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cessenon
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Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
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Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
24.11.2009

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Actualités du Biterrois

Journée d’automne des retraités du SNES 34

Publié le 14/11/2009 à 11:38 par cessenon
Journée d’automne des retraités du SNES 34

 

Une vue de la tribune :

 

 Maryse, Jean-Yves et Jean

 

Elle a eu lieu vendredi 13 novembre à la Maison du Peuple de Capestang où nous avons été accueilli par le Maire, Jean Médan ayant pris les contacts nécessaires. Quelque 45 adhérents ont participé à cette journée studieuse et conviviale.

A la tribune avaient pris place Jean-Yves Barbier qui présidait la séance, Henri Escudier trésorier, Maryse Aigon responsable académique, Jean Journet et Joël Bégou.

Henri Escudier a rapidement évoqué la disparition récente de Pierre Nicq et dressé un bilan de la syndicalisation à la section de l’Hérault du SNES ainsi qu’un état de la trésorerie. Bilan et état satisfaisants : dans l’ensemble les enseignants du second degré qui ont cessé leur activité professionnelle restent fidèles à leur syndicat. La situation est peut-être plus préoccupante du côté de la syndicalisation des jeunes

Jean Journet a dressé un tableau précis, et inquiétant, de l’évolution des retraites : on est dans la logique du « Travailleur plus pour gagner plus », sauf que là ce serait plutôt une variante : « Travailler plus… longtemps, pour ne pas gagner assez quand on est retraité ! » Décote plus que surcote, allongement des annuités, décrochage des pensions des retraités par rapport aux salaires des actifs, bref c’est aussi peu la joie pour les uns que pour les autres !

Cela renvoie à la nécessité d’une action coordonnée entre les générations, même si les retraités ont des revendications particulières qui les conduisent à des manifestations spécifiques.

Ces revendications, Maryse Aigon et Joël Bégou les ont développées. Elles ont trait aux dépenses de santé et à l’érosion continue du pouvoir d’achat qu’on peut chiffrer à 20 % en une quinzaine d’années.

Les choix de la MGEN qui propose des cotisations différenciées suivant l’âge du cotisant ont été dénoncés. Ces dispositions nouvelles tournent le dos au principe de solidarité qui était « De chacun selon ses revenus, à chacun selon ses besoins ».

Dans ce contexte on assiste à l’émergence d’organismes non mutualistes qui offrent, qui une complémentaire santé, qui une assurance dépendance… pour faire face aux besoins croissants prévisibles avec l’âge.

Un échange a eu lieu sur les tarifs et les prestations respectifs des cliniques privées et de l’hôpital public, les charges du second n’ayant rien à voir avec celles des premières.

Jean-Yves Barbier a présenté une analyse des relations du SNES avec ses divers partenaires : les composantes de la FSU, les confédérations ouvrières, la FGR-FP dont l’évolution permet une meilleure participation des adhérents du SNES.

Le débat général qui a suivi ces diverses interventions a illustré les problèmes posés par la politique du système de santé que nous subissons, la réalité de l’insuffisance des pensions, dramatique dans certains cas.

Des appréciations sur les services publics, la Poste notamment, ont été portées ainsi que sur les dégradations dans le domaine des transports ou dans le tissu industriel.

Une communication a été faite concernant le retour en force d’une idéologie que l’histoire a condamnée : celle qui a conduit au colonialisme et à son aboutissement cohérent l’OAS, s’inscrivant dans la justification d’envois de corps expéditionnaires en Afghanistan ou ailleurs. Un problème que le SNES doit prendre en compte dans la tradition ancienne du pacifisme qui caractérisait le syndicalisme naissant.

A ce propos une intervention a permis à René Parize de présenter le livre qu’il a produit. Il concerne l’histoire du syndicalisme au Creusot, fief du tout puissant industriel Schneider propriétaire de 95 % des terres de la commune !  

C’était un peu la fin de la matinée quand sont venus en discussion des points de vue qui auraient mérité un approfondissement  : la place du syndicalisme et de la mutuelle dans les centres de formation, la désaffection, au moins apparente, des jeunes pour la politique….

Mais il était déjà temps d’aller prendre un excellent repas au restaurant La Galinière puis de visiter Capestang, ses rues chargées d’histoire ancienne et récente. L’escalade du clocher de l’imposante église (surprenante avec ses 3 parties) a permis d’observer les vignobles jusqu’à l’étang drainé, qui fut source de sel et de richesse, puis de malaria.

 

 

Reprise des repas à thème au cercle populaire Joseph Lazare

Publié le 11/10/2009 à 10:58 par cessenon
Reprise des repas à thème au cercle populaire Joseph Lazare

 

 

Photo Hugues Bousquet

 

Une bonne reprise ce vendredi 9octobre pour la soirée consacrée à Jean Jaurès : plus d’une quarantaine de participants. Exposé, débat et repas se sont déroulés dans de bonnes conditions.

Jean Jaurès est né le 3 septembre 1859, le choix du sujet était donc adapté à l’actualité puisque un peu partout on commémore le cent-cinquantième anniversaire de sa naissance.

Choix aussi de ne pas faire appel à un intervenant extérieur pour ne pas prendre le risque de réduire la présentation de l’homme politique à une hagiographie. Aussi on a préféré trouver dans les ressources du cercle de quoi animer la réunion.

Si Jacques n’a pas la compétence d’un historien il a su toutefois présenter une biographie de Jean Jaurès permettant d’ouvrir la réflexion sur la situation présente.

Un exposé d’une demi-heure a résumé de manière synthétique les dates, les faits, les positions, le contexte de l’époque…  La personnalité de Jean Jaurès, l’aspect contradictoire du jugement que l’on peut avoir aujourd’hui sur ses engagements d’alors ont pu être cernés.

S’il est un militant actif de la laïcité par sa participation à l’élaboration des lois scolaires de Jules Ferry ou à la séparation des Eglises et de l’Etat d’Emile Combes, il approuve aussi, au nom de l’émancipation des peuples, les expéditions coloniales que la France entreprend alors.

Il est républicain mais ne se réclame pas du centralisme jacobin dont on mesure aujourd’hui les dégâts dans la disparition des langues régionales, tout au contraire.

Ce que l’on retient de Jean Jaurès c’est son action contre la guerre. Un combat qu’il a perdu et qui lui a coûté la vie. La bourgeoisie avait su, afin de résoudre sa crise, jouer sur l’enchaînement des événements pour démobiliser le courant pacifiste après son assassinat le 31 juillet 1914 et entraîner les peuples dans l’acceptation de l’horrible boucherie.

La discussion a mis en avant la filiation de la pensée de Jaurès avec les acquis de 1789. Son histoire socialiste de la Révolution Française est de ce point de vue particulièrement éclairante a souligné Hugues.

Jean Jaurès est convaincu qu’il suffit de continuer dans ce qui a été tracé alors pour conduire sans heurt la société au socialisme. On sait aujourd’hui qu’une rupture est nécessaire pour dégager des perspectives.

Paul a mis en exergue le lien du député de Carmaux avec les électeurs de sa circonscription. Sa fidélité à ceux-ci ne s’est pas démentie tout au long des mandats qui ont été les siens.

Jasmin a apporté des précisions sur les mineurs de Carmaux et d’Albi, sur les circonstances de la création de la verrerie ouvrière dans cette dernière ville.

Le rapprochement entre le recours à la guerre en 1914 pour apporter une solution aux problèmes de cette époque et les risques de conflit que génère la situation de crise a pu être fait.

En refusant d’engager la France dans la voie du  désarmement nucléaire qu’a proposé récemment de suivre Barak Obama on est au cœur d’une question de fond. Evidemment l’attribution du prix Nobel de la paix au président des USA fait problème. On sait en effet que les Etats Unis ont provoqué le chaos en Irak, qu'ils s'enlisent dans une guerre sans issue en Afghanistan, qu'ils n’ont pas désapprouvé Israël dans son agression contre la bande de Gaza et plus largement dans sa politique colonialiste, qu’ils ont soutenu partout dans le monde les dictatures les plus sanglantes, qu'ils envisagent d'attaquer l'Iran...

Bref à partir de Jaurès on a débouché sur un ensemble de questions qui se posent aujourd’hui aux citoyens de notre pays.

Ajoutons qu’une exposition sur Jaurès,  très pédagogique, que l’on doit à Rémy Cazals, était présentée dans la salle.

Du repas lui-même on retiendra que le poulet à l’estragon n’avait rien de banal et que, comme toujours, l’ambiance était à la convivialité.

 

Encore un incendie de garrigue…

Publié le 28/09/2009 à 12:14 par cessenon
Encore un incendie de garrigue…

 

 

… et toujours dans le même secteur, près de Cazedarnes, à croire que…

Donc ce dimanche 27 septembre nous effectuions une petite balade au départ de Cessenon. Il devait être environ 17 h. Nous avions ramassé des grappillons dans une vigne vendangée (à présent elles doivent toutes l’être) située à côté d’un plantier qui porte le curieux nom de « Champ du Prince », quand nous avons entendu deux coups de sirène.

Quelques minutes plus tard un fort bruit de moteur dans le ciel nous a fait lever la tête. Un premier biplan, de couleur jaune, suivi peu après d’un second, est apparu.

En même temps nous avons vu derrière le Viala, au niveau des Planels peut-être, une fumée s’élever derrière une crête. A l’évidence c’était encore un départ de feu. Cela fait beaucoup pour le même coin !

Nous avons assisté de loin au ballet des canadairs, ils étaient trois qui tournaient au-dessus de la colonne de fumée, disparaissant par moments derrière une colline et réapparaissant peu après entre les pins d’Alep.

Nous avons également vu un gros hélicoptère, à peu près immobile au-dessus de l’endroit où s’était développé l’incendie.

En fin d’après-midi, vers 18 h 30, deux canadairs sont encore passés au-dessus du village se dirigeant vers l’endroit où nous avions situé l’incendie.

 

Rencontre à l’amphithéâtre Du Guesclin

Publié le 19/11/2008 à 12:00 par cessenon
Rencontre à l’amphithéâtre Du Guesclin

Mardi 18 novembre, à la veille de la grève des enseignants prévue pour le 20 novembre, était programmée dans l’amphithéâtre de Du Guesclin une rencontre entre enseignants du premier degré et parents d’élèves. Une cinquantaine de personnes y a participé. L’assistance était jeune, féminine dans sa majorité. A la tribune Eric Perlès du SNUIpp a dirigé les débats.
Ceux-ci ont été articulés en trois points : les dispositions visant à la disparition de fait de l’école maternelle, la question du soutien des élèves en difficulté avec la suppression annoncée de 3 000 postes de RASED, l’action à développer pour faire échec à une telle orientation.
La chasse aux postes dans l’enseignement s’inscrit dans la politique décidée de non-remplacement d’un emploi d’un fonctionnaire sur deux lors des départs à la retraite. L’éducation nationale constitue pour les fossoyeurs des services publics un riche gisement.
Les attaques contre la maternelle ne datent pas d’aujourd’hui et le projet de son remplacement au moins partiel par des jardins d’éveil a été propose à plusieurs reprises sous des gouvernements de gauche, par Ségolène Royal notamment.
L’accueil des enfants dès l’âge de deux ans a reculé de manière sensible depuis quelques années avec les conséquences que l’on sait pour la scolarité des enfants des couches sociales les plus défavorisées.
Les jardins d’éveil auront un coût pour les collectivités territoriales et pour les familles. Ils aggraveront la disparité entre les secteurs géographiques.
Les dispositions prises pour l’aide aux élèves en situation d’échec se révèlent, à l’usage, sources de régression. Supprimer les cours du samedi matin et définir des programmes plus ambitieux est une gageure. Au passage on notera que l’introduction d’heures supplémentaires dans le service des professeurs d’école porte atteinte aux garanties sociales de l’emploi, retraite notamment.
Mais le fond du problème reste l’inefficacité du soutien prétendu, apporté en plus de la journée de travail, sans analyse de ce qui est en cause dans l’échec, sans la compétence requise pour le traiter.
Citons ici l’intervention qui a lié le problème de l’échec scolaire aux difficultés sociales que connaissent de nombreux parents. Et la récession, prévisible, conséquence de la crise financière que nous vivons, n’est pas de nature à apporter une réponse positive à cet état de fait.
Si l’Ecole n’est pas responsable de tous les dysfonctionnements que l’on sait, les mesures scolaires déjà engagées ou prévues, ne font qu’accentuer encore la ségrégation entre les citoyens. Un système éducatif inégalitaire adapté à une société inégalitaire tel est en quelque le projet qui est en voie de réalisation.
Pour ce qui est de l’action, la grève du 20 novembre s’annonce forte. A Béziers un rassemblement est prévu ce jour-là à 12 h 15 devant la sous-préfecture cependant qu’une assemblée des grévistes se tiendra le matin à la Bourse du Travail.
La suite est l’affaire des intéressés mais il est apparu que quand des explications claires sont données aux parents d’élèves ceux-ci comprennent le bien fondé du mouvement engagé.

Regards sur l’Algérie d’aujourd’hui

Publié le 09/11/2008 à 12:00 par cessenon
Regards sur l’Algérie d’aujourd’hui

C’était le sujet du repas à thème organisé, comme chaque premier vendredi du mois, le 7 novembre par le cercle populaire Joseph Lazare. En fait c’est l’Association Biterroise France / Algérie qui avait pris en charge le déroulement de la soirée.
Le public, pas loin d’une quarantaine de personnes, était en partie renouvelé. A la tribune avait pris place Raymond qui a présenté les intervenants et rappelé le contexte actuel avec comme caractéristique les liens historiques de l’Algérie et de la France, l’amitié passée ou présente entre les peuples que n’a finalement pas altérée des décisions contraires à la justice avec l’occupation coloniale et la guerre d’indépendance.
A ses côtés deux jeunes algériens, étudiants en formation à Montpellier, l’une au métier de journaliste, l’autre à celui de documentaliste : Sahraoui et Sofian. Ces deux là dresseront un tableau contrasté de la situation dans leur pays. Nés après 1988 ils n’ont connu que la période du pluralisme, ce qui ne signifie pas que la démocratie est de plein exercice en Algérie. Il n’est que de voir les conditions des élections, cela sera repris dans la discussion.
S’il y a des réalisations incontestables au niveau des infrastructures concernant les secteurs de l’enseignement, de la santé, de l’urbanisme, de l’équipement routier… il reste beaucoup à faire dans de nombreux secteurs, celui de l’émancipation des femmes, des rapports entre l’Etat et la religion par exemple, celui surtout du chômage qui affecte près de 35 % de la jeunesse.
Des jeunes qui ne participent pas à la vie publique et survivent grâce à des expédients.
Malgré ce les deux intervenants ne sont pas accablés par le constat mais mettent leurs espoirs dans l’engagement de diverses couches de la société algérienne, dans l’évolution à laquelle ils entendent participer à leur retour en Algérie.
Le débat qui a suivi a permis de développer plus longuement la situation de l’Algérie au plan économique et social. Si le pays a des atouts, ses réserves de pétrole, sa jeunesse, ceux-ci ne bénéficient pas à l’ensemble de la population et, cela a été dit, les dirigeants qui avaient gagné le combat de la décolonisation n’ont pas été aussi efficaces dans le développement attendu.
Pour une frange importante de la population les problèmes de l’emploi, du logement… ne sont toujours pas résolus. On peut craindre qu’avec les conséquences prévisibles de la crise financière mondiale que nous connaissons les solutions ne deviennent encore plus difficiles à obtenir.
En fait il y a des similitudes avec la France et la désaffection des jeunes pour la politique, au sens élevé du terme, n’est pas sans rapport avec le manque de perspective, de crédibilité des systèmes qui gèrent les sociétés des deux pays.
Il nous a semblé qu’il y avait chez les jeunes Algériens présents dans la salle quelques illusions sur la réalité de la démocratie en France même si nous avons pu prendre la mesure de la façon dont elle est dévoyée en Algérie.
Raymond a rappelé les diverses initiatives proposées par l’Association Biterroise France / Algérie dans le cadre des dispositions prises du 18 au 28 novembre à la MVA (exposition de peintures, projection du film « Al-Yanni, paroles d’argent », dédicace de livre, accueil d’un conteur…)
Au menu du repas qui a suivi figurait un couscous concocté par Viviane, mais Serge a fait remarquer qu’elle avait été aidée par quelques collaborateurs compétents. Accompagné d’un vin de Fitou, cuvée spéciale France / Algérie, il était délicieux ce couscous ! Au dessert sont apparues des pâtisseries orientales que l’on doit à une certaine Fatima, alias Brigitte, qu’en principe on devait consommer avec le thé ! Un thé très sucré et très chaud !
L’ambiance au cours du repas était comme à l’accoutumée, détendue, conviviale pour la cinquantaine de convives (oui, comme toujours certains trichent et ne viennent qu’au repas !) Enrique n’avait pas oublié d’apporter sa guitare et nous avons une nouvelle fois entendu Christophe chanter « El ejercito del Ebro » cependant que Sofian a interprété a cappella et d'une très belle voix un chant kabyle !

Action pour La Poste

Publié le 06/11/2008 à 12:00 par cessenon
Action pour La Poste


Photo Therry Maffre

Vous connaissez la formule : « Ce n’est pas la banque postale, c’est la poste bancale ! » Oui le service public n’est pas ce qu’il était et il n’est pas question de remédier aux insuffisances constatées. Bien au contraire, directive européenne oblige, ce qui est à l’ordre du jour c’est sa privatisation !
A partir de là on réduit la qualité du service cependant qu’on aggrave les conditions de travail, de rémunération aussi, des Postiers.
Pire il a été envisagé d’ouvrir La Poste au capital privé ! Toute une idéologie derrière ces dispositions, une idéologie qui se résume en somme pour les éventuels actionnaires, à tirer un juteux profit de l’institution.
Le succès de la grève du 23 septembre a obligé le gouvernement et le président de la république à marquer le pas dans un projet particulièrement néfaste. Les mesures envisagées sont suspendues mas pas abandonnées pour autant.
A Béziers comme dans de nombreuses villes, un comité local contre la privatisation de La Poste, regroupant divers syndicats, associations, partis politiques, s’est constitué. Ce lundi 3 novembre il a organisé une action devant le bureau de poste situé à côté de la mairie.
Tout un symbole que ce bureau de poste. On l’appelle l’ancienne poste et il est prévu de le supprimer et de démolir le bâtiment qui l’abrite. Pourtant il rend service, mais le service rendu au public n’est pas la préoccupation première du système. Ce qui compte c’est, dans la logique de l’union européenne, la rentabilité financière !
La vingtaine de militants présents devant l’ancienne poste ont informé les usagers, recueilli des signatures. Le plus souvent les gens interpellés prenaient connaissance des graves menaces qui pèsent sur ce service public et signaient la pétition qui leur était présentée.
Le comité local et les comités locaux pour la défense de La poste appellent à une mobilisation plus large le samedi 22 novembre. Affaire à suivre !

Le 31 du mois d'août...

Publié le 01/09/2008 à 12:00 par cessenon
Le 31 du mois d'août...


Oui, là je confonds un peu ! Il ne s’agit pas de la prise de la frégate anglaise Kent par le corsaire Surcouf, qui eut lieu en 1800, mais d’une balade effectuée en 2008 entre Cazedarnes et Cessenon.
Un très joli circuit si vous voulez tout savoir. Nous avions laissé notre véhicule à l’entrée du chemin qui mène au Verdier et avions suivi la route qui va sur Cazedarnes pour prendre sur la droite avant d’y arriver une piste qui s’oriente plein nord.
Après un col où on découvre une très belle capitelle on a le choix entre la Senha qui est un bout du monde et la Vallongue qui permet de revenir au point de départ.
L’entrée de la Senha offre un spectacle désolant de terres en friches. Oui, les viticulteurs ont pris la prime à l’arrachage.
La Vallongue (prononcer Ballongue !) est une vallée sèche entre deux chaînes de collines. Sur la gauche on voit encore les murets qui soutenaient des terrasses où étaient plantées des vignes. Il y a longtemps qu’elles ont été abandonnées et que les pins d’Alep ont pris la place.
Le paysage est quasiment paradisiaque. Seulement voilà quelques centaines de mètres plus loin, une épave de voiture gâche tout ! Immatriculée dans le 31 (723 WR 31 pour ceux qui veulent tous les détails !) elle est à peu près « désossée. » Il y manque les roues, le moteur, et sans doute de nombreuses autres pièces.
Elle est parquée là depuis quelques jours. En tout cas elle y était déjà le 17 août dernier. Jusqu’à quand va-t-elle y rester je l’ignore. Je ne sais pas davantage qui est responsable de son enlèvement mais ce que je sais c’est que c’est honteux de saccager ainsi la vue. Sans compter naturellement le dommage de celui à qui elle a été volée, car à l’évidence elle a été volée et amenée là, des traces d’huile montrent son passage, pour être dépecée à l’abri des regards.
Triste société que celle dans laquelle nous vivons : d’un côté le spectacle de terres en friches, de l’autre celui de la délinquance et de ses conséquences, les deux visions participant de la même situation de crise.
Du coup les oursins bleus, la source du Verdier… en auraient presque été oubliés !


Dégradations à Cessenon

Publié le 25/08/2008 à 12:00 par cessenon
Dégradations à Cessenon

Le premier jour de la fête locale du village des jeunes ont massacré la croix qui se trouve devant la porte de l’église.
Sur le socle de cette croix, qui n’a pas toujours été à cet endroit, figure l’inscription 1813 (ou 1815 ?), date probable de son érection. La colonne qui supportait la croix proprement dite a été brisée, la partie métallique morcelée.
Acte sans signification idéologique bien sûr qui endommage un patrimoine qui appartient à tous, croyants et non croyants.
Le même jour deux urinoirs des WC publics qui sont sous le plan de la mairie ont été cassés ainsi que des carreaux chez le docteur Soyer.
Quelque temps plus tôt, et sans doute que les faits n’ont pas de lien entre eux bien qu’ils participent du même phénomène de violence gratuite, c’est une classe du collège qui a été saccagée avec des inscriptions injurieuses à l’encontre d’une partie du personnel enseignant.
Ras-le-bol de tels comportements ! Il y a un certain respect des biens et des personnes avec lequel on ne saurait transiger. Ces actes délictueux ne sont pas supportables et il est souhaitable que les coupables soient trouvés et sévèrement sanctionnés.
Qu’il y ait des problèmes dans notre société nous en convenons mais de tels agissements n’aideront pas à les résoudre, bien au contraire. Ils s’inscrivent dans un nihilisme dont nous n’avons que faire !

La Feria 2008 et moi !

Publié le 19/08/2008 à 12:00 par cessenon
La Feria 2008 et moi !
A la bodega du Cercle Populaire mercredi soir

Je suis sorti deux fois pour l’édition 2008 de la Feria de Béziers, le premier jour et le dernier.
Le mercredi j’avais rendez-vous à 20 h 30 à la bodega du cercle populaire à des amis ainsi qu’à mes filles et au copain de la plus jeune. Nous serons une tablée de quinze, autant dire que nous ne pourrons parler qu’à celui d’en face ou d’à côté ! Il a d’ailleurs fallu mettre deux tables supplémentaires pour caser tout le groupe.
Tiens mais c’est Marie-Hélène, professeur d’histoire géographie à La Trinité, qui m’avait demandé de conduire sa classe de terminale sur le chemin de la mémoire en 2005 qui est là avec toute une équipe !
La paella, concoctée par Raoul, est parfaite, la sangria excellente est le rosé aussi Ah certains ont choisi la crêpe à la Chantilly en lieu et place de la glace traditionnelle !
Ce soir là la bodega du Cercle Populaire distillait de la musique espagnole. Pour être franc nous étions comme soulagés quand elle s’arrêtait un peu ! C’est que nous étions placés sous les haut-parleurs.
Les serveurs, des serveuses plutôt, avaient un uniforme : un tee-shirt blanc avec un numéro et un prénom dans le dos, un short rouge.
J’avais rejoint le 2 de la rue Voltaire à pied. Ben oui, essayez donc de circuler en voiture dans la ville un jour de Feria ! A l’heure où j’ai descendu l’avenue Saint-Saëns il n’y avait pas grand monde. Au retour quand je l’ai remontée c’était tout autre chose.
Rentré chez moi, la fenêtre de ma chambre laissée ouverte en raison de la température, j’ai droit aux « zim boum boum » qui arrivent jusque vers l’Iranget. Mais quand j’ai sommeil je suis capable de m’endormir à côté d’une fanfare. Ce sera le seul soir où je les entendrai.
Les 15 et les 16 août j’avais été fortement impressionné en revenant de Cessenon par le nombre de voitures, parquées à la diable au rond-point Henri Noguères.
Le dimanche j’ai une invitée. Nous rallions la bodega à une heure où l’avenue Saint-Saëns est noire de monde. Elle n’a jamais vu la Feria. Evidemment ça mérite d’être vécu, ne serait-ce qu’une fois. Les bodegas, les casetas, les marchands de couillandres qui clignotent ne manquent pas, les décibels et la foule non plus !
Comme mon invitée est plutôt jolie je suis assez flatté d’arriver en sa compagnie à la bodega. Je suis interpellé par mon prénom cessenonais. Oui chez moi on m’appelle « Jacqui » au lieu de Jacques. A Béziers personne ne me désigne ainsi. Il s’agit de gens de mon village !
Nous ne sommes pas en avance ! Il n’y aura bientôt plus de paella m’informe Odéna qui délivre les tickets à la caisse. Chantal nous demande d’attendre un peu que des places se libèrent pour que nous puissions nous installer.
Ma collègue Anna, m’invite à rejoindre la table où elle se trouve avec des amis, Claude va chercher des chaises. Ça y est nous sommes opérationnels. Je sers du rosé à Kate qui un peu plus tard me glissera à l’oreille que si je pouvais encore en verser dans son verre…
Ce soir c’est à nouveau la paella qui est au menu. Toujours aussi bonne, je félicite le cuisinier, toujours le même, qui me demande si j’ai mangé. Ben oui, sinon comment aurais-je pu donner mon avis ?
Nous nous dirigeons vers les Allées avec arrêt devant une estrade où un groupe de musique (L’Art à Tatouille ?) chante des airs occitans.
Nous déambulons sur la place Jean Jaurès, passons devant lo vilatge occitan où je n’ai pas l’occasion de saluer de connaissance.
Nous continuons via la rue de la citadelle. Station à la colonie espagnole où se produisent des danseurs de sévillanes.
Au-delà il n’y a plus grand monde. Retour vers notre port d’attache. Ce n’est plus la foule sur les Allées. Nous avions rencontré la peña de Dax qui embarquait dans son bus, là nous croisons trois Ecossais en kilt, l’un d’eux tenant une cornemuse au bout de son bras.
Il y a encore de la distance à parcourir avant d’être rentré. Tiens il n’y a rien Place David d’Angers cette année ?
Oui c’est encore loin et je choisis non pas peut-être le plus court mais le plus rapide : les avenues Enseigne puis Auguste Albertini. A cette heure beaucoup de gens regagnent leurs voitures.
Ouf, ça y est, mission accomplie : je suis tranquille pour au moins un an !

Exposition Kisling

Publié le 15/08/2008 à 12:00 par cessenon
Exposition Kisling

Comme chaque année en cette saison, les panneaux publicitaires de notre ville se couvrent des affiches de l’exposition du musée Fleury de Lodève. C’est Moïse Kisling qui est au programme de 2008.
Moïse Kisling ? Il est né en 1891 à Cracovie. Il vient à Paris en 1910 et s’installe à Montmartre d’abord, à Montparnasse ensuite.
Il s’engage dans la Légion Etrangère et est blessé dans la Somme en 1915 ce qui lui vaudra la nationalité française.
A Montparnasse il côtoie la riche communauté artistique. Il rencontre notamment Modigliani qui en 1916 fait son portrait.
Moïse Kisling est d’origine juive. Antifasciste il se réfugie aux USA pendant la seconde guerre mondiale, revient en France où il décède à Sanary s/ Mer en 1953.
Comme toujours un montage audiovisuel présente le peintre et son œuvre. Le plus rationnel semble-t-il est de visionner le film avant de voir les tableaux, au nombre de soixante avons-nous lu, présents dans les salles. Beaucoup ont été prêtés pour l’exposition par le musée du Petit Palais de Genève.
Portraits, paysages, natures mortes, nus… Kisling est très éclectique dans les sujets qu’il traite. Les yeux de ses personnages semblent souvent vides, un peu à la manière dont peignait Modigliani. Les nus sont superbes. Arletty est très belle allongée sur son divan !
Nous avons aimé l’autoportrait du peintre, réalisé en 1944 à la fin de son exil à New York. Celui de Jean Cocteau est surprenant par la rigueur de la perspective, insolite aussi par le double éclairage dont il bénéficie.
En fait de portraits il y a celui de l’actrice Madeleine Sologne, de Kiki de Montparnasse, modèle assez universel pour les peintres de son temps. Difficile dans ces conditions de dire qui de Modigliani ou de Kisling a influencé l’autre !
Celui d’une jeune Polonaise, intitulé « Femme au châle » nous a particulièrement séduit, de même que celui d’une Provençale moins jeune, la belle-mère de l’auteur avons-nous compris.
Nous avons aussi apprécié les tableaux champêtres dont certains nous ont fait penser au Douanier Rousseau. Ceux représentant des paysages du Roussillon sont marqués du sceau des amis cubistes de Kisling qu’il a fréquentés à Céret.
Ceux des ports, de Marseille notamment, ont la précision d’une photo.
Un mot sur la toile qui a été choisie pour l’affiche de l’exposition. Elle représente la femme du peintre endormie, la tête sur un guéridon. Seule la partie gauche du tableau a été retenue, on ne voit du peintre lui-même, assis à côté de son épouse, qu’une jambe de son pantalon bleu.
Ainsi une nouvelle fois le musée de Lodève permet aux Héraultais, sans avoir à effectuer de pénibles et coûteux déplacements, de se familiariser avec un peintre et son œuvre. Initiative d’autant plus heureuse que Moïse Kisling était un peu tombé et fort injustement dans l’oubli.

Jusqu’au 2 novembre, ouvert tous les jours sauf le lundi, de 9 h 30 à 18 h, entrée 7 euros.