Faune
Posté le 05.07.2006 par cessenon
L’autre soir vers 22 h, en rentrant chez moi au bâtiment 7 de la cité du parc, j’ai vu une espèce de boule devant le mur, près de la porte d’entrée. J’ai tout de suite pensé à un hérisson. C’était bien cela.
Pas sauvage du tout l’animal, très urbanisé même ! D’où venait-il ? Du terrain vague qui sépare la cité du boulevard périphérique ? Du parc autour duquel sont disposés les immeubles ?
Je n’en sais rien, il n’a bien sûr rien dit et n’avait pas non plus de papier sur lui. S’appelait-il Toutankhamon ou tout simplement Tout-en-Piquants ? Non, son nom scientifique est Erinaceus europaeus plus communément désigné sous le vocable de hérisson d'Europe. Pas vraiment un émigré donc, un citoyen Européen plutôt ! Ah, en Occitan c’est un eriç.
Que faire de « mon » hérisson ? Je l’ai provisoirement entreposé dans le coffre de ma voiture. Le lendemain je l’ai retrouvé caché sous un siège. J’avais le projet de le faire transhumer jusqu’à mon jardin de Cessenon. Ah, si je fais venir de la main d’œuvre étrangère c’est que j’y trouve mon compte ! Le hérisson est paraît-il l’ami des jardins.
J’ai pris des renseignements à ce sujet. Ce que j’ai pu trouver sur la Toile confirme ce que je supposais. Je cite : « L'essentiel de ses menus se compose de divers invertébrés vivant à la surface ou dans la couche supérieure du sol : arthropodes en tous genres (coléoptères, perce-oreilles, mille-pattes, chenilles...), mollusques (limaces et escargots), vers de terre. Il ne dédaigne pas, à l'occasion, un repas composé de grenouilles, de souris, d'oisillons et d'œufs d'oiseaux nichant au sol (faisans et perdrix), de charognes. La consommation de reptiles doit être rare en raison des périodes d'activités différentes. Le hérisson contribue à éliminer bon nombre d'animaux déprédateurs, ce qui en fait l'auxiliaire des jardiniers et des cultivateurs. »
Il appartient à l’ordre des insectivores. Toutefois il est considéré comme omnivore et… opportuniste (ne me demandez pas s’il est encarté à tel ou tel parti politique !)
Je continue mes citations : « Le hérisson est un animal solitaire aux mœurs crépusculaires et nocturnes. La journée, il se repose caché au milieu d'un tas de feuilles mortes, à l'abri d'un buisson ou dans le creux d'un vieux mur. »
Bon, voyons la suite : « Il passe l'hiver en brûlant les réserves de graisses qu'il a emmagasinées dès la fin du printemps. Il ne "dort" pas de façon continue mais sort de sa torpeur régulièrement pour se nourrir et s'agiter un peu avant de sombrer à nouveau [Tiens, on dirait Raymond Barre à l’Assemblée Nationale !] Il se réveille au printemps, lorsque la température extérieure a suffisamment remonté, et se met à parcourir des kilomètres à la recherche d'une zone d'estivage. Débute alors la saison des amours. Les femelles paraissent davantage cantonnées que les mâles, plus mobiles [En d’autres termes les mâles sont des cavaleurs !] »
Poursuivons encore « Des "lieux de rencontre", sorte d'arènes de parade, ont également été décrits [des lieux de drague oui !] L'odorat joue un rôle capital dans les relations sociales [Chéri je te sens !] et la recherche de la nourriture. [Allons par là, il y a des effluves de bonne cuisine !] »
Le hérisson a bonne réputation auprès de l’opinion publique pourtant « Il peut être le vecteur de la fièvre aphteuse. Il transporte, en outre, une grande quantité d'ectoparasites, notamment une puce, Archaeopsylla erinacei, qui lui est inféodée, des tiques et des acariens (dermatoses). Heureusement, ces parasites se transmettent difficilement à l'homme et aux autres animaux. »
Il a toutefois quelques prédateurs : sangliers, putois, renards… qui ont quand même des problèmes quand il se met en boule.
Vous avez eu à coup sûr l’occasion de voir sur la chaussée des cadavres de hérisson : c’est qu’« ils périssent par centaines sur les routes, surtout au printemps [Mais non, les peaux ne sont pas récupérées pour fabriquer des préservatifs destinés aux fakirs, c’est un canular !] Parfois les hérissons s'aventurent sur les routes pour y manger les cadavres d'animaux écrasés, ou en été, pour y chercher les insectes et les vers de terre attirés par l'asphalte chaud et humide. » Il y aurait toute une campagne de prévention routière à réaliser auprès de nos piquants amis.
Aujourd’hui ils ne doivent plus guère être chassés pour être mangés comme le faisaient autrefois les gitans. Moi qui ai goûté du hérisson, je peux témoigner que c’est plutôt bon. Il y a une couenne qui rappelle celle du cochon.
Au fait vous saviez que le hérisson est l’animal totémique de Roujan ?
Mon hérisson n’est pas arrivé jusqu’à mon jardin. M’arrêtant chez des amis qui ont tout à la fois des petits-enfants et un terrain autour de leur villa, je leur ai abandonné la bête.
On a imaginé que ce pouvait être une femelle et qu’elle était en gestation. Si c’est le cas et si nous enregistrons des naissances, nous vous en ferons part. Eventuellement donc « @ + » comme l’écriraient les Internautes ! Kyrie eleison dirons-nous alors.
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Posté le 05.07.2006 par cessenon

Il faut bien sûr vous traduire le mot coaroja (prononcer cougorouch). Il s’agit du rouge-queue et il en est un, très familier, qui, depuis le mois de décembre se passionne pour mes travaux de jardinage.
Dire qu’il s’intéresse à ce que je sème, plante ou récolte, non ! Mais il est très attentif à ce qui apparaît, chenilles et vers, quand je remue la terre. Dès que j’arrive à mon jardin il ne tarde pas à me rendre visite.
Il se perche sur les mancherons de ma brouette, sur le manche de ma fourche, de ma houe… sur un piquet ou un arbre et surveille mon chantier. Il est hardi, presque effronté, se postant à 2 ou 3 m de l’endroit où je travaille. Je suis de bonne composition avec lui : quand je trouve une chenille et qu’il est là je la lui jette. Il s’en empare aussitôt, partant la déguster à quelques mètres.
Il se goberge et l’autre jour j’ai cru un moment qu’il avait attrapé une gastro-entérite. Il n’arrêtait pas de faire ses besoins sur mes outils !
Parfois il s’absente. Peut-être va-t-il digérer plus loin quand il est rassasié. A moins qu’il ne soit en quête d’une copine. Il faut vous dire qu’avec son poitrail d’un noir éclatant je l’ai identifié à un mâle. Et comme c’est bientôt la saison des amours, j’imagine des choses. D’autant que, comme l’indique son nom, un rouge-queue… quoique sa queue soit plutôt orange. Sans compter, je l’ai appris dans l’encyclopédie Encarta, que les deux espèces qui vivent en France (le rouge-queue noir et le rouge-queue à front blanc) s’y reproduisent. Il est également écrit dans cette encyclopédie que les rouges-queues migrent en Afrique pour y passer l’hiver. Le mien ne doit pas avoir le CD ROM d’Encarta, peut-être même n’a-t-il pas d’ordinateur. On peut aller jusqu’à imaginer qu’il ne sait pas lire ! A moins qu’il ne connaisse la situation difficile qui sévit sur le continent africain ? Je le soupçonne en fait d’être un sans-papier mais de préférer malgré tout vivre en Europe, y compris pendant la mauvaise saison.
Il paraît que son nom scientifique est Phoenicurus ochuros. Il est donc du genre Phoenicurus, placé dans la famille des Turdidés, de l’ordre des Passériformes. Si j’ajoute, qu’« il se nourrit de chenilles et d'insectes mais aussi d'araignées, de vers et de baies et qu’entre avril et juillet, il dépose, au cours de 2 ou 3 pontes annuelles, de 4 à 6 œufs blancs dans un nid relativement volumineux fait d'herbes desséchées et de mousse, placé dans une cavité », information recueillie dans le CD ROM d’Hachette Multimédia, vous en saurez autant que moi.
Si par impossible il me présente sa compagne, voire sa descendance, je ne manquerai pas de vous en faire part. Mais c’est peu probable, je présume en effet qu’il fuit les mondanités.
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