Créer un nouveau blog :

A propos de ce blog


Nom du blog :
cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
24.11.2009

RSS

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Actualités du Biterrois (38)
· Algérie (45)
· Curiosités (42)
· Ecole (22)
· Expositions (6)
· Famille (9)
· Faune (53)
· Flore (161)
· Géologie (11)
· Histoire (50)
· Histoires de guerre et de soldats (11)
· Livres (5)
· Occitan (31)
· Paix (53)
· Patrimoine (100)
· Personnages pittoresques (19)
· Politique (58)
· Recettes de cuisine (3)
· Souvenirs d'enfance (43)
· Spectacles (19)
· Vie sociale (94)
· Viticulture (29)

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or cessenon
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· Départ pour l'Algérie, arrivée à Oran
· Idée de balade à Castelnau de Guers
· Crise d'urticaire, première !
· Les causes de la crise financière ?
· J'ai encore gagné !

· Des différentes espèces de lavande
· peche plate
· La visite médicale
· Journal d'un prisonnier de guerre
· Extraction de gypse et production de plâtre
· Sachons en plus sur les étourneaux
· Découverte d'une villa gallo-romaine
· mâche sauvage
· La reine des morilles
· Au Plateau des Poètes, la causerie de Padena

Voir plus 

Statistiques 927 articles


Derniers commentaires

et voilà pourquoi on ne peut plus faire de grillades sur les sarments !......
(Voir la suite)
Par geneviève, le 24.11.2009

very interesting story!...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 24.11.2009

je t'imagine buvant les paroles de andré calas... (sourire) p.s . : pour aller voir la borne, attends moi ! ...
(Voir la suite)
Par Kate, le 23.11.2009

bonjour,il n'y a pas d'usine "les trois toques" pas plus qu'il n'y a d'adresse à contacter pour toutes ces men...
(Voir la suite)
Par jean pierre de cer, le 22.11.2009

très jolie photo. on aimerai bien s'allonger parmi les pâquerettes, regarder le ciel et rêver... a bientôt....
(Voir la suite)
Par Kate, le 20.11.2009

on en apprend des choses...je me demandais quel gout pouvait avoir le vin de namibie..??? merci pour les belle...
(Voir la suite)
Par tumaraa, le 19.11.2009

exact… cette différence de couleur est flagrante. j’ai pu en apercevoir une belle parcelle début novembre ent...
(Voir la suite)
Par Kate, le 18.11.2009

bien dit jacques...je suis heureuse de ne plus faire partie du monde du travail...a bientothttp:// tumaraa.cen...
(Voir la suite)
Par tumaraa, le 17.11.2009

qu'elle est l'attitude prise par les syndicats, la cgt, la sécurité sociale? michel était en arrêt maladie. ...
(Voir la suite)
Par lafleur, le 17.11.2009

bien plus parlant ce monument tu as raison...pas morts pour la patrie...mon grand pere qui ne disais jamais ri...
(Voir la suite)
Par tumaraa, le 14.11.2009

l«histoire de andré ressemble fort à celle de mon père, libéré lui aussi par les russes. ces jeunes gens n'ont...
(Voir la suite)
Par Christine+Cognet, le 13.11.2009

il est toujours étonnant de lire des textes comme celui de jean herce qui relève plus du fantasme que de la ré...
(Voir la suite)
Par Daniel, le 13.11.2009

combien d'entre eux comme mon père n'ont même pas eu connaissance de cette reconnaissance tardive. emmené par ...
(Voir la suite)
Par Christine Cognet, le 13.11.2009

j'ai acheté la plaque à induction il y a 9 mois elle vient de nous quitter je ne trouve pas le site de l'usine...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 12.11.2009

sur mon blog cadeaux amis...!!!http ://tumaraa.cen terblog.net...
(Voir la suite)
Par tumaraa, le 12.11.2009

RSS

Recherche
Recherche personnalisée

Blogs et sites préférés

· bezierspcf


Géologie

Ruffes, paysage et fissure

Publié le 18/07/2009 à 10:29 par cessenon
Ruffes, paysage et fissure


Nous devons ces photos à Martine Ragonnet et elles ont été prises du côté de Dio & Valquières. A gauche c’est un paysage classique de ruffe tel qu’on peut en voir dans le secteur du Salagou.
Le mot « ruffe » est à rapprocher de « rufus » qui signifie « rouge ». C’est une roche sédimentaire faite d’argile et de grés qui s’est formée à la fin de l’ère primaire, soit il y a entre 250 et 300 millions d’années.
Cette période du primaire est appelée Permien, éponyme de la ville de Perm en Russie. Une période qui a vu apparaître, se développer avant leur disparition les dinosaures. Des empreintes de pas de ceux-ci sont visibles en divers endroits de ces ruffes.
La couleur rouge est due à l’oxyde de fer. On sait que le fer occupe dans la classification périodique des éléments une place centrale : les noyaux des atomes plus lourds sont l’objet de fission, ceux des atomes plus légers de fusion, le fer étant dans tous les cas le résultat de cette nucléosynthèse. C’est ce qui explique sa présence fréquente dans l’univers connu.
La végétation pas très luxuriante qui couronne les sommets ou qui s’est implantée dans les talwegs apporte une note de vert au tableau.
La photo de droite montre en gros plan une fissure dans un mur de ruffe particulièrement compact. Les différentes strates identifiables, font apparaître des couches de couleur blanche.



Chez « Las testas de geis »

Publié le 04/05/2009 à 12:00 par cessenon
Chez « Las testas de geis »


Las testas de geis ? C’est le surnom donné aux Cazoulins en référence à l’extraction de gypse qui s’effectuait autrefois sur le territoire de la commune. Il existe d’ailleurs une randonnée dont le départ se situe à la sortie de Cazouls les Béziers, sur la route de Cessenon, répertoriée « circuit du gypse ».
Ce dimanche 3 mai nous avons emprunté une partie de ce circuit et la photo a été prise par Martine Ragonnet à côté du domaine de Thézanel. On peut y deviner quelques macles c'est-à-dire des cristaux qui lorsqu’ils sont développés peuvent donner dans le cas du gypse des fers de lance ou des roses des sables. A droite nous avons scanné un de ces macles.
Derrière la campagne de Thézanel nous avions découvert lors d’une précédente balade deux carrières désaffectées d’où l’on extrayait peut-être du gypse.
Le gypse ? C’est un sulfate de calcium hydraté, de formule chimique Ca SO4, 2(H2O) qui par calcination donne le plâtre qui est un sulfate de calcium semi hydraté dont la formule est Ca SO4, 1/2(H2O).
L’utilisation du plâtre en maçonnerie est très ancienne. Aujourd’hui on l’emploie souvent sous forme de plaques, le placoplâtre, qu’en toute rigueur on devrait appeler placogypse puisque lors de la prise du plâtre au contact de l’eau avec laquelle on le gâche, celui-ci redevient gypse.

Mamette, la source !

Publié le 12/04/2009 à 12:00 par cessenon
Mamette, la source !


Oui nous avions annoncé que nous écririons quelque chose là-dessus. Commençons par insérer la photo prise le vendredi 10 avril 2009.
Il s’agit semble-t-il d’une source vauclusienne mais on se demande si toutes les sources ne méritent pas le qualificatif de « vauclusienne ».
Evidemment rien de comparable, question débit, avec celle de Fontaine de Vaucluse, l’éponyme de ce type de source. Rien de comparable non plus avec la résurgence qui donne naissance au Vernazobre.
Il s’agit de la sortie, après infiltration dans les roches calcaires et après rencontre avec une couche imperméable, de l’eau qui a traversé la chaîne de collines qui est au sud et qu’on appelle la Ramière.
De l’autre côté de la Ramière est la Senha (littéralement la Noria), une vallée sèche fermée, un bout du monde, qui commence à la fin de la Valonga et qui se termine au bois de Pierrerue acheté il y a quelques années par un Danois. Celui-ci a clôturé, tracé des chemins et érigé l’ensemble en chasse privée.
La source de Mamette n’a certes pas un fort débit mais il est suffisant pour alimenter en eau potable, et même en été, la maison qui est à quelques centaines de mètres plus bas.
Depuis peu la compagnie du Bas Rhône Languedoc a réalisé une adduction qui permet d’irriguer les 1100 oliviers dont nous avons déjà parlé.

Dans le musée lapidaire de Claude

Publié le 29/03/2009 à 12:00 par cessenon
Dans le musée lapidaire de Claude


Claude ? C’est l’épouse de Pierre Escande de Murviel, dont nous avons maintes fois parlé. Elle a sur la terrasse qui précède l’entrée dans sa maison toute une collection de pierres glanées le plus souvent dans les vignes du secteur.
Nous avons pris l’une d’elle en photo, il s’agit d’une ammonite
Le fossile, oui c’est d’un fossile qu’il est question, doit avoir une trentaine de centimètres de diamètre. Le plus gros fossile d’ammonite connu est au Musée de Paléontologie de Münster en Allemagne. Il a deux mètres de diamètre
Nous avons appris que les ammonites sont apparues au Dévonien, soit il y a 400 millions d’années, et ont disparu à la fin du Crétacée il y a 65 millions d’années c’est à dire à l’époque de l’extinction des dinosaures.
Que dire de plus ? Ah, le nom : il aurait été donné par Pline l’Ancien à cause du dieu égyptien Ammon qui avait des cornes de bélier comme attributs. Le même Ammon a également donné son nom à l’ammoniac. Oui, sur la piste qui conduisait à son sanctuaire, l’urine des animaux qui l’empruntaient produisait ce composé chimique à odeur forte et désagréable.
Par ailleurs ? Les ammonites étaient des mollusques céphalopodes qui ont de lointains cousins les nautiles, lesquels sont des fossiles vivants qui ne descendent pas des premiers mais ont un ancêtre commun.

Le corail tubulaire

Publié le 17/01/2009 à 12:00 par cessenon
Le corail tubulaire


La photo ci-dessous a été prise chez nos amis Claude et Pierre Escande au 3 de la rue Paul Julien où ils habitent à Murviel les Béziers. Le mur qui, côté est, borde leur terrasse est un véritable musée lapidaire. C’est que tout au long de sa vie active dans les vignes, Claude a amassé des trésors.
Coquilles d’huîtres énormes, galets originaux, pierres ferrugineuses, roches érodées diverses… tout cela meuble le dessus du mur.
La photo montre l’une des pièces du « musée ». Un ensemble de tubes à section hexagonale forme au bas et en haut de l’objet comme un nid d’abeilles.
Il s’agit donc d’un fossile de corail tubulaire. Le corail est un animal qui construit au cours du temps, à l’aide des minéraux présents dans l’océan, un squelette extérieur dans lequel il loge.
C’est qu’il y a des millions d’années la mer recouvrait le secteur. J’ai pu voir d’autres exemplaires de corail tubulaire fossilisé en divers endroits de la commune : aux Carretiers, à Réals et je ne doute pas qu’il y en ait beaucoup d’autres ailleurs.
Le corail est un polype qui, avec les colonies qu’il génère, produit des récifs. Il fonctionne en symbiose avec un végétal microscopique : la zooxanthelle dans les mers chaudes et le plancton dans les mers froides.
Le corail rouge est utilisé en bijouterie ce qui a entraîné l’exploitation de ce type de corail. Toutefois, ce qui a constitué son plus grand préjudice, a été la pêche au chalut. On a pu relever également que la pollution par les munitions immergées a entraîné ici et là la disparition des zooxanthelles et le blanchiment, c'est-à-dire à terme la mort du corail, qui sans cela bénéficierait d’une longévité exceptionnelle.
Ajoutons pour finir que dans la symbolique, les noces de corail se fêtent après 11 ans de mariage. Evidemment pour Claude et Pierre les noces de corail sont très loin !

Equilibre stable ou instable ?

Publié le 19/10/2008 à 12:00 par cessenon
Equilibre stable ou instable ?


La photo a été prise par un certain P. Danner sur les hauteurs du Mont Lozère, vers le col de Finiels plus précisément. Comme on le voit deux rochers défient l’équilibre.
Il s’agit de granite (ah oui, il paraît qu’il ne faut pas confondre granit et granite !) Le granite ? Oh, là, là c’est d’un compliqué cette roche ! Elle est formée de grains (d’où son nom) de quartz, de feldspath et de mica. Ah le mica ? On peut en ramasser des lames transparentes de la taille d’une pièce de un centime d’euro dans l’arène granitique du Caroux.
D’autres éléments entrent dans sa composition et lui confèrent une couleur particulière. Ici la roche est grise. Utilisée comme matériau de construction à Mende elle donne à la ville un aspect austère.
Le granite est une roche métamorphique qui s’est formée par fusion, suivie d’un lent refroidissement, du magma.
Elle affleure sur les terrains anciens et constitue alors des sols acides, peu fertiles. Le froment ne peut pas être cultivé sur de tels substrats, les agriculteurs se rabattaient sur le seigle qui fournit un pain noir, en opposition au pain blanc.
Ah, avantage, le seigle fournit une paille plus longue et plus souple que celle du blé et servait à faire des couvertures de toit, des paillassons, à rempailler les chaises…

Stalactite

Publié le 17/03/2008 à 12:00 par cessenon
Stalactite
Photo Paul Barbazange

Notre photographe a dû jouer l’acrobate pour aller prendre en photo cette stalactite qui doit avoir quelque 120 ans d’âge.
Oui, elle se trouve sous un pont de pierre qui permettait à la ligne de chemin de fer d’intérêt local de franchir le ruisseau de Mascarinié. Le ruisseau de Mascarinié ? Un affluent du Vernazobre qui se jette dans celui-ci entre Cessenon et Saint-Chinian. Selon Frank R. Hamlin le mot pourrait signifier Mas Carinhan du nom du très répandu cépage.
Cessenon a été atteint par la ligne de chemin de fer en 1877 et Saint-Chinian dix ans plus tard. Comme notre stalactite doit avoir une longueur de 60 mm on peut estimer sa croissance à 0,5 mm / an.
Ainsi qu’on le constate une goutte est formée à son extrémité. Et d’ailleurs le mot « stalactite » vient du grec stalaktos « qui coule goutte à goutte. »
On sait qu’une stalactite se forme par dépôt du carbonate de calcium, que l’eau chargée de dioxyde de carbone avait dissous en traversant une couche calcaire, et qui se solidifie par évaporation de celle-ci. Le phénomène est connu sous le nom de concrétion.
Le carbonate de calcium qui se cristallise peut être de la calcite, de l’aragonite… variétés allotropiques du même corps chimique. La couleur ocre qui apparaît est due à des impuretés, en l’occurrence de l’oxyde de fer.
Sur le sol l’eau qui tombe d’une stalactite va former une stalagmite, les deux pouvant se rejoindre au bout d’un certain temps. Il arrive aussi que les concrétions suivent des fissures et forment des draperies.
Ah, comment je connaissais l’existence de ces concrétions sous le pont de Mascarinié ? Eh bien mon père vendangeait pour les demoiselles Aïn qui avaient une vigne dans ce tènement. Quand j’étais enfant je le rejoignais l’après-midi et avec Roger Guiral, de trois ans mon aîné, nous avions exploré l’environnement et découvert ces petites stalactites. Il n’est pas sûr que nous n’en avons pas coupé quelques-unes !

L'obsidienne

Publié le 18/05/2007 à 12:00 par cessenon
L'obsidienne
Morceau de verre pâteux ramassé dans le lit de l’Hérault
Près de Castelnau de Guers


Nous avons trouvé récemment des morceaux de verre pâteux dans le lit de l’Hérault, près de Castelnau de Guers. Ils étaient de couleur noire, avec une classique cassure, en forme de coquille, que l’on qualifie de conchoïdale. La substance rappelle tout à fait ce que l’on obtient en vitrifiant les déchets radioactifs que l’on conditionne à la sortie des centrales nucléaires.
Ici nous aurions affaire aux scories d'un four de verrier.
Cela évoque l'obsidienne.
Mais qu’est-ce donc que l’obsidienne ? C’est le résultat de la solidification rapide de la lave des volcans qui engendre cette substance vitreuse, c'est-à-dire amorphe ou non cristallisée. Il n’y a donc pas de structure organisée des molécules qui la forment.
Que sont ces molécules ? Elles sont diverses mais pour l’essentiel il s’agit de silice, c'est-à-dire d’oxyde de silicium de formule Si O2.
L’obsidienne est très dure, elle raie le verre. Elle est par ailleurs assez facile à tailler et à polir. Elle a été utilisée dans la préhistoire pour fabriquer des armes, des outils, des bijoux aussi. C’était le cas en particulier en Amérique centrale à l’époque précolombienne.
En Europe et en Asie, à l’époque néolithique, elle était l’objet d’un véritable réseau commercial, à partir notamment des gisements du Caucase.
Sur l’étymologie du mot ? Il viendrait d’un certain Obsius, un personnage de la Rome antique qui le premier signala la présence de ce minéral en Ethiopie.
Les charlatans qui font dans la « lithothérapie » s’en donnent à cœur joie avec l’obsidienne. Voici un extrait : « L'obsidienne est la pierre de l'équilibre. L'obsidienne dissout les blocages émotionnels et renforce, enracine, stabilise dans les convictions morales. Très protectrice, elle agit comme un bouclier contre les énergies négatives et les influences néfastes. Elle crée autour de son porteur un rempart. »
« Pour résister aux effets de la politique de Sarkozy, de la droite et du MEDEF munissez-vous d’obsidienne ! » tel pourrait être le mot d’ordre du moment !

Qu’est-ce donc que cette chose ?

Publié le 23/01/2007 à 12:00 par cessenon
Qu’est-ce donc que cette chose ?
Il faut d’abord vous dire que « la chose », photographiée par Paul Barbazange, est visible à Cessenon chez Mme et M. Henri Sire (l’ami Cigalon). Elle est déposée derrière le portail qui permet d’accéder à leur maison. Il faut ajouter aussi qu’elle avait été trouvée du côté d’Assignan lors de travaux de charruage destinés à replanter une vigne.
Comment se présente « la chose » ? Il s’agit d’une douzaine de pierres de forme ovoïde, incrustées dans une espèce de berceau creusé à la surface d’un bloc grossièrement cubique.
Que penser de sa signification ? Selon toute vraisemblance il s’agit d’un nid de dinosaures. De tels fossiles sont effet abondants dans le secteur où « la chose » a été récupérée. On peut voir des nids de dinosaures semblables, présentés comme tels, au musée de Cruzy.
Ici les ½ufs sont de la dimension des ½ufs d’une poule. C’est dire qu’il devait s’agir d’un dinosaure de taille modeste. Evidemment nous n’avons aucune idée de l’espèce en question. Nous n’en savons pas davantage sur la datation de la ponte. A coup sûr au moins 65 millions d’années puisque c’est à cette époque qu’on assiste à la disparition massive des dinosaures.
Les causes de cette disparition ne sont pas définitivement élucidées par les spécialistes, même si l’hypothèse de l’impact d’une météorite ayant engendré un changement climatique du même ordre que « l’hiver nucléaire » que provoquerait une guerre thermonucléaire est avancée par certains.
Que s’est-il passé et pourquoi les ½ufs ne sont-ils pas arrivés à l’éclosion ? Nous l’ignorons également. Ce qui est certain c’est que ce n’est pas un prédateur, comme il devait y en avoir beaucoup (l’un d’eux a même été baptisé oviraptor, ce qui signifie « voleur d’½ufs »), qui a interrompu le processus puisque les ½ufs ne sont pas brisés.
A quel stade s’est terminée l’évolution de la nichée ? Nous ne sommes bien sûr pas en mesure de le dire. On a trouvé dans des ½ufs de dinosaures fossilisés des embryons permettant d’identifier les géniteurs mais là… Les parents de ces ½ufs étaient-ils végétariens ? Carnivores ? Vivaient-ils en troupeau ? Etaient-ils bipèdes ? Quadrupèdes ? La mère couvait-elle ? Autant de questions qui restent sans réponse ! Quoi qu’il en soit « la chose » ne manque pas d’intérêt !

Géodes

Publié le 24/12/2006 à 12:00 par cessenon
Géodes
Récemment au cours d’une randonnée du côté de Joncels, il nous a été donné de voir, dans des couches de calcaire des géodes garnies de calcite.
Qu’est-ce donc qu’une géode ? C’est une cavité dans la roche, sur la paroi de laquelle l’eau en s’évaporant a déposé une couche des corps solubles qu’elle contenait. Dans le cas présent le corps soluble était du calcaire mais la particularité c’est qu’il apparaît sous une forme différente, une forme cristallisée, de celle qu’il avait avant dissolution.
La substance ainsi déposée est de la calcite, de même formule, Ca CO3 (carbonate de calcium), que ce qui constitue le calcaire, mais d’apparence sensiblement différente. La calcite est translucide. Ici elle est incolore ailleurs elle peut être blanche ou jaune en fonction des impuretés qu’elle contient. On peut donc observer une gaine de cristaux qui tapisse l’intérieur de la cavité.
La calcite peut se présenter sous différentes formes cristallines. Les stalactites et stalagmites, le marbre… sont de la calcite. Le spath d’Islande, qui a joué un rôle important dans les expériences de réfraction de la lumière et a ainsi permis une compréhension de la nature de celle-ci, est de la calcite pure.
Il existe des géodes tapissées de quartz, corps, constituant de nombreuses roches, composé de silice de formule Si O2. Des impuretés peuvent colorer ce quartz de manière très esthétique. C’est le cas avec les géodes d’améthyste qui doivent leur belle couleur violette à la présence de manganèse et de fer. Au passage on peut signaler que dans l’Antiquité l’améthyste était censée préserver de l’ivresse !
L’agate est également une autre forme de cristallisation du quartz, la calcédoine, qui s’accompagne de couches concentriques de teintes contrastées.
Au Maroc, on peut acheter des géodes diversement colorées mais certaines l’ont été de manière artificielle. Toutefois la supercherie est facilement décelable, il suffit de passer un doigt humide sur le cristal pour constater que la coloration est superficielle.
Le mot « géode » vient du grec « geôdês » qui signifie « terreux ». La sphère de la cité des sciences et de l’industrie de La Villette, recouverte de miroirs, a emprunté ce nom et est donc connue sous le vocable de « La Géode ».
Le mot désigne aussi des constructions légères, souvent démontables, qui rappellent un polyèdre régulier, genre icosaèdre, c’est à dire ayant vingt faces qui sont autant de triangles équilatéraux.