
Nom du blog :
cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
07.11.2009
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la guerre de 1914 fut élaborée pour punir les enfants du peuple, du fait qu'un de ceux-ci avait tué un individ...
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Par WILDSCHÜTZ Arthur, le 05.11.2009
bonjour,
je suis le neveu de marc albert fusille à 20 ans au champs de mars a beziers en 1944 ma mère alber...
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Par NOVIS+Marc, le 03.11.2009
une photo réussie, une de plus pr mon fond d'écran !
des déscriptions agréables à lire
et votre humour qu...
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Par Evelyne, le 03.11.2009
j'aime autant les couleurs de la photo que celle de l'anecdote !...
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Par la CdM, le 03.11.2009
pas juste !
durant toute sa "carrière" de jardinier amateur mon père a rêvé d'avoir des radis de "taille corr...
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Par Kate, le 02.11.2009
tres jollie ?phot, tu vas bien ? bon pied bon oeil il me semble ! a bientothttp://tu maraa.centerblog .net...
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Par tumaraa, le 02.11.2009
gros comme des carottes !!!...
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Par jéré, le 01.11.2009
on a pu rêver d'une algérie multi-ethnique évoluant à la manière de l'afrique du sud... mais l'attitude des au...
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Par Jean MOUROT, le 31.10.2009
je pende qu'il y a une faute de frappe dien bien phu c'est 1954 pour l'algérie , 1945 est au...
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Par maillet, le 30.10.2009
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Par tarbouriech, le 29.10.2009
42 kg ?
hé bé !
belle pièce !
oui, sujet grave la famine dans le monde...
bonne soirée.
...
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Par Kate, le 28.10.2009
et oui il est incroyable ton paradis !tu peux être fier ! et la "cucurbite" aussi est magique ! bonne journée ...
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Par marie-josé, le 27.10.2009
le nom du photographe n'étant pas indiqué je suppose qu'il ne devait pas être bien loin de son jardin?
amical...
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Par GAST Georges, le 27.10.2009
... De La Salvetat sur Agout au Pont de l'Arn.
C’est le titre d’un livre écrit par Christiane Guiraud. C’est la saga de sa famille qui nous est contée. Elle commence en 1844 par une histoire émouvante. Nous sommes à Caumezelles, une grosse ferme qui appartenait aux grands-parents maternels de Pierre Escande lequel vit à Murviel les Béziers.
En ces premiers jours de mai 1844 une dame habillée de noir se présente devant Caumezelles où passait à cette époque la route qui mène à Lacaune. Elle porte un bébé de quelques semaines et demande si on peut le garder jusqu’au soir car elle a une longue marche à faire.
Marie-Anne Barthès, la maîtresse de maison, accepte de rendre service à la dame. Mais ni le soir, ni les jours suivants, la mère de l’enfant ne réapparaît. On s’occupe donc du bébé, une fillette, et on apprend ses nom et prénom par un morceau de papier placé dans les langes : Césarine Michel.
Césarine va vivre à Caumezelles jusqu’à son mariage en 1871. Officiellement elle n’a pas été adoptée par Mme et M. Barthès mais de fait elle est considérée comme le quatrième enfant du couple. D’ailleurs lors de son mariage le maître de Caumezelles la dote : une somme de 600 f, considérée comme ses gages de servante, une armoire en noyer et cerisier, quatre brebis et un agneau, divers documents…
Oui, officiellement Césarine a un statut de servante, c’est ce qui est déclaré lors du recensement de 1861. Par la suite, avec l’extrait de naissance nécessaire à la publication des bancs, elle saura qu’elle est née à Agde et que sa mère, devenue veuve, vit à Marseillan.
Dans la première partie du livre de Christiane Guiraud on peut lire ce qu’était la vie à Caumezelles dans la deuxième moitié du 19ème siècle, avec les travaux agricoles, les foires à La Salvetat, la fête patronale, la fatigue du cochon… une vie pas très différente de celle qu’elle était cent ans plus tard estime Pierre Escande. Il y a quand même quelques différences : si les deux garçons vont à l’école c’est Mme Barthès qui apprend à lire aux deux filles.
Césarine s’est donc unie à Louis Guiraud, le fils de la lavandière de Caumezelles. Elle ira vivre chez lui à La Pautru où Louis exerce le métier de tailleur. A cette époque on meurt souvent jeune. Le père de Louis est décédé à Puisserguier, où il était allé vendanger, à l’âge de 43, sa mère à 50, lui-même à 40 !
Césarine a eu deux enfants, une fille, Marie, et un garçon Milou, le grand-père de l’auteur, qui après son mariage quittera La Pautru pour le Pont de l’Arn où le travail dans l’industrie de la laine ne manque pas et où Césarine le suit.
Toute la deuxième partie de l’ouvrage est essentiellement consacrée à cette activité lainière qui s’est développée jusqu’au milieu du 20ème siècle à Mazamet et dans les environs. Après les moutons de Lacaune ce sont ceux d’Australie, d’Argentine, de Nouvelle Zélande, d’Uruguay, d’Afrique du Sud… qui fournissent la matière première. Au début des années 60 on voyait encore sur la 112 de gros camions chargés de peaux de moutons débarquées au port de Sète.
La saga familiale est complétée par le passage à Pont de l’Arn du grand-père Milou qui en 14 / 18 y fait halte avec sa compagnie, venue du Maroc et envoyée sur le front.
De même Emile, le père de Christiane, fait le récit de sa captivité en Allemagne où il est resté cinq ans prisonnier.
Le livre est illustré par plusieurs photos d’époque ainsi que par de nombreux détails sur le quotidien de l’entre deux guerres.
Par contre il n’y a pas d’analyse sur ce qui est en cause dans le déclin économique qui a affecté le sud du Tarn depuis une cinquantaine d’années.
Il s’agit d’une étude réalisée par Pierre Cordesse, Lozérien d’origine et orienteur de son état, aujourd’hui à la retraite.
Le titre ? « Casimir, Emile, Henri, Célestin… et les autres. » et le sous-titre « Deux siècles d’école primaire ». L’ouvrage avait été publié par les éditions des Orangers mais une amie sétoise m’a envoyé le texte via Internet.
Casimir, c’est Casimir Poujol qui naît au Massegros, une commune du causse du Sauveterre en 1832. Il est le premier de la saga. A vingt ans, son brevet de capacité en poche, il pourra exercer le métier d’instituteur communal dans son premier poste de Servières sur le plateau de la Margeride.
Nous sommes encore loin des lois laïques de Jules Ferry. L’Eglise joue un rôle primordial dans l’instruction des Français et d’ailleurs la nomination d’un instituteur sur une commune exige un certificat de moralité délivré par le curé ou son représentant.
L’enseignement lui-même fait une bonne place au catéchisme. « Pour améliorer ses ressources, le maître d’école est souvent sacristain, il sonne l’angélus du matin, aide le curé à dire la messe, chante au lutrin, fait le catéchisme, et balaie l’église » écrit Pierre Cordesse.
Le pays est pauvre et le matériel scolaire étant cher il est réduit à sa plus simple expression. Le bâtiment dans lequel est l’école est sommaire et le logement de l’enseignant peu confortable !
Si les lois scolaires de la République soulagent l’instituteur de la pression de l’Eglise les conditions matérielles d’enseignement et de logement resteront longtemps précaires, y compris jusqu’au milieu du 20ème siècle.
Les hussards noirs de la République auront encore à se battre contre un clergé et des élus souvent pas toujours favorables à l’Ecole sans Dieu aux résultats pourtant bien meilleurs que ceux de l’enseignement privé dans lequel l’appellation de Frères Ignorantins est révélatrice du niveau de certains maîtres. L’absentéisme des élèves est important lors des travaux saisonniers.
L’auteur cite plusieurs ouvrages faisant état des difficultés diverses que connaissent les instituteurs, particulièrement les débutants, il donne aussi des témoignages sur les rapports de l’enseignant avec sa hiérarchie. Quelques échanges de correspondance entre un inspecteur d’académie du Jura et ses subordonnés éclairent le lecteur sur l’état d’esprit qui a cours. Un constat est dressé sur la discipline stricte qui régit l’Ecole Normale de Mende.
Une incursion est faite en Algérie où les conditions de travail et de vie des instituteurs ne sont pas meilleures dans un contexte où les élèves sont encore plus étrangers à la langue et à la culture françaises que les petits Lozériens.
Tout un chapitre est consacré à Henri Cordesse qui pratique la pédagogie moderne de Freinet dans sa classe de Montgros, une commune de l’Aubrac. Henri Cordesse qui prendra une part importante dans la Résistance en Lozère et à ce titre sera nommé préfet de la Lozère à la Libération.
Pierre Cordesse ajoute à son étude son appréciation sur les méthodes pédagogiques qui ont cours et fera part de son engagement militant au sein du Groupe Français d’Education Nouvelle. C’est déjà une autre affaire !
On peut se procurer l'ouvrage chez l'auteur :
Pierre Cordesse13, rue des Orangers 34090 Montpellier
Prix : 15 €, les frais d'envoi en sus.