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cessenon
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Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
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Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
24.11.2009

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Occitan

Antonin Perbosc

Publié le 20/11/2009 à 14:18 par cessenon
Antonin Perbosc

 

 

Sur le monument aux morts de Saint Félix Lauragais la graphie occitane de la citation d’Antonin Perbosc est correcte.

Antonin Perbosc est connu dans le monde des occitanistes. Il est né à Labarthe dans le Tarn et Garonne en 1861 et est décédé à Montauban en 1944.

Il a été instituteur à Camberouger, un village situé à 30 km de Montauban puis à Loze près de Villefranche-de-Rouergue.

Il a recueilli avec ses élèves le patrimoine oral de sa région. Antonin Perbosc était aussi poète et on lui doit divers ouvrages écrits en occitan.

 



Occitan, Europe, nations

Publié le 29/09/2009 à 10:40 par cessenon
Occitan, Europe, nations

 

 

Bellaciao aurait pu se dispenser de donner cette information sur une initiative farfelue et sans aucune portée qu’est la création d’un Gouvernement Provisoire Occitan.

Toutefois, ce faisant, Bellaciao a permis d’ouvrir un débat, celui de la question des nations que certains occitanistes veulent voir disparaître au profit d’une Europe fédérale.

Certes l’objectif n’est en général pas affirmé chez ces occitanistes qu’ils militent pour une Europe libérale qui n’a que faire pour se construire de l’obstacle des nations, lesquelles pourraient s’opposer au nivellement vers le bas des situations diverses au plan social ou culturel.

Non cet objectif n’est pas affiché, il reste que le résultat est là : faire disparaître les nations c’est éliminer un point de résistance à un capitalisme débridé qui se structure au plan européen et qui n’a vraiment que faire des langues, cultures et identités régionales.

La concurrence "libre et non faussée" qui est définie pour la construction d’une telle Europe éliminant les nations n’a rien à voir avec la défense de l’occitan et de l’Occitanie.

Il n'y a pas, il n'y a jamais eu de nation occitane. Il y a une langue, riche, chantante, une koinè plutôt, qui était utilisée dans un espace comprenant 33 départements français et débordant en Espagne (Val d'Aran) et en Italie (Vallées occitanes).

Il y avait aussi "un biais de viure".

Le tout a été historiquement laminé par un jacobinisme outrancier et est présentement détruit par une mondialisation qui uniformise tout.

Après l'occitan ce sera le tour du français de passer à la trappe, ne restera plus sans doute qu'une langue, héritée de l'anglais, qui sera la langue maternelle de tous les habitants de la planète.

Avec cette langue universelle il y aura aussi une pensée unique, celle des puissants de ce monde.

Que faire pour s'opposer à l'appauvrissement d'un patrimoine mondial riche de sa diversité ? Sûrement pas selon moi supprimer les nations dans lesquelles s'inscrivent les particularités régionales, tout un ensemble de valeurs  que bat en brèche une Europe qui uniformise ce que chaque nation pourrait apporter à tous.

Alors défendre l'occitan et l'Occitanie oui, tout à fait, mais justement en préservant ce qui permet de le faire, à savoir, pour ce qui nous concerne, la nation française à laquelle je suis personnellement attaché.

Si je n'avais pas de respect pour la littérature je dirais que les propositions qui sont faites ici avec la création d’un Gouvernement Provisoire de l’Occitanie sont... de la littérature.

 

Langues, cultures, identités régionales

Publié le 30/08/2009 à 11:42 par cessenon
Langues, cultures, identités régionales

A la "tribune" pendant la communication sur
Langues, cultures et identités régionales


L’opportunité a été saisie lors de la rencontre communiste organisée à Malibert le dernier week-end d’août par le réseau « Faire vivre et renforcer le pcf » pour faire connaître la question des langues, cultures et identités régionales
C’est que dans le Biterrois, par le biais du manifeste « Mon pais escorjat », des slogans tels que « Viure al pais » et autres similaires, il y a depuis des années une forte prégnance du problème.
Aussi le samedi après-midi, à la reprise des travaux une intervention sur le sujet, courte mais suffisamment explicite, a été faite devant un auditoire fourni, peut-être pas loin de quatre-vingts personnes.
S’il ne s’agit pas d’une donnée majeure pour un parti révolutionnaire confronté à une crise économique, sociale et politique inédite, elle fait cependant partie d’un ensemble de revendications qui demandent à être satisfaites.
Avec la reconnaissance des langues régionales il ne s’agit nullement de gommer la dimension nationale dans laquelle s’inscrit l’intérêt d’obtenir que la richesse que constitue la diversité de la France ne soit pas rognée mais au contraire développée.
Après l’uniformisation réductrice qui a résulté du centralisme jacobin excessif de notre pays on peut craindre que le nivellement ne se poursuive au plan mondial avec l’hégémonie de la langue anglaise au détriment des langues nationales.
Ce n’est d’ailleurs pas que la langue qui est visé, c’est aussi un mode de vie, « un biais de viure » dit-on en occitan, qui est menacé. Hélas avec la politique viticole que nous connaissons c’est toute l’identité des villages qui est mise en cause.
Défendre les langues et les cultures régionales est inséparable de la prise en compte de la situation économique à laquelle est confronté le monde rural.
Comment le message aura été reçu par les participants ? A chacun de le dire, à tout le moins, c’était l’occasion, il a été envoyé !

Hommage aux Biterrois de 1209

Publié le 23/07/2009 à 10:22 par cessenon
Hommage aux Biterrois de 1209

Heureuse initiative que celle prise par le CIRDOC ce 22 juillet 2009 soit huit cents ans jour pour jour après le Sac de Béziers. Il s’agissait de rendre hommage aux Biterrois qui, catholiques dans leur grande majorité, refusèrent de livrer leurs concitoyens cathares aux croisés venus dans le Midi éradiquer l’hérésie.
Une exposition rappelait la chronologie des événements. Des photos grand format de divers châteaux cathares était présentées cependant que le film de Christian Salès « Cathares, secrets & légendes » passait en boucle dans la salle de projection, un film sur lequel nous avons le projet de revenir.
Un document « Béziers, 22 juillet 1209, autopsie d’un massacre annoncé » produit par l’historien Michel Roquebert, était gracieusement offert aux visiteurs.
Vers 18 h a eu lieu la cérémonie du dévoilement de la plaque apposée sur la façade du CIRDOC. On notait dans l’assistance diverses personnalités, en particulier Anne Brenon, qui fait autorité en matière de catharisme, que nous avions pu entendre le jour même à France Inter dans l’émission « 2000 d’histoire ». Une rediffusion en fait mais le jour était bien choisi !
M. Hammel, le directeur du CIRDOC, faisant office de maître de cérémonie, a accueilli et remercié les participants et donné la parole au responsable de « Iniciativas 1209-2009 » puis à Claude Alranq. Celui-ci a rappelé que les occitanistes n’avaient jamais imposé quoi que ce soit à quiconque. Il a mis en exergue la volonté de paix et d’amour du monde occitan, regrettant au passage que la référence au concept de nation s’accompagne le plus souvent d’armée, de police, d’expansionnisme, de répression… Bref il aurait fallu pouvoir débattre autour de cet aspect de son allocution que nous qualifierons volontiers de quelque peu fédéraliste !
C’est Alaïs qui, non sans difficulté, et guidée par sa grand-mère, Colette Derdevet Meneau, a dévoilé la plaque, oeuvre de Louis Haffner, un tailleur de pierre biterrois, qui porte le texte suivant :

Lo 22 DE JULH DE 1209
LO GRAN MASÈL CASTIGUÈT
L’INTOLERABLA TOLERÀNCIA
DEL POBLE D’OC

Le public était ensuite invité à rentrer dans le hall pour entendre trois comédiens dire des extraits de « La Canso », un poème en occitan médiéval, qui raconte l’histoire de la croisade. « La Canso » a été écrite pour la première partie, sans doute en 1211, par Guilhèm de Tudèla, un clerc favorable à l’Eglise et pour la deuxième partie par un auteur anonyme qui dénonce les excès des Croisés.
Les extraits choisis étaient relatifs au siège et à la prise de Béziers. Ils étaient dits une première fois en occitan médiéval, difficilement compréhensible mais l’émotion était quand même au rendez-vous, une seconde fois traduits en occitan moderne et une troisième en français. Deux panneaux reproduisant deux pages de « La Canso » servaient de décor pour la scène.
On a failli ne pas avoir droit au « Se canta » Mais non, depuis l’assistance une voix l’a entonné et tout le monde a suivi !
Un apéritif, offert par la municipalité a clôturé cette manifestation cependant qu’à l’extérieur une immense affiche blanche a permis à certains d’exprimer leurs sentiments.
Pour ce qui est de l’apéritif nous signalerons une boisson médiévale délicieuse faite à partir de vin (rouge de préférence), de miel, ou à défaut de sucre, de cannelle, de gingembre et de de fleur d'oranger. La chose s’appelle hypocras.
Ah, sur le dazibao on a pu voir le dernier vers du passage de « La Canso » consacré au Sac de Béziers, reproduit par un quasi professionnel de la calligraphie cependant qu’à une liste non close de villes martyres : Babylone, Jérusalem, Béziers, Varsovie… un pinceau avait ajouté Sétif, Gaza… Tiens il aurait pu intercaler Guernica, Oradour s/ Glane, Hiroshima,
Nagasaki... !

De quelques expressions relatives au temps

Publié le 15/07/2009 à 10:14 par cessenon
De quelques expressions relatives au temps


Un ciel de « carinas » photographié à la cité du parc

Rémy Pech, universitaire de talent, ne connaissait pas le mot « carinas ». Il faut dire à sa décharge que c’est une « Tête plate » et que forcément…
J’explique : on dit qu’il fait carinas en été quand le ciel est couvert, que le temps est chaud et humide, qu’il fait donc lourd, l’atmosphère étant alors étouffante. Il m’a été assuré que dans l’Aveyron on écrit carimas et du côté de Frontignan canimas.
Rémy Pech connaît bien « marinas » que l’on emploie aussi mais qui selon moi ne rend pas compte du malaise que provoque l’état de l’atmosphère.
On rend compte de cette situation d’un « Il fait mauvais ! » ce qui à proprement parler n’est pas juste, ce n’est pas pire qu’un soleil brûlant ! Dans ce cas d’ailleurs la formule est « Il fait lune ! »
A la météo ils annoncent « entrées maritimes », à Cessenon c’est plutôt « Monta la marinada » quand on voit avancer dans les terres des nuages gris poussés par un vent d’est.
Ici ça devient « C’est marin ! » En fait il y a des nuances dans les vents marins : on peut citer le Narbonnais en particulier. Mais le nom du vent d’est c’est « Le Grec » avec comme dicton « Grec, la pleja al bec ! »
A l’opposé il y a le Cers, un vent du nord ouest qui peut être fort, froid ou chaud suivant la saison, desséchant dans tous les cas. Le Nord lui valait aux travailleurs viticoles qui fermaient leur porte derrière eux en fin de journée cette déclaration « Vent du Nord je t’emmerde ! » mais hélas quand il soufflait encore le lendemain matin c’était « Vent du Nord je te demande pardon ! »
La pluie est qualifiée suivant son importance, cela peut aller jusqu’à « a coa d’ase ! » [A queue d’âne !]
Le manque de pluie se traduit par « fa secada ! » tandis que son abondance conduit à « i a la sason ! »
La gelée blanche c’est « i avía de blanc aqueste matin » mais en Lozère on parle de « babastre ».
Un ciel très nuageux c’est « Es tot níu » et quand ça se couvre « S’ennevolis ».
Une prévision de pluie pour la nuit qui suit « Anam aveire una neitada de pleja » !
Le reste à l’avenant.../…

Décès de Robert Lafont

Publié le 24/06/2009 à 17:18 par cessenon
Décès de Robert Lafont


Nous apprenons le décès ce mercredi 24 juin, à Florence où il était retiré, de Robert Lafont. Nous nous associons à la peine des siens, de sa famille et de ses proches.
Né à Nîmes en 1923 Robert Lafont a été une figure marquante du monde occitan. Spécialiste de la langue, auteur de divers ouvrages, Robert Lafont s’était engagé pour la reconnaissance de l’identité régionale.
Avec Jean-Pierre Chabrol et Maffre Baugé, Robert Lafont est signataire en 1978 du Manifeste « Mon pais escorjat » (mon pays écorché) qui ralliera viticulteurs, occitanistes et militants progressistes.
Prenant en compte le mot d’ordre « Volem viure al pais » (Nous voulons vivre au pays) qui lui est antérieur, le Manifeste adoptera le « Viure, trabalhar e decidr al país » qui outre la question de l’emploi posera déjà celle de l’autogestion.
Je l’avais personnellement rencontré en 1979 lors de la préparation d’une manifestation pour l’Ecole conduite par la fcpe, dont j’étais alors le secrétaire départemental, qui s’était déroulée à Marseillan.
A cette époque le parti communiste était très présent dans le paysage politique national et dans celui de la région. Aux élections qui avaient eu lieu cette année-là pour désigner les représentants au parlement européens le pcf avait obtenu quelque 20 % des suffrages.
Plusieurs députés du Languedoc Roussillon étaient communistes et on en comptait deux dans l’Hérault (Paul Balmigère à Béziers et Pierre Arrault à Sète).
Maurice Verdier a lors secrétaire fédéral du pcf avait apporté le soutien de son parti à l’initiative prise par les signataires du Manifeste « Mon pais escorjat ». C’est qu’il y avait à cette époque des dirigeants communiste d’un niveau assez exceptionnel !

Elle a enfin eu lieu…

Publié le 03/06/2009 à 16:59 par cessenon
Elle a enfin eu lieu…


Pendant le pique-nique, photo Marianne Perrot


Elle a enfin eu lieu l’édition 2009 de La Passejada. C’est qu’elle avait été reportée deux fois, le lundi de Pâques d’abord, ce jour là le temps aurait toutefois permis de la faire, le 26 avril ensuite, là il avait plu tout le dimanche.
Donc elle avait été remise au lundi de Pentecôte. La veille on avait encore eu des inquiétudes, vers 20 h il pleuvait sur Cessenon. Enfin ce 1er juin le temps était correct avec même un peu de vent qui permettait d’espérer qu’on n’aurait pas trop chaud.
Justement à cause du risque de chaleur on avait un peu avancé l’heure du départ et celui-ci avait été fixé à 9 h 15 au pont de Rhonnel. On y retrouve Jacques et Aline et nous y rejoignent les retardataires. Finalement nous serons 24 pour cette randonnée dont plusieurs têtes nouvelles. Tout Cessenon finira par avoir fait au moins une fois la Passejada de la Burla !
Comme toujours André B. s’occupe de la logistique et avec sa jeep il embarque tout un tas de matériel que chacun récupérera au moment du pique-nique. Ah, pour celui-ci Michel nous a dégoté un coin parfait à l’ombre de pins, près d’une baraque qui appartient à Michel Angles lequel lui a d’ailleurs remis la clé.
Pour l’heure il ne fait pas trop chaud et on suit l’itinéraire prévu : Lornovaire, les Pradasses, Tudéry… Chemin faisant on apprend quelques noms de plantes, on voit quelques beaux panoramas, on rencontre quelques ruines…
Finalement on a marché d’un bon pas et il n’est guère plus de 10 h 45 quand on aperçoit l’endroit où doit avoir lieu le pique-nique. Eh non, André n’est pas encore là avec sa jeep. Tiens, le voici qui s’est arrêté pour charger sur sa remorque quelques ceps d’une vigne qui a été mise à l’arrachage.
On pose les sacs près de la baraque et comme on dispose d’une plage de temps avant que l’apéro soit servi, et la braise prête pour recevoir la grillade, la plupart d’entre nous vont jusqu’à l’abbaye de Fontcaude distante de quelques centaines de mètres.
Nous avons droit à quelques commentaires sur cette abbaye de Prémontrés dont les terres et les bâtiments ont été vendus comme Biens Nationaux sous la Révolution. Fort heureusement des travaux de restauration ont permis au site de retrouver son cachet.
Misty s’abreuve dans un bassin alimenté par la source de Fontcaude. Mais non, ce n’est pas de l’eau bénite ! L’église est évidemment fermée mais le musée est sans doute ouvert aussi il devrait être possible de la visiter.
A l’aller nous avons eu droit à quelques explications devant un paliure, qu’on appelle encore épine du Christ, abondamment fleuri et au retour nous découvrons un superbe seringa complètement blanc.
Retour à notre lieu de pique-nique où les choses ont avancé depuis tout à l’heure. Sont venus nous rejoindre quelques convives à qui il est demandé des comptes pour leur absence à la marche du matin. A vrai dire certains, c’est le cas des petites-filles de Janine, d’Odette aussi, nous accompagnerons l’après-midi.
Pour l’heure on en est aux choses sérieuses : l’apéro ! Le chroniqueur a retenu un vin de noix tout ce qu’il y avait de délicieux. Ah cette année la saucisse n’a pas le goût de rance que nous lui avions trouvé il y a deux ans ! Bien sûr il n’y a pas eu d’asperges pour l’omelette mais celle aux oignons n’était pas mal. Il serait prétentieux de dresser une liste exhaustive de ce qui a circulé mais on ne peut passer sous silence la tarte à la rhubarbe directement venue des Vosges !
Question vin, sans vouloir faire de la publicité, on mentionnera un excellent Jougla de Prades s/ Vernazobres !
Michel se plaindra, à juste titre, que ça ne parlera pas tellement occitan au cours de cette Passejada. Certes le drapeau rouge à la croix cléchée a été déployé et la chorale de la Burla, nous interprètera quelques chansons occitanes mais c’est vrai que nous aurions pu faire un effort !
Enfin on ne va pas refaire l’histoire ! On va par contre effectuer la reprise. Oui, les avis sont partagés, les uns demandant à ce qu’on ne finisse pas trop tard, d’autres regrettant que nous ne soyons pas restés plus longtemps sur le site, somme toute idéal, du pique-nique.
Allez, on a démarré, avec des défections et des renforts aussi.
Direction le Pech de Puechabon où certains, par courtoisie nous tairons les noms, ont compris que nous allions faire une boucle et nous attendent à côté d’une baraque qui appartenait à Léon Maurel nous indique André S. lequel a vendangé pendant plusieurs années les vignes qui dans le secteur appartenaient à son oncle.
Le sommet du Pech est rapidement atteint. Avant qu’il ne soit défriché et planté on y trouvait des Saint Michel nous est-il dit.
Guère plus bas que le relais de Radio Bleue (ou Radio Ciel Bleu) un cerisier offre au regard des cerises bien tentantes. Hélas, les propriétaires sont là et Jean-Pierre ronge son frein devant cette situation !
Descente vers la canal (eh oui, il faut bien placer une expression occitane dans le compte-rendu) où Michel et André S. repèrent le tracé de l’ancien chemin par où passaient les charrettes lors des vendanges.
Nous ne nous arrêtons pas devant la baraque de Garry où avait été un moment envisagé de pique-niquer. Nous poursuivons par le pigeonnier. Nous n’allons pas tarder à sortir d’un sentier pas très dégagé. C’est un peu abrupt et le guide nous confie qu’il aurait une prime si quelques randonneurs finissaient là leur vie. C’est que ce serait l’occasion de combler quelque peu le trou de la sécu !
Non, non, on ne prend pas à gauche, c’est trop embroussaillé, on continue jusqu’à la Bouquette où on va suivre un moment la route avant de la quitter pour prendre sur notre gauche un chemin qui traverse la « campagne » de Saint Denis, autrefois propriété d’un certain Cathala, docteur de son état.
Nous ne sommes plus loin du pont de Rhonnel à présent, nous y arrivons un peu avant 16 h. Quelques vaillantes décident de revenir à Cessenon à pied, les autres se répartissent dans les voitures pour rentrer à la maison.
Pas trop mal cette Passejada, un peu différente des précédentes, mais il faut dire qu’elles sont toutes différentes !
Allez, « A l’an que ven ! »

Passejada 2009, première !

Publié le 14/04/2009 à 12:00 par cessenon
Passejada 2009, première !


Pendant le pique-nique
Photo Marianne Perrot


Oui, c’était couru, quand l’équipe de Jacques est arrivée sur la place de Cessenon, les responsables de la Burla, le cercle occitan de Cessenon, avaient décidé de reporter la Passejada prévue, comme c’est toujours le cas, pour le lundi de Pâques, à une date ultérieure.
C’est qu’il avait plu pendant deux jours et le matin encore il tombait quelques gouttes. Certes la météo était optimiste pour cette journée du 13 avril mais comment se fier à un service public. C’est connu, tant que la météo ne sera pas privatisée on n’aura pas de beau temps. Par ailleurs la Burla c’est un peu comme le chocolat Meunier, « ça craint la chaleur et l’humidité ! »
Mais les professionnels de la randonnée ont choisi de prendre des risques et de braver les éventuelles intempéries. Pour l’heure ils sont sept toutefois Marie-Rose, Daniel et Liliane décident d’accompagner les marcheurs de métier au moins jusqu’à Carbonnel. Regroupement des troupes au pont de Rhonnel où l’effectif a encore grossi d’une unité avec Pierre amené par Daniel And Co.
Allez, on démarre. Marie-Rose qui connaît parfaitement les lieux nous déconseille de prendre le chemin qui monte sur Lornevaire, c’est un ruisseau en période de pluie.
Tiens un 4 x 4 s’arrête au passage et nous signale qu’une randonneuse éplorée qui a manqué le départ court après nous. Ce ne peut être que Colette que Jacques (on sait qu’il a pour elle un faible assez fort) va récupérer en revenant sur ses pas.
Ouf, si vous avez bien compté, nous sommes douze à présent. Il faut ajouter Sofia et Misty les deux petites chiennes qui nous accompagnent et qui dans un premier temps jouent comme des folles. En fin de journée elles seront plus calmes.
Marie-Rose nous raconte sa jeunesse passée de 1947 à 1956 aux Pradasses où son père était métayer. Elle allait à l’école à Cessenon à pied d’abord puis à bicyclette, laissant son vélo à Carbonnel où vit aujourd’hui son fils.
Dans le secteur de nombreuses vignes ont été mises à l’arrachage et c’est un spectacle un peu désolant qui s’offre au regard. On a commencé la cueillette d’asperges et Gervais se montre un chercheur averti cependant que Line M. complètera sa cueillette avec l’aide de Pierre. Marianne prend en photos diverses orchidées sauvages.
Finalement Marie-Rose, Daniel et Liliane qui nous ont accompagnés jusqu’aux Pradasses décident d’aller chercher leurs provisions et de nous rejoindre en voiture à l’endroit prévu pour le pique-nique. Les autres continuent trouvant en bordure du chemin quelques iris bas : violets, jaunes, blancs.
Ah, la bâtisse sur notre droite dont le toit s’effondre ? Ce serait Le Castelou nous dirait plus tard Marie-Rose et elle précise qu’elle avait été autrefois habitée. Le sol est certes trempé par endroits mais on voit bien qu’il ne pleuvra pas. On continue jusqu’au domaine de Tudery où un groupe de jeunes avec des quads nous demande leur route.
On poursuit vers l’est, en direction de Pech Redon dont on peut voir le relais radio installé au sommet. On a déjà commencé l’ascension quand Daniel, Liliane et Marie-Rose nous font signe : le chemin d’accès à l’endroit prévu pour le pique-nique est très boueux mais ils ont rencontré un espace commode que nous rallions.
A la façon dont certains mettent du temps pour allumer le feu on ne peut pas les accuser d’être des pyromanes. Toutefois il nous faut reconnaître que la saucisse est cuite à point ! Ce repas sera pris debout autour de la table : des tas de choses circulent dont il serait vain d’espérer pouvoir dresser une liste exhaustive. Citons quand même les bougnettes, les moules en brochette, un pâté tout ce qu’il y a de délicieux, du Roquefort, de la quiche… Bref on ne peut pas prétendre être dans le Tiers ou le Quart Monde. Question vin ça ira à condition de compléter les choses en utilisant celui que Jacques avait apporté dans sa gourde pour le cas où les viticulteurs auraient déclaré forfait.
Naturellement on a planté le drapeau occitan sur l’arbrisseau près duquel nous sommes installés. Pierre s’éloignera de quelques mètres pour, le pique-nique terminé, plonger dans une sieste réparatrice. On chargera l’une d’entre nous de le réveiller en douceur au moment de la reprise.
Allez, on reprend l’ascension de Pech Redon. Il fait presque chaud maintenant, avec toutefois un vent agréable. Là haut la vue s’étend sur Cazalviel, Causses et Veyran, Murviel, Béziers… On redescend après une boucle où un mur écroulé est l’occasion de citer la phrase « Es pas un vedèl es una vaca ! » en jouant sur les mots « vedèl » qui désigne à la fois un éboulis et un veau.
On retrouve, après un passage où on crotte ses chaussures, la baraque où était initialement prévu le pique-nique. Ne reste plus à présent qu’à rejoindre la D 14 puis, en empruntant un chemin qui dessert la « campagne » de Saint-Denis retrouver l’itinéraire suivi le matin.
Que signaler ici ? Eh bien la jeune randonneuse qui nous double d’un pas que nous n’aurions pas pu soutenir, ce qui fait dire à notre guide « Si elle fait l’amour comme elle marche, il y a un manque à gagner, elle va trop vite ! »
Retour aux voitures où Jacques dispache ses passagères dans les voitures de Paul et de Jean-Pierre car il doit passer à son jardin et en même temps déposer Pierre chez lui.
De l’avis général, bonne journée que ce 13 avril. Quant à l’édition officielle de La Passejada elle devrait avoir lieu le dimanche 26 avril si aucun empêchement ne vient perturber le programme.



Edition 2009 de La Passejada de La Burla

Publié le 25/03/2009 à 12:00 par cessenon
Edition 2009 de La Passejada de La Burla


Sur le trajet, la baraque devant laquelle est prévu le pique-nique
Photo Jean-Christophe Pagliarin


« La Burla », le Cercle Occitan de Cessenon, vous invite à participer le

LUNDI 13 AVRIL

à sa traditionnelle « Passejada » du lundi de Pâques.
Cette année elle aura lieu au départ du pont de Rhonnel, près de la ferme zoo. On peut parquer les voitures au départ du chemin qui monte sur Lornevaire ou Carbonnel.
C’est ce chemin, il est goudronne, que l’on emprunte et que l’on suit jusqu’à L’Ornevaire. Après le hameau on revient vers Carbonnel que l’on n’atteint pas. On continue jusqu’aux Pradasses et on passe ensuite aux Tuderies. L’objectif est le sommet de Pech Redon où est installé un relais de Radio.
Le pique-nique pourra se faire en contrebas, sous une vigne qui appartient à Michel Clerc mais l’idéal serait l’espace autour d’une baraque de vigne qui est plus bas et à laquelle on peut accéder en voiture.
Il faut compter deux heures de marche pour l’aller et moins d’une heure pour le retour qui se fera par La Bousquette et la Grange de Saint Denis, soit moins d’une dizaine de kilomètres en tout.

Le rendez-vous est fixé à :

9 H 30 SUR LA PLACE DE CESSENON
9 H 45 SUR LE PARKING DE RHONNEL


Il faut prévoir des chaussures convenables pour marcher et un sac à dos pour emporter le casse-croûte. Pour tout renseignement complémentaire téléphoner au 04 67 89 63 70.

Serada d'omenatge à Max Roqueta

Publié le 12/12/2008 à 12:00 par cessenon
Serada d'omenatge à Max Roqueta
Photo Georges Souche

La grande salle, toujours aussi peu fonctionnelle, du CIRDOC était pleine à craquer ce jeudi 11 décembre pour la soirée d’hommage à Max Rouquette qui, à quelques jours près, coïncidait avec le centenaire de sa naissance.
Tout le Gotha des spécialistes du célèbre écrivain occitan s’étaient donné rendez-vous à Béziers ce soir là !
Le public était accueilli à l’entrée avec les sons de la graile de Philippe Carcassès accompagné à l’accordéon diatonique par Marie Srinking.
Joanda et Aurélia ont présenté la soirée, très riche d’informations diverses, cependant qu’un extrait, « L’òrt de Dieu », du Vert Paradis préalablement enregistré, était dit.
Des commentaires sur la production d’un DVD consacré à Max Rouquette ont été faits par les auteurs : Claire Toreilles et Marie-Jeanne Verny.
Dans une biographie qui nous a appris bien des choses, Jean Frédéric Brun a donné des précisions sur la vie de Max Rouquette, notamment le fait qu’on ne parlait pas occitan dans la maison bourgeoise d’Argeliers où il est né. Il a été rappelé qu’il a exercé en tant que mètge (médecin) à Aniane pendant une dizaine d’années.
Les interventions étaient coupées de lectures de poèmes, le plus souvent, et c’était heureux, suivies de leur traduction, par Aurélia, de chansons de Frédéric Fortes qui les soutenait de son piano.
Jean-Marc Vilanova a interprété avec bonheur un passage de « L’hautbois de neige » avec la complicité d’Albarède, alias Carcassès !
Nous avons eu droit à une foule de détails sur la vie et l’œuvre de Max Rouquette par diverses personnes qui l’ont connu de manière intime ou professionnelle. Citons Jean-Marie Petit, son éditeur, Alain Surre Garcia, son traducteur, Josiane Ubaud, ethnobotaniste qui a souligné la richesse du célèbre occitaniste dans le domaine des plantes de la garrigue (la « balca » - le brachypode rameux - par exemple qui est en quelque sorte l’alpha et l’oméga de la nature a été fort judicieusement décrite !), Georges Souche, photographe qui a collaboré à certaines productions de Max Rouquette, Robert Souchon, qui partageait avec l’auteur la passion du tambourin et de la chasse.
Jean-Claude Forêt, spécialiste du théâtre de Max Rouquette, a exposé l’itinéraire de celui-ci en la matière. Anne Clément a développé sa dernière réalisation, la mise en scène de « Lo jòc de la cabra », pièce jamais jouée jusqu’ici.
Jean-Guilhem Rouquette a évoqué ses rapports avec l’occitan, via son père. Eclairage intéressant qui a complété la biographie que nous avions entendue.
Les trois musiciens de service s’étaient rapprochés pour interpréter une mazurka provençale cependant que le poème sur la cardebèla, lui aussi enregistré, avait clôturé la série des textes lus ou dits.
Une dégustation du vin de « La tinada Max Roqueta » (la cuvée Max Rouquette) de Saint Saturnin de Lucian complétait une soirée un peu longue mais qui permettait aux participants de prendre toute la mesure de la dimension de l’écrivain occitan.