que la disparition de Capendeguy qui interpelle. Le rasement de la Maison de Quartier Louis Aragon fait également problème. J’avais étrenné la grande salle de ce bâtiment pour une réunion sur l’enseignement qui s’était tenue en 1983. Moins de vingt cinq ans !
Ainsi va la vie qu’on estime aujourd’hui qu’un bâtiment d’une trentaine d’années est dépassé par l’histoire. Erreur dans la conception ? Dans la réalisation ? Dans la maintenance ? Mais qu’est-ce que ce monde ?
Quel sort faudrait-il réserver à la cathédrale Saint-Nazaire ou à l’église de La Madeleine en considération du nombre de siècles qui pèsent sur elles !
Se posent ensuite des questions sur ce que sont devenus les locataires de Capendeguy. Dispersés dans d’autres logements, HLM ou autres, de Béziers, dans les villages du Biterrois ?
Que veut-on faire de l’espace ainsi dégagé ? Construire des logements sociaux ? Combien pour compenser les près de cinq cents disparus ? Quelles opérations immobilières se camouflent derrière ce qui nous a été présenté comme inéluctable ?
Bien sûr ce n’est pas qu’à Béziers qu’on démolit du récent, comme quoi c’est la conjoncture générale qu’il faut dénoncer !
Pendant qu’on me serine qu’il ne faut pas mettre en veille tel appareil électrique, ne pas laisser le robinet d’eau ouvert quand je me brosse les dents, prendre une douche plutôt qu’un bain, limiter mes dépenses de carburant et plus généralement réduire ma frénésie de consommation, ici on construit pour démolir puis reconstruire et ce dans un laps de temps qui me donne le vertige !
Qu’est ce qu’ils en pensent ceux, ce n’est d’ailleurs pas mon cas, qui préconisent la croissance zéro ?
Moi cette implosion me ferait quasiment exploser !

Tricentenaire de la naissance de Linné

Posté le 13.01.2008 par cessenon
La section de Pézenas de la SPN (Société de Protection de la Nature) proposait ce samedi 12 janvier dans la salle Bonnafous une conférence sur Linné, ce naturaliste suédois dont on a célébré en 2007 le tricentenaire de la naissance.
C’est Jean-Antoine Rioux le successeur de François Hue, à la tête de la SPN du Languedoc-Roussillon, qui s’est chargé de la présenter. Il avait prévu de s’aider d’une diaporama dont la projection a été un moment perturbé par des difficultés informatiques qui ont découragé une partie du public, une trentaine de personnes. Oui on pouvait craindre que les problèmes techniques ne soient pas surmontés. Ils l’ont été par Olivier Rodriguez qui a toutefois dû changer d’ordinateur pour que la séance prévue puisse continuer à se dérouler.
Linné voit le jour la même année que Buffon et les deux scientifiques seront en conflit sur la conception même de leur discipline commune. Carl Linné est décédé en 1778, comme Voltaire et Rousseau avec lequel il entretenait des relations sur la botanique.
Linné était aussi en contact avec les botanistes de Montpellier qui travaillaient sur le célèbre jardin des plantes de la ville, lequel attirait de nombreux étudiants.
Linné est un créationniste, c'est-à-dire qu’il considère que le monde et les êtres vivants qui le peuplent ont été créés tels que nous les connaissons. Dieu a construit, Adam observe, décrit et nomme. Les théories de l’évolution ne sont pas encore nées.
L’exposé de M. Rioux fourmille d’anecdotes sur les différents botanistes du temps de Linné, sur ceux qui ont été directeurs du jardin des plantes de Montpellier notamment.
Si Linné est fixiste, une expression équivalente à celle de créationniste, son œuvre ne manque pas d’intérêt. Il est le fondateur de la systématique, un concept qui englobe et dépasse celui de taxonomie. Elle conduit à un classement et à une hiérarchie dans l’ordre du vivant. On doit à Linné la nomenclature binominale telle qu’elle est utilisée de nos jours. Le premier terme définit le genre, le second, l’épithète, rend compte de l’espèce.
Le conférencier a placé les naturalistes dans diverses catégories : proto-linnéens, pré-linnéens, linnéens, post-linnéens, anti-linnéens. Il a souligné que l’école de Paris, initialement en retard sur celle de Montpellier l’avait devancée avant d’en être rattrapée.
Il a traité de la question des liens entre science, religion, philosophie, politique (et économie.) La démarche scientifique est faite d’hypothèses « falsifiables » c'est-à-dire que l’on peut remettre en cause. En cela elle s’oppose au postulat.
M. Rioux a abordé la problématique de l’évolution. Depuis Lamarck et Darwin des précisions et des correctifs ont été apportés sur les conditions de celle-ci. Progrès par sauts, adaptation au milieu, différenciation entre micro et macro évolution…
Il a au passage montré comment certaines religions pouvaient intégrer les théories sur l’évolution dans leur vision créationniste du monde.
A vrai dire ce n’était pas toujours simple pour un non-spécialiste de tout comprendre mais on nous rendra cette justice, nous avons essayé !

Hommage à Emile Maillé

Posté le 04.10.2007 par cessenon
Lors d’une balade par Pisse-Chèvres
Emile mime une scène avec une amie randonneuse,
de Villeneuve les Béziers comme lui

Nous apprenons le décès d’Emile Maillé. Il était âgé de 84 ans et était membre du parti communiste. Il était retiré à Villeneuve les Béziers où se sont déroulées ses obsèques ce vendredi 5 octobre. Obsèques très émouvantes car Emile était très connu et estimé à Villeneuve. Il était resté jusqu’au bout fidèle à ses convictions et avait demandé à ce que ses cartes du pcf l’accompagnent dans son cercueil cependant que figuraient sur celui-ci, en fer forgé, une faucille et un marteau.
Aimé Couquet a au nom de la section du Sud Biterrois prononcé une brève allocution dans laquelle il a mis l’accent sur son engagement pour une société plus juste.
Emile avait été très jeune, à 2 ans je crois, orphelin de père. Sa mère s’était remariée et il considérait le fils du second mari de celle-ci comme son propre frère.
Il faisait partie de cette classe d’âge qui, après les chantiers de jeunesse, avait été requis pour le STO. Il avait choisi alors la clandestinité plutôt que l’exil et la collaboration avec l’Allemagne nazie. Déjà avant d’être appelé, alors qu’il était mécanicien sur la ligne de chemin de fer d’intérêt local Béziers Saint-Chinian, il avait aidé les réfractaires au STO à rejoindre le maquis. Il les camouflait dans le caisson rempli d’eau de la locomotive et les faisait descendre à l’arrêt de Commeyras.
Il avait des attaches à Capestang où il avait une vigne. Il avait un temps vécu à Trausse dans l’Aude où il avait cultivé la petite propriété d’un oncle. Il avait fini sa vie active comme artisan électricien.
Il était militant pacifiste et avait participé à diverses initiatives prises dans ce domaine.
Il était venu, accompagné d’Henriette son épouse, marcher plusieurs fois avec le groupe de randonneurs que j’ai animé pendant une douzaine d’années. Il était la gentillesse même et apprécié comme tel. Il avait toujours quelque chose d’original à nous offrir : du fromage de Cantal acheté dans un buron, de la Fine du Languedoc… Il égayait la balade de ses blagues, de ses anecdotes, de son occitan, de ses chansons aussi. A Villeneuve il était régulièrement sollicité pour nommer lors des lotos organisés. C’était un très bon compagnon.
J’ai le souvenir d’une sortie aux Mille Marches où nous l’avions perdu. C’est qu’il était un peu sourd et n’avait pas entendu le rappel qui avait été fait après que nous avions emprunté un sentier qui n’était pas le bon. Nous étions revenus sur nos pas avec un ami, inquiets de savoir comment il allait nous recevoir après l’avoir ainsi abandonné. C’était lui qui était confus en considérant qu’il avait dû nous créer du souci !
Il avait déjà des problèmes de santé mais c’est avec une volonté farouche qu’il les affrontait malgré les difficultés que cela lui causait pour marcher. J’avais su l’aggravation de son état ces derniers mois et son entourage savait que c’était sans issue.
Il était un lecteur fidèle de L’HERAULT du Jour.
A tous ceux que ce deuil afflige nous présentons nos condoléances attristées.

Histoire d’un couple mixte

Posté le 22.09.2007 par cessenon
Jean-Bernard et Marie
Photo Jennifer Collette


Oui « mixte » c’est le qualificatif qu’on emploie pour désigner un couple dont les composantes sont de deux nationalités différentes. Assez insolite, lors de ce repas à thème décalé par rapport aux habitudes, il avait lieu non pas le premier vendredi du mois mais le 21 septembre, le Cercle Populaire Joseph Lazare accueillait Jean-Bernard et Marie. Lui est français elle est cubaine.
Jean-Bernard avait rencontré Marie lors d’échanges professionnels et syndicaux avec Cuba. Cupidon a fait le reste ! Apparemment il n’est pas tombé amoureux que de Marie mais de Cuba aussi. Il est aujourd’hui un jeune retraité d’EDF et va rejoindre la patrie de sa compagne.
Marie ? Elle est coloriste dans une maison d’édition de Matanzas. D’ailleurs quelques productions de cette maison d’édition étaient présentées dans la salle et proposées à la vente. Un créneau original : des tirages en nombre limité, jamais plus de deux cents exemplaires, sur des supports originaux, une manière du papier recyclé. Marie a certes répondu à l’amour de Jean-Bernard mais il n’était pas question qu’elle lui sacrifie Cuba.
Mais on va prendre les choses au début. Hugues s’était chargé d’un petit topo sur l’histoire de Cuba. Toutefois au préalable il a donné la parole à un militant du collectif pacifiste du Biterrois qui a rappelé que nous étions le 21 septembre, journée internationale pour la paix. A ce titre il a fait circuler la pétition nationale du Mouvement de la Paix laquelle a recueilli les signatures de la quarantaine de participants à la soirée.
Cuba ? Oh, là, là, l’histoire en est douloureuse avec l’extermination des « Indiens » qui la peuplaient, l’arrivée des esclaves noirs, les guerres pour l’indépendance, acquise sur le papier par le Traité de Paris en 1898 mais effective en 1902, les dictatures successives qui ont marqué le 20ème siècle !
Cuba est un pays en voie de développement et les problèmes économiques et sociaux y sont réels. Toutefois il faut mieux les cerner de manière à en comprendre la nature et mesurer les efforts faits par son peuple et son gouvernement pour sortir des difficultés. Les résultats dans les domaines de la santé, de l’éducation sont de ce point de vue encourageants.
C’est par un jeu de questions / réponses entre la salle et Marie ou Jean-Bernard que se déroulera la soirée, celui-ci servant d’interprète à celle-là. On apprendra que la majorité des Cubains sont propriétaires des logements qu’ils occupent, que les gens mangent à leur faim, que les salaires sont bas et sans doute insuffisants mais que tout un système de combines, de troc, de marché noir même, est su des autorités et toléré parce qu’il aide à résoudre les problèmes.
Sur l’immigration Cuba a une législation semblable à celle d’autres pays mais, par commodité Jean-Bernard et Marie vont se marier, cela simplifiera les choses. Jean-Bernard pourrait vivre grassement à Cuba grâce à sa retraite mais il a choisi de continuer à travailler pour son pays d’adoption. Il a choisi de vivre la vie d’un Cubain !
Marie nous parlera assez longuement des rapports dans l’entreprise où elle travaille. Une petite entreprise, entre quinze et vingt employés. Apparemment c’est plutôt une ambiance sereine qui règne.
Jennifer rendra compte des conditions du séjour d’un an qu’elle a effectué à Cuba en tant qu’étudiante. Les rapports entre enseignés et enseignants y sont différents de ceux qu’ils sont chez nous.
Il sera fait état de la vision qu’on a à l’étranger de ce qu’est la réalité cubaine. Elle n’est pas toujours connue et pas toujours décrite de manière exacte. Les critiques ne sont pas que le fait des forces réactionnaires, on les trouve aussi à gauche, y compris chez des responsables du parti communiste ou de la CGT. Mais Jean-Bernard est confiant, la vérité finit toujours par éclater, il faut continuer le débat.
Toutefois Paul notera qu’il faudrait que le pcf ait une autre approche de la solidarité internationale. Il cite à ce propos le résultat des élections en Grèce où le succès du KKE (le parti communiste grec) n’a pas fait dans L’Humanité l’objet d’une grande publicité !
Le 21 septembre ce n’était pas seulement la journée internationale de la paix, c’était aussi le match de rugby, capital pour la suite, France / Irlande. Mais c’était prévu et les amateurs ont pu le suivre sur l’écran en dégustant le cassoulet, concocté par Christiane, très fin au dire des convives, qu’avait précédé le Mojito préparé par Emile.
Dire qu’il y en a qui boudent les activités de la section de Béziers du parti communiste et du Cercle Populaire Joseph Lazare !

Chefs-d’œuvre de la collection Oscar Ghez

Posté le 16.08.2007 par cessenon
Le pont de l'Eruope de Gustave Caillebotte (1876)

Cette année l’exposition estivale du musée Fleury de Lodève est sensiblement différente des années précédentes. En effet au lieu d’un peintre qui est présenté au public c’est une collection, en l’occurrence celle d’Oscar Ghez.
Né en Tunisie, Oscar Ghez grandit à Marseille et crée une usine de caoutchouc en Italie, avec son frère. A l'arrivée de Mussolini, il s'installe à Lyon, qu'il fuit pendant l'Occupation, pour New York, avant d'y revenir en 1945.
Amateur d’œuvres d’art, Oscar Ghez se passionne pour la peinture dans les années cinquante et démarre assidûment une collection à laquelle il se consacre bientôt totalement. Il installe sa collection « dans une ancienne maison patricienne de Genève, transformée par ses soins en Musée » écrit-il. Le Musée du Petit Palais de Genève voit le jour en 1968.
L’exposition du musée de Lodève a pour titre Chefs-d’œuvre de la collection Oscar Ghez, Discernement et engouements. Elle offre au regard soixante et treize œuvres de quarante trois peintres. Parmi eux citons : BAZILLE, CAILLEBOTTE, CHAGALL, COROT, CROSS, DUFY, FANTIN-LATOUR, LUCE, RENOIR, SERUSIER, UTRILLO, VAN DONGEN, VAN RYSSELBERGHE… On le voit impressionnistes et post-impressionnistes sont les favoris d’Oscar Ghez !
Chaque salle est consacrée soit à un peintre soit à un groupe de peintres. Des tableaux célèbres comme, de Caillebotte, Le pont de l’Europe, d’Edouard Manet, portrait de Berthe Morisot à la voilette, d’Auguste Renoir, portrait de la poétesse Alice Vallières-Merzbach, de Marc Chagall, en route (le juif errant)… sont visibles.
Un montage audio-visuel est projeté dans une salle et permet d’avoir une vision d’ensemble de l’exposition. Le musée est ouvert chaque jour sauf le lundi, de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h jusqu’au 28 octobre. Le prix d’entrée est de 7 euros.
Bonne visite !

Cessenon : Expositions à la Maison Médiévale

Posté le 07.08.2007 par cessenon
Une réalisation du Fou du Bois


Beaucoup de monde ce samedi 4 août après 17 h dans les deux petites salles de la Maison Médiévale de Cessenon. C’était le vernissage des expositions qui étaient présentées au public.
Les exposants ? Le maître des lieux d’abord : Claude Viguier, alias « Le Fou du Bois » qui réalise jeux et jouets en bois dans son atelier de Carbonel. Des objets finis, soignés, fruits d’un travail artisanal, comme on en trouve de moins en moins.
« Les d’arts d’arts » ? Un couple qui est installé à Cessenon dans la rue du Barry d’Orb. Bernard Hivert, dont la grand-mère était Cessenonaise, est artiste peintre. Des tableaux assez romantiques, lumineux, au sens strict du mot ! Martine, son épouse, peint aussi mais réalise également des mosaïques dont certaines, les incrustations sur bois patiné, évoquent des hoplites, les guerriers grecs !
Gotti Vogel, un Allemand qui vit à Cambi, sur la commune de Prades s/ Vernazobres donc, mais tout à côté de Berlou, sculpte le marbre, celui de Carrare en particulier. Art non figuratif, ce sont des objets polis qui s’offrent au regard. Six sont exposés, certains sur un socle réalisé dans le rouge antique de Coumiac, difficile à travailler nous a dit le sculpteur.
Une autre professionnelle du monde de l’Art présentait quelques-unes de ses œuvres. Il s’agit d’Hélène Desbois Bâcle de Sérignan, qui réalise des créations en verre, notamment, c’est original, des décorations d’interrupteur.
Lucienne Duchêne elle vit à La Mausse, un hameau de la commune de Berlou et peint pour son plaisir, et le nôtre, des aquarelles représentant des fleurs graciles.
Voilà nous avons fait le tour de ce que l’on peut voir présentement à la Maison Médiévale. Naturellement les visiteurs échangeaient, le verre à la main (on pouvait déguster les crus du domaine de Canet-Valette), autour des œuvres d’art qui étaient présentées dans le cadre d’une initiative artistique qui ne manque pas d’intérêt.

Cessenon : la classe 37 ? Présents !

Posté le 03.07.2007 par cessenon
Les « récipiendaires »
Photo Jacques Durantou


Eh, faites le compte, 1937 – 2007, ils ont soixante et dix ans cette année les gens de la classe 37. Ceci étant, ils ont encore bon pied, bon œil les rescapés ! Oui, il en manque quelques-uns à l’appel.
Le vendredi 29 juin ils avaient organisé leur désormais traditionnel repas de la classe. 13 Cessenonais (d'origine ou naturalisés), nés en 1937, plus les conjoints cela devait faire 26 en tout. Evidemment c’était l’occasion d'égrener des souvernirs, de donner et de prendre des nouvelles de chacun, y compris de ceux que l’éloignement, des obligations diverses ou d’autres facteurs n’avaient pas permis d’être là.
Les agapes ont débuté à l’espace de La Pibolada où était servi un apéritif copieux, le chroniqueur peut témoigner. Le repas lui-même était prévu à l’Auberge de Réals. Nous ne sommes pas en mesure de vous préciser le menu dans le menu mais d’après les informations qui ont filtré, il a satisfait les convives.
Ceux-ci ont pu assister, ce n’était pas programmé dans les réjouissances, au ballet des canadairs et des véhicules de pompiers venus combattre un incendie qui s’était déclaré dans une pinède sur la rive droite de l’Orb.
On banqueta jusque vers les minuit, « Loulou » s’essayant, avec bonheur paraît-il, à quelques vocalises. Un feu d’artifice sans prétention clôtura la soirée. Les participants se séparèrent avec la volonté bien arrêtée de se retrouver l’année prochaine, on peut d’ailleurs vous préciser le lieu où se prendra l’apéritif : à Lugné, au pied de la statue de La Liberté. Les plus entêtés, ont même des perspectives claires pour leurs quatre-vingts, voire leurs quatre-vingt-dix ans.
C’est qu’il en est qui ont des projets de vie de 107 ans et 17 jours. Mais là il faudra à coup sûr trouver un autre chroniqueur !
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