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cessenon
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Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
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Blog Journal intime
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27.04.2006
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Politique

Soirée studieuse à la section de Béziers du pcf

Publié le 12/10/2008 à 12:00 par cessenon
Soirée studieuse à la section de Béziers du pcf

Ce vendredi 10 octobre une soirée consacrée à la crise financière avait été programmée au 2 rue Voltaire, le siège de la section de Béziers du parti communiste. Une trentaine de personnes y ont participé.
A « la tribune » avaient pris place Aimé Couquet qui a présidé la réunion, Georges Apap et Jacques Cros qui ont présenté deux exposés introductifs, respectivement sur le mécanisme des primes et subprimes qui a entraîné la crise financière et sur la logique du capitalisme, ses contradictions, ses effets dévastateurs au présent et ses perspectives angoissantes pour l’avenir.
Aimé Couquet a d’abord dressé un bilan de la situation au niveau de la communauté d’agglomération Béziers Méditerranée qui va se traduire par des impôts supplémentaires pour le contribuable du Biterrois. Il a souligné l’attaque dont sont l’objet ceux qui sans être tout à fait au bas de l’échelle sociale sont juste un peu au-dessus.
Le rapport de Georges Apap a permis de rendre plus claire la genèse de la crise. Il a mis l’accent sur le surendettement auquel conduit la volonté de faire consommer ceux qui n’ont guère de moyens. Il a montré comment les grandes banques qui avaient vendu des traites que devaient des acheteurs non solvables a entraîné des faillites, des disparitions. Il s’est refusé à distinguer un capitalisme moral d’investissement d’un capitalisme spéculatif. Ce à quoi nous assistons est dans la logique d’un certain système.
C’est ce qu’a développé Jacques Cros qui a articulé son intervention sur celle qui venait d’être faite. On peut craindre le pire dans l’évolution des choses, le capitalisme n’ayant nullement l’objectif de renoncer spontanément à ce qu’il est. On peut même imaginer, comme cela a été le cas dans le passé, le recours à la guerre pour résoudre les problèmes. Une guerre qui évidemment aurait des conséquences encore plus terribles que celles que nous avons connues par le passé.
Le débat très ouvert a mis en lumière quelques éléments précieux sur l’état de réflexion des gens. Si le lien entre les limites d’un capitalisme en fin de course en tant que mode de fonctionnement de la société et les difficultés quotidiennes n’est pas aussi évident qu’on peut le souhaiter, la dégradation à laquelle chacun est confronté rend plus perméable les consciences.
La constatation que l’argent qui faisait défaut pour la sécurité sociale, les services publics, le logement, le pouvoir d’achat des salariés et des retraités, l’emploi… apparaît tout d’un coup quand il s’agit de renflouer les banques qui se sont livrées à des opérations douteuses révolte ceux qui vivent dans des conditions pénibles.
La concurrence entre requins de la finance se solde par l’absorption des plus petits par les plus gros sur le dos des travailleurs, les opérations se faisant avec un nombre de zéros qui donne le vertige si tant est qu’il puisse avoir une signification pour l’individu lambda.
Dans ce contexte là l’assemblée a estimé qu’il fallait interpeller la direction du parti communiste en phase de préparation de son 34ème congrès pour que ne soit pas évacuée des débats l’analyse qui s’impose et à laquelle peuvent être sensibles nos concitoyens.
Un appel en ce sens a été rédigé et envoyé à ceux qui ont présentement en charge un parti qui ne peut que proposer une rupture révolutionnaire s’il ne veut pas fuir sa responsabilité historique !

Sur l’affaire de la stèle rendant hommage à l’OAS au cimztière neuf de Béziers

Publié le 09/10/2008 à 12:00 par cessenon
Sur l’affaire de la stèle rendant hommage à l’OAS au cimztière neuf de Béziers


Cela n’a pas été une révélation, nous connaissions l’existence de cette stèle rendant hommage à l’OAS dans le cimetière neuf de Béziers et Jean-Louis Bousquet n’en est pas ce qu’en archéologie on appelle « L’inventeur. »
A sa décharge il faut dire qu’il ne vit pas à Béziers depuis déjà de nombreuses années et qu’il ne peut pas savoir ce qui s’y passe (cela ne l’a pas empêché de s’y faire élire conseiller municipal, mais ceci est un autre problème !)
Nous pouvons souscrire à la dénonciation de cet hommage à une organisation qui avait en son temps plastiqué les appartements de deux de nos concitoyens, en l’occurrence ceux du docteur Delhon et du professeur Timsit.
Mais il faut situer l’OAS comme la continuation de ce qui s’est passé en amont : 132 ans de colonialisme et une guerre de presque 8 ans pour s’en débarrasser. Quand les accords d’Evian conduisent au cessez-le-feu le 19 mars 1962 l’ OAS et ceux qu’elle influence n’acceptent pas cette situation. Des tentatives de mise en échec de la paix sont alors prises par les partisans de l’Algérie française.
C’est très exactement ce à quoi sont appelés les participants à la manifestation qui se soldera par la fusillade de la rue d’Isly le 26 mars qui suit.
Ceux qui avec le Coup d’Etat du 13 mai 1958 ont permis le retour au pouvoir du général De Gaulle ont à présent une haine farouche à son égard. Une tentative d’assassinat sera perpétrée contre lui avec l’attentat du Petit-Clamart. Son organisateur, le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, sera fusillé.
Oui il faut dénoncer l’OAS et ce qu’elle a représenté avec son côté fascisant, sa violence, son refus du respect de la démocratie mais il faut le faire sans oublier tout ce qui y a conduit.
Ainsi on perd toute crédibilité quand on se tait devant les propos racistes de Georges Frèche traitant certains de sous-hommes, quand on accepte sans broncher la perspective d’un musée à la gloire du colonialisme (évidemment ça ne s’appelle pas tout à fait ainsi !), quand on propose à l’Assemblée Nationale un amendement à la loi de février 2005 visant à faire des victimes de la rue d’Isly des « Morts pour la France » !
Tout se passe ici comme si le secrétaire fédéral du parti communiste, en difficulté avec la position qui est la sienne et celle de ses amis à la veille du 34ème congrès ait cherché à enfourcher un cheval de bataille lui permettant de rallier à lui quelques adhérents.
Pour ce qui me concerne je dis OUI au combat contre les nostalgiques de l’Algérie française et son expression la plus radicale qu’a été l’OAS mais NON aux manœuvres politiciennes sans grandeur dont nous n’avons que faire dans le contexte de crise économique que nous connaissons.

La laïcité en débat

Publié le 04/10/2008 à 12:00 par cessenon
La laïcité en débat


C’était la reprise des repas à thème au cercle populaire Joseph Lazare ce vendredi 3 octobre.
Le sujet, les problèmes actuels de la laïcité, choisi il y a déjà quelque temps se trouvait de fait déphasé par rapport aux préoccupations du moment, à savoir la crise financière.
Ceci étant la soirée a été jugée positive par les participants, environ trente cinq personnes au débat puis au repas qui l’a suivi.
Alain Visseq, de la Libre Pensée, avait été invité à présenter un exposé introductif. Il l’a fait de manière claire, sans trop allonger, en mettant l’accent sur les récentes déclarations de Sarkozy ou sur la façon dont s’est déroulée la venue du Pape en France.
Au même titre que les conquêtes sociales telles que la sécurité, les conventions collectives, le système des retraites, les congés pays, la protection contre la maladie… la laïcité est le fruit des luttes pour la démocratie.
Aspect intéressant de l’exposé de Visseq c’est le lien qui est fait entre les attaques dont sont l’objet les conquêtes sociales et la laïcité et la construction de l’Europe à laquelle nous assistons. Au passage nous avons relevé la même démarche : aucune obligation du respect de la démocratie : en haut lieu on décide, au plus bas on exécute !
Le débat qui a suivi a fait apparaître des appréciations différentes sur le concept même de laïcité. Les uns sont restés dans le registre strict d’un combat contre les manifestations publiques des religions, d’autres ont rappelé que la laïcité c’était le respect des différences, la richesse de l’échange.
Au demeurant il a été rappelé que les laïques, Jules Ferry pour commencer, n’avaient pas craint de justifier, au nom de la civilisation apportée aux peuples colonisés et des bienfaits du colonialisme, les conquêtes ou les guerres coloniales !
Plusieurs aspects ont toutefois fait consensus : les dérives idéologiques de certaines sectes comme par exemple la scientologie qui met en cause l’apport de la science et développe la théorie obsolète du créationnisme contre celle pourtant prouvée de l’évolution.
Si les Eglises ont pu chercher au cours de l’histoire à affirmer leur pouvoir temporel, le pouvoir politique lui a souvent tenté de prendre appui sur les religions pour réaliser ses objectifs. Napoléon 1er ne s’y était pas trompé avec le Concordat qui lui permettait d’ajouter à « Mes préfets, mes gendarmes » « Mes Evêques. »
Sarkozy lui n’a pas craint d’affirmer que le curé ou le pasteur étaient mieux armés que l’instituteur pour s’investir. Ces propos insultants sont à rapprocher de ceux de Claude Allègre qui rendait, via son manque de compétence ou de conscience, l’enseignant responsable de la crise de l’école et des difficultés scolaires des élèves.
Il est certain que les conditions de la réception quasi officielle du Pape par les autorités de l’Etat ne correspondent pas à la loi de 1905 qui a fait de la religion une affaire privée qui ne concerne pas la collectivité.
A vrai dire on s’interroge sur les risques que comporte la pérennité du statut de concordat qui régit l’Alsace Moselle. De même Alain Visseq a mis en accusation la loi Jospin qui, au nom de la liberté dans l’Ecole publique, a conduit aux comportements communautaristes que nous connaissons.
En fait contrairement aux craintes qu’on pouvait avoir ce n’est pas un sujet suranné que celui choisi pour la reprise des repas à thème du cercle Joseph Lazare, le riche débat auquel il a donné lieu en est la preuve.
Ah le menu ? Eh bien de la chichoumée (d’aucuns, étrangers à la région, avaient cru pouvoir appeler cela de la ratatouille !), délicieuse comme on s’y attendait !
Quant à l’ambiance du repas, toujours aussi conviviale, du moins à la table où se trouvait le chroniqueur de la soirée !

Crise financière. Essayons de comprendre !

Publié le 30/09/2008 à 12:00 par cessenon
Crise financière. Essayons de comprendre !

Oui les mécanismes de la crise financière qui affecte les banques mondiales ne sont pas simples pour l’individu Lambda.
Ce que l’on connaît du système c’est son moteur : la recherche du profit. Celui qui a un capital ne peut avoir d’autre logique que de l’augmenter. Les moyens de le faire ont pu évoluer dans le temps, l’objectif est resté le même.
On a connu des périodes où cette logique là permettait d’assurer le développement d’un pays. En France par exemple le capitalisme a succédé de manière brutale à la féodalité et a permis d’affronter les problèmes auxquels la nation était confrontée.
Cette recherche du profit s’est toujours faite au détriment du prolétariat, celui qui n’a que sa force de travail à échanger contre un salaire. Il lui a fallu s’investir sans cesse dans un combat inéluctable qui prend racine dans le principe même du capitalisme.
Celui-ci a cherché à exploiter tout ce qui pouvait l’être et s’est exporté dès sa naissance sur toute la planète, mettant sous sa coupe, par le biais du colonialisme, les peuples qui n’étaient pas en mesure de s’y opposer.
Le capitalisme a eu dans son histoire à résoudre des crises graves et il a eu quelquefois recours à la guerre pour le faire. La guerre présente cet avantage de permettre aux industries de l’armement de tourner à plein rendement et d’assurer des revenus souvent fabuleux à leurs actionnaires.
Elle permet aussi de faire taire la contestation sociale et quand elle est finie elle relance, via les reconstructions nécessaires, l’économie et… les bénéfices des entreprises.
L’accumulation du capital exige des profits toujours plus grands et des réponses nouvelles pour les obtenir. Si l’expansion du capitalisme s’est accompagnée d’infrastructures collectives considérables aujourd’hui son développement est un frein à celles-ci. Ainsi s’expliquent les attaques contre les services publics qui sont à présent patentes pour tous, La Poste en étant une illustration éloquente.
Dans la recherche du profit les banques prennent des risques. Ainsi aux USA elles ont accordé des prêts hypothécaires importants aux habitants désireux d’acheter leurs maisons. Et comme le pouvoir d’achat des salariés a été battu en brèche par la logique du profit le plus grand dans le temps le plus bref, des difficultés sont apparues pour le remboursement de ces prêts. Ceux-ci n’étaient en rien garantis par la valeur du foncier qui était censée leur correspondre. C’est le mécanisme des subprimes.
Le manque à gagner espéré par les banques prêteuses a entraîné la suite, la crise financière qui se traduit par un manque de confiance, la baisse des cours, les faillites…
L’individu Lambda peut ne pas se sentir concerné par le phénomène sauf que les solutions qui sont proposées se traduisent par la contribution des… contribuables ! On remarquera au passage que les tenants de la concurrence libre et non faussée font ici appel à l’Etat ! Eh oui l’Etat providence est condamnable pour les autres, pas pour eux !
Les restrictions budgétaires dans les services publics sont plus que jamais à l’ordre du jour, le pouvoir d’achat, celui des salariés comme celui des pensionnés, est dans le collimateur, ne parlons pas du système de santé ou de l’augmentation du chômage !
Si vous êtes détenteurs de SICAV, ces actions prises par les gens de condition modeste, vous serez ponctionnés : CSG, Remboursement de la Dette Sociale… il ne manque pas d’armes dans la panoplie des défenseurs du capital.
On pourra même si nécessaire envisager ici une guerre comme on l’a fait dans le passé : l’Iran par exemple, on essaie d’y préparer les esprits et l’installation de la base militaire d’Abou Dhabi est déjà une tête de pont. La course aux armements participe de cet objectif et assure déjà de juteux revenus aux marchands de canons !
Alors que penser de la crise financière ? Ses effets sont, et seront plus encore demain, dévastateurs. Elle ne vient pas de la stratosphère, c’est une crise du système capitaliste lui-même, un système en fin de course qui produit les pires désordres.
C’est bien lui qu’il faut changer et substituer à sa logique celle de la satisfaction des besoins des hommes.

Le Surmulot a encore frappé !

Publié le 18/09/2008 à 12:00 par cessenon
Le Surmulot a encore frappé !

Les convives font la queue pour déguster la paella
Photo Hugues Bousquet

Oui la secrétaire fantoche d’une section virtuelle s’est exprimée dans l’édition du mercredi 17 septembre de Midi Libre.
Elle semble se réjouir du succès de la fête de La Plantade organisée par les sections biterroises du parti communiste. Pour un peu elle en revendiquerait la paternité !
Pourtant la secrétaire de la prétendue section n’y avait pas participé. A moins que déguisée en sourde-muette et aveugle de naissance elle soit passée inaperçue !
Si c’est le cas elle s’est pleinement investie dans le personnage qu’elle jouait. Elle n’a rien vu, rien entendu et rien dit.
Il n’a jamais été question d’une alliance avec quiconque lors des échéances électorales européennes. Il a même été affirmé haut et fort que le parti communiste devait retrouver son identité révolutionnaire et en finir avec la subordination à l’idéologie social démocrate qui l’a conduit à moins de 2 % aux dernières élections présidentielles.
Pour le reste bien sûr on peut souscrire au constat des effets désastreux d’une politique qui pour être dramatique n’est quand même pas nouvelle. Du temps de la gauche plurielle les revendications fondamentales restaient non satisfaites.
Alors oui, il faut débattre mais pas tricher et faire comme si les uns et les autres nous disions la même chose. Non, ce n’est pas le cas. Changer vraiment ce n’est pas substituer au qualificatif de « pluriel » celui de « durable. »
Avec de telles méthodes « plus ça change, plus c’est la même chose ! » aurait dit Balmigère.
La position des sections biterroises du pcf a été clairement exposée dans le compte-rendu du débat qui a eu lieu dimanche matin. Un compte-rendu fidèle et assez complet.
Il est vrai que le Surmulot qui après tout n’était peut-être pas à la fête de La Plantade n’a pas pu le lire dans L’HERAULT du Jour, il n’a pas été publié, quoi qu’il ait été envoyé par son auteur !

Billet d'humeur de Line : journal du député

Publié le 10/09/2008 à 12:00 par cessenon
Billet d'humeur de Line : journal du député


Jacqueline Maurel, alias Line, ma consoeur de L'HERAULT du Jour, m'a demandé de lui offrir l'hopitalité de mon blog pour un billet d'humeur. Voià qui est fait.

Parmi les publicités encombrant ma boîte aux lettres, j’ai trouvé le journal de « mon » député.
Grand format, papier glacé, impression soignée, couleurs attrayantes et vingt photos de l’élu.
Comment font les illettrés (puisque tant de jeunes ne maîtrisent plus la lecture), les analphabètes, les étrangers, les sans-toits pour connaître l’action de notre représentant ?
Ils se contenteront des images, comme les enfants. Il est certainement plus facile d’exposer, de justifier ses chois et ses votes à l’Assemblée par écrit que de vive voix, face à un auditoire qui pourrait poser des questions gênantes.
Avez-vous voté, et pourquoi, la casse du service public, de l’Ecole, de la sécurité sociale, du code du travail et le bouclier fiscal ?
Un peu de courage, Monsieur le Député, nous attendons de vous un vrai compte-rendu, à la Médiathèque, au Palais des Congrès, la ville ne manque pas de salles.
Parce que vous êtes bien le représentant du peuple ? Mais de quel peuple, Le mien ou le vôtre ?

La Plantade 2008, troisième débat

Publié le 09/09/2008 à 12:00 par cessenon
La Plantade 2008, troisième débat
Dimanche vers 16 h
Au cœur de la fête
Photo Hugues Bousquet



Le troisième débat de la fête de La Plantade avait pour sujet un examen de la situation municipale à Béziers.
A la tribune avaient pris place Aimé Couquet, élu de la Liste Unitaire, Communiste, 100 % à gauche et solidaire, et Didier Ribo, responsable de la LCR.
Rappelons que cette liste a obtenu 1683 voix et un élu aux municipales. C’est peu quantitativement mais c’est clair quant au positionnement.
Béziers est en situation de marasme économique et social. Naturellement la municipalité n’est pas responsable de la politique nationale mais ici rien n’est fait pour s’opposer à elle, tout au contraire en fait et à bien des égards elle la devance.
Un exemple significatif peut-être pris avec le logement social. Si la situation n’est pas encore aussi catastrophique qu’à Montpellier ou à Sète, on va vers une aggravation. La ville est livrée aux affairistes. On détruit des logements sociaux pour faire place à la spéculation immobilière.
La population en difficulté se déplace vers les villages du Biterrois où les infrastructures font défaut.
Des mesures prises contre certaines catégories, les Rooms notamment, interpellent les humanistes.
Au plan de la démocratie la question des moyens accordés à l’opposition n’est pas réglée. Pourtant la législation en vigueur pour les villes de moins de 100 000 habitants permet à un élu, même s’il est le seul de sa liste, d’avoir accès à ces moyens.
L’intervention des citoyens ne se réduit pas au vote au moment des échéances électorales, leur participation est nécessaire dans les débats et dans l’action pour la satisfaction des revendications.
L’importance d’une structure politique pour relayer l’analyse et organiser la lutte a été soulignée par un élu de Vendres.
L’union de ceux qui sont concernés par la satisfaction des revendications est nécessaire et appelle au rassemblement de toutes les victimes du carcan des lois er directives qui limitent la marge de manœuvre des communes.
Faisant l’historique de la constitution de la liste qu’il conduisait Aimé Couquet a précisé que personne n’avait été exclu et c’est le choix délibéré de certains, respectable au demeurant, qui l’a privée d’une plus grande diversité.
Ceci étant la vie continue et tant du point de vue d’Aimé Couquet que de Didier Ribo l’expérience menée mérite d’être soutenue, dans l’indépendance reconnue des diverses composantes de la liste qui s’était présentée aux suffrages des électeurs.
C’est sur cette conclusion que la place a été laissée au concert donné par « Le peuple de l’Orb », une fanfare originale qui a attiré le public.

Fête de La Plantade, deuxième débat, le soleil est de retour !

Publié le 08/09/2008 à 12:00 par cessenon
Fête de La Plantade, deuxième débat, le soleil est de retour !
Photo Sébastien Garrabé

Dimanche matin le soleil était revenu sur La Plantade et dans le cœur des organisateurs de la fête des sections biterroises du parti communiste qui avaient été confrontés la veille à une pluie peu engageante.
On pouvait déambuler entre les stands, les expositions et se retrouver à 11 h pour le débat de politique générale : la situation du parti communiste à la veille de son 34ème congrès.
A la tribune avaient pris place Christiane Vinci, secrétaire de la section de Béziers, Christian Harquel, secrétaire de la section de l’ouest Biterrois, Viviane Cassan représentant la section du sud Biterrois et Paul Barbazange qui a présenté un rapport introductif.
Dans les trois sections c’est l’unanimité, on veut en finir avec une orientation qui s’est traduite, via son affirmation réitérée d’être un parti de gouvernement, ses alliances avec la social démocratie, au déclin catastrophique du parti communiste, tant dans ses résultats électoraux que dans ses structures de fonctionnement ou dans l’abandon de ses valeurs fondamentales
L’exposé de Barbazange a été très critique vis-à-vis d’une direction qui refuse de prendre acte de la situation, L’Humanité n’ayant de cesse de titrer « La gauche, la gauche » concept qui n’est pas adapté à l’évolution de la crise
Certes l’immense majorité du peuple a intérêt aux changements qui s’imposent mais c’est bien d’une rupture qu’il s’agit, pas de ce que nous avons connu du temps du programme commun ou de la gauche plurielle qui n’a apporté que déception et déboires électoraux.
Sur la stratégie à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs les appréciations étaient diverses. Celle-ci lorgne du côté d’une unité organique avec la LCR, cette autre reprend le discours qu’on avait entendu lors de la période des CUAL, celui-ci met en exergue l’internationalisation de l’économie.
On n’a pas encore trouvé de réponse satisfaisante pour tous. Pourtant l’état des lieux, avec l’insatisfaction des revendications essentielles, emploi, pouvoir d’achat, logement, santé, environnement, démocratie, paix… semble faire consensus. De même la nécessité d’un parti révolutionnaire adapté aux besoins de l’heure paraît acquise pour tous.
Alors, la balle est un peu dans le camp de ceux qui ont encore en charge la responsabilité du parti communiste. Il faudra bien qu’ils se soumettent aux exigences ou qu’ils se démettent. On ne peut plus rester dans ce que nous vivons actuellement où le défaut d’analyse de ce qui est en cause et l’absence de perspective pour en sortir est patent.
Le débat de dimanche matin aura fait s’exprimer avec force le mécontentement de la base face à l’impasse dans laquelle nous ont conduits et nous maintiennent ceux qui ont choisi de liquider l’héritage révolutionnaire du parti communiste.
La mutation ne doit pas être une braderie des valeurs fondamentales mais un regard lucide sur un système en fin de course qui ne permet plus de rien résoudre. Il y a des questiosn incontournables qui frappent à la porte de l’histoire. Nous sommes en quelque sorte, et toutes proportions gardées en 1788. Oui ou non le 34ème congrès va-t-il permettre de franchir le pas ?

Fête de la Plantade premier débat quasiment sous la pluie !

Publié le 07/09/2008 à 12:00 par cessenon
Fête de la Plantade premier débat quasiment sous la pluie !


Oui le temps était menaçant quand vers 17 h 30 Hugues qui animait le débat sur le code du travail a présenté les deux intervenants qui étaient à ses côtés à la tribune : Patrick et Thierry militants de la CGT.
Il faut vous dire que cette année à La Plantade on renouait avec une pratique des plus heureuses, la participation de l’UL CGT à la fête des sections du Biterrois du parti communiste.
Les deux intervenants se sont complétés, le premier développant le rôle juridique des conseils de prud’hommes ainsi que l’état, mouvant, de la législation, le second rappelant le mécanisme de l’exploitation salariale qui oblige les travailleurs à s’organiser et à se battre.
Au passage on a enregistré l’évolution en nombre du salariat dans le paysage. Si les salariés représentaient 50 % de la population active à la Libération, ils étaient 70 % en 1968 et plus de 90 % aujourd’hui.
Depuis l’assistance, témoignages, questions, points de vue ont fusé : celui de cet ouvrier mettant en exergue les méthodes de Ford à Toulouse, cette interrogation sur le Contrat Unique par exemple.
A noter aussi l’intervention d’un pacifiste souhaitant que la CGT prenne sa place dans le combat pour la Paix et le désarmement comme elle a su le faire par le passé, les dépenses pour les œuvres de mort aliénant d’autant celles pour les œuvres de vie, qu’il s’agisse du pouvoir d’achat ou des équipements collectifs.
Françoise a développé longuement la situation à Kiabi où les employés ont pu voir avancer leurs revendications grâce au syndicat et à l’aide technique des conseillers des prud’hommes.
Alain s’est inquiété de l’adhésion de la centrale à la Confédération Européenne des Syndicats. C’est que les directives européennes sont lourdes de conséquences pour les travailleurs. Là c’est un vrai débat qui s’est amorcé. Après Thierry qui a précisé que l’adhésion à la CES était le choix des militants, Patricia a estimé que ce n’était pas qu’un problème européen, que la mondialisation à laquelle les travailleurs sont confrontés appelle à une organisation de la réflexion et de la lutte au niveau international. Evidemment il faudrait poursuivre les échanges sur le sujet.
Le code du travail, les lois sociales, sont la résultante d’un certain rapport de forces. Et Patricia a indiqué que lorsqu’ils étaient favorables aux salariés il fallait encore se battre pour que le patronat accepter de les appliquer.
Le lien entre lutte syndicale revendicative et projet politique de la société a lui aussi été abordé à la lumière de l’expérience vécue, notamment en 68. L’intervention d’Aimé a montré la nécessité d’offrir une perspective qui dégage une solution durable aux problèmes posés.
C’est après cette intervention qui s’est achevée avec l’arrivée de la pluie, que l’on entendait frapper les feuilles des arbres sous lesquels était le public, qu’Hugues a levé la séance.

Conttibution au débat du congrès du pcf

Publié le 19/07/2008 à 12:00 par cessenon
Conttibution au débat du congrès du pcf


Le déclin continu et aujourd’hui dramatique du parti communiste français, que ce soit en termes de résultats électoraux, de vieillissement et de désaffection des militants, de non fonctionnement des cellules… a nécessairement des raisons.
Qu’il me soit permis de donner mon appréciation à partir de mon vécu. J’étais encore en activité pendant une bonne partie de la période du gouvernement de la gauche plurielle. J’avais des responsabilités syndicales modestes mais réelles dans mon secteur professionnel. Pour tout dire j’étais responsable de la section SNES de mon collège.
A ce titre je percevais la dégradation de la situation sociale et le mécontentement qui en découlait. J’essayais de transmettre mon sentiment. J’ai toujours eu l’impression que j’étais reçu par les responsables du parti communiste que je côtoyais comme si j’arrivais de Patagonie.
Il y a eu la fracture du 21 avril 2002. En latin on dit « Errare humanum est » mais on ajoute « perseverare diabolicum » hélas depuis on a persévéré. On n’a jamais voulu prendre la mesure de l’ampleur de la crise à laquelle nous sommes confrontés, on n’en a pas cherché réellement les causes et a fortiori on n’a pas proposé de remède.
Le système soviétique a produit des Eltsine et des Poutine, le parti communiste français a produit quelques dirigeants que j’ai pu côtoyer qui ont eu pour ligne politique celle qui servait leurs ambitions de carrière, c‘est patent dans l’Hérault et en Languedoc Roussillon.
Quoi qu’ait pu dire ou faire le président de région il y a eu des élus communistes pour approuver, justifier, excuser (y compris la remise en selle de l’idéologie colonialiste et les dérives racistes qui l’ont accompagnée) … quand ils n’ont pas été les porte-paroles de ses décisions.
Au plan national on a entendu « jusqu’après la fin » et même largement au-delà, des responsables nous vanter, contre l’évidence, le bilan du de la gauche plurielle.
On a pu lire dans le procès-verbal des séances à l’Assemblée Nationale la proposition d’un député communiste visant à faire des victimes de la rue d’Isly des « Morts pour la France. » Pris la main dans le sac le député concerné choisit de mentir quand on lui demande des comptes !
Que le système économique et social ait atteint ses limites historiques et ne soit pas à même de permettre de résoudre les problèmes auxquels l’humanité est confrontée ne les a pas effleurés.
Pourtant nous avons la chance d’avoir en France une référence : 1789. Il y avait un avant, l’ancien régime avec le principe des privilèges, et un après qui les a abolis et qui a permis le développement de la nation. Apparemment certains auraient dû redoubler quelque part, ils ne sont pas au niveau !
Si le parti communiste a joué un rôle positif dans le succès du NON au référendum du 29 mai 2005 on a entendu, dès la proclamation des résultats, un appel de la secrétaire nationale à l’union avec ceux qui venaient de se prononcer pour une structure plus efficace du capitalisme au niveau européen.
On continue à entretenir la confusion sur la notion de gauche. Elle ne recouvre aucune réalité. On est révolutionnaire, c'est-à-dire qu’on souscrit aux changements qui s’imposent, ou on adhère au parti socialiste, voire à une ses variantes diverses qu’éventuellement on crée si on ne trouve pas chaussure à son pied parmi celles qui existent.
Avoir des élus grâce aux voix socialistes ? Pour quoi faire ? Pour gérer de manière sereine les affaires de la bourgeoisie ?
Personnellement j’ai rapidement pris mes distances par rapport aux CUAL et autres Bové. Je ne suis pas loin d’avoir les mêmes réserves à l’égard de la LCR et de son dernier avatar, le NPA.
Au lieu d’affronter la réalité de la crise profonde que traversent la France, l’Europe et le monde il nous a été proposé « la mutation. » Ah, s’il s’était agi de prendre acte des nécessités de l’heure nous aurions souscrit. Mais ce n’est pas cela qui a été présenté, c’est à la braderie des valeurs fondamentales que nous avons assisté.
La direction du parti communiste n’est certainement pas seule responsable de ces abandons mais elle les a quand même encouragés.
Pratiquement plus d’analyse et à plus forte raison d’action sur les questions de la paix et du désarmement. Depuis dix ans le collectif pacifiste du Biterrois organise une Marche de la Paix pour commémorer le bombardement atomique d’Hiroshima et poser les problèmes actuels des relations internationales. Nous sommes à jeun d’avoir vu la participation d’un dirigeant départemental du pcf à l’une de ces initiatives.
Pour ce qui est de la viticulture c’est silence radio. Aucun commentaire sur l’arrachage des vignes comme solution aux difficultés que connaissent les viticulteurs. Pourtant il est patent qu’on a atteint un degré de plus dans l’aggravation des choses. Avec la distillation on s’en prenait à la production, avec l’arrachage c’est l’outil de production qu’on casse !
Ne parlons pas de la situation dans l’enseignement. Jusqu’en 2000, date de mon départ à la retraite, je pensais que les responsables du parti n’étaient pas au fait de la dégradation de l’Ecole et qu’ils ne savaient pas ce que signifiaient les propos d’Allègre. J’ai compris par la suite que cela ne les gênait pas trop. Union oblige !
La balle est dans votre camp. Tiendrez vous compte de ce que pensent les quelques militants qui sont restés fidèles à leur idéal ou continuerez-vous à les ignorer superbement ?
Parce que pour ce qui est de la démocratie à l’interne, alors là on aura atteint le fond ! Ceux qui ne sont pas d’accord avec une ligne que je qualifie de révolutionnaire évitent le débat mais pour ce qui est de la magouille vous pouvez leur faire confiance, ils restent actifs ! A Béziers c’est presque de la caricature.
Le record est peut être atteint avec L’HERAULT du Jour dont j’enlève à peine la bande, mais c’est juste pour regarder le programme à la télévision ou pour voir comment ils ont trafiqué les textes que je leur ai envoyés.
Même sur des points moins essentiels comme la question des langues régionales on assiste à une coupure entre les élus et les adhérents qui se sont penchés sur le problème. Naturellement les élus ont raison et les adhérents de base ont tort !
Continuons, un pied dans le vide, l’autre sur rien du tout. A l’instar de Vil Coyote nous ne tarderions pas à chuter si nous n’étions pas si bas !