Geologie
Posté le 17.03.2008 par cessenon

Photo Paul Barbazange
Notre photographe a dû jouer l’acrobate pour aller prendre en photo cette stalactite qui doit avoir quelque 120 ans d’âge.
Oui, elle se trouve sous un pont de pierre qui permettait à la ligne de chemin de fer d’intérêt local de franchir le ruisseau de Mascarinié. Le ruisseau de Mascarinié ? Un affluent du Vernazobre qui se jette dans celui-ci entre Cessenon et Saint-Chinian. Selon Frank R. Hamlin le mot pourrait signifier Mas Carinhan du nom du très répandu cépage.
Cessenon a été atteint par la ligne de chemin de fer en 1877 et Saint-Chinian dix ans plus tard. Comme notre stalactite doit avoir une longueur de 60 mm on peut estimer sa croissance à 0,5 mm / an.
Ainsi qu’on le constate une goutte est formée à son extrémité. Et d’ailleurs le mot « stalactite » vient du grec stalaktos « qui coule goutte à goutte. »
On sait qu’une stalactite se forme par dépôt du carbonate de calcium, que l’eau chargée de dioxyde de carbone avait dissous en traversant une couche calcaire, et qui se solidifie par évaporation de celle-ci. Le phénomène est connu sous le nom de concrétion.
Le carbonate de calcium qui se cristallise peut être de la calcite, de l’aragonite… variétés allotropiques du même corps chimique. La couleur ocre qui apparaît est due à des impuretés, en l’occurrence de l’oxyde de fer.
Sur le sol l’eau qui tombe d’une stalactite va former une stalagmite, les deux pouvant se rejoindre au bout d’un certain temps. Il arrive aussi que les concrétions suivent des fissures et forment des draperies.
Ah, comment je connaissais l’existence de ces concrétions sous le pont de Mascarinié ? Eh bien mon père vendangeait pour les demoiselles Aïn qui avaient une vigne dans ce tènement. Quand j’étais enfant je le rejoignais l’après-midi et avec Roger Guiral, de trois ans mon aîné, nous avions exploré l’environnement et découvert ces petites stalactites. Il n’est pas sûr que nous n’en avons pas coupé quelques-unes !
Posté le 18.05.2007 par cessenon

Morceau de verre pâteux ramassé dans le lit de l’Hérault
Près de Castelnau de Guers
Nous avons trouvé récemment des morceaux de verre pâteux dans le lit de l’Hérault, près de Castelnau de Guers. Ils étaient de couleur noire, avec une classique cassure, en forme de coquille, que l’on qualifie de conchoïdale. La substance rappelle tout à fait ce que l’on obtient en vitrifiant les déchets radioactifs que l’on conditionne à la sortie des centrales nucléaires.
Ici nous aurions affaire aux scories d'un four de verrier.
Cela évoque l'obsidienne.
Mais qu’est-ce donc que l’obsidienne ? C’est le résultat de la solidification rapide de la lave des volcans qui engendre cette substance vitreuse, c'est-à-dire amorphe ou non cristallisée. Il n’y a donc pas de structure organisée des molécules qui la forment.
Que sont ces molécules ? Elles sont diverses mais pour l’essentiel il s’agit de silice, c'est-à-dire d’oxyde de silicium de formule Si O2.
L’obsidienne est très dure, elle raie le verre. Elle est par ailleurs assez facile à tailler et à polir. Elle a été utilisée dans la préhistoire pour fabriquer des armes, des outils, des bijoux aussi. C’était le cas en particulier en Amérique centrale à l’époque précolombienne.
En Europe et en Asie, à l’époque néolithique, elle était l’objet d’un véritable réseau commercial, à partir notamment des gisements du Caucase.
Sur l’étymologie du mot ? Il viendrait d’un certain Obsius, un personnage de la Rome antique qui le premier signala la présence de ce minéral en Ethiopie.
Les charlatans qui font dans la « lithothérapie » s’en donnent à cœur joie avec l’obsidienne. Voici un extrait : « L'obsidienne est la pierre de l'équilibre. L'obsidienne dissout les blocages émotionnels et renforce, enracine, stabilise dans les convictions morales. Très protectrice, elle agit comme un bouclier contre les énergies négatives et les influences néfastes. Elle crée autour de son porteur un rempart. »
« Pour résister aux effets de la politique de Sarkozy, de la droite et du MEDEF munissez-vous d’obsidienne ! » tel pourrait être le mot d’ordre du moment !
Posté le 13.02.2007 par cessenon

Arrangement des atomes de carbone : à gauche dans le diamant ; à droite dans le graphite
La fille d’une amie ayant été intriguée par l’aspect scintillant de la suie qu’elle a trouvée en ramonant les tuyaux de son poêle à bois, j’ai été chargé de proposer une explication. Voici celle que je peux livrer.
« Entre ici anthracite ! » Euh non, pardon, là c’est le discours d’André Malraux lorsque les cendres de Jean Moulin ont été transférées au Panthéon. Oui, nos cendres à nous n’ont pas droit à une telle gloire. Il ne s’agit en effet que du résultat de la combustion du bois.
Le bois ? Il contient entre autre des celluloses, de formule générique (C6H10O5)n. Et quand le bois brûle (ce n’est pas comme mon coeur) il donne de l’eau (H2O), du dioxyde de carbone (CO2), éventuellement, si la combustion est incomplète, du monoxyde de carbone (CO) – Pourquoi tu tousses ? – voire du carbone (C) qui forme la suie. Il y a aussi dans la cendre des éléments minéraux. Ah, il ne faut d’ailleurs pas confondre la suie et la cendre !
D’une manière générale la combustion complète d’un corps contenant de l’hydrogène et du carbone produit une cendre entièrement minérale. Mais ce qui nous intéresse ici – enfin intéressant, ce n’est pas exactement le mot qui convient puisqu’il va falloir ramoner ! – c’est le carbone qui s’est déposé dans le tuyau.
Le carbone ? Un casse-tête ! Il cristallise sous différentes formes, la plus précieuse étant celle qu’il présente dans la variété allotropique (rien avoir avec une communication téléphonique en direction du Capricorne ou du Cancer !) connue sous le nom de diamant. Eh oui, on pourrait alimenter les poêles à charbon avec des diamants, ce n’est que du carbone, avec un arrangement particulier des atomes toutefois ! Mais nous déconseillons fortement de charger vos poêles avec du diamant. Et de plus pour que ça brûle, il faudrait encore une température assez élevée ! Il vaut mieux se rabattre sous une forme moins onéreuse de carbone, le charbon naturel par exemple.
Ah, le carbone cristallise aussi dans le système hexagonal ce qui donne le graphite dont, dès l’Antiquité, on a fait des mines de crayon, d’où son nom.
Bien qu’étant deux formes du même élément chimique, le carbone, de symbole C, le diamant et le graphite ont des propriétés physiques fort différentes. Le diamant est extrêmement dur, le graphite est friable. Le premier est brillant quand il est taillé, transparent quand il est pur, le second est noir…
Mais revenons à notre suie. Celle dont il est question a un aspect scintillant a-t-il été écrit. On peut donc penser qu’il s’agit d’anthracite, lequel résulterait de la combustion incomplète du bois que l’on a mis dans le poêle. Mais ce n’est qu’une hypothèse. Si elle est exacte notre suie contient une forte proportion de carbone avec toutefois un reliquat de cendres et de matière volatile.
On va passer sur un terrain plus sûr et vous donner l’étymologie du mot « anthracite ». Il vient du grec « anthrax » qui signifie charbon. L’anthracite ? Il s'est formé à la fin de l'ère carbonifère, lorsque des mouvements terrestres ont produit la chaleur et la pression qui ont transformé la matière charbonneuse présente alors dans la terre.
Voilà où nous en sommes de nos investigations. Ah, comme il m’avait été demandé de mettre une pointe d’humour à mon texte je peux ajouter « Quand vous aurez fini de monter des cendres en haut vous descendrez mon thé en bas ». Rien à voir avec le sujet ? Oui, j’en conviens ! Vous préférez un extrait d’une chanson de Gainsbourg ? Le voici :
Je t'aime ô ma belle Aphrodite
A l'âme noir anthracite
Mais plus t'aime t'aimerai
Plus me mine minerai
Posté le 23.01.2007 par cessenon

Il faut d’abord vous dire que « la chose », photographiée par Paul Barbazange, est visible à Cessenon chez Mme et M. Henri Sire (l’ami Cigalon). Elle est déposée derrière le portail qui permet d’accéder à leur maison. Il faut ajouter aussi qu’elle avait été trouvée du côté d’Assignan lors de travaux de charruage destinés à replanter une vigne.
Comment se présente « la chose » ? Il s’agit d’une douzaine de pierres de forme ovoïde, incrustées dans une espèce de berceau creusé à la surface d’un bloc grossièrement cubique.
Que penser de sa signification ? Selon toute vraisemblance il s’agit d’un nid de dinosaures. De tels fossiles sont effet abondants dans le secteur où « la chose » a été récupérée. On peut voir des nids de dinosaures semblables, présentés comme tels, au musée de Cruzy.
Ici les ½ufs sont de la dimension des ½ufs d’une poule. C’est dire qu’il devait s’agir d’un dinosaure de taille modeste. Evidemment nous n’avons aucune idée de l’espèce en question. Nous n’en savons pas davantage sur la datation de la ponte. A coup sûr au moins 65 millions d’années puisque c’est à cette époque qu’on assiste à la disparition massive des dinosaures.
Les causes de cette disparition ne sont pas définitivement élucidées par les spécialistes, même si l’hypothèse de l’impact d’une météorite ayant engendré un changement climatique du même ordre que « l’hiver nucléaire » que provoquerait une guerre thermonucléaire est avancée par certains.
Que s’est-il passé et pourquoi les ½ufs ne sont-ils pas arrivés à l’éclosion ? Nous l’ignorons également. Ce qui est certain c’est que ce n’est pas un prédateur, comme il devait y en avoir beaucoup (l’un d’eux a même été baptisé oviraptor, ce qui signifie « voleur d’½ufs »), qui a interrompu le processus puisque les ½ufs ne sont pas brisés.
A quel stade s’est terminée l’évolution de la nichée ? Nous ne sommes bien sûr pas en mesure de le dire. On a trouvé dans des ½ufs de dinosaures fossilisés des embryons permettant d’identifier les géniteurs mais là… Les parents de ces ½ufs étaient-ils végétariens ? Carnivores ? Vivaient-ils en troupeau ? Etaient-ils bipèdes ? Quadrupèdes ? La mère couvait-elle ? Autant de questions qui restent sans réponse ! Quoi qu’il en soit « la chose » ne manque pas d’intérêt !
Posté le 24.12.2006 par cessenon

Récemment au cours d’une randonnée du côté de Joncels, il nous a été donné de voir, dans des couches de calcaire des géodes garnies de calcite.
Qu’est-ce donc qu’une géode ? C’est une cavité dans la roche, sur la paroi de laquelle l’eau en s’évaporant a déposé une couche des corps solubles qu’elle contenait. Dans le cas présent le corps soluble était du calcaire mais la particularité c’est qu’il apparaît sous une forme différente, une forme cristallisée, de celle qu’il avait avant dissolution.
La substance ainsi déposée est de la calcite, de même formule, Ca CO3 (carbonate de calcium), que ce qui constitue le calcaire, mais d’apparence sensiblement différente. La calcite est translucide. Ici elle est incolore ailleurs elle peut être blanche ou jaune en fonction des impuretés qu’elle contient. On peut donc observer une gaine de cristaux qui tapisse l’intérieur de la cavité.
La calcite peut se présenter sous différentes formes cristallines. Les stalactites et stalagmites, le marbre… sont de la calcite. Le spath d’Islande, qui a joué un rôle important dans les expériences de réfraction de la lumière et a ainsi permis une compréhension de la nature de celle-ci, est de la calcite pure.
Il existe des géodes tapissées de quartz, corps, constituant de nombreuses roches, composé de silice de formule Si O2. Des impuretés peuvent colorer ce quartz de manière très esthétique. C’est le cas avec les géodes d’améthyste qui doivent leur belle couleur violette à la présence de manganèse et de fer. Au passage on peut signaler que dans l’Antiquité l’améthyste était censée préserver de l’ivresse !
L’agate est également une autre forme de cristallisation du quartz, la calcédoine, qui s’accompagne de couches concentriques de teintes contrastées.
Au Maroc, on peut acheter des géodes diversement colorées mais certaines l’ont été de manière artificielle. Toutefois la supercherie est facilement décelable, il suffit de passer un doigt humide sur le cristal pour constater que la coloration est superficielle.
Le mot « géode » vient du grec « geôdês » qui signifie « terreux ». La sphère de la cité des sciences et de l’industrie de La Villette, recouverte de miroirs, a emprunté ce nom et est donc connue sous le vocable de « La Géode ».
Le mot désigne aussi des constructions légères, souvent démontables, qui rappellent un polyèdre régulier, genre icosaèdre, c’est à dire ayant vingt faces qui sont autant de triangles équilatéraux.
Posté le 05.06.2006 par cessenon

Photo Colette Dumas
Elle est située sur le territoire de la commune de Cessenon, au-dessus de la D 136, sous Puech Pus (273 m) la colline sur laquelle on a construit une tour de surveillance des incendies. Légèrement au sud-ouest de Puech Pus se trouve Pisse-Chèvres, vocable suffisamment explicite pour qu’il ne soit pas nécessaire de commenter. Plus bas, sous la D 136, le tènement a lui aussi un toponyme évocateur : Venta Farina.
L’exploitation de la carrière de marbre de Coumiac a été arrêtée au milieu des années 60. Jusque là on pouvait voir des blocs de marbre, un calcaire griotte qualifié de « Rouge Antique », qui transitaient par camion jusqu’à la gare de Cessenon. Le bruit courait que ces blocs partaient pour l’Amérique. Ce que nous ne savions pas alors c’est qu’ils étaient utilisés pour décorer la Chambre Rouge de la Maison Blanche. Ce que nous avons appris aussi c’est que le marbre de Coumiac orne « La Maison de France » à Rio de Janeiro.
La carrière de Coumiac aurait été utilisée dès le VI° siècle pour réaliser les parements et les couvertures de tombes rudimentaires dont a trouvé les vestiges dans la combe des Balcas que traverse le ruisseau du Castellas. Elle aurait été rouverte une première fois par Dom Tarrisse, curé-prieur de Cessenon, originaire de Pierrerue, qui deviendra plus tard Supérieur Général de la Congrégation de Saint Maur, pour la reconstruction de l’église paroissiale endommagée pendant les Guerres de religion. C’est d’ailleurs le capitaine Bacon, chef de guerre protestant, lui aussi natif de Pierrerue, et par ailleurs parent de Dom Tarrisse, qui avait ruiné l’église Saint Pierre de la Salle. On a également trace d’une commande de marbre pour la réalisation d’un autel faite dans la première moitié du XVII° siècle par Monseigneur de Bonsi, évêque de Béziers. Mais c’est en 1890 qu’un marbrier du Jura, Nicolas Gauthier, qui rouvre la carrière une seconde fois, l’exploite d’une manière moderne.
Coumiac c’est aussi le nom de la campagne, aujourd’hui inoccupée, qui se trouve du côté de Venta Farina, sous la protection de la Crotz de la Gardia plantée au-dessus d’une butte en forme de cône presque parfait. Ce cône portait un château, Le Castellas, qui faisait partie du système de défense de Cessenon. En cherchant bien on peut découvrir quelques vestiges de fortification perdus dins las garrolhas [dans les chênes kermès].
Le nom de Coumiac serait d’origine gauloise. Le masage dépendait de la paroisse de Causses et Veyran mais, bien que ses habitants fussent baptisés et mariés à Causses, c’est à Cessenon qu’ils se faisaient enterrer, dans le tombeau familial. Dans son testament en date du 4 mai 1605, André Marcoyre ordonne que « son corps soit enseveli au cimetière de Cessenon, priant le vicaire et les prêtres de Causses de l’accompagner jusqu'au bateau [il n’y avait pas encore de pont pour traverser l’Orb !] de Cessenon, chantant prières à Dieu pour son âme ». Dans les registres paroissiaux de 1629 on lit « : « Est décédé le second jour du mois de janvier, en la communion de l’esglise, Jehan Marcouïre, de Coumiac. Il a esté enseveli au sementière de l’esglise paroissiale de Cessenon, avec les honneurs accoustumés et a esté accompagné jusques au bateau par M. le vicaire de Causses ».
A l’est de Coumiac les ruines, très délabrées, sont celles de la campagne de Bourgue Rouge.
Mais c’est en raison de ses caractéristiques géologiques que le site de la carrière de Coumiac, récemment classé en « Réserve Naturelle Volontaire», est connu des spécialistes du « Comité International de la stratigraphie ».
Pour comprendre ce qui s’est passé ici il faut savoir que l’histoire de la vie a été marquée sur Terre par des bouleversements qui ont eu les dimensions de cataclysmes. Le plus célèbre est sans doute la disparition brutale, il y a quelque 65 millions d’années, des dinosaures qui peuplaient d’abondance la planète. Une des hypothèses avancées par les scientifiques est l’impact d’une météorite qui aurait modifié le climat de manière grave et durable, provoquant par milliers la mort des individus de l’espèce dominante.
Mais d’autres cataclysmes, entraînant une régression de l’éventail des formes de vie, s’étaient déjà produits. C’est le cas il y a 350 millions d’années, au milieu de l’Ere Primaire donc. A cette époque la biodiversité est déjà fortement développée quand des phénomènes traumatisants vont la faire reculer. Ici ce serait la raréfaction de l’oxygène contenu dans l’eau de mer qui serait en cause. Quoi qu’il en soit l’étude des sédiments montre la disparition de 80% des espèces animales existantes.
Précisément à Coumiac on peut observer sur une dalle, dans l’immense tranchée qui avait été réalisée pour l’extraction du marbre, les restes fossilisés des goniatites qui foisonnaient alors dans la mer. Il s’agit de boursouflures qui correspondent aux céphalopodes massivement disparus au cours de cette période. Résultat des plissements hercyniens qui se sont produits depuis, la dalle en question n’est pas horizontale mais pratiquement verticale.
Le site de Coumiac a été sélectionné en 1989 pour servir de référence à cette transition entre la biodiversité riche qui précédait le bouleversement et l’état de pauvreté biologique qui l’a suivi. En termes savants on désigne cette transition par l’expression de limite Frasnien-Famennien et elle forme un étage du dévonien.
Naturellement la diversité de la vie n’a pas tardé à reprendre ses droits, la preuve c’est que… vous êtes en train de vous enrichir à la lecture du document, ce que n’aurait pas fait un organisme marin, fut-il évolué, ayant survécu à la catastrophe !
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