Flore
Posté le 29.03.2008 par cessenon
Cette photo a été prise dans le camping de Murviel les Béziers et il s’agit d’un forthycia.
Le forthycia ? C’est un arbuste nudiflorum, c'est-à-dire que, à l’instar de l’arbre de Judée, du buisson ardent, du jasmin d’hiver… ses fleurs viennent avant les feuilles !
Il est assez fréquent dans les jardins d’agrément et au printemps il éclaire l’environnement de son jaune lumineux.
Il faut dire que la nature semble avoir une manière de prédilection pour le jaune : jaune de la coronille, des genêts, des jonquilles, du jasmin d’hiver… sans doute à cause de la xanthophylle, un pigment assez répandu voisin du carotène, les deux formant le caroténoïde.
Il peut atteindre 1 m 50 de hauteur, peut-être 2 m. Il semble facile à bouturer.
Qu’en dire de plus ? Eh bien pas davantage, nous n’avons rien trouvé d’original à ajouter !
--
Posté le 03.04.2008 par cessenon

Oui vous l’avez reconnue, il s’agit d’une glycine. La photo a été prise le 3/04/08 à Béziers par Françoise Cros, à l’extrémité est de l’avenue Auguste Albertini.
Avril, c’est la saison où cette plante commence à fleurir. La floraison durera jusqu’en juin et les sujets âgés pourront encore redonner des fleurs à l’automne.
Quelle espèce avons-nous ici ? Sans doute Wisteria sinensis, la glycérine de Chine, à moins qu’il ne s’agisse de Wisteria floribunda, la glycérine du Japon, allez savoir ! Les grappes pendantes, longues, une vingtaine de centimètres, sont d’un mauve clair et les lianes partent à l’assaut du pin voisin.
La glycine appartient à la famille de Fabacées. La nôtre est décorative mais un des membres de la famille n’est autre que le soja, si controversé !
Plante grimpante par excellence, la glycine se marcotte, se bouture aussi, plus difficilement toutefois, et peut également se reproduire par semis. Elle aime les sols plutôt acides, bien drainés et prospère la tête au soleil, les pieds dans l’ombre.
Que dire de plus ? Pas davantage sinon qu’il ne faut pas confondre « glisser dans la piscine et… » mais vous n’avez pas de problème de prostate vous ?
Posté le 12.04.2008 par cessenon

La photo a été prise le dimanche 6 avril vers le Siala. Le Siala ? Un tènement situé au nord de Cessenon. Selon le dictionnaire étymologique des noms des lieux Frank R. Hamlin, le mot Siala viendrait de seigle mais une autre version donne comme origine silex.
La vigne qui se trouve sur la gauche du chemin faisait partie de la « Campagne » de Mourgue. Veille de vendanges on voyait depuis La Pairòla (Le Chaudron, c’est ainsi qu’est appelée la cascade située au sud du village) les carrairons, les passages dégagés entre deux rangées de ceps pour permettre l’enlèvement des comportes pleines.
La vigne appartient aujourd’hui au domaine de Canet Valette dont le propriétaire a construit tout à côté une cave de vinification et deux maisons d’habitation. Un vin haut de gamme y est produit.
Revenons à notre arbre. Selon toute vraisemblance il s’agit d’un cerisier de Sainte-Lucie. L’appellation serait due au fait qu’il en existe dans les Vosges, près du monastère franciscain de Sainte-Lucie. On le désigne aussi sous le vocable de Bois de Sainte-Lucie et son nom scientifique c’est Prunus mahaleb. En occitan c’est un puditz, le terme ayant une valeur générique.
Prunus mahaleb appartient à la famille des Rosacées.
On fait des pipes avec son bois, de la liqueur avec ses fruits, une épice, le mahaleb, avec l’amande contenue dans le noyau, mais il est surtout utilisé comme porte-greffe, pour les cerisiers notamment.
A la base des limbes des glandes sécrètent un liquide sucré qui attire les fourmis, lesquelles protègent l’arbuste des insectes susceptibles de manger ses feuilles..
Posté le 16.04.2008 par cessenon

Oui, oui, il s’agit bien d’un tamaris et la photo a été prise le 15 avril dans le parc de la cité où j’habite. A vrai dire je l’ai un peu trafiquée pour exagérer le rose de la floraison (les fleurs sont des chatons.) Ce faisant j’ai même coloré le sol dans cette teinte !
De quelle espèce de tamaris s’agit-il ? Peut-être de Tamarix gallica (Tamaris de France) mais je ne jure de rien, il a un proche parent, Tamarix africana (Tamaris d’Afrique) qui lui ressemble, sinon comme un frère, du moins comme un cousin ! En fait il est possible que ce soit une autre variété, telle qu’en produisent et en vendent les pépiniéristes.
Dans tous les cas il appartient à la famille des Tamaricacées.
Que dire d’autre ? Le tamaris résiste à la sécheresse et aux embruns porteurs de sel. Aussi on le trouve en bord de mer. Il a même donné son nom à La Tamarissière, un quartier d’Agde où on a planté des tamaris pour fixer le sable des berges de l’Hérault.
Et encore : que la manne céleste, qui aurait permis aux Hébreux de ne pas mourir de faim en traversant le Sinaï, serait, selon le botaniste Ehrenbach, la résine de Tamarix mannifera, un tamaris local, qu’il sécrète lorsqu’il est piqué par des cochenilles.
Tiens, une recette pour lutter contre la faim dans le monde qui s’étend aujourd’hui dans de nombreux pays !
Posté le 19.04.2008 par cessenon

Oui, c’est assez curieux ! La photo a été prise le 19 avril dans le petit parc qui précède l’entrée du cabinet médical Albertini lequel, comme son nom le suggère, se trouve en bordure de l’avenue Auguste Albertini. Elle montre des fleurs de palmier mais nous n’avons guère de renseignement à leur sujet.
Sont-ce des fleurs mâles ? Femelles ? En tout cas l’année précédente elles n’ont pas donné de fruits m’a appris mon dentiste. Peut-être est-ce à cause du climat qui n’est pas suffisamment chaud ? Ou de la fécondation qui n’a pas pu se faire ? C’est qu’il existe des espèces de palmier dioïques, c'est-à-dire que certains plants portent les fleurs mâles, d’autres les fleurs femelles. Aussi comme dans le secteur le palmier est seul…
Quoi qu’il en soit les inflorescences se nomment spadices. Inflorescence sur un axe unique (en épi, en panicule), enveloppée par une bractée protectrice dit Le Robert !
Ah, une bractée ? C’est une pièce florale en forme de feuille. Sur la photo on peut voir à droite les bractées qui protègent l’inflorescence. Le mot « bractée » signifie « feuille de métal » et même « feuille d’or. » Dans le cas du palmier on les appelle spathes.
Les palmiers ne sont pas véritablement des arbres mais des « herbes géantes. » Oui certains, c’est le cas du Ceroxylon des Andres, atteignent la taille respectable de 60 m de haut ! Le cocotier du Chili lui peut avoir un diamètre de 1 m.
Les botanistes classent les palmiers parmi les monocotylédones dans la famille des Palmae encore appelée Arecaceae. C’est qu’ils sont d’un compliqué les botanistes !
Le tronc, qui n’en est pas un, est désigné par le nom de stipe. Il a la particularité de ne pas s’épaissir avec le temps. Tiens ce n’est pas comme moi ! Par contre dans l’autre sens, ça va, il grandit bien, même si certaines espèces comme le faux doum, restent naines !
Ah la substance ligneuse qui forme le stipe est un très bon combustible. Nous en brûlions clandestinement pour nous chauffer pendant l’hiver 61 – 62 dans l’oasis des Arbaouat, au sud de Géryville, où mon unité a été un moment cantonnée. Cela n’a toutefois pas suffi à nous faire gagner la guerre ! Peut-être même que cela a contribué à nous la faire perdre.
Posté le 27.04.2008 par cessenon

Photo Paul Barbazange
Voilà une plante qui n’a rien de rare. Elle est en ce moment très présente en bord de route. C’est une euphorbe et plus précisément l’euphorbe réveil matin. Son nom scientifique est Euphorbia helioscopia (helioscopia signifiant « qui regarde le soleil. ») On l’appelle aussi petite éclaire et encore herbe aux verrues, ce dernier vocable pouvant désigner également la chélidoine.
Oui le latex qui coule de la tige quand on la casse aurait cette propriété de faire disparaître verrues et cors au pied. C’est d’ailleurs considéré comme efficace pour l’ensemble des euphorbes.
Le mot « euphorbe » serait dû à un certain Euphorbus, médecin de Juba II, roi de Maurétanie.
Citons ici un membre important de la famille des euphorbiacées : l’Euphorbe characias, très commune dans notre région.
Mentionnons également l’Euphorbe petit cyprès, habitat de prédilection de la chenille du Sphinx de l’euphorbe (Hyles euphorbiae), une dame à la robe chamarrée mêlant le vert au jaune et au rouge encore. De quoi se camoufler parmi les feuilles et les fleurs d’Euphorbia cyparissias. Elle peut impressionner les éventuels prédateurs. Et de plus, la chenille, ayant consommé la plante et son suc, se trouve gavée d’euphorbone, substance toxique et donc dangereuse pour ceux qui se risqueraient à la gober.
L’inflorescence, en forme d’ombelle, est appelée cyathe. Fleurs et feuilles sont difficiles à distinguer au premier regard tant les couleurs sont voisines. Les plantes sont monoïques, sur un même pied on trouve des fleurs mâles et des fleurs femelles. La pollinisation est entogame c'est-à-dire que le pollen est véhiculé par les insectes. La dissémination des graines est myrmécochore, elle est le fruit du dur labeur des fourmis, vaillantes petites bêtes qui appliquent scrupuleusement les consignes du chef de l’Etat : « Travailler plus pour gagner plus ! » Elles ne refusent pas de travailler le dimanche et les jours fériés !
Des animaux quasiment parfaits les fourmis : elles ne sont pas syndiquées, ne font jamais grève, n’ont pas de sécurité sociale, ni congés payés, ni retraite, ni remboursement des soins de santé…
Posté le 08.05.2008 par cessenon

Oui, la photo ci-dessus a été prise à Murviel devant la Maison de Retraite. Bien sûr il s’agit d’un palmier mais est-ce la même espèce que celui dont nous avons déjà parlé ?
Si c’est le cas il semblerait que ce soir un sujet portant des fleurs mâles, celui dont nous avons parlé précédemment portant lui des fleurs femelles.
Nous serions alors dans la situation de plantes dioïques, la pollinisation ne pouvant se faire que si des sujets portant des fleurs de sexes différents sont voisins.
En fait c’est peut-être de la même espèce qu’il s’agit mais pas de la même variété.
Ici contrairement, au palmier précédent, les fleurs sont dressées vers le haut (il est tentant d’imaginer que ce sont des fleurs mâles !) Par ailleurs elles sont de couleur blanche alors que les autres étaient jaunes.
Des investigations que nous avons menées nous pensons qu’il peut s’agir de Chamaerops humilis un palmier nain originaire d’Europe. Chamaerops vient du grec khamairôps, qui signifie «buisson à terre», humilis ayant pour racine humble et rendant compte de la petite taille de notre palmier.
Avouons-le : nous ne sommes sûr de rien !
Posté le 13.05.2008 par cessenon
Ah, nous en savons un peu plus sur cette plante à allure de palmier que nous avons photographiée devant la maison de retraite de Murviel.
Selon toute vraisemblance il s’agirait d’une cordyline et elle appartient à la famille des Agavacées. Ce n’est donc pas exactement un palmier malgré son port.
Par contre nous avons pu voir un énorme Phoenix canariensis ou Palmier des Canaries à Béziers, dans la rue du Béarn, au numéro 19.
Selon sa propriétaire il a été acheté sur les Allées alors qu’il avait environ un mètre de haut et planté devant la maison où il a prospéré il y a 38 ans. Il donne des fruits qui ne mûrissent pas à cause du froid qui suit leur apparition.
Il lui est même arrivé d’avoir été couvert de neige sans toutefois en être affecté. Il doit avoir une dizaine de mètres de haut et le stipe, est très élargi au niveau du bouquet de palmes qui le couronne.
Bon, voilà encore une histoire de palmier, promis, juré, nous n’en parlerons plus !
Posté le 15.05.2008 par cessenon

Il est à Cazouls les Béziers devant l’immeuble qui abrite la Régie municipale d’électricité, une structure originale qui produit et commercialise de l’énergie. Toutefois notre propos n’étant pas de parler de cette structure mais du marronnier en question, nous n’allons pas développer plus ce que sont les tenants et les aboutissants de ladite régie.
Donc voilà un marronnier au port particulièrement beau qui est fleuri en ce moment. Ses fleurs sont d’un rouge assez soutenu et on peut penser qu’il s’agit d’un marronnier rose dont le nom scientifique est : Aesculus carnea, à moins, allez savoir, qu’il ne s’agisse que d’un banal Aesculus hippocastanum.
Quoi qu’il en soit il appartient à la famille des Hippocastanacées en référence au fait que son fruit, qui n’en pas un, c’est une graine, a été utilisé pour l’alimentation des chevaux.
Ah, la fleur, une inflorescence pyramidale en grappe composée, a un drôle de nom, cela s’appelle un thyrse. Les fleurs de la vigne, du lilas… sont également des thyrses.
Aesculus hippocastanum est plus communément désigné par le vocable de « Marronnier d’Inde » bien qu’il soit originaire de la région des Balkans. Il aurait été introduit en France en 1576 dans l’état d’un marron en train de germer par Charles de l’Ecluse, botaniste et par ailleurs ambassadeur à Vienne.
Le mot « marron » ? Il aurait pour étymologie le radical préroman « marr » qui signifie « caillou » et qui serait d’origine lyonnaise. On retrouve la même racine dans « marelle. »
Peut-être avez-vous connu dans votre enfance des personnes qui soignaient leurs crises d’hémorroïdes avec de l’extrait de marron d’Inde ? Dans mon entourage familial c’était un des rares médicaments que j’ai vu utiliser !
Posté le 22.05.2008 par cessenon

Jean-Jacques Barthélémy, notre photographe occasionnel, nous a envoyé les photos de trois ginkgos prises dans le quartier de la cité du parc où il réside. Celle que nous avons choisie pour illustrer le présent billet l’a été dans la rue Laurent Ravanel, juste après le Crédit Agricole.
Les trois sujets dont il est question ici sont évidemment des bébés ginkgos, ces arbres peuvent en effet atteindre la taille respectable de 35 m. Il s’agit de ginkgos biloba, la variété cultivée d’une version sauvage qui a quasiment disparu.
Le ginkgo est l’unique représentant de la famille des Ginkgoaceae qui compte parmi ses membres plusieurs espèces fossiles qui ont vécu il y a 270 millions d’années soit avant l’apparition des dinosaures. Le ginkgo, a survécu à tous les bouleversements climatiques et on le considère comme un « fossile vivant. »
Il est originaire de Chine et on l’appelle « arbre aux quarante écus » ou encore « arbre aux mille écus », en chinois 银杏 ! Il a émigré au Japon (la feuille de ginkgo est l’emblème de Tokyo) et en Corée et est arrivé en Europe, en Hollande plus précisément, vers 1750 (il est l’arbre fétiche de la ville de Weimar en Allemagne.) On le retrouve ensuite au jardin des plantes de Montpellier où une bouture est prise et plantée dans celui de Paris. Ces deux derniers spécimens sont toujours en vie !
Le ginkgo doit servir d’argument de poids à ceux qui préconisent l’augmenter le nombre d’annuités pour bénéficier du taux plein dans le calcul des pensions de retraite. Oui, il peut vivre jusqu’à 2 500 ans ! C’est qu’il vous viderait les caisses le végétal !
Le ginkgo est dioïque, c'est-à-dire que chaque arbre est soit mâle soit femelle. La reproduction est primitive et constitue une étape entre celle des fougères et des conifères et celle des plantes à fleurs. A l’instar d’un œuf de poule, l’ovule du ginkgo peut se développer, sans évidemment pouvoir germer, même s’il n’a pas été fécondé.
Dans les villes on plante, par bouturage, essentiellement des ginkgos mâles car les graines, ou pseudo graines, sont nauséabondes.
Le premier arbre qui a repoussé à Hiroshima, après le bombardement atomique du 6 août 1945 est un ginkgo. Il est devenu le symbole de la radiorésistance. Bien sympathiques les ginkgos mais si nous laissions faire, il n’y aurait bientôt plus qu’eux sur la planète !
Ce
blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus