Flore
Posté le 27.05.2008 par cessenon

La photo a été prise pour Pentecôte à Cessenon, sur la rive gauche de l’Orb en aval de La Prades. Selon toute vraisemblance il s’agit d’un salsifis barbe-de-bouc ou salsifis sauvage.
Les fruits ont passé la promesse des fleurs. Le capitule jaune a donné naissance a cette boule d’akènes qui vont, comme le dit le logo du dictionnaire Larousse, semer à tout vent, les graines descendant au sol à la manière de petits parachutes.
Ce mode de dispersion est appelé anémochorie et les éléments qui équipent les akènes sont désignés par les termes de pappus ou d’aigrettes.
Qu’ajouter à propos de la barbe-de-bouc ? Qu’il est du genre Tragopogon, le mot « tragopogon » signifiant justement barbe de bouc dans la langue grecque, sans doute de l’espèce pratensis c'est-à-dire « des près ». Il appartient à la famille des composées appelée encore astéracées.
On consomme ses feuilles ainsi que ses bourgeons floraux en salade et ses racines, quoique petites, peuvent être cuites à la vapeur. Il existe divers cultivars, notamment le scorsonère, dont les racines noires sont nettement plus développées.
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Posté le 03.06.2008 par cessenon
La photo de gauche est tellement belle que je n’ai pas résisté, je l’ai « co-pillée » ! Il faut dire que la mienne à côté était si peu représentative.
Il s’agit d’une touffe de badasse dont le nom scientifique est Dorycnium pentaphyllu. En occitan c’est lo pè d’aucèl (littéralement le pied d’oiseau, à cause des cinq folioles qui constituent les feuilles.)
Elle appartient à la famille des Fabacées ou plus simplement des légumineuses. C’est un sous-arbrisseau buissonnant aux tiges ligneuses abondant dans la région, sur les friches et les talus.
La badasse fleurit en mai / juin et attire, grâce au nectar qu’elle produit, abeilles et papillons. Parmi ces derniers on compte l’azuré de la badasse un papillon de couleur bleue évidemment qui en est l’hôte privilégié.
Et puis suivant l’adage, « Qui vole un bœuf vole un œuf » j’ai encore fait du « co-pillage » et vous avez droit à une très belle photo d’azuré de la badasse.
Posté le 04.06.2008 par cessenon

Oui bien sûr « Rince-bouteilles » c’est le nom vulgaire, on l’appelle aussi plante goupillon. Le nom scientifique c’est Callistemon et il s’agit probablement de l’espèce citrinus en référence au fait que l’on perçoit une odeur de citron lorsqu’on froisse les feuilles.
C’est un arbrisseau de la famille des Myrtacées qui peut atteindre 4 ou 5 m. Il est originaire d’Australie. La photo a été prise à l’entrée de Murviel mais on peut voir des « Rince-bouteilles » à Béziers, sur le parking d’Auchan.
Le « Rince- bouteille » ressemble tout à fait à un écouvillon, instrument autrefois utilisé par les femmes pour laver les bouteilles afin de recevoir le « tomata », ce coulis de tomate traditionnellement confectionné au mois d’août quand la production de tomates est à son apogée.
Ce sont les étamines de couleur rouge qui forment cette manière de manchon que l’on voit ici.
La plante, quoique rustique, aime le soleil, ce n’est pas elle qui se plaindra du réchauffement de la planète ! C’est une plante vivace au feuillage persistant. Les fruits forment une gaine qui peut rester pendant plusieurs années à l’endroit où elle s’est développée.
Posté le 05.06.2008 par cessenon
Pas davantage, le lecteur pourra toujours se rapporter au billet, déjà mis en ligne sur le blog dans la rubrique Flore, sous le titre « Figues et figuiers de Barbarie. »
Oui il s’agit d’une fleur de figuier de Barbarie et la photo a été prise à l’entrée de Murviel (décidément !), en venant de Béziers, sur un talus à droite, après la gendarmerie.
S’il vous plait, dites-moi qu’elle est belle ma photo, moi je n’en dis pas plus… mais je n’en pense pas moins !
Posté le 06.06.2008 par cessenon

Là je ne fais que déplacer un billet !
Pourquoi ? Pour deux raisons, chacune étant à elle seule suffisante, mais je ne les donnerai pas ! Eh, oh, "je fais ça que je veux !"
J’avais été intrigué par cette plante buissonnante aux fleurs blanches qui occupe une partie du rond-point créé à Thézan les Béziers au niveau du nouveau magasin Super U.
En fait ce rond-point est compartimenté en quatre parties, la plus importante est une vigne mais un espace est planté de trois oliviers. Le sol de cet ensemble a été recouvert de caillasse.
Heureuse initiative car dans quelque temps, avec le plan prévu d’arrachage, ce sera peut-être difficile de trouver une vigne dans le secteur ! Alors c’est bien de prévoir ici une manière de vigne témoin, comme à Alès où il existe une mine témoin et à Labastide Rouairoux où a été aménagé, dans une ancienne usine, un musée du textile !
D’ailleurs la cave coopérative de Thézan est condamnée. Ainsi que l’a dit Georges Frèche, on n’en a besoin que d’une dizaine dans l’Hérault. Ben voyons !
Le reste du rond-point est partagé de manière inégale entre diverses espèces d’herbacées dont du romarin et la plante buissonnante dont j’ignorais jusqu’ici le nom. Mais une collègue professeur de sciences naturelles a su me le donner, il s’agit du gaura.
On en retrouve plus loin à l’entrée de Murviel les Béziers sur le côté droit de la route. Ah tiens là aussi la cave coopérative est en difficulté et par voie de conséquence la distillerie aussi. Toutefois on a fleuri le village. Ah certes ça ne fera pas vivre les habitants mais quand même !
Je me suis naturellement renseigné sur ce gaura. Il appartient à la famille des onagracées et a pour nom scientifique Gaura lindheimeri. Il est originaire d’Amérique. C’est une plante vivace au feuillage caduc qui supporte la sécheresse. Elle fleurit de juin aux gelées et peut se semer, se bouturer, se diviser aussi.
L’avantage du gaura c’est que de nouvelles fleurs apparaissent quand celles qui sont en place ont fané de sorte que le massif qu’il forme reste fleuri en permanence. Il est assez insensible aux maladies et aux prédateurs.
Ce n’est pas comme les communes rurales qui sont la proie des pavillonneurs. Thézan s’étend vers l’ouest et on s’interroge : dans combien de temps y aura-t-il une continuité de constructions le long de la route qui le relie à Murviel ? D’autant que là bas, après avoir investi vers le sud, peut-être que l’attaque va prendre la direction de l’est !
Posté le 11.06.2008 par cessenon
La plante aime-t-elle le gypse ? C’est ce que laisse entendre son nom ! Mais là elle prospère sur un terrain sablonneux.
C’est une plante vivace, ô combien, elle avait été mise en place par mon frère, décédé en 2002 ! Elle était restée quand même longtemps assez discrète mais il faut dire que cette année on s’est occupé de son environnement et comme il a plu beaucoup elle s’est beaucoup plu.
Que dire de plus ? « Gypso, gypso, rend le bouquet plus beau ! » a-t-on envie de plagier. Oui la gypsophile paniculée est utilisée par les fleuristes pour envelopper d’une manière de brouillard blanc (rose parfois) les fleurs de leurs compositions.
Elle est appelée brouillard vivace par les professionnels et elle appartient à la famille des Caryophyllacées.
Ah, j’ai aussi trouvé sur la Toile que Gypsophile est le nom d’un groupe de musique Pop ainsi qu’un modèle de soutien-gorge vendu aux 3 Suisses mais épuisé.
Allez, comment diraient les Shadoks, "C'est tout pour aujourd'hui !"
Posté le 17.06.2008 par cessenon

Photo Jean-Jacques Barthélémy
Notre photographe ignorait le nom de cet arbre qu’il a pris en photo dans le quartier de la Cité Interdite (c’est ainsi que j’ai rebaptisé la cité du parc) où il habite. Il ne savait pas non plus si les fruits sont comestibles. A sa décharge il faut dire qu’il est Luxembourgeois d’origine, un pays qui est quasiment au-delà du cercle polaire ! Encore qu’en Belgique cet arbuste soit assez commun.
Chacun aura reconnu un néflier, il y en a plusieurs dans le quartier et en ce moment ils sont chargés de nèfles.
Bien que son nom scientifique soit Mespilus germanica il est originaire d’Asie Mineure où il était cultivé 1000 ans avant JC. On l’appelle encore mêlier ou mesplier.
La pulpe de la nèfle est sucrée quand elle arrive à maturité, malheureusement l’énorme pépin (oui ce n’est pas un noyau, les botanistes ne nous simplifient pas la vie !) qui est en son centre occupe beaucoup de place, en laissant peu pour la partie comestible.
Un pépin qui, mis en terre, germe facilement et donne évidement naissance à un néflier. J’ai fait l’expérience, c’était en 2000. J’avais obtenu une jeune pousse dans un pot de fleur que j’ai replantée dans mon jardin où il doit avoir aujourd’hui à peu près 1 m 50 de haut. Cette année, pour la première fois, il a produit quelque nèfles.
Le néflier supporte des températures assez basses et peut donc être acclimaté dans les pays froids mais dans ces conditions il ne produit pas de fruit, il est simplement décoratif. J’en avais apporté un en Lozère. On l’avait placé dans un bac, il avait prospéré mais on le rentrait l’hiver et le sortait au printemps.
Le néflier du Japon est appelé bibassier ou bibacier et ses nèfles bibasses.
Quand j’étais adolescent, au mois de juin, après le repas du soir, nous jouions, toute une bande de jeunes sur l’avenue de Saint-Chinian, devenue Avenue Raoul Bayou. Nous allions chiper des nèfles sur un néflier qui était à la sortie du village, à côté de la maison qu’habitait un certain Pascal Blrtran lequel était surnommé Pascalou. On parlait alors de « La nèfle de Pascalou ! »
Posté le 01.07.2008 par cessenon

Photo Jocelyne Espinasse
Pas très « jojo » l’arôme de certains : « La plupart émettent une odeur plus ou moins prononcée de charogne ou de fumier qui attire des mouches et favorise ainsi leur pollinisation. »
Toutefois soyons juste, certaines espèces ont une odeur agréable. C’est le cas d’Arum balansanum dont l’odeur rappellerait le calvados !
Mais parlons plutôt de la plante dont nous avons reçu, depuis les environs de Grenoble, la belle photo qui illustre le présent billet.
L’arum est une plante à rhizomes, vivace, qui peut atteindre 60 cm de hauteur. La feuille est sagittée (traduire elle a la forme d’un fer de lance) et la fleur est un spadice, c'est-à-dire un épi entouré d’une bractée appelée spathe.
Il porte aussi le nom de gouet et le mot arum signifie « Pied-de-veau », terme par lequel on désigne aussi la plante.
Ah, l’arum des fleuristes, n’est pas un arum et sa dénomination scientifique, Zantedeschia aethiopica, pourtant donnée par Linné, n’est pas correcte puisqu’il est originaire d’Afrique du Sud. On vous l’a déjà dit, si vous ne voulez pas avoir des maux de tête restez à l’écart des botanistes de métier !
Evitez aussi de consommer les baies, orangées puis rouges, de l’arum ! Très toxiques ces baies. La liste de tout ce qu’elles contiennent de nocif est impressionnante.
A vrai dire la mastication de feuilles ou de fruits entraîne une sensation immédiate de brûlure bucco-pharyngée qui fait que vous n’’aurez pas envie d’en absorber beaucoup !
Si toutefois cela arrivait, sachez que l’ingestion massive peut se compliquer d’un syndrome hémorragique digestif et de troubles systémiques (paresthésies, somnolence, convulsions, mydriase, troubles du rythme cardiaque). Cet état peut évoluer vers le coma et le décès.
Il est arrivé qu’on fasse venir à Malibert un hélicoptère pour emporter un élève de classe verte qui avait avalé des baies d’arum !
Posté le 16.07.2008 par cessenon

Mais qu’est-ce qu’elle m’a dit Kate que ma photo est un peu floue ! Ah certes je n’ai pas choisi le meilleur sujet, il aurait fallu prendre une fleur plus épanouie que celle qui est là mais si vous croyez que c’est facile !
Oui, le magnolia qui est à Cessenon, de l’autre côté du pont, porte plusieurs fleurs en ce mois de juillet. Mais les unes sont hautes, les autres sont tournées dans le mauvais sens… bref j’ai fait de mon mieux !
Donc il s’agit d’une fleur de magnolia à feuillage persistant, qu’on appelle Magnolia grandiflora. Il est originaire du sud est des Etats-Unis et a été importé en Europe en 1711 par un certain Roland-Michel Barrin de la Galissonnière, amiral de son état.
On l’appelle aussi laurier tulipier et il a de nombreux cousins et notamment le magnolia de Chine, Magnolia soulangeana, qui lui a un feuillage caduc, auquel nous avons déjà consacré un billet.
A cette occasion nous avions signalé que le nom de Magnolia avait été donné (peut-être par Linné lui-même et non par le frère Charles Plumier comme nous l’avions écrit) en hommage à Pierre Magnol directeur du jardin botanique de Montpellier.
Tiens justement la maison devant laquelle se trouve le magnolia dont nous avons pris une fleur en photo appartenait à un certain Magnol, entrepreneur de maçonnerie. Sa fille et son petit-fils y habitent toujours. L’endroit s’appelle toujours le tournant de Magnol !
J’ai un souvenir lié aux magnolias. C’était en 1959, j’avais été nommé à la sortie de l’Ecole Normale à Bédarieux où j’avais pris mon premier poste d’instituteur. Cette année là on innovait, la rentrée des classes n’avait plus lieu le 1er octobre mais le 15 septembre. J’avais remarqué qu’il y avait à l’école de La Plaine des magnolias. Mes collègues plus anciens m’avaient engagé à surveiller leur floraison : elle annonçait les vacances.
Mais en 1960 je n’ai pas vu fleurir les magnolias de Bédarieux à la fin de l’année scolaire, j’étais parti au mois de mars faire flotter le drapeau français quasiment aux confins du Sahara, sans enthousiasme et… sans succès, je le rappelle encore une fois !
Posté le 31.07.2008 par cessenon

Oui en général cette plante qui fleurit de juin à septembre a les pieds dans l’eau ou presque. La photo n’est pas très heureuse, elle a été prise sur le canal du Midi, en amont du port de Capestang.
Oui, oui, sur un canal il y a toujours un amont et un aval, définis par l’écoulement de l’eau lorsque fonctionne une écluse.
Son nom c’est la salicaire et on peut en voir au bord de l’Orb, elle n’a rien de rare. En fait son nom scientifique c’est Lythrum salicaria, le mot lythrum ayant une racine grecque qui désigne des taches de sang. Le mot salicaire lui vient de saule, la plante poussant souvent au milieu des saules explique Le Robert.
La salicaire est une plante médicinale qui a pratiquement toutes les vertus (et pour ainsi dire pas de défaut !) Rien à voir avec notre système économique et social donc ! On l’appelle aussi lysimaque rouge, salicaire officinale.et encore herbe aux coliques. C’est en effet un remède contre la caganha (la diarrhée si vous préférez.) Là par contre on aurait besoin d’en prendre à cause de tous ceux qui nous la donnent, je ne nomme personne mais suivez mon regard !
C’est une plante vivace pouvant atteindre 1,5 m de haut. L’inflorescence est un épi formé d’une succession de glomérules (c'est-à-dire d’amas irréguliers.) Les fleurs comme les feuilles sont sessiles, en d’autres termes elles n’ont pas de pédoncule.
Ah, les graines sont lourdes et dispersées par l’eau. On parle de dissémination hydrochore. Par ailleurs avec l’humidité de l’air, ces graines libèrent un mucilage abondant leur permettant de se coller au plumage des oiseaux. Et vogue la galère !
Ce que vous êtes devenu savant tout de même quand vous avez achevé la lecture de mon billet !
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