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cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
16.05.2008
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Politique

O gai vive la rose !

Posté le 23.01.2008 par cessenon
Il est très enjoué notre ancien ministre des transports ! « O gai vive la rose / Je ne sais pas pourquoi / Vive la rose et vive moi. »
En 2001 la liste qu’il conduisait à Béziers pour les municipales n’a pas réussi à empêcher Couderc d’être élu au premier tour. On avait pourtant sonné le ban et l’arrière-ban de ce qui est à gôche sur la ville.
C’est que les Biterrois ont le comprenoir un peu bloqué. Ils n’ont pas mesuré tout le bonheur qu’on voulait leur apporter !
En 2002, le 21 avril plus précisément, comme l’ensemble des Français ils récidivaient et envoyaient Jospin à la retraite. Il avait même fallu voter Chirac pour ne pas courir le risque de voir Le Pen à l’Elysée !
Il y a bien eu par la suite un certain 29 mai 2005 mais on est rapidement passé là-dessus. A peine la victoire du NON contre un capitalisme débridé annoncée on tirait à nouveau des plans sur la comète pour reconstruire l’unité du temps de la gauche plurielle ou du programme commun dont on avait pourtant pu mesurer et les limites et les effets dévastateurs au plan électoral !
L’Europe ? La confusion des mots, la confusion des genres, un savant dosage de bonnes intentions et de réalités cruelles, tout cela était lissé pour qu’on puisse enfin parler de ce qui était à l’ordre du jour : le petit matin du grand soir !
2007, là c’était le 22 avril et le 6 mai, a confirmé que les propositions présentées par les divers candidats de gauche n’étaient finalement pas sérieuses ou pas crédibles. Comme il n’y avait pas d’alternative, Sarkozy et le MEDEF ont empoché la mise. Ah non, ce n’est pas une bonne chose, on s’en rend compte au quotidien, mais qui en doutait ?
Eh bien malgré ce on continue, un pied dans le vide, l’autre sur rien du tout ! C’est à l’image de Vil Coyote, ça ne marche jamais et on finit toujours par tomber !
Foin de l’expérience, on s’entête ! A défaut de convaincre on magouille. Ceux qui ont renoncé prétendent que ce sont les autres qui ne sont pas au niveau et qu’au fond ils s’adaptent à cette triste réalité : courage mes frères, il nous faut mourir ! Enfin ce serait plutôt il vous faut mourir ! Le mot disparaître conviendrait peut-être mieux !
Et si on s’orientait vers une autre voie que le « ron et ron, petit patapon » dont on nous a bercés depuis une trentaine d’années. Ce n’est pas facile ? Ah certes on y voit mieux sous un lampadaire pour chercher ce que l’on a perdu dans un endroit obscur mais il faut l’avouer on n’a aucune chance de le retrouver là !
J’enchaîne : « On dit qu’elle est malade / Peut-être qu’elle en mourra / Mardi il r’viendra m’voir / Mais je n’en voudrai pas. »

Les appareils politiques

Posté le 11.01.2008 par cessenon
Pour certains le mot « appareil » renvoie à l’idée de prothèse ! Il n’est de vertu qu’en dehors des appareils et si vous êtes encartés, spécialement au parti communiste, vous avez toutes les tares, tous les défauts !
Les adhérents du pcf ne sont pas, ne peuvent pas être des citoyens, seuls ont le droit de porter ce titre ceux qui n’en sont pas membres.
L’édition du vendredi 11 janvier de L’HERAULT du Jour nous présente les tenants de la thèse. Bien qu’ils habitent Sauvian, Maraussan, ailleurs peut-être, Béziers est leur point de ralliement.
Pauvres Biterrois qui n’êtes pas en mesure de prendre en charge vos problèmes, ces militants arrivent tel Zorro à votre secours. Ils ont un passé pas très ancien, il remonte à la campagne du référendum de 2005, mais tellement brillant selon eux, qu’ils sont incontournables dans le paysage.
Ils sont dégagés de toute contrainte. Ni contrainte énergétique (à bas le nucléaire civil, l’action contre le nucléaire militaire elle est moins porteuse !) ni contrainte alimentaire (fi des sciences et des technologies susceptibles d’apporter une réponse aux besoins de l’humanité.)
Comme en dernière analyse c’est avant tout le parti communiste qui est responsable de tous nos maux, il faut éradiquer le peu qu’il en reste. José Bové s’y est employé, avec assez de bonheur il faut le reconnaître.
Le pcf est accusé de trahison parce que prisonnier de son alliance avec le parti socialiste. De la part de supporters dudit Bové dont les signatures sont venues d’élus de cette dernière formation cela ne manque pas de piquant ! Et de plus Bové, comme les autres, au demeurant chargé de je ne sais quelle mission essentielle pour le devenir de la planète, s’est bien empressé d’apporter son soutien à Ségolène Royal lors du second tour des présidentielles.
La problématique me paraît devoir se situer ailleurs. Le ailleurs c’est la mesure de l’ampleur de la crise douloureuse que traversent la France, l’Europe et le Monde, c’est aussi la recherche de ses causes et partant des solutions à présenter pour la résoudre.
Et là je crois qu’il faut pointer les carences d’un parti révolutionnaire qui avait pourtant en d’autres temps, celui de la Résistance ou de la guerre d’Algérie par exemple, fait la preuve d’un engagement d’un autre niveau.
La fédération de l’Hérault du parti communiste s’est inscrite et s’inscrit toujours, à travers des opérations douteuses à Béziers, dans ces carences là. Je partage la réprobation qui prévaut à ce sujet.
Pour autant faut-il comme on dit jeter l’enfant avec l’eau du bain et condamner tout appareil politique parce que rien ne vaut la démocratie directe, la spontanéité, la valeur intrinsèque de ceux qui délibérément se situent en dehors de toute organisation ?
Ce n’est pas mon opinion et c’est faire preuve d’un anticommunisme tel que j’ai eu l’occasion de le combattre tout au long de ma vie militante que de préconiser l’effacement d’un parti qui s’est construit en 1920 sur une base révolutionnaire !

Libre propos sur les élections municipales à Cessenon

Posté le 03.01.2008 par cessenon
L’approche des élections municipales rend certains fébriles. Cessenon n’échappe pas à la règle et on assiste à la gestation d’au moins une liste concurrente de celle du maire sortant. C’est la démocratie et il n’y a rien à redire à ce sujet. On peut toutefois avoir une opinion sur la situation dans le village.
La situation ? C’est d’abord la crise de la viticulture aggravée ici par un contentieux entre les coopérateurs et l’ancien directeur de la cave. Ce sont aussi les difficultés que connaît le monde rural avec les menaces qui pèsent sur les services publics et, comme partout ailleurs, la détérioration dans les secteurs de l’emploi, de la précarité, du pouvoir d’achat, des dépenses de santé…
Il va de soi qu’une municipalité n’est pas responsable de cet état de fait et qu’elle n’a pas les moyens de résoudre les douloureux problèmes auquel ses administrés sont confrontés. Evidemment il faudrait proposer une analyse de ce qui est en cause et pointer les limites d’un système économique et social en fin de course qui ne répond plus aux besoins de notre temps.
A ce propos il ne serait pas juste de ramener les difficultés aux derniers résultats électoraux. Celles-ci étaient déjà patentes du temps de la gauche plurielle et si Sarkozy ne les a pas aplanies, loin de là, elles étaient antérieures à son élection. On rappellera ici, révélateur de l’ampleur de la crise, que le 21 avril 2002 Le Pen recueillait à Cessenon plus de voix que Chirac et Jospin réunis !
On peut toujours discuter des choix qui sont faits en matière de gestion municipale, on peut aussi regretter telle attitude ou tel comportement, cela n’est certainement pas l’essentiel ! Prétendre que l’on va apporter une solution aux questions posées par la seule vertu de l’apolitisme me paraît pour le moins naïf !
D’ailleurs ceux qui se disent « apolitiques », même s’ils sont de bonne foi, se situent nécessairement dans un certain camp : celui du changement ou celui de la continuité. A vrai dire mon opinion est qu’il faut affronter les réalités en s’opposant à une orientation qui s’en prend aux acquis sociaux et qui, par le manque de moyens accordés, porte atteinte à la souveraineté des communes et à leur efficacité.
Cela s’est sans aucun doute faire de la politique. au sens élevé du terme. « Relatif à l’organisation et à l’exercice du pouvoir temporel dans une société… » dit Le Robert.
Si ces élections municipales pouvaient permettre d’engager le débat là-dessus ce serait une excellente chose ! Cela vaudrait mieux à coup sûr que les lettres anonymes d’une rare violence telles qu’elles ont été diffusées et qui relèvent d’une forme de fascisme engendrée par l’impasse à laquelle est confronté son auteur.
Ce serait mieux aussi que d’escamoter le fond des choses en réduisant la campagne à des aspects seconds ce qui alimenterait inévitablement les querelles de personnes et entretiendrait un climat malsain.

Conte de Noël

Posté le 22.12.2007 par cessenon
Une assemblée de Pères Noël

Et si je m’essayais à un petit conte ? Un conte de Noël par exemple !
Cette année là, suite au décès du président de la République qui avait contracté une maladie honteuse (diantre avec toutes les relations qu’il entretenait !) des élections anticipées eurent lieu.
Elles virent la victoire de Miss France ! Comme il n’y avait plus de parti révolutionnaire dans ce pays, l’hypothèque d’un changement de fond avait été levée. On pouvait sans risque élire une candidate qui n’avait jamais fait mystère de sa volonté de ne rien changer à rien.
On pouvait cependant recenser deux catégories de gens : ceux, ils étaient très majoritaires, qui avaient intérêt à ce que la situation évolue et les autres, ultra minoritaires, qui n’avaient aucune envie que quoi ce soit soit modifié.
Bien qu’un certain Hollande ait fait un fromage de cette élection, les électeurs avaient fini par comprendre que plus ça changeait dans ce pays et plus c’était la même chose. Aussi un grand nombre ne s’intéressait plus à la question et seuls quelques initiés faisaient semblant de se disputer quant à la forme d’une société que tous voulaient voir se perpétuer en l’état.
C’est que dans le camp de ceux qui faisaient semblant de vouloir le changement on avait une conscience aiguë de ce qu’il convenait de faire pour tirer son épingle du jeu. En aparté ces gens disaient « il faut savoir tirer parti d’une société décadente ! » et il faut avouer que ça ils savaient le faire !
Des petits malins squattaient à bon prix des appartements normalement destinés au bas peuple. Ils prétextaient que des vents contraires leur avaient créé des difficultés et quelques-uns déclaraient qu’ils envisageaient d’élever des lapins sur les balcons pour arrondir leurs fins de mois.
Des élections législatives, aussi confuses que les présidentielles, furent organisées dans la foulée. Le parti du changement qui ne changeait rien, opposé à celui de la continuité dans l’aggravation (ou de l’aggravation dans la continuité, les avis divergeaient à ce sujet) gagna la deuxième manche
On vit revenir au pouvoir quelques fossiles antédiluviens que certains parmi les moins jeunes avaient connus à l’époque peu glorieuse de ce qu’on avait appelé la gauche plurielle. Pourquoi gauche et pourquoi plurielle, seuls quelques spécialistes effectuant des recherches pointues pouvaient répondre. Le commun des mortels lui n’était pas en mesure de le faire, considérant que c’étaient tous les mêmes et qu’on ne pouvait rien en tirer ! D’aucuns prétendaient même qu’ils avaient tout simplement été clonés par la même matrice.
On revit aux transports un ministre qui n’avait jamais transporté personne d’enthousiasme ! Et comme l’attribution des portefeuilles (garnis à souhait !) arrivait à la veille de Noël il y eut de graves difficultés dans l’acheminement des cadeaux de circonstances.
Contrairement à la légende il n’y a pas un mais des « Pères Noël ». C’est une corporation importante faite bien sûr de saisonniers dont on connaît la précarité structurelle. L’Europe avait certes cherché à harmoniser les statuts du Père Noël ici et de Saint Nicolas là bas mais c’était dans le sens d’un nivellement vers le bas.
Les moyens de transports variaient aussi avec les pays. En Scandinavie par exemple on en était encore au traîneau tiré par des rennes, ce que dénonçaient avec vigueur les écologiquement faibles ! Curieusement ils dénonçaient aussi les moyens modernes tels que les trains, les avions, les navires… utilisés ailleurs !
De plus la tendance était à supprimer le fret ferroviaire au bénéfice des transports routiers, ce qui n’allait pas dans le sens de la lutte contre la pollution. La tentation était grande d’utiliser la force musculaire animale, voire humaine pour trouver une solution. Après tout l’abolition de l’esclavage n’était qu’une décision récente que l’on pouvait remettre en cause ! Il n’était cependant pas question de prévoir un référendum sur le sujet.
Par ailleurs les TGV ne circulaient pas aussi facilement que dans le passé par manque d’énergie électrique et ce bien que les militants de « Sortir du Nucléaire » soient toujours en quête de la sortie, une bougie à la main !
On avait tenté d’embaucher des TUC, CES, CES consolidés et autres Emplois Jeunes pour produire du courant à l’aide de bicyclettes équipées d’alternateurs. Le général Bigeard, bien qu’à la retraite, avait suggéré d’employer des gégènes telles qu’il les avait lui-même utilisées pendant la guerre d’Algérie. Selon son expérience c’était très efficace !
Cela n’avait pas donné les résultats escomptés. Il s’était même trouvé un syndicat, le SNES, qui, à propos des TUC, avait lancé le mot d’ordre déjà entendu à l’époque de Fabius, un des concepteurs du dispositif : « Honni soit qui TUC y pense ! »
A propos de syndicats il en est un, SUD, qui dénonçait avec véhémence la situation faite aux Pères Noël des pays du Tiers Monde juchés sur des dromadaires, des chameaux, des éléphants ou des ânes. Le nouveau pouvoir avait fait remarquer qu’ils n’avaient en fait pas beaucoup de colis à transporter et que donc…
Ce qui se passait en Palestine émut un moment la communauté internationale. C’est que le pays où était né le prophète d’une des religions les plus importantes au monde voyait ses Pères Noël au chômage car ils n’avaient aucun cadeau à distribuer. Un messager, sous la forme d’une colombe tenant dans son bec un rameau d’olivier, fut dépêché sur les lieux afin d’apporter son soutien psychologique aux gens de la bande de Gaza et de Cisjordanie. Il fut répondu par retour de courrier que plus qu’un rameau les habitants de ces territoires auraient aimé pouvoir cueillir leurs olives !
Quoi qu’il en soit la situation des Pères Noël faisait problème, tant au niveau de leurs conditions de travail que de leur pouvoir d’achat. On peut ajouter qu’ils étaient également sensibles à la question des franchises médicales ainsi qu’à celle des retraites. C’est qu’ils travaillaient dans des conditions climatiques difficiles et que bénéficier d’un régime de retraite spécial n’était pas vraiment un passe-droit !
Il faut préciser encore que de nombreux Pères Noël circulaient avec des véhicules diesel mais comme le prix du gasoil avait atteint des sommets le mécontentement était patent.
Nerkouch, un compagnon du devoir (du devoir d’ingérence), un homme qui avait la Santé et qui n’était pas resté étranger aux affaires pendant la période transitoire qui avait vu déployer toute l’activité d’un lapin équipé d’une pile Duracell, était lui aussi revenu sur le devant de la scène. Casque en tête il avait prêché la croisade contre ces pelés, ces galeux d’où venait tout le mal afin… que notre approvisionnement en énergie ne soit pas insuffisant ! En fait il ne le disait pas exactement aussi clairement !
Des assemblées de Pères Noël, se réunirent et décidèrent des modalités d’action. La CGT était bien représentée parmi ce personnel. On tenta de dresser l’opinion publique contre eux, mettant en exergue le fait que leur tenue était rouge ce qui était révélateur d’un certain état d’esprit. En face on avançait l’idée que ce n’était certainement pas le moment, veille des fêtes, d’engager une grève dont seraient victimes tous ceux qui attendaient leurs cadeaux. A noter que le patronat lui les avait déjà reçus avant la disparition prématurée du lapin (ce n’est pas la pile Duracell qui était en cause). On suggéra aux Pères Noël de faire grève en été, saison où la gêne occasionée aux usagers serait réduite.
Il faut préciser ici que des divergences étaient apparues entre les diverses factions de Pères Noël. En Irak par exemple Pères Noël Chiites et Pères Noël Sunnites avaient des débats théologiques intenses. Pour les orthodoxes les œufs à la coque devaient s’ouvrir par le petit bout. Pour les novateurs il fallait au contraire percer le gros bout.
La violence succéda à la sérénité des débats. On vit circuler des Pères Noël avec la hotte pleine d’explosifs. Un simple déclic et le Père Noël se retrouvait au ciel (le septième) suivi d’une foule de personnes qui n'avaient pourtant pas décidé de quitter la Terre, le "plancher des vaches, au sens que, d'une certraine manière, on peut lui donner !
Des chefs inspirés exportèrent la méthode dans d’autres pays, l’Algérie par exemple. Dans les banlieues de l’hexagone des Pères Noël avaient rempli leurs hottes d’allumettes et de briquets.
Dans l’Hérault le secrétaire fédéral du Parti Pris (l’ancien Parti du Commun, dont le sigle PC évoquait des périodes exaltantes) appelait lui aussi à la modération. Le soir même du 24 décembre il fit une courte déclaration après le foie gras de canard et avant la dinde aux marrons répétant à plusieurs reprises « coin, coin ! » en s’excusant de ne pas connaître les langues scandinaves ce qui lui aurait permis de s’exprimer à la manière d’un saumon fumé.
Il n’est pas sûr qu’il ait tout saisi de la gravité de la situation et on peut même penser que ces « coin, coin » étaient déclamés dans l’espoir de laisser croire qu’il avait bien mesuré l'ampleur des problèmes et compris la nature de la crise !
A l’heure où nous en sommes il ne nous est pas possible d’avoir une analyse plus fine de la situation mais nous espérons que la raison l’emportera et que satisfaction sera donnée aux légitimes revendications des Pères Noël, qu’ils soient Français, Européens ou qu’ils vivent et travaillent ailleurs dans le monde.

Après l'assemblée de section

Posté le 13.11.2007 par cessenon
Après l’incendie des poubelles sur l’avenue Auguste Albertini
On remarquera la proximité d’une voiture !


Sans avoir eu des conséquences dramatiques, les événements du 3 novembre à l’Iranget ont inquiété les locataires des HLM. Ils s’inscrivent dans une succession de faits qui mettent en lumière l’aggravation de la situation dans ce quartier populaire de Béziers.
On ne peut pas isoler l’incendie des poubelles, les inscriptions, les frics-fracs ou les tentatives (oui, nous avons appris que la pharmacie avait été l’objet d’un début d’effraction) des agissements antérieurs qui demain peuvent se produire à nouveau.
Il ne s’agit ni d’alimenter le courant sécuritaire ni de prôner la constitution de je ne sais quelle milice chargée du maintien de l’ordre. Il s’agit d’affronter une réalité qui empoisonne la vie des gens, des petites gens plus précisément, les autres ayant les moyens de se mettre à l’abri.
Certes la recherche de solutions va se heurter à l’ampleur d’une crise économique et sociale caractérisée par le mal vivre qu’entraînent le chômage, la précarité, l’insuffisance du pouvoir d’achat, la dégradation de l’environnement… la liste n’est pas ici exhaustive.
Mais proposer comme panacée une formule incantatoire du genre « Non au capitalisme » qui serait répétée comme une scie ne ferait pas évoluer la conscience de chacun d’un iota. Certes c’est bien cela qui, en dernier ressort est en cause. Mais il faut articuler l’analyse sur le vécu et là nous avons l’occasion de le faire.
Nous vivons dans un monde où la rapidité d’intervention est décisive. Je vais rappeler à ce sujet la chronologie des événements.
Lundi soir nous avions bureau de section. Je me suis chargé de préparer une invitation à une réunion que j’ai accepté d’accueillir dans mon appartement.
Mardi matin, après m’être rendu dans l’Iranget pour diverses constatations sur les dégâts et les inscriptions, j’ai rédigé un texte que j’ai envoyé par courrier électronique à tous ceux qui, présents à la réunion du bureau, ont une liaison Internet. La seule réponse que j’ai reçue ce jour-là émanait de Pierre Bouis.
Armand Lecoq que j’ai eu par téléphone le lendemain pour autre chose m’a dit approuver le texte que j’ai proposé.
Mercredi soir Paul Barbazange est passé chez moi avec des enveloppes prêtes à recevoir le texte de l’invitation. Il a lu celle-ci, en a approuvé le fond et la forme et nous avons choisi ensemble une date et une heure pour la réunion envisagée.
J’ai utilisé la première partie de mon texte, celle relatant les événements et ce qu’ils m’inspiraient, pour informer les lecteurs de L’HERAULT du Jour de ce qui s’était passé le week-end précédent. Ma relation des faits n’a pas été publiée. Par contre Midi Libre a rendu compte de ce qui s’était produit.
Jeudi Georges Apap a manifesté son désaccord avec l’initiative prise car il la jugeait excessive par rapport aux faits et considérait qu’elle allait dans le sens du courant sécuritaire qu’il dénonce.
Vendredi j’ai reçu de Hugues Bousquet une demande d’amendement (avec lequel je n’étais d’ailleurs pas d’accord) à un texte qui avait été envoyé par La Poste la veille. J’ai fait remarquer avec humour qu’il n’y avait peu de chance qu’on le confonde avec Speedy Gonzalez, la souris le plus rapide du monde mais plutôt avec Hector, le rat le plus lent du Mexique. Pour ceux qui ne connaîtraient pas il s’agit de deux personnages amusants (vraiment !) de bande dessinée.
Lundi à l’assemblée de section Georges Apap a souhaité que la réunion programmée pour le lendemain soit annulée, mettant en balance son engagement au sein du comité de section si satisfaction ne lui était pas donnée.
Outre que matériellement il était impossible d’annuler la réunion il me semble que le mieux aurait été de venir y présenter son point de vue. Quant à la méthode, je m’excuse de le dire de manière aussi carrée, j’ai estimé qu’elle avait des allures de chantage avec des relents de violence à mon encontre ! Le contentieux a selon moi des racines qui se situent ailleurs.
Sur le fond de l’affaire je ne partage pas le point de vue qui consiste à minorer la gravité des choses. Oui il y a un climat d’insécurité, d’agressivité, qui n’est pas supportable. Il appelle à une réflexion sur ce qui est en cause et sur ce que nous pouvons faire pour faire prendre conscience de la nature des difficultés.
J’ajoute que les actes délictueux ne sont pas par essence révolutionnaires mais qu’au contraire ils éloignent des perspectives de changement qui s’imposent. Il me paraît que c’est notre responsabilité de communistes de tenir compte de cette donnée.

Les assurés malades de la sarkozyte

Posté le 21.10.2007 par cessenon
L'argument du trou de la Sécu ne date pas d'aujourd'hui, le dessin de Jean Effel ici reproduit date d'avant 1969. On ne disait pas "trou" mais "gouffre" de la Sécu.
La situation a inspiré à ma consoeur Line de L'HERAULT du Jour un texte que je mets en ligne sur mon blog.


Les assurés malades de la sarkozyte
(fable librement inspirée de
Monsieur Jean de la Fontaine)


Un mal qui répand la terreur,
Mal que Sarko en sa fureur
Clama pour punir les assurés,
Le trou de la Sécu, puisque tel est son nom,
Se creusait de plus en plus profond,
Plombant ainsi, de la nation, le budget.

Ô vous assurés malhonnêtes
Vous qui n’en faites qu’à votre tête
Vous serez mortifiés
Par où vous avez pêché,
Car le trou sera dans votre gousset.

Vous ronronniez, insouciants,
Vous, consommateurs inconscients,
Dilapidant des contribuables l’argent,
Selon ce programme dément :
Lundi, le médecin
Mardi, le pharmacien
Mercredi, l’otho-rino
Jeudi, le rhumato
Vendredi, l’oculiste
Dimanche, jour de vacances,
Vous visitiez les urgences…

Et puis tous les médicaments
Avalés par vous goulument.

« C’était le bon temps, dîtes-vous,
Quand, sans débourser un sou,
Je pouvais me soigner
Et vieillir en paix »

Sarko, le prédateur, est arrivé,
Secondé par son féal UMP,
Le paquet fiscal octroyé
Pas aux pauvres mais aux plus huppés
Les franchises pour le peuple accablé.

Moralité :

Selon que vous serez riches ou fauchés,
Sur terre paradis ou enfer subirez.
Si la tête vous courbez
Sûr vous périrez
Si unis vous luttez
Sûr vous gagnerez.

Jacqueline Maurel

Impressions sur la soirée du 16 octobre au Centro

Posté le 18.10.2007 par cessenon
Vue de la salle de la colonie espagnole

Ce n’était pas la grande foule : un peu plus de 80 personnes sans doute, guère plus, pour cette initiative de la Fédération de l’Hérault du parti communiste. Ça se voulait très cadré comme sujet mais les interventions ont finalement débordé du thème initialement prévu. A vrai dire elles ont été très dispersées et pas toujours compréhensibles.
En filigrane apparaissait la question de la stratégie électorale, notamment pour les prochaines échéances municipales même si cela n’était pas à l’ordre du jour. Une stratégie qui on le sait est l’objet d’appréciations différentes. Certains rêvent encore d’une unité qui rappellerait le programme commun ou la gauche plurielle même s’ils reconnaissent que les politiques qui ont été menées en ces circonstances n’ont pas apporté satisfaction aux électeurs qui l’ont clairement manifesté lors de divers scrutins, les 21 avril 2002 ou les 22 avril et 6 mai 2007 en particulier.
Parmi les propositions les plus élaborées on a pu relever celle demandant la nationalisation et la gestion démocratique du secteur bancaire. On a eu aussi, par Marcel Caille, une analyse très poussée de l’état de concentration du capitalisme international qui s’opposait d’une certaine manière à la vision un peu restrictive de la responsabilité des Etats-Unis dans la crise qui affecte le monde.
Nous ne nous étendrons pas sur l’idée selon laquelle les structures sociales qui s’imposent pour succéder à un système économique et social en fin de course ne seraient pas la fin de l’histoire. Personne n’a jamais voulu figer une certaine forme de socialisme dans l’éternité ! A vrai dire on peut s’interroger sur ce qu’étaient les sociétés se réclamant du socialisme par rapport à ce qu’il faut mettre derrière ce concept.
Divers aspects ont pu être dégagés : celui des méthodes productivistes et de ses conséquences pour l’environnement a été développé par Paul Barbazange qui avait par ailleurs présenté en préambule un bilan précis de l’activité de la section de Béziers du parti communiste en conformité avec l’orientation anticapitaliste qu’elle a choisie.
On peut citer encore ce qui avait trait au racisme, au rôle de l’éducation, à la dégradation des services publics organisée dans le cadre des directives européennes liées à l’AGCS et à l’OMC.
Qu’il me soit permis de revenir sur un des problèmes fondamentaux de notre temps, celui de la lutte pour la paix et le désarmement. Des conflits locaux portant en germe des risques d’extension sont recensés en divers points du globe. Des pays émergeants cherchent à accéder à l’arme nucléaire, c’est condamnable. Ce qui l’est tout autant c’est la position de pays qui en sont déjà pourvus. Ils ne respectent pas le Traité de Non Prolifération qu’ils ont pourtant signé. Loin de s’engager dans la voie de l’élimination de l’armement nucléaire, ils le modernisent, élaborent, avec la recherche d’armes miniaturisées, de nouvelles conceptions où l’attaque préventive tient lieu de défense. Tout cela conduit on le sait à mettre en jeu toute forme de vie évoluée à la surface de la terre.
Ce qui prévaut ce sont les rapports de force, économiques et militaires, qui permettent aux plus puissants de dicter leur loi aux plus faibles. C’est la logique même du système capitaliste et elle explique la volonté de la première puissance mondiale de régir les relations internationales au bénéfice de ses intérêts.
On notera que c’est dans ce registre que s’inscrivent les nostalgiques du colonialisme, de l’Algérie française ou de l’OAS qui se manifestent ici ou là. Le président de la région Languedoc Roussillon qui avec ses propos racistes et son projet de musée de la présence française en Algérie a été sérieusement mis en cause à ce propos par un militant pacifiste.

Fret SNCF

Posté le 07.10.2007 par cessenon
TRANSPORT DE MARCHANDISES, EMPLOIS, SERVICE PUBLIC, ENVIRONNEMENT... NOUS POUVONS GAGNER !


Depuis deux mois la presse biterroise fait état de décisions insensées de la direction de la SNCF. En résumé : au nom de la recherche de rentabilité à n’importe quel prix, dans le cadre de la concentration capitaliste européenne, la direction de cette entreprise « publique » a pris la décision de fermer la livraison par wagons isolés à partir de la gare de triage de Béziers au Capiscol. Elle ne veut plus faire circuler que des trains entiers préparés par ses clients. Ne pourront partir de cette gare que des trains complets !
Bonjour les dégâts pour diverses entreprises, notamment sur Cazouls, Colombiers, Nissan !
-pour l’emploi : 30 emplois supprimés sur le chantier SNCF du Capiscol, 130 emplois menacés dans 11 entreprises du Biterrois (décompte avancé par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Béziers, organisme patronal).
-pour le service public: le rail s’autodétruit pour faire la place aux poids lourds, aux chauffeurs polonais surexploités et aux profits dans ce secteur.
-pour l’économie : le transport par rail coûte aux entreprises au moins dix pour cent de moins que la route. Chiffres avancés par le patronat dans le cadre de la mise en place du ferroutage.
-pour l’environnement : chaque camion en plus ce sont des gaz à effets de serre ajoutés à ce qui empoisonne la planète. C’est la saturation du réseau routier. A tonnage égal le transport par rail réduit les dégagements de CO2 par quatre.
Situation ubuesque : c’est le plus important patron capitaliste du Biterrois, celui de la Cameron, fameuse pour les profits généreusement distribués à la Bourse qui a pris la tête de la fronde patronale « face » à Anne-Marie Idrac, UMP placée par Sarkozy et le MEDEF à la tête de la SNCF.
Ne vous inquiétez pas le directeur de la Cameron ne s’est ni converti au bolchevisme, ni à la défense du service public: ce que le plus gros demande avec les autres (lire la position de la CCI) c’est que la SNCF leur accorde le temps de se retourner et transférer son fret sur les routes, les profits afférents à leurs amis patrons routiers.
Cerise sur le gâteau le Conseil Régional et d’autres collectivités territoriales venaient avec vos impôts d’offrir aux actionnaires de la Cameron le financement de la remise en état du « pont transbordeur » qui au-dessus du Canal du Midi permet de passer des wagons prêts à circuler sans rupture de charge directement des ateliers de l’usine sur les voies SNCF.
Tout est donc insensé dans la position de la SNCF dirigée par les amis de Sarkozy.
Au nom de l’Europe du capital et du démantèlement d’un service public qui lui est insupportable Sarkozy organise à marches forcées ce que ses soutiens naturels combattent.
Des patrons s’émeuvent, des socialistes protestent (voir les positions de K. Mesquida) mais refusent de mettre en cause ce qui permet de comprendre : l’intégration capitaliste européenne, oubliant aujourd’hui leur positionnement que leur avait imposé en 2005 la majorité de leur électorat sur le NON au Traité Constitutionnel Européen en 2005. En fait il suffirait aux actionnaires que le contribuable paie pour permettre aux entreprises de continuer à expédier leurs productions.
Il faut vraiment une autre politique tout de suite en France et en Europe. Nous pouvons gagner cette bataille de l’emploi, de l’économie et de l’environnement. Comme pour le NON, les responsables politiques progressistes conséquents doivent retrouver leur place auprès des salariés et contre le patronat.
Un large rassemblement large peut se construire. Certains cadres attachés à leurs entreprises peuvent s’y retrouver. Les communistes, comme ils l’ont déjà fait dans la presse et au conseil municipal de Béziers par la voix d’Aimé Couquet, sont aux côtés des salariés en lutte et vous alertent.
Ils vous invitent à engager l’action pour gagner et dans cette perspective vous proposent une

Rencontre de toutes les personnes intéressées par ce dossier, le lundi 8 octobre à 18 h au 2 de la rue Voltaire à Béziers

OMC et AGCS

Posté le 05.10.2007 par cessenon
C’est un public un peu particulier, se reconnaissant dans la mouvance « altermondialiste » (ah oui, le mot prend le pas sur celui d’antimondialiste) qui a assisté mercredi 3 octobre à la projection du film de Vincent Glenn « Pas assez de volume » présenté conjointement par les Amis du Palace et l’Association les Dix Ecluses. Particulier et pas très nombreux, le sujet traité n’est pas encore entré massivement dans les consciences.
Cette projection clôturait six jours de réflexion sur les agressions publicitaires dont les consommateurs sont l’objet et d’ailleurs en prélude en quelque sorte au film lui-même la présentation de différentes versions d’un spot publicitaire éclairait le spectateur sur le conditionnement des esprits.
Mais venons-en au film. Il est en deux parties, le premier est consacré à l’OMC, le second à l’AGCS. Le reproche que je ferais c’est qu’il date un peu et qu’il ne tient pas compte du référendum sur le Traité de Constitution Européenne. Ceci étant il est très instructif et détaillé.
Vincent Glenn a pu promener sa perche et son micro de caméraman dans l’antre du diable. L’OMC c’est l’Organisation Mondiale du Commerce, elle a succédé au GATT et sa raison d’être c’est la libéralisation du commerce des biens et des services à l'échelle mondiale ! Tout un programme.
On apprend que l’objectif de l’OMC est la spécialisation des productions selon les pays : au Brésil le café, à la Norvège le saumon, au Japon l’électronique, à certains pays d’Asie le textile et à la France les produits de luxe et… le vin. Le vin pour notre pays ? Ah bon, on n’aurait pas cru !
Le pouvoir des Rois de France était de droit divin. Là nous avons affaire au sacré saint principe de la concurrence (libre et non faussée disait le projet de TCE). A partir de là on assume. On assume par exemple la faillite des éleveurs de poulets du Sénégal confrontés à l’importation de volailles venues d’ailleurs. On assume celle des producteurs de haricots rouges du Mexique en concurrence avec ceux des USA. Enfin là ce n’est pas l’OMC mais l’ALENA. Toutefois sur le fond il n’y a pas grande différence.
Ah, interrogé sur ce dernier point, le néo-zélandais Mike Moore, un temps directeur général de l’OMC, avoue qu’il n’est pas spécialiste en matière de haricots rouges. Pour le reste la concurrence est favorable aux consommateurs. Son successeur, le Thaïlandais Supachai Panitchpakdi est dans le même registre. A la question de savoir ce qu’il pense du renard libre dans un poulailler libre il répond qu’avec l’OMC les poules ont plus de choix. La réponse se fait sur la vision d’un élevage de volailles en batterie « Vianda de mòrt per òmes fòls » dit Marie Rouanet dans une de ses chansons.
Ça devrait s’arranger, l’OMC a créé un ministère de l’environnement. Ça a comblé d’aise Chirac et Jospin quand ils l’ont appris.
Qui dit libéralisation du commerce dit aussi profit. C’est le mécanisme même du système. Il paraît que cela permet de résoudre les problèmes, celui de l’eau par exemple. Oui, par manque d’eau potable 30 000 personnes meurent chaque jour. Vivendi veille et dans plusieurs pays d’Afrique la question de l’eau a été confiée à ses soins. Ah évidemment la raison d’être de Vivendi n’est pas la philanthropie remarque un professeur de philosophie d’Ouagadougou ! Aussi ça ne se passe pas exactement comme annoncé.
De même sera dénoncée l’affaire des médicaments génériques et de la lutte contre le SIDA par Amina Traoré ancienne ministre du Mali.
Conclusion d’un autre Africain : nous ne voulons ni de ces hommes, ni de ces institutions ni de cette logique.
Une remarque aurait mérité à mon goût un plus long développement : celle qui dit que la réduction des dépenses d’armements permettrait de répondre à de nombreux besoins, celui de la santé, de l’éducation en particulier. Il est vrai qu’un peu plus haut on avait noté que la recherche du profit était satisfaite par le développement des industries de mort.
Mais depuis un moment nous sommes dans le cadre de l’application de l’AGCS. L’AGCS ? L’Accord Général pour le Commerce et les Services. Un des traités de l’OMC qui concerne ce qui dans de nombreux pays européens est un service public. Il faut évoluer et on n’est pas loin d’utiliser les fonds publics pour des entreprises privées qui ont vocation à assurer les mêmes prestations. C’est déjà vrai à Madrid avec l’implantation d’Universités américaines.
Pascal Lamy, devenu directeur général de l’OMC après avoir été commissaire européen ne manque pas d’assurance. On peut même dire de toupet ! Maître de lui, il présente les choses de manière tout à fait positive. Harlem Désir manifeste son désaccord mais quand on met en regard la position qu’il défend à l’Assemblée Européenne et son vote OUI au TCE on ne peut que constater la duplicité d’élus qui se disent de gauche !
Critiques aussi à l’égard de celui qui pourfend le diktat des USA sur le commerce du bœuf aux hormones ou l’entrée dans notre pays de l’amiante mais qui a joué une carte très personnelle lors des dernières élections présidentielles en France. On lui donnera satisfaction sur le Roquefort, ça ne gêne pas vraiment l’OMC !
Une collation attendait dans le hall du Palace les participants à la soirée qui étaient encore en état d’échanger avec le réalisateur. Mais ça faisait déjà beaucoup !

Roquebrun : Riposte à la Poste

Posté le 05.10.2007 par cessenon
Roquebrun, une très jolie commune de moins de six cents habitants. Une commune rurale donc, viticole bien sûr, qui possède un minimum de services publics, en l’occurrence une école et un bureau de Poste.
Une commune en difficulté naturellement. Outre le problème de la mévente du vin elle est confrontée aux menaces qui, consécutives aux directives européennes, pèsent présentement sur son bureau de Poste.
Rien que de très banal en somme. Ce qui l’est moins c’est qu’à Roquebrun un comité de défense s’est constitué et a posé les jalons d’une action contre le projet de fermeture ou de transformation en agence postale de son bureau de Poste. Le 31 juillet une première initiative avait réuni une cinquantaine de personnes. Une campagne active a permis au comité de recueillir trois ou quatre cents signatures sur une pétition demandant le maintien de ce service public. Le 21 septembre des mesures d’organisation ont été prises par le comité de défense de la Poste de Roquebrun pour une manifestation programmée à Béziers.
Parce que cette action a valeur d’exemple pour le maintien de la Poste et plus généralement des services publics en milieu rural (et urbain aussi !) la section de Béziers du parti communiste appelle au succès de l’initiative et invite ses militants, ses amis à se retrouver le :

mercredi 10 octobre à 15 h sur le parvis du théâtre.

En exigeant des services publics de qualité nous avons pleinement conscience d’être en opposition avec les directives européennes, les n°97-60-CE n° 2002 - 39 plus précisément en ce qui concerne la Poste.
La légitimité, issue des résultats du référendum du 29 mai 2005, est du côté de ceux qui refusent le démantèlement des services publics auxquels on veut les conduire avec des directives qui contournent la volonté des électeurs.
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