
Nom du blog :
cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
24.11.2009
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et voilà pourquoi on ne peut plus faire de grillades sur les sarments !......
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Par geneviève, le 24.11.2009
very interesting story!...
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Par Anonyme, le 24.11.2009
je t'imagine buvant les paroles de andré calas... (sourire)
p.s . : pour aller voir la borne, attends moi !
...
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Par Kate, le 23.11.2009
bonjour,il n'y a pas d'usine "les trois toques" pas plus qu'il n'y a d'adresse à contacter pour toutes ces men...
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Par jean pierre de cer, le 22.11.2009
très jolie photo.
on aimerai bien s'allonger parmi les pâquerettes, regarder le ciel et rêver...
a bientôt....
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Par Kate, le 20.11.2009
on en apprend des choses...je me demandais quel gout pouvait avoir le vin de namibie..??? merci pour les belle...
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Par tumaraa, le 19.11.2009
exact… cette différence de couleur est flagrante. j’ai pu en apercevoir une belle parcelle début novembre ent...
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Par Kate, le 18.11.2009
bien dit jacques...je suis heureuse de ne plus faire partie du monde du travail...a bientothttp:// tumaraa.cen...
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Par tumaraa, le 17.11.2009
qu'elle est l'attitude prise par les syndicats, la cgt, la sécurité sociale? michel était en arrêt maladie. ...
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Par lafleur, le 17.11.2009
bien plus parlant ce monument tu as raison...pas morts pour la patrie...mon grand pere qui ne disais jamais ri...
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Par tumaraa, le 14.11.2009
l«histoire de andré ressemble fort à celle de mon père, libéré lui aussi par les russes. ces jeunes gens n'ont...
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Par Christine+Cognet, le 13.11.2009
il est toujours étonnant de lire des textes comme celui de jean herce qui relève plus du fantasme que de la ré...
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Par Daniel, le 13.11.2009
combien d'entre eux comme mon père n'ont même pas eu connaissance de cette reconnaissance tardive. emmené par ...
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Par Christine Cognet, le 13.11.2009
j'ai acheté la plaque à induction il y a 9 mois elle vient de nous quitter je ne trouve pas le site de l'usine...
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Par Anonyme, le 12.11.2009
sur mon blog cadeaux amis...!!!http ://tumaraa.cen terblog.net...
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Par tumaraa, le 12.11.2009
C’était le thème d’une conférence croisée donnée au CIRDOC le jeudi 5 novembre par Jean Sagnes et Philippe Hammel devant un auditoire nombreux et attentif.
Jean Sagnes a rappelé le contexte : Raimond Roger Trencavel est à la tête de cinq vicomtés : Carcassonne, Béziers, Albi, le Razès (la région de Limoux). Deux sont des fiefs du comte de Toulouse, les deux autres du comte de Barcelone, roi d’Aragon.
En fait le système féodal hiérarchisé entre suzerains et vassaux est ici inextricable. Le comte de Toulouse par exemple doit l’hommage au roi de France pour ses terres toulousaines mais celles de Provence dont il est marquis sont sous la souveraineté du Saint Empire germanique.
C’est un regard original que porte Jean Sagnes sur le catharisme. Ceux qui s’en réclament se considèrent comme chrétiens, « bons chrétiens » même ! Ils sont d’ailleurs jugés comme tels par les catholiques qui les côtoient.
Il sera rappelé que déjà en 1204 une croisade a déjà affronté, avec la prise de Constantinople, des chrétiens, certes orthodoxes. Le pouvoir temporel de l’Eglise est illustré lors de la croisade des Albigeois par le fait que le commandement militaire est confié à un religieux. Un siècle plus tard Philippe IV le Bel reprendra la main avec la liquidation des Templiers et l’installation du Pape en Avignon.
Le statut de la femme en terre occitane est sensiblement différent de ce qu’il est sous d’autres latitudes. Sans dire qu’il y a égalité des sexes, elle a cependant le pouvoir de gérer ses biens, de les transmettre… C’est une autre question, mais la femme inspire les poètes / musiciens qui chantent le fin’amor.
Jean Sagnes fera état du rôle des chevaliers dans les cités. Hommes de guerre ils ont donné naissance à la noblesse qui a conquis ses biens et ses titres à la pointe de l’épée. On les retrouve souvent consuls.
Philippe Hammel va enchaîner avec l’étude du personnage de Raimond-Roger Trencavel et de son histoire. En 1209 il a 24 ans. C’est un bel homme qui n’a participé à aucune bataille, soucieux d’augmenter son patrimoine par l’achat de terre, ce qu’atteste le cartulaire des Trencavel. Par deux fois il choisit la guerre, la première en Arles, lors de l’avancée de l’armée des Croisés, la seconde devant Carcassonne.
Il a quitté Béziers la veille du sac de la ville avec des compagnons d’armes, des juifs, et probablement d'autres habitants dont on ne connaît pas l'appartenance religieuse qui avaient mesuré le danger qu’ils couraient à y rester. Il s’est réfugié dans Carcassonne qu’il entend défendre contre les Croisés qui assiègent la ville le 1er août. Du côté de ceux-ci l’affaire n’est pas gagnée, les barons souhaitent lever le camp avec la fin de la quarantaine qui se dessine.
L’intervention de Pierre II d’Aragon, le suzerain de Trencavel, se limita à une tentative de médiation. Arnaud Amaury, pour l’heure toujours chef militaire des Croisés, usa semble-t-il de traîtrise pour se rendre maître de la personne du vicomte Trencavel. Celui-ci fut donc fait prisonnier le 15 août dans une tour de son propre château.
D’après l’histoire languedocienne de Don Vayssette et Devic, deux moines bénédictins, écrite au 18ème siècle, qu’a consultée Philippe Hammel, la population de Carcassonne avait pu s’enfuir par un souterrain (à la grande colère d’Arnaud Amaury qui aurait peut-être souhaité leur faire connaître le même sort qu’aux Biterrois !)
Quoi qu’il en soit Raimond-Roger Trencavel meurt dans son cachot le 10 novembre 1209, de dysenterie affirme la Chanson de la Croisade mais l’opinion publique de l’époque estime qu’il a pu être assassiné sur ordre de Simon de Montfort qui accepte de devenir vicomte de Carcassonne. Evidemment la mort de Trencavel a facilité les choses aussi on peut légitimement s’interroger sur les causes du décès.
Jean Sagnes reprendra la parole pour quelques compléments sur notamment le lignage des Trencavel. Raimond-Roger est l’arrière-petit-fils d’un roi de France, Louis VI, il est le neveu de Raymond VI, le puissant comte de Toulouse, il est parent avec les grandes familles d’Europe, y compris avec le roi d’Angleterre… mais les intérêts sont plus forts que les liens familiaux, on l’a d’ailleurs vu pendant la guerre de 14 / 18, l’empereur Guillaume n’était autre que le petit-fils de la reine d’Angleterre, cela n’a pas empêché les peuples de s’étriper !
Il sera fait état aussi, de l’exécution en 1167, dans l’église de la Madeleine, de Raimond Trencavel, le grand-père de Raimond-Roger et de la reprise de la ville par Roger, le fils du vicomte assassiné.
On aura des détails sur l’évolution des sceaux des vicomtes de Béziers, le dernier ayant été, comme c’était la tradition, brisé par Raimond, le fils de Raimond-Roger, qui après diverses tentatives pour recouvrer les terres de son père, dut les abandonner au roi de France en 1247.
Un bouquet de fleurs a symboliquement été accroché par le responsable de l’organisation « Iniciativas 1209-2009 »à la plaque apposée sur la façade du CIRDOC et dévoilée le 22 juillet 1209 cependant que Claude Alranq a commenté qu’était ainsi honoré, à deux pas de la maison natale de Jean Moulin, un autre résistant.
Le verre de l’amitié terminait cette dernière, et toujours heureuse, initiative du CIRDOC pour la commémoration de 1209 cependant qu’à 21 h était présenté aux Franciscains la pièce de théâtre « Catharsis sound maquina » de Claude Alranq.
A Béziers à l’école Mairan une plaque honore la mémoire de Louis Malbosc où il a été instituteur pendant plus de vingt ans.
Louis Malbosc est Franc-maçon et plus précisément vénérable de la Réunion des Amis Choisis (une loge du Grand Orient de France, obédience de la Franc-maçonnerie bien implantée à Béziers). A ce titre, et comme beaucoup d’autres, il est révoqué par le régime de Vichy en 1941.
Si tous les Francs-maçons n’entrent pas dans la Résistance, Louis Malbosc le fait. Il prend la tête du réseau de renseignement Alliances. Il sera arrêté le 1er février 1944 par la gestapo, déporté à Karlsruhe, torturé et fusillé le 1er avril de la même année.
Une rue porte son nom dans le quartier de La Grangette. Il faut dire qu’ici tout un ensemble de rues est dédié à des martyrs de la Résistance.
Au faubourg, une école aujourd’hui désaffectée, était appelée Ecole Louis Malbosc. Il me semble que c’était un établissement pour élèves handicapés. Cette école avait été utilisée par la suite pour les activités du centre de loisirs de l’association Faubourg-relais mais avait subi des dégâts consécutifs à une crue de l’Orb.
Monsieur Matthieu, Verdier l’actuel directeur de l’école Mairan, a prévu une cérémonie le samedi 12 décembre pour rendre hommage à Louis Malbosc. Des dispositions ont été prises à cet effet.
Une histoire émouvante.
Si les informations qui nous ont été communiquées sont exactes, elle remonte à 1958, plus de cinquante ans donc ! On peut même la faire commencer plus tôt.
En 1945, après la victoire sur les nazis et le fascisme, les républicains espagnols tentent de secouer le joug de la dictature franquiste terriblement répressive. Manuel Madrona s’engage courageusement dans l’action clandestine.
Il est l’adjoint du secrétaire général du PCE. Hélas il sera arrêté mais, son chef n’ayant pas parlé, il échappe de peu à la condamnation à mort. Il est toutefois incarcéré et passera une dizaine d’années dans les geôles d’une prison de Burgos.
Elargi en 1957 il reste cependant en liberté surveillée. Il souhaite quitter l’Espagne et la situation inconfortable dans laquelle il s’y trouve. Muni d’un passeport mexicain il sera conduit en France par Armande Maillet qui vit alors à Perpignan avec son mari et qui va le chercher à Barcelone au volant de sa « Deux Chevaux ».
Le passage de la frontière se fera sans trop de difficulté, c’est Armande qui, parlant le français et l’espagnol, présente les passeports aux douaniers.
Arrivés en France, les deux protagonistes se sont perdus de vue, Manuel ayant été réceptionné par des camarades de Perpignan qui s’étaient occupés de lui faire prendre un train pour Paris
Au début de 2009, à l’occasion d’initiatives prises à Sète pour commémorer La Retirade, Armande raconte ce qu’elle avait pu faire ou tenté de faire avec son mari, avec une autre personne aussi, Andrée Cordesse, pour aider les républicains espagnols, dans le cadre d’une collaboration entre PCE et PCF.
Manuel, présent parmi le public qui écoute, se précipite dans ses bras en déclarant qu’il reconnaît à travers l’histoire qu’elle vient de relater celle qui lui a sauvé la vie !
Ah, la « Deux Chevaux » ? Elle a péri du côté de Ganges, lors d’une crue de l’Hérault, en septembre 1958 nous a précisé Armande.