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Nom du blog :
cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
24.11.2009

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Curiosités

Une œuvre d’art dans ma cuisine

Publié le 16/10/2009 à 12:33 par cessenon
Une œuvre d’art dans ma cuisine

 

 

Ingrédients :

Une fenêtre, un rideau, le soleil (qui sert de projecteur), une cloison (qui joue le rôle d’écran de réception).

Matériel :

Un appareil photographique, numérique de préférence, mais à présent ils le sont pratiquement tous !

Mode d’emploi :

Ne pas se lever trop tard, avant 8 h 30 et même ce serait encore mieux demi-heure plus tôt… vous auriez alors une seconde image, plus grande. Opérer.

Une fois la photographie prise, la trafiquer si nécessaire avec un logiciel ad hoc.

Mettre en ligne, c’est tout !

 



Sculptures à Cambis

Publié le 16/08/2009 à 12:00 par cessenon
Sculptures à Cambis


Jocelyne, notre photographe occasionnelle, a pris en photo ces deux sculptures. Elles sont l’œuvre de Ernst-Gotthard Vogel, un sculpteur allemand qui habite avec sa compagne et leurs trois enfants à Cambis sur la commune de Prades s/ Vernazobre.
Cambis ? C’est le nom d’une ancienne « campagne » près de laquelle naît un ruisseau, le Récambis, qui passe à La Maurerie puis pas très loin de La Moline et se jette enfin dans le Vernazobre quelques centaines de mètres en amont de son confluent avec l’Orb et pour être plus précis quelques dizaines de mètres en amont du pont sur la route de Lugné.
Au milieu du 19ème siècle s’étaient tenues à Cambis des réunions clandestines d’une société républicaine secrète chez un certain Paul Domergue, artisan maçon de son état et ancêtre probable de René Domergue que nous avons connu comme militant de la cause algérienne (il avait d’ailleurs été inquiété pour son engagement).
Gotti Vogel a là son atelier de sculpteur et les œuvres ici présentées ont été réalisées dans une pierre de couleur claire, peut-être de la pierre du Gard. Nous avions eu l’occasion de voir, lors de l’inauguration de la réserve volontaire de Coumiac une autre réalisation de Vogel sculptée dans le marbre qu’on extrayait dans la carrière. Un marbre qualifié de « rouge antique » qu’il avait soigneusement poli pour donner une finition parfaite à la petite statue que lui avait commandée la commune de Cessenon.

Dans le caveau de la cave coopérative de Berlou

Publié le 12/08/2009 à 14:25 par cessenon
Dans le caveau de la cave coopérative de Berlou


Photo Kate Buller

Nous ne savons pas comment il a atterri en ce lieu mais voici un triporteur, sans doute le Peugeot P 55 TN, probablement construit à partir de 1950, qui est exposé dans le caveau de vente des vins de Berlou.
Il était équipé d’un moteur deux temps de 125 cm3 et était l’aboutissement de modèles plus anciens au rang desquels on compte l’ancêtre de la série, le P 53 TM, conçu en 1939 et dont la cylindrée n’était que de 100 cm3. La guerre n’avait pas permis sa commercialisation.
Pouvant transporter une charge de 150 kg, le P 55 TN est pourvu de pneus plus résistants et le P 57 TN qui lui succède peut être livré avec un toit amovible pour la mauvaise saison.
Pour l’heure le P 55 TN ne sert qu’à la présentation de promotions sur des cartons ou des coffrets de bouteilles.

L'étang du Roujas

Publié le 13/07/2009 à 11:07 par cessenon
L'étang du Roujas



Il s’est formé sur l’ancienne mine de bauxite du Roujas, sur la commune de Cazouls les Béziers. Une carrière d’ailleurs, plus qu’une mine, puisque l’exploitation se faisait à ciel ouvert.
Celle-ci s’est terminée à la fin des années 60 je crois. La bauxite extraite était transportée par camion jusqu’à la gare de Cazouls d’où elle partait par wagons pour être traitée et transformée en aluminium dans des usines spécialisées.
Tout l’environnement est rouge, à cause de l’oxyde de fer que contient la bauxite dont le nom vient des Baux en Provence où fut découvert un gisement. Les mineurs de bauxite étaient d’ailleurs appelés « Les gueules rouges ». Travailler là par forte chaleur c’était l’enfer !
Selon les informations que nous avions pu recueillir au moment de la fermeture de la carrière il y avait là une boule de bauxite qui arrivait à épuisement. Les mineurs durent aller à Villeveyrac où l’exploitation du minerai n’était plus en surface mais dans des galeries.
Jusqu’à ce que le site du Roujas soit abandonné il fallait pomper l’eau qu’amenaient diverses sources afin qu’elle ne submerge pas le chantier. Naturellement avec la fermeture on a arrêté de pomper ! L’eau a fini par remplir le cratère formé et aujourd’hui il y a un étang presque circulaire, d’une centaine de mètres de diamètre sans doute, et d’une quarantaine de mètres de profondeur par endroits peut-être.
Un exutoire alimente le ruisseau de Roucans qui se jette dans l’Orb après être passé près de Thézanel et de Savignac (le Haut et le Bas).
En été c’est une piscine naturelle chaude mais je ne sais pas pourquoi on ne voit guère de gens s’y baigner. Il est vrai que l’abandon de voitures dans l’étang, précipitées depuis le versant ouest, très abrupt, du cratère, a provoqué ça et là des nappes d’huile qui ne sont pas engageantes. C’est dommage !
Il y a aussi du poisson introduit volontairement dans l’étang et il faut, ici comme ailleurs, un permis pour pêcher.

Font Gaillarde

Publié le 19/06/2009 à 10:49 par cessenon
Font Gaillarde

C’est une source qui se trouve sur le territoire de Cazedarnes. On la découvre vers le fond d’une vallée, laquelle débouche sur la petite route qui relie Fontcaude au chef lieu de la commune. Un noyer permet de la repérer.
L’eau sort de sous un rocher et à travers un béal va traverser la barre rocheuse qui domine le Rhonnel en un point qui constitue une rupture dans le relief de côte. L’endroit s’appelle le Saut du Chien et en période de pluie il s’y forme une cascade. Plus bas le ruisseau se jette dans le Rhonnel, en amont de la Moulinette.
Cette source de Font Gaillarde se nourrit de la même nappe phréatique qui alimente Fontcaude. Autrefois elle arrosait des jardins situés là et on a trace d’un conflit entre leurs propriétaires et l’abbaye. Au terme du jugement rendu il avait été supprimé deux godets de la noria qui, à Fontcaude, permettait de puiser de l’eau.
Cette année elle coulait d’abondance quand nous y sommes passés le 6 juin dernier. Nous avons été surpris par la hauteur des phragmites qui se sont développés un peu avant que l’eau ne s’échappe par la trouée du Saut du Chien.
Ah, selon les spécialistes il y avait là une bretelle d’un des chemins de Compostelle. Elle permettait d’atteindre Fontcaude qui avait vocation à accueillir les pèlerins pour une étape. Récemment le moulage en plâtre d’une coquille Saint Jacques avait été apposé sur un rocher au niveau du passage mais il a disparu.
Les photos montrent : 1- la source ; 2- le béal ; 3- les phragmites. Celle concernant le Saut du Chien n’a rien donné.

Curiosité souterraine

Publié le 16/06/2009 à 11:07 par cessenon
Curiosité souterraine


Oui nous avions déjà parlé de cette curiosité souterraine. En voici donc une photo .
Elle est facile à trouver. Un circuit pédestre assez court, 3 ou 4 km, qui part de l’ancienne gare de Bize Minervois, permet de l’atteindre. Un balisage jaune et des panneaux signalant la curiosité font que celle-ci est immanquable.
Personnellement je n’ai jamais rencontré une telle construction. Elle ressemble tout à fait à une capitelle sauf que l’accès à l’intérieur de celle-ci se fait par un escalier, formé de quelques marches, qui descend sous terre.
L’intérieur, parfaitement voûté, n’est pas spacieux. Une couche de terre recouvre la voûte et à l’extérieur le sol est plat, la capitelle n’est pas visible sinon par son entrée. D’ailleurs elle n’a été découverte que récemment, sans doute parce que cette entrée était obstruée.
Il fait assez frais là dessous et on pense à une glacière mais que pouvait-on entreposer là dedans ? Et pourquoi ou comment ce qui y était mis n’était pas dérobé ?

Le Trou des Corbeaux

Publié le 14/05/2009 à 12:00 par cessenon
Le Trou des Corbeaux
Photo Jean Ginot

Y a-t-il jamais eu des corbeaux ici ? Rien n’est moins sûr, ceci étant c’est bien par ce vocable qu’on désigne cet auvent formé par le dièdre de deux rochers appuyés l’un contre l’autre. En occitan c’est « Lo Trauc dels Còrbs ».
Cet abri a-t-il été occupé par les hommes de la préhistoire ? C’est possible mais nous ne le savons pas.
On peut accéder à l’intérieur du Trou des Corbeaux par un sentier balisé qui part de la rue de Caville et grimpe à travers un bois de pins d’Alep : 1.5 km aller retour et une demi heure de marche.
On peut aussi effectuer un circuit, également balisé, au départ du Roc d’Aiga Ca. On se retrouve alors au-dessus du Trou des Corbeaux où la vue sur Cessenon est intéressante. Ce circuit ? 3 ou 4 km, soit une heure de marche.
Le bâtiment dont on peut voir le toit ici au premier plan faisait partie semble-t-il de l'ancienne tuilerie qui a fermé ses portes au début des années 80.
Il existe dans le hall de la mairie de Cessenon une vue du Trou des Corbeaux prise de l’intérieur de la cavité. On la doit à Gaston Riche, menuisier de son état et photographe à ses heures. Il a été aussi un temps correspondant local du journal Midi Libre. Certains Cessenonais appelaient ces articles, en général bien écrits, des « Richounades ». J’ai le souvenir d’avoir entendu Gaston Riche chanter « Minuit Chrétien » lors de la messe de minuit. Je n’ai pas toujours été le mécréant que je suis devenu par la suite !
Mais je vois que je m’égare.

Une stèle qui évoque un drame

Publié le 11/05/2009 à 12:00 par cessenon
Une stèle qui évoque un drame


Nous devons sa découverte à Jean-Jacques Barthélémy, un Luxembourgeois qui réside à la cité du parc.
Il l’a trouvée nous a-t-il dit à côté de Boujan s/ Libron au cours d’une de ses promenades quasi quotidiennes dans le secteur.
Nous nous sommes efforcés de déchiffrer l’inscription qu’elle porte. Cela donne :


JACQUES PONTNAU
GARDE A RIBAUTE
ASSASSINE LE 10 JUIN
1877
PRIEZ POUR LUI


Nous ne sommes pas sûrs de l’orthographe du patronyme ni du quantième du mois.
Nous ne savons évidemment rien de cette affaire. Un garde ? Un garde communal ? Le garde d’un domaine ? Pourquoi a-t-il été assassiné ? Une histoire de braconnage qui a valu des représailles au représentant de l’autorité qui verbalisait ?
Nous n’avons aucune information sur le ou les assassins, ni s’ils ont été arrêtés, jugés, condamnés.
Si nous en apprenons plus nous ne manquerons pas de vous en faire part.

Curieux certificat médical !

Publié le 24/06/2008 à 12:00 par cessenon
Curieux certificat médical !


Il a été trouvé dans les archives familiales de Louis Brès, un vieux garçon décédé à Grizac, un hameau de la commune de Pont-de-Montvert, où il a fini sa vie d’exploitant agricole, il y a quelques années.
Nous sommes ici en milieu huguenot et les papiers se conservaient de génération en génération, on pourrait dire qu’on avait presque de la vénération pour eux.
Le document date du 2 février 1735. Il est en deux parties, la première est un certificat de maladie délivré par un instituteur de Grizac qui dit :
« Nous Pierre Courtès, régent d’école de la paroisse de Grizac certifions à qui de droit que Pierre Rampon a une si grande difficulté à parler qu’il faut attendre longtemps avant qu’il puisse dire une parole.
Courtès, régent. »
Le certificat est validé par le curé prieur du lieu qui déclare :
« Nous Pierre Daré, curé prieur de la paroisse de Grizac, attestons que ledit certificat est fait par ledit Courtès, régent et que foi doit y être ajoutée, de plus certifions que ledit Pierre Rampon n’a pas pu répondre au catéchisme que nous faisons en qualité de curé à cause de la difficulté de parler qui est si grande qu’il faut attendre des fois qu’il y a l’espace de deux miserere avant qu’il puisse dire une parole. A Grizac le susdit jour et an, Panefieu, prieur de Grizac »
La validation du curé prieur de Grizac est-elle supervisée par son supérieur hiérarchique, ce qui expliquerait la deuxième signature ?
Pourquoi ce certificat ?
A coup sûr pas pour la sécurité sociale qui, temps béni dirait le MEDEF, n’existait pas en 1735 !
S’agissait-il d’excuser le silence de Pierre Rampon lors des offices religieux catholiques auxquels les protestants étaient tenus d’assister ?

Un linteau de porte original

Publié le 19/06/2008 à 12:00 par cessenon
Un linteau de porte original

Photo Jocelyne Espinasse

La photo a été prise à Cazedarnes et elle montre un linteau de porte fait d’une vis de pressoir en bois. Celle-ci a été sciée de façon a présenter une surface plane au regard.
Nous avions déjà vu une telle réutilisation, précisément à Cazedarnes où la vis était plus longue et surmontait un portail. Toutefois on a démoli la bâtisse.
A Cessenon aussi, dans la rue de l’Orb une vis de pressoir en bois supportait un auvent au fond de l’impasse qui est perpendiculaire à la rue de l’Orb. Un antiquaire avait même proposé à Mme Goutines, la propriétaire de la maison, de lui acheter cette vis, ce qu’elle n’a pas voulu faire. Depuis…
A Prades s/ Vernazobre une autre vis de pressoir en bois est encastrée dans une façade et elle apparaît sous le crépi.
Evidemment il y a très longtemps que les vis de pressoir ne sont plus en bois ! Il semble qu’elles étaient encore utilisées à la fin du XIX° siècle. Elles ont été remplacées par des vis en acier.
Aujourd’hui on rencontre ici et là à l’entrée des villages, des pressoirs avec ces vis métalliques érigés en guise de monument.
Les pressoirs n’ont pas toujours pressé le raisin. Ici ils ont pu presser les olives, ailleurs les pommes…