Curiosites
Posté le 12.11.2007 par cessenon

Une amie de Sauvian, originaire des Charente, nous a transmis la photocopie d’un extrait de naissance demandé le 28 juillet 1847 par ses ascendants. Il concerne un ancêtre de sa mère. L’expression « extrait de naissance » n’est sans doute pas tout à fait adaptée à la situation car il s’agit d’un enfant trouvé et trouvé plus précisément dans « la boîte » de l’hôpital de La Rochelle le 16 mars 1826. Mais lisez plutôt « la traduction », en écriture actuelle, du document en question.
« Extrait du registre des actes de naissance de la commune de La Rochelle de l’année 1826, déposé au greffe du tribunal civil de la ville.
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Naissance de Hilaire Patrice Arcadias
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L’an mille huit cent vingt six, le seize du mois de mars, sur les onze heures du matin, par devant nous, Michel Augustin Garos, second adjoint au maire de la Rochelle et par lui délégué, par arrêté du vingt cinq avril mille huit cent vingt deux, pour remplir les fonctions d’officier de l’état civil de la commune de La Rochelle, canton d’idem, département de la Charente Inférieure, est comparu Silvain Bonard, journalier de soixante quatre ans demeurant à La Rochelle, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, trouvé exposé aujourd’hui à quatre heures et demie du matin dans la boîte de l’hospice général, lequel était enveloppé d’un drapeau de boulangère, d’une brassière de laine et un béguin uni ; nous avons donné audit enfant les prénoms de Hilaire Patrice et pour nom de famille Arcadias et l’avons remis au sieur Bonard pour porté audit hospice et y demeurer jusqu'à ce qu’on ait pu parvenir à découvrir ses père et mère. E tout quoi nous avons dressé le procès verbal, en présence de François Burillat, âgé de trente quatre ans et de Adrien Viguié âgé de trente quatre ans, tous deux journaliers demeurant à La Rochelle.
Etant, les déclarants et témoins, déclarent nous avoir signé le présent procès-verbal après qu’il leur en a été fait lecture.
Signé Michel Garos, adjoint.
Certifié conforme par nous, Greffier du tribunal civil de La Rochelle, le 28 juillet 1847.
A. Martin
Vu »
L’intéressant dans l’affaire est surtout le nom donné à l’enfant trouvé, nom rare encore aujourd’hui, le minitel nous apprend que les seuls Arcadias existant sont des descendants de Hilaire Patrice.
Posté le 14.04.2007 par cessenon

Photo Yves Wesoluch
Il se trouve à La Manière, un hameau de la commune de Puisserguier. Joël Roure, son propriétaire, est un passionné de la chose. Il nous a accueillis vendredi 6 avril dans sa caverne d’Ali Baba.
Joël ? Il était professeur de dessin industriel et a fini sa carrière au lycée professionnel Jean Moulin à Béziers. A vrai dire à ce moment là il avait déjà une autre fonction que celle de prof. de dessin indus. on lui avait confié, dans le cadre de la MAFPEN, une mission de formation des enseignants en audio-visuel.
En guise d’introduction nous avons eu droit à l’examen d’une Citroën 5 CV, datant de 1923 et d’une Ford livrée en 1914. La première avait appartenu à un médecin, la seconde avait eu un statut d’ambulance pendant la guerre de 14-18. Ah, Ford joue dans le registre de la continuité, on peut en effet se procurer les pièces manquantes ou défectueuses pour tout modèle créé par la firme. Un catalogue est édité, il suffit de commander.
La Ford que nous avons pu voir avait un éclairage à acétylène produit en faisant goutter de l’eau sur du carbure de calcium. Elle n’est pas facile à conduire, les vitesses se changent avec des pédales et l’embrayage est à main. Quant au système de freinage il est recommandé de passer la marche arrière quand il y a urgence !
L’arrière-grand-père de notre guide était forgeron mais il s’était mis à réparer les cycles. La forge et ses outils de base sont exposés à l’extérieur du musée de la moto proprement dit. Est également présente à l’entrée une pompe à essence comme on en faisait dans les années qui ont précédé ou suivi la dernière guerre mondiale.
La caverne d’Ali Baba est équipée d’une devanture récupérée chez un marchand de cycles biterrois. A vrai dire ce n’est ouvert qu’en dehors des heures de sieste, c’est du moins ce que déclare un écriteau placé sur la vitre.
Passée la porte d’entrée c’est tout de suite l’inflation au niveau de ce qui est présenté à l’œil du visiteur. Des bicyclettes d’abord avec un dispositif, le discret, permettant à la dame qui enfourche le vélocipède de ne pas laisser voir ses froufroutants dessous ! Eh, c’est que le vélo a des conséquences curieuses pour les personnes du sexe faible affirme un document. Ben oui, surtout sur les chaussées pavées. La décence ne nous permet pas d’en dire plus ici !
Des motos ? Ah, tant que vous voulez ! Avec un faible, assez fort au demeurant, pour les Terrot. Mais dans le bric-à-brac il y a des tas de trésors qu’il serait vain d’essayer d’énumérer. Ben oui, notre guide a récupéré tout ce que contenaient les magasins de divers ateliers de réparation et de vente de cycles et motocycles.
A propos de motocycle on a droit à une manière de vélomoteur, au sens premier du terme, une bicyclette équipée d’un moteur qui se plaçait dans le cadre. La courroie d’entraînement ? Ah, si vous aviez de l’argent autant employer du boyau de chat, c’était ce qu’il y avait de mieux ! C’était le plus cher aussi bien sûr !
Vous avez droit également à des side-cars, l’un est en osier mais il y en de plus classiques. A ce propos voilà la photo d’une personne qui n’avait peut-être pas les moyens de s’offrir une voiture mais par contre celui de se payer les services d’un chauffeur de moto pour la transporter dans le side-car qui l’accompagne.
C’est difficile de vous dire tout ce que contient la caverne ! D’autant qu’il n’y a pas que des cycles et motocycles exposés ! Oui, outre l’histoire de la rivalité Terrot / Peugeot notre guide nous raconte, éléments de démonstration à l’appui, les début du cinéma.
C’est qu’il a reconstitué, modèle réduit, un cinéma ambulant tel que les présentaient ce qu’il faut peut-être appeler des cirques. Une locomobile (à vapeur bien sûr !) permettait, outre de faire se déplacer le convoi, d’actionner une turbine qui produisait un courant, lequel chargeait des batteries permettant la projection de films de courte durée…
Tiens on peut aussi regarder dans un kinescope, un dispositif qui permettait, moyennant quelques pièces de monnaie, de regarder dans des lunettes un petit film à caractère résolument grivois : tiens « Les amours d’une blanchisseuse » par exemple. Naturellement c’était interdit aux enfants et aux femmes !
On vous l’a dit, notre prof. de dessin indus. est compétent en matière d’images. De son aussi, il a retrouvé un phonographe d’origine américaine acheté aux puces par sa grand-mère en 1920. Mais c’est qu’il marche !
Il y aussi un orgue de barbarie en état de fonctionnement. La grand-mère de Joël devait être une personne d’avant-garde !
Pour finir, eh bien vous êtes engagés à mettre un mot sur le livre d’or, avec un porte-plume équipé d’une plume sergent-major ou Velleda trempée dans de la vraie encre qui va vous laisser des traces sur vos doigts quand vous aurez fini d’écrire votre commentaire enthousiaste !
Posté le 05.04.2007 par cessenon

Photo Marianne Perrot
Vue de l’extérieur l’église de Cazedarnes n’a pas de cachet particulier, bien au contraire. C’est une construction relativement récente, avec beaucoup de béton, sans guère de style.
Il n’en est pas de même à l’intérieur. Celui-ci, qu’il s’agisse du chœur, des quatre chapelles latérales, de l’arrière du tambour, est en effet richement décoré de peintures dues à Nicolas Greschny.
Qui est Nicolas Greschny ? C’est sans doute un des plus grands fresquistes du XXème siècle. Né en Russie (aujourd’hui Estonie) en 1912 il est mort en 1985. C’est d’abord, tradition familiale oblige, un peintre d’icônes. Avec la Révolution d’Octobre il quitte la Russie pour la Silésie puis, avec la montée du Nazisme, il fuit l’Allemagne et, après plusieurs séjours dans divers pays européens, notamment la Belgique, il vient en France où il s’installe à Toulouse d’abord, à Albi ensuite.
Il décorera de ses fresques, à connotation byzantine, entre 80 et 90 églises du Sud-Ouest, dont celle de Saint-Roch à Cazedarnes. Il semble que le célèbre peintre a séjourné trois fois dans ce village, entre 1950 et 1960. Comment se fait-il que l’église d’une paroisse de moins de 400 habitants possède des fresques de Greschny ? Sans doute parce qu’il avait des attaches familiales dans la région, son épouse était en effet de Corneilhan.
La fresque de l’une des chapelles de l’église de Cazedarnes est consacrée à la vie de Saint-Roch, saint protecteur des pestiférés qui vécut au XIVème siècle. Cette vie, Nicolas Greschny la raconte en images et avec des textes écrits en Occitan.
On trouve en l’église de Cazedarnes d’autres tableaux, dont la facture rappelle ceux des églises orthodoxes : Christ de l’Apocalypse, Destruction de Babylone, Mort de Joseph, Couronnement de la Vierge, Descente aux enfers…
L’église de Cazedarnes est en général fermée. Et de plus depuis qu’elle présente un danger pour les visiteurs, Mme Pistre, qui habite la maison située derrière la fontaine qui se trouve en contrebas, n’a plus l’autorisation de prêter la clé.
A signaler que la petite église de Pailhès, près de Thézan les Béziers, possède également une peinture de Nicolas Greschny. Là il s’agit de l’Apocalypse de Saint-Jean. De même celle de Corneilhan ainsi que la chapelle Notre-Dame de la Consolation à Sauvian ont été décorées par le maître.
Posté le 02.04.2007 par cessenon

Photo Jacques Durantou
L’éolienne de Bollée se trouve sur la commune de Quarante au Domaine de Roueïre.
Pourquoi Bollée ? C’est le nom de l’ingénieur, Amédée de son prénom, originaire du Mans, spécialiste de béliers hydrauliques, qui l’a construite en 1898. Elle a fonctionné jusqu’en 1972 et elle alimentait en eau le domaine.
Elle a une hauteur de 23 m et les roues coaxiales qui la coiffent ont 5 m de diamètre. L’une de ces roues, le stator, est fixe et sert à canaliser l’air sur la roue mobile, le rotor. Par ailleurs le stator oriente le rotor dans la direction du vent sans qu’il soit nécessaire d’utiliser un gouvernail. Les pales de ces roues ont une largeur de 36 cm.
L’escalier en colimaçon qui permet d’atteindre la plate-forme donne à la silhouette générale de la construction un aspect élégant.
Fixées à la plate-forme, quatre lettres en fer forgé, N, S, E, O, indiquent les quatre points cardinaux. Une girouette surmonte l’ensemble.
Le modèle a été présenté lors de l’exposition universelle de 1900. L’éolienne de Bollée du domaine de Roueïre est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques français depuis 1987.
Si vous passez par là, arrêtez-vous un moment, même si, comme la plupart de ses semblables, elle n’est plus en service, elle mérite un regard et vaut même le détour !
Posté le 10.02.2007 par cessenon

Photo Françoise Deixonne
Oui, c’est un chose banale et celui qui est photographié ici n’a rien de particulièrement original, si ce n’est peut-être sa taille. Avantage quand même, il est presque accessible en voiture !
Où le trouver ? Au carrefour de la D 36 E1, laquelle va de CEBAZAN à VILLESPASSANS, et de la D 20 qui permet de rejoindre SAINT-CHINIAN. Le petit panneau vieillot qui signalait sa présence a hélas disparu. Il indiquait le chemin qu’il faut prendre pour l’atteindre. Il s’agit d’un chemin carrossable, perpendiculaire à la D 36 E1, qui monte vers le Pech de Montmajou. On le suit pendant quelques centaines de mètres en laissant celui qui, plus haut, part vers la gauche. On arrive ainsi à une vigne désuète où abondent las somesas. Le dolmen est à quelques mètres sur la droite.
Un dolmen c’est quoi ? Il semble que dans tous les cas il s’agisse d’une sépulture. Une sépulture sans doute destinée à un chef. Selon les spécialistes les premiers dolmens sont apparus vers 3500 av. JC, les derniers ont été érigés vers 1800 / 1700 av. JC.
Quoique moins riche en mégalithes que la BRETAGNE, notre région n’est quand même pas sans vestiges dans ce domaine. On peut citer l’importante allée couverte du Mourel de las FADAS près de SIRAN ainsi que le Site préhistorique de TOUCOU, près d’OCTON où trois dolmens émergent de leurs tumulus de cailloutis volcaniques. A CESSENON, derrière le Pech de LUGNE, on peut voir, à l’est du Col de Castel Pourtié, dans un pierrier fait de schistes gréseux, un dolmen tout à fait modeste (il n’est pas facile à trouver !) mais représentatif des Garrigues Languedociennes. Deux petits murs de pierres sèches prolongent l’entrée de la chambre que couvre une dalle assez plate. Du côté de FRAISSE S/ AGOUT des statues menhirs, c’est à dire des menhirs sculptés, souvent anthropomorphes, ont été érigés par la Civilisation de chasseurs pasteurs des Saintponiens. Celui de Picarel est tout à fait remarquable. Nous en reparlerons.
Posté le 16.01.2007 par cessenon

Moska, le ferraillo-sculpteur, entre deux de ses œuvres
Deux circuits de randonnée sont sur la commune de Cébazan. Les deux ne manquent pas d’intérêt. L’un passe par Saint Bauléry, l’autre sur le Montmajou qui signifie « Mont Majeur ». Nous allons nous attarder sur ce dernier. Il fait 7.5 km et ne comporte guère de dénivelé, une centaine de mètres. Le temps prévu pour le parcourir est de 2 h 30. Il est balisé en vert. Le panneau de départ se trouve dans le hameau de Fraïsse situé au nord du village, à l’ouest de la N 112.
Le serre de Montmajou est dolomitique. Il a été le lieu de rassemblement des républicains de Cébazan qui avaient pris les armes pour s’opposer au Coup d’Etat de Napoléon III en 1851.
On accède rapidement à la crête. Le point de vue y est panoramique. Capitelles, murets et clapas abondent. A son extrémité on rencontre un dolmen de dimension assez importante.
Après lui on redescend vers la D 36 E1 que rejoint la D 20. On passe pas très loin de la ferme fortifiée, en ruines, de Camp Redon dont subsiste le pigeonnier. La porte d’entrée était surmontée d’un mâchicoulis aujourd’hui effondré.
L’itinéraire emprunte ensuite des tronçons balisés en rose puis en bleu qui correspondent à deux circuits dont le départ est à Saint-Chinian.
On abandonne le balisage bleu au niveau d’une construction récemment restaurée qui pouvait être un four à gypse.
Ne reste plus qu’à entrer dans Cébazan par la rue impériale, une rue qui doit son nom au fait que Napoléon 1er l’aurait suivie, c’était alors la route qui reliait la commune à Saint-Chinian, en revenant d’Espagne où il était allé guerroyer.
Dernier arrêt au Musée des Arts Simples (MAS) installé dans l’ancienne « campagne » de Sicard. Moska, un « ferraillo-sculpteur », c’est ainsi qu’il se définit lui-même, y a son atelier. L’artiste fait preuve de créativité dans l’utilisation de matériaux récupérés sur des carcasses de tout ce qui est métallique. Ici c’est une araignée sur sa toile, là un mille-pattes, à côté quelque chose qui ressemble à la fois à une girafe et à un échassier, plus loin un animal qui tient du satyre si on en juge par la poignée de porte qui lui sert de sexe, ailleurs une libellule ou une fourmi ailée… Les ½uvres de Moska occupent l’espace devant la maison d’habitation qui comprend une petite salle d’exposition ouverte à des peintres, des céramistes… Des initiatives diverses telles qu’un concert peuvent être prises au MAS.
Bien sûr l’activité artistique de Moska ne doit pas lui permettre un niveau de vie très élevé, il reste que ses sculptures sont pour le moins originales même si on se voit mal avec une de ses créations dans sa propre salle de séjour !
Posté le 30.12.2006 par cessenon

Huguette, une des personnes qui faisaient partie du groupe lors de la visite des jardins de Saint Adrien effectuée en mai 2005 venant de décéder, je mets en ligne l'article rédigé après ladite visite.
Et à vrai dire son propriétaire ne l'est pas moins. Mais situons tout de suite "le" - plus exactement "les" - jardins de Saint Adrien. Ils sont sur la commune de Servian. Pour vous y rendre le mieux c'est de prendre, sur la gauche de la RN 9 en venant de Béziers et à quelque cinq ou six cents mètres du carrefour de La Bégude qui permet d'aller sur Montblanc, Servian ou Valros, une petite route qui conduit également à Emmaüs.
Plutôt que de jardin il faut parler de parc paysager. Il a été aménagé dans les anciennes carrières de Saint Adrien. Des carrières où depuis le Moyen Age on extrayait une pierre basaltique de qualité médiocre car friable. Les maisons de Servian comme celles de plusieurs villages voisins ont toutefois été construites avec ce matériau. Il a également servi à réaliser des berceaux de foudres.
L'exploitation a définitivement cessé après la guerre de 14-18 mais déjà avec celle de 1870 elle avait connu une réduction sensible de son activité, les carriers étant Autrichiens.
Elle a été depuis utilisée comme dépotoir par les artisans maçons qui y ont déversé leurs gravats.
Eh voilà qu'il y a de cela une bonne quinzaine d'années, Daniel Malgouyres, natif de Servian et son épouse Françoise, qui est Belge, entreprennent... les douze travaux d'Hercule !
Dans un lieu insolite où apparaissent les traces de siècles de taille de blocs de pierre ils créent un espace verdoyant de quatre hectares avec quatre plans d'eau. Le gazon est magnifique, les perspectives superbes. Une arche, une digue, une passerelle, un pigeonnier, une tête sculptée dans la roche, une croix occitane qui ajoure un mur ruiniforme, l'emploi de fer forgé de récupération... voilà quelques-uns des éléments qui complètent le décor.
L'ensemble est entouré d'une haie de bambous dont il faut limiter l'extension. Les pins se sont bien développés cependant que des figuiers ont réussi à s'incruster dans une faille. Le saule pleureur paraît plus que ses dix ans d'âge tant il est grand. Il y a encore des agaves, des amandiers autochtones, des peupliers aussi, des pyracanthas curieusement taillés, des yuccas... tandis que dans le carré des plantes de la garrigue l'hélichrysum se fait remarquer par son odeur caractéristique de curry.
Des nénuphars, parmi eux des nymphéas, mais pas encore des lotus, couvrent une partie de l'eau où des black-bass ont été introduits pour lutter contre la prolifération des alevins de carpes. Il y a aussi des amours blancs, un poisson originaire du fleuve Amour qui se nourrit d'algues et de plancton et qui à ce titre participe à la régulation de la flore des pièces d'eau. Deux d'entre eux, de service lors de la visite effectuée le mercredi 18 mai, on a pu les voir se déplacer lentement, ont plus d'un mètre de long et doivent peser une quinzaine de kg.
Dans un environnement méditerranéen plutôt sec l'eau est omniprésente, qu'elle jaillisse en jet ou qu'elle coule en cascade. Elle contribue au sentiment de bien être que l'on éprouve en circulant sur un gazon moelleux tout en écoutant les explications de Daniel Malgouyres, un passionné passionnant, qui nous raconte l'histoire du jardin, la sienne aussi !
Oui, il a été restaurateur puis ébéniste avant de se reconvertir dans l'agriculture ce qui lui a permis de construire sur le site la très belle maison qu'il occupe. Il est d'une gentillesse extrême et on ne sait lequel, du jardin ou du propriétaire, mérite le plus de louanges !
On va attribuer le premier prix au vin blanc de la cave coopérative de Servian, du chardonay auquel on pouvait adjoindre de la mûre, qui nous est offert en fin de visite, devant une vidéo qui présente les spectacles qui se déroulent l'été dans le parc. Spectacles médiévaux, équestres, concerts... Evidemment il faut que les voix couvrent le coassement des grenouilles !
Ah, en matière de prix, ajoutons que les jardins de Saint Adrien ont été primés deux fois, en 2000 notamment, et qu'ils sont classés par le Ministère de la Culture comme "Jardin Remarquable".
Alors si vous ne connaissez pas, faites le déplacement, les jardins de Saint Adrien valent le détour et il ne vous en coûtera que cinq euros pour une visite guidée qui, de mai à septembre, débute à 17 h chaque mercredi et chaque vendredi et dure 1 h 30. Le dimanche le jardin est ouvert de 14 à 19 h.
Il convient de signaler aussi que le week-end du 4 et 5 juin de nombreux peintres exposeront leurs oeuvres, mariant leur art coloré à la floraison du jardin. Par ailleurs le 5 juin à 17 h, le conteur A. Robert évoquera la vie intime de Van Gogh, durant son séjour à Auvers s/ Oise.
Posté le 28.12.2006 par cessenon

Photo Colette Dumas
Nous l'avons découverte à SAINT CHINIAN cette fois-ci, toujours à l'occasion de l’une de nos randonnées.
De quoi s'agit-il cette fois ? D'une Croix Basque dessinée, par un empierrement, sur un trottoir. Pourquoi une Croix Basque à cet endroit ? Nous n'en avons aucune idée. C'est à la fois insolite et mystérieux.
Où est-elle exactement ? Devant la porte de la maison de M. Claude PINEL, Rue Saint LAURENT, c'est à dire à la sortie de SAINT CHINIAN, à droite sur la route qui conduit à ASSIGNAN presque en face du panneau qui indique le point de départ d'un circuit qui passe par FONTJUN.
M. PINEL est géologue à la retraite et s'il est très soucieux de la sauvegarde de la Croix Basque qui décore le parvis de la porte d’entrée de la maison de maître qu'il habite après l'avoir achetée, il ignore la signification de ce logo en ce lieu.
A la manière des Croix Celtes, la Croix Basque s'inscrit dans un cercle. Les branches en sont des espèces de volutes. Si un lecteur a d'autres renseignements... sur les Croix Basques en général ou sur la Croix Basque de SAINT CHINIAN en particulier... c'est avec plaisir que nous les recevrons.
Posté le 14.12.2006 par cessenon

Photos Guy Bousquet
Les statues ci-dessus se trouvent sur la commune de Cazouls les Béziers, à Savignac le Haut plus précisément.
Savignac le Haut ? C'est un ancien château, c’est ainsi qu’apparaît une bâtisse comportant une tour et un mur, à l’origine crénelés. Quelques maisons occupent un espace voisin.
Naturellement qui dit Savignac le Haut dit aussi Savignac le Bas. Cette dernière « campagne » est à quelques centaines de mètres, en contrebas, dans la plaine de l'Orb aujourd'hui criblée des étangs formés par l'exploitation des gravières.
Un circuit de randonnée, balisé en bleu, qui part de Cazouls, passe par Savignac le Haut et juste au-dessus de Savignac le Bas.
Preuve qu'il devait être important, la carte de Cassini de 1770 mentionne le jardin de Savignac le Bas.
Mansum de Savignaco est cité dans un document daté de 972 environ nous dit Frank R. Hamlin dans son dictionnaire des noms de lieux du département de l'Hérault. Savignac signifierait « Domaine (gallo-romain) de Sabinius », Sabinius étant le nom d'une gentilice romaine.
Mais revenons à nos statues. Elles sont en bois, probablement d'olivier. Elles étaient dispersées dans un bout de vigne quasiment à l'abandon mais deux d'entre elles ont été déplacées à l'entrée du chemin qui conduit à une manière de caravane installée à quelques dizaines de mètres. On imagine que le sculpteur s'est inspiré de la forme du tronc pour créer chacune de ses oeuvres.
Qui est le sculpteur ? Nous l'ignorons mais nous sommes preneur de toute information à son sujet. Sans doute est-ce l'habitant de la caravane ? Si c'est le cas sa notoriété n'est pas encore pleinement établie !
Posté le 08.11.2006 par cessenon

Photo Colette Dumas
Evidement la photo ne rend pas compte de gigantisme de ce platane. Il est immense, à cause sans doute du terrain, humide, dans lequel il a été planté, à cause aussi de son âge.
Où est-il ? Sur la commune de Roujan, à Saint-Majan plus précisément où existe une source d’eau ferrugineuse qui était connue des Romains. Le terrain lui est apparemment favorable.
Il a été planté pour célébrer la victoire de Marengo laquelle a eu lieu le 14 juin 1800. C’est donc qu’il a quelque 200 ans !
La bataille de Marengo ? Elle se situe pendant la deuxième campagne d’Italie. Napoléon n’est encore que Premier Consul. Le 9 juin un engagement à Montebello a vu la victoire des Français. A Marengo le sort de la bataille est indécis et Napoléon, ayant trop dispersé ses forces, va se préparer à la retraite devant le général autrichien Mélas quand surgit Desaix. Quoique tué d’une balle en plein c½ur dès le début, son intervention va permettre à Napoléon d’emporter la décision.
Un soldat originaire de Roujan a-t-il participé à la bataille de Marengo ? C’est possible, mais nous n’avons pas de renseignement à ce sujet.
A Cessenon un café a un curieux nom qui intrigue les étrangers. Il s’appelle « Le Helder ». Deux batailles ont eu ce port de Hollande pour théâtre. Au large de celui-ci s’est en effet déroulé, en 1673, un combat naval, à l’issue incertaine, entre les escadres Anglo-Françaises d’une part et Hollandaises de l’autre. En 1799 le Général Brune, commandant l’armée de Batavie, reprend Le Helder aux troupes Anglo-Russes qui y avaient débarqué.
Un conscrit de Cessenon a-t-il été acteur de cette victoire et en a-t-il rapporté le désir de commémorer l’événement ? Nous n’avons pas davantage de réponse à cette question.
A signaler, tout à côté du platane bicentenaire de Saint-Majan, une stèle en hommage à Jules Roucayrol, un républicain de Roujan, érigée à l’endroit où il a été mortellement blessé par la troupe pour s’être opposé au Coup d’Etat de 1851 de Napoléon III.
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