Politique
Posté le 18.09.2007 par cessenon

Les événements graves qui se passent à la section de Béziers du parti communiste avaient conduit le secrétariat à proposer d’élargir le comité de section programmé pour le 17 septembre à l’ensemble des camarades. Le message a été entendu puisqu’une cinquantaine de personnes a participé à ce C.S.
Présidé par Christiane Vinci il a commencé avec son déroulement habituel. Un rapport a été présenté, en l’occurrence par Georges Apap. Celui-ci a fait le point sur l’activité de la section depuis le 30 juillet, date de la précédente réunion du comité de section. Le débat engagé entre tous les présents a rapidement glissé sur les élections municipales, la bodega de la Feria, la fête de La Plantade… pour se centrer sur l’opération de division à laquelle la section se trouve confrontée.
Les interventions diverses sont toutes allées dans le même sens : une condamnation sans équivoque des conceptions et des pratiques qui ont cours chez ceux qui poursuivent, en y mettant les forces du désespoir, leur entreprise de démolition de la section de Béziers. Au-delà de celle-ci d’ailleurs c’est tout l’héritage de ce qu’est le parti communiste qui est visé.
Incapables d’argumenter, les tenants d’un réformisme outrancier qui n’a d’équivalent que dans la social-démocratie structurée, tentent un nouvelle manœuvre. Elle s’inscrit dans l’idée d’un abandon pur et simple de perspective de changement radical. A partir de là on ne lésine pas sur les moyens, y compris la violation des statuts de l’organisation.
C’est que l’orientation de la section de Béziers est attractive, on peut le mesurer aux contacts qu’elle a dans le Biterrois et au-delà. Certes des questions se posent, celle de l’unité et du rassemblement, invoqués par les uns et les autres. Mais il faut savoir ce que l’on met derrière les mots. S’il s’agit d’un union sans âme, sans contenu, on n’en voit guère l’intérêt !
Ce n’est pas que la section de Béziers refuse toute alliance, toute recherche d’élargissement mais cela ne peut se faire au détriment de son identité révolutionnaire qui précisément s’impose dans le cadre d’un système capitaliste en fin de course.
Une intervenante a fait remarquer qu’autrefois se dire communiste ne nécessitait pas d’ajouter qu’on était révolutionnaire, cela aurait ressemblé à un pléonasme. Aujourd’hui on trouve des communistes qui sont socio-démocrates et des révolutionnaires qui ne sont plus communistes tant les lignes politiques successives les ont éloignés de la cause pour laquelle ils s’étaient engagés.
Le problème des moyens d’expression de la section de Béziers a été mis en exergue. Certes Internet est un outil précieux et utilisé comme tel mais il ne suffit pas à diffuser les idées, d’abord parce que tout le monde n’en dispose pas, ensuite parce qu’il faut un aller retour dans les échanges.
L’engagement des militants dans les diverses actions de terrain a été jusqu’ici sa base d’audience la plus assurée. Il faut continuer dans cette voie même si nous avons conscience que c’est encore insuffisant. Mais chez les autres c’est pire, il n’y a rien qu’un peu de vernis et en fait le peu de forces organisées chez eux n’a d’autre raison d’être que de tenter de contrarier l’activité de la section de Béziers.
C’est que celle-ci se refuse à la grande braderie à laquelle certains dirigeants l’invitent, aussi elle est l’objet d’une attaque de grande ampleur. A ce sujet l’analyse reste incomplète. Quelle est la part de responsabilité du plan départemental ou régional et du plan national dans l’affaire ?
Pourquoi a-t-on voulu détruire les cellules ? Pourquoi cette ambiguïté constante sur la nature du parti socialiste ? Comment peut-on entretenir cette illusion qu’on pourra faire l’économie d’une remise en cause du capitalisme pour résoudre la crise profonde que traverse notre pays, l’Europe et le monde ?
A l’issue de ce comité de section élargi des mesures ont été prises pour exiger le strict respect de la légalité des statuts.
Ce comité de section s’est terminé avec le règlement des affaires en cours. On en trouvera le détail dans le procès-verbal qui paraîtra dans le prochain bulletin de liaison. La séance a été levée peu avant 21 h.
Posté le 14.09.2007 par cessenon

... hace explosar petardos en la capital.
C’est à peu près en ces termes que Le Canard Enchaîné avait jugé le putsch des généraux félons à Alger en avril 1961. Impuissants, condamnés par l’histoire, ils avaient tenté une opération de la dernière chance qui n’avait aucune chance d’aboutir.
Nous sommes confrontés à Béziers à une situation analogue. Des gens qui n’ont pas réussi à argumenter dans le débat sur la situation politique se sont livrés à une énième manœuvre. Après le « Réseau pour un communisme du 21ème siècle » nous avons connu la cellule Manouchian et à présent on nous sert la création d’une section fantôme baptisée Guy Mocquet. Pauvre Guy Mocquet, c’est mieux qu’à Sète, il meurt trois fois. Une première sous les balles des Allemands, une seconde avec la récupération de Sarkozy et là une troisième, sous les coups de combines qui se réclament du communisme !
Mais à quoi correspond cette mascarade ? Des divergences évidentes sont apparues au sein de la section du parti communiste de Béziers. On les retrouve à plus grande échelle au niveau national. Celles qui concernent la stratégie électorale ne sont que le résultat de divergences qui se situent en amont.
Celles-ci portent sur l’ampleur de la crise, sa nature, les solutions à apporter pour la résoudre. Ceux là qui ont abandonné toute perspective de changement radical préconisent un peu de baume tranquille pour panser les plaies. A partir de là tout est possible y compris de continuer dans la voie de la gauche plurielle, de la gestion loyale du capitalisme, de la soumission à l’Europe libérale, voire pour certain du ralliement au personnel politique de Sarkozy.
Le tout avec, la main sur le cœur, promis, juré, craché, cette déclaration qu’on ne cherche que le bonheur du peuple et qu’il n’y a pas d’autre issue que l’unité. Unité de qui ? Pour quoi ? Vous en posez des questions vous ! L’unité, c’est une formule incantatoire qui a fait ses preuves et qui se suffit à elle-même.
Et d’ailleurs ceux qui se situent dans ce registre se réclament de la ligne politique de la direction nationale du parti communiste. Ah bon, nous avions cru comprendre qu’il allait y avoir un congrès extraordinaire pour précisément définir une ligne et trouver une issue à l’impasse où nous a conduits la collaboration de classe où nous nous sommes englués depuis des années.
C’est donc acquis, le congrès est fini ? On a dégagé une orientation ? Et c’est précisément celle que nous avons suivie jusqu’ici et dans laquelle, « mort de mon âme », nous devrions continuer.
Comme dit Brassens « Je serai triste comme un saule… » quand j’aurais confirmation que les dirigeants nationaux sont au niveau de ceux qui prétendent représenter les communistes du département de l’Hérault et de la région Languedoc Roussillon. Les conceptions et les pratiques qui ont cours ici, avec le déni permanent de démocratie, le mépris souverain des adhérents, seraient aussi la règle là haut ?
Oui, un conseil départemental se tient le vendredi 7 septembre. Tout est prêt avec l’adoubement de Jean-Louis Bousquet et le travail en coulisse de Jean-Claude Gayssot pour un coup de force spectaculaire à Béziers mais les choses sont gardées secrètes, il faut certainement bénéficier de l’effet de surprise !
Eh bien on commence à mesurer le fiasco de l’opération. C’était fatal, non seulement parce que la légalité des statuts est bafouée mais parce que tout simplement cela ne correspond en rien aux exigences de l’heure.
Au demeurant, comme ses antécédents, la section Guy Mocquet est quasiment virtuelle, il n’y a guère de forces derrière l’esbroufe sinon quelques obligés, quelques quémandeurs, quelques camarades sous influence, quelques ambitieux qui conditionnent leurs positions à leurs intérêts, et quelques personnes en mal de pouvoir dont les compétences auraient pu s’épanouir pleinement si elles avaient choisi un autre camp que celui du renoncement, du mensonge et de la magouille.
Posté le 04.09.2007 par cessenon

Photo Hugues Bousquet
Comme toujours le débat de politique générale avait été placé le dimanche à 11 h. Il était présidé par Christiane Vinci, secrétaire de la section de Béziers. Etaient présents à la tribune Christian Harquel, secrétaire de la section de l’Ouest Biterrois, Claudette Arnaud représentant la section du Sud Biterrois et Aimé Couquet chargé de présenter le sujet.
Le public était nombreux, peut-être plus de quatre-vingts personnes, à ce moment là sur la pelouse, à l’ombre bénéfique des arbres qui l’entourent.
L’exposé d’Aimé Couquet a été sans surprise. Fidélité au mandat donné et clarté dans l’expression, voilà les deux premières caractéristiques que l’on peut relever.
La situation ? Elle est ce que nous savons, dégradée, et cela ne date pas du retour au pouvoir de la droite même s’il faut reconnaître que ce retour n’a rien amélioré.
La France, l’Europe, le Monde connaissent un état de crise qui dure et qui, d’un certain côté de la barrière, devient invivable.
Malheureusement quand le gouvernement issu des élections de mai et juin 2007 déclare qu’aucun autre gouvernement ne ferait autre chose que ce qu’il fait on n’entend que de vagues murmures de protestation. C’est le fond du problème, pour l’heure la gauche n’a pas d’alternative crédible.
En fait nous sommes à la croisée des chemins et des transformations révolutionnaires frappent à la porte de l’histoire. Naturellement qui dit révolution dit aussi parti révolutionnaire. Le débat s’est résolument engagé sur cette donnée.
Eh bien les intervenants n’étaient certainement pas d’accord sur la stratégie à proposer. Celle-ci dénonce les organisations politiques existantes et propose la création d’une structure nouvelle. Cet autre, conscient des erreurs, des fautes même, commises par les dirigeants de son parti, en l’occurrence le parti communiste, défend bec et ongles le rôle qu’il a eu dans le passé et qu’il peut retrouver dans le présent et pour l’avenir.
Dans le même ordre d’idée le fait que le communisme ait été dévoyé dans sa mise en application dans les pays de l’Est ne signifie pas qu’il faille y renoncer. C’est ce qu’a dit avec force une adhérente de la jeunesse communiste récemment reconstituée dans le Biterrois.
Ah, une question qui mériterait un plus long développement, celle concernant le fait que plusieurs partis se réclament du communisme et que donc… Que donc quoi au fait ? Va-t-on nous refaire, dans un autre registre, le coup de l’union ?
Ce viticulteur regrette que le problème des caves coopératives qui, à l’image de l’ensemble de la viticulture, connaissent de graves difficultés, ne soit pas pris à bras le corps par les élus ou dirigeants communistes.
Cette autre se montre exigeante quant aux objectifs du parti communiste. Il est au service de quelles catégories ?
Les profits démesurés accumulés par les capitalistes leur serviront à quoi si la vie sur la planète devient impossible pour les générations futures ?
A la question de l’environnement on peut d’ailleurs associer celle du droit à la paix qui devrait être l’article N° 0 d’une nouvelle rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Celui-ci rappelle que la construction d’un édifice a besoin d’un échafaudage et souligne la nécessité de développer une presse qui réponde à ce besoin.
C’est dans ce cadre qu’ont été abordées les prochaines échéances électorales. Rassembleurs, anticapitalistes, communistes… voilà la perspective qu’offre la section de Béziers pour sa ville. Mais ce débat là n’en est encore qu’à ses débuts.
Posté le 03.09.2007 par cessenon

Photo Hugues Bousquet
Le troisième débat de la fête de La Plantade avait pour thème la situation des jeunes dans la France de 2007. Le sujet choisi correspondait à l’évidence à un besoin de réflexion tant la situation faite aux jeunes de notre pays est préoccupante : le problème de l’emploi et de la précarité est certainement le premier. Il en conditionne d’autres, le faible taux des rémunérations avec pour conséquences les difficultés à se loger, à fonder un foyer. En amont se pose la question de la possibilité d’une formation correspondant à un choix véritable.
Certes, et cela a été dit dans le débat la crise est générale, et n’épargne ni aucune génération ni aucun pays. On l’a vu récemment avec les insuffisances notoires dont sont victimes les gens du troisième âge en Allemagne, qu’ils soient en maison de retraite ou chez eux.
Ceci étant la secrétaire de l’Union Locale CGT qui participait au débat a fait état de la rupture qu’elle a observée dans une tranche d’âge qui est celle des trente / quarante ans avec les acquis antérieurs. L’idéologie, l’engagement, la pratique des luttes sociales… paraissent avoir été anesthésiés par l’approfondissement de la crise qui a caractérisé les trente dernières années.
Des questions, celles de la paix et de l’environnement notamment, devraient interpeller les jeunes qui sont plus que d’autres exposés aux menaces.
Il est vrai, et nous espérons que ce ne sera pas un feu de paille, que l’évolution des choses dans le Biterrois avec la création d’une organisation de la Jeunesse Communiste mérite toute notre attention.
Les interventions de Marcel Caille ont permis de cerner l’état du capitalisme tant au plan national qu’européen et mondial. Sa concentration entre un nombre relativement faible de transnationales ou de multinationales aggrave la logique, en soi nocive, d’un système fondé sur la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref.
On a rejoint ici le débat qui avait eu lieu le matin et qui avait déjà posé la question d’une rupture avec un certain état des choses. Evidemment ce n’est pas simple à résoudre tant les forces du capital disposent de moyens divers : économiques, idéologiques, médiatiques…
Il est clair que nous ne sommes plus dans la période où une lutte conséquente permettait d’obtenir la satisfaction des revendications élémentaires. Si cette lutte reste nécessaire on ne peut plus faire l’impasse sur le besoin impérieux d’en finir avec des structures sociales qui ont fait leur temps et qui bloquent tout progrès social.
Prendre conscience de cela est une première étape. Reste encore à définir ce par quoi il faut remplacer ce qui est en cause. Ici Marcel Caille estime que l’autogestion qu’il oppose à l’étatisation est une donnée incontournable.
Où et comment pourra-t-on ouvrir la brèche ? Rien n’est tracé à l’avance et en la matière il faudra innover. Quelques pistes ont pu cependant être proposées : rupture en plusieurs points de la planète sans doute tant le capitalisme est étroitement structuré au niveau mondial.
On a senti de l’impatience chez les jeunes. C’est que la gravité de ce qu’ils vivent ne laisse pas la place aux atermoiements. L’un d’eux n’a pas manqué de relever certaines absences !
Et malgré ce la fête a continué, belle, colorée, conviviale, réussie, pleinement !
Posté le 02.09.2007 par cessenon

Photo Hugues Bousquet
Le temps était de la partie, le cadre idéal, l’ambiance sereine, détendue. Une soixantaine de personnes a participé au débat (exceptionnellement il a commencé à l’heure !) sur l’Amérique latine qu’a animé Michel Maillet, un ami de Cuba.
Le conférencier a été présenté par Georges Apap qui a souligné avant de lui donner la parole que ce qui s’est produit en Amérique latine avec la privatisation des services publics a valeur d’exemple pour ce qu’on nous avait proposé lors du référendum sur le Traité de Constitution Européenne et qu’on tente de faire passer par d’autres voies après l’échec de l’opération.
Michel Maillet médecin généraliste de son état, avoue ne pas être un expert mais justement il se méfie, à juste titre, des experts. Oui, ils sont rares ceux qui présentent la situation en Amérique latine autrement qu’à travers le prisme déformant de leur soumission à une idéologie qui ne remet pas en cause un système économique et social qui au quotidien fait pourtant la preuve de sa nocivité. Il invitera à chercher ailleurs, sur les sites Internet plus précisément, des éléments d’appréciation plus objectifs.
La pauvreté qu’ont engendrée les méthodes appliquées par le Fonds Monétaire International ou la Banque Mondiale est éloquente et insupportable. C’est qu’il y a des degrés dans la pauvreté et dans les pays d’Amérique latine on avait atteint un niveau qui avait quelque chose d’effrayant et qui a provoqué un sursaut.
Paradoxalement la pauvreté des gens n’est pas à l’image de la richesse que renferme le sous-sol de plusieurs de ces pays. C’est le cas notamment du Venezuela. Aussi il était légitime que la nationalisation soit à l’ordre du jour pour résoudre les problèmes posés.
Bien sûr ces mesures heurtent les intérêts des milieux financiers, qu’ils soient basés aux Etats-Unis, en Europe ou dans les pays en question. Mais justement on ne règle rien si on ne s’attaque pas à la nature de la question !
A noter que la France a pris sa part de responsabilité dans le pillage organisé des ressources des latino-américains. La Lyonnaise des Eaux par exemple a tiré, au détriment des consommateurs, de substantiels profits de la distribution de l’eau potable et du traitement des eaux usées à La Paz, la capitale de la Bolivie.
Il n’est finalement pas étonnant que des leaders de gauche se soient trouvés élus à la tête de différents pays, Chavez au Venezuela, Morales en Bolivie, Lula au Brésil, Bachelet au Chili… ou qu’ils aient frôlé la victoire comme Lopez Obrador au Mexique.
Naturellement ici comme ailleurs il n’y a pas une gauche mais des gauches et c’est à la lumière des résultats obtenus qu’il faudra porter jugement sur les spécificités et la portée de ces différentes composantes.
Pour l’heure les pays d’Amérique latine s’organisent pour se défendre de l’appétit du tout puissant voisin que sont les Etats-Unis. On sait que depuis 1823, avec la doctrine Monroe, les USA considèrent le continent américain comme leur chasse gardée.
C’est sur la base de la coopération et les échanges entre pays ayant des richesses diverses que se construit cette défense commune. Michel Maillet remarque que se développe le troc qui élimine le risque que comporte la prépondérance de la monnaie : pétrole contre sucre, mais aussi contre services de santé ou d’éducation.
A ce propos le conférencier a mis en exergue le poids de Cuba dans le succès de la gauche dans la région. Son idéologie, ses résultats dans le domaine médical, l’efficacité de sa méthode d’alphabétisation (Yo, si puedo). Encore que peut-être c’est plus la volonté d’éduquer que la méthode elle-même qu’il faille vanter.
Dans le débat nous avons relevé combien cette volonté est à des années lumière des dispositions prises en France où le gouvernement a prévu la suppression de 11000 enseignants ! Au passage on notera qu’il applique le programme d’un ancien ministre de l’éducation nationale qui voulait dégraisser le mammouth !
Une question, celle de la situation du parti communiste en France qui souffre de l’absence de leader charismatique, a par ailleurs été renvoyée au débat du lendemain.
Michel Maillet nous a communiqué son enthousiasme pour Cuba, Le Che au sujet duquel il a réalisé un film que nous avions pu voir à Béziers à la colonie espagnole le 12 mai 2006 et qui a été projeté à La Havane.
Merci Michel !
Posté le 13.08.2007 par cessenon

Cher camarade,
J’ai lu dans l’édition du samedi 11 août de L’HERAULT du Jour ton appréciation sur l’orientation qu’a définie le comité de section de notre parti lors de sa réunion du 30 juillet.
Tu as le droit d’avoir une opinion différente de celle qui a fait l’unanimité au sein du comité de section. Ceci étant, il te faut éviter de donner l’impression que tu prends les camarades de Béziers pour des demeurés qui ne comprennent rien.
Tu excipes de tes fonctions de secrétaire fédéral et de membre du conseil national de notre parti et tu en fais en quelque sorte un argument d’autorité dans le débat. Il me paraît nécessaire d’en finir avec de telles conceptions. Il n’y a pas selon moi des camarades qui auraient au sein du parti communiste pour fonction particulière de penser en lieu et place de tous !
Tu as demandé à siéger dans notre comité de section. Bien que cette demande m’ait toujours paru farfelue (tu ne vis ni ne travailles à Béziers) nous l’avons acceptée. Tu pouvais venir faire valoir ton point de vue le 31 juillet, il aurait été examiné parmi les autres.
Je voudrais aussi souligner que la proposition d’une liste communiste ouverte à tous ceux qui souhaitent le changement lors des élections municipales de 2008 a été présentée par le secrétariat de la section. Ce n’est pas seulement Aimé Couquet qu’il faut mettre en cause dans le choix qui a été fait.
Venons-en à présent au fond de la question. Répéter « Sarkozy, Sarkozy, Sarkozy » à la manière de la rengaine du sirop typhon en guise d’analyse politique de la situation me paraît notoirement insuffisant. Qu’est-ce qui est en cause dans la crise que nous vivons ? Seulement la personnalité du président de la république ? La majorité UMP qui siège à l’Assemblée Nationale ? Allons donc ! Quelles ont été les réponses du gouvernement de la gauche de 1997 à 2002 ? Quelle alternative a-t-elle offerte lors des dernières présidentielles ?
A continuer à se voiler la face devant l’ampleur et la nature des difficultés on se condamne à disparaître. Tu n’es pas seul responsable des échecs répétés de notre parti en termes de potentiel électoral mais tu as contribué et tu contribuerais si nous te suivions à notre fin pure et simple.
Il faut donc changer une stratégie qui nous a conduits à moins de 2 % lors des élections du 22 avril 2007. Les municipales de 2008 en sont l’occasion. Au premier tour affirmons haut et fort ce qui est nécessaire. Nous serons toujours à temps de réaliser l’union au second.
Il ne faut pas que la question de l’union fasse passer au second plan celle de notre identité révolutionnaire. Comme disait un humoriste, l’heure n’est pas à l’union, l’heure est à l’action !
Ta position rejoint d’ailleurs ton souhait de voir changer l’appellation du parti communiste. Au fond cela explique ton opposition, elle est tout de même paradoxale pour un responsable du pcf, à voir le parti constituer sa propre liste !
Je vais suivre les préceptes du Che, je vais être réaliste et demander l’impossible : fais donc preuve d’intelligence et évite de conditionner notre ligne politique à des intérêts personnels qui n’ont rien à voir avec notre affaire.
Salutations révolutionnaires.
Posté le 10.06.2007 par cessenon

La Banque Postale de demain dans les communes rurales
Le jeu de mots n’est pas de moi, mais je le trouve adapté à la situation. Trois lettres envoyées, depuis Nîmes, Sète et Roubaix ne me sont pas parvenues. Un colis que j’ai expédié en Allemagne n’est jamais arrivé à destination !
Le passage du « facteur » ? Si c’est le titulaire qui est de service nous avons le courrier vers midi, si c’est un remplaçant c’est beaucoup plus aléatoire et nettement plus tardif ! On n’a pas dû prendre le temps de lui faire connaître sa tournée !
Les journaux ? Alors là, les nouvelles ne sont pas fraîches. C’est selon, mais ceux qui viennent par La Poste (pardon, La Banque Postale) doivent souvent prendre le chemin des écoliers.
Une responsable auprès de qui nous nous sommes plaints a mis en cause le fait que l’adresse indiquée était ambiguë. Elle a été modifiée, cela n’a rien changé.
Ne parlons pas bien sûr de la file d’attente au bureau de Poste du quartier, celui de La Grangette si vous voulez tout savoir. Pour faire patienter le client (on ne dit plus l’usager je crois !) la direction devrait organiser des championnats inter files, cela permettrait à chacun de prendre patience.
Pour ce qui est de la levée de la boîte à lettres il y a eu un certain progrès, de 12 h elle a été reculée à 15 h 15. Mais que le courrier parte ne signifie pas, on l’a vu, qu’il arrivera à destination !
Ici, comme dans les villages, le bureau de Poste a réduit ses plages horaires. Demain ce sera encore pire dans le monde rural, il a été projeté de fermer plusieurs de ces bureaux et de les remplacer par des agences postales.
A Béziers on a diminué le nombre de tournées des préposés. Avec Internet c’est sûr qu’il y a moins de courrier postal à présent. Par contre la publicité, celle de Damart par exemple, envahit, quelquefois distribuée par les agents de la Poste.
On n’arrête pas le progrès ! Après les Télécoms qui ont été séparés des PTT, on va peut-être distinguer ce qui concerne les opérations financières du reste. Le reste ? Ce sera la portion congrue !
Le service public postal qui rendait service aux petites gens, aux retraités en particulier ? Allons donc, il faut être moderne. Il ne faut pas confondre rentabilité et philanthropie ! La logique du système ce n’est pas de satisfaire les besoins élémentaires des gens, c’est de faire du profit, le plus grand possible dans le temps le plus bref ! Alors ma chère, les services publics…
Côté personnel c’est à l’avenant. Les départs à la retraite prévus à l’horizon 2012 ne seront pas compensés par des agents ayant le même profil. C’est qu’il y a la concurrence à soutenir (une concurrence libre et non faussée disait explicitement le Projet de Traité de Constitution rejetée par les Français mais qui est quand même en voie d’application en la matière avec la Directive Postale Européenne). Déjà on connaît le statut des vacataires employés sans perspective de titularisation et dans des conditions d’embauche, d’horaires et de rémunération dignes du 19ème siècle !
N’est-il pas temps de substituer à une société qui fonctionne ainsi un autre modèle, qui ait lui une autre finalité ? Et là, la question dépasse largement le choix entre programmes et personnel politiques qui n’ont pas une telle approche des problèmes de notre monde actuel !
Posté le 02.06.2007 par cessenon

A la tribune : Brigitte, Paul, Aimé, Claudette et Hugues
Photo Sébastien Garrabé
Il y avait un peu de monde, une centaine de personnes peut-être, à la réunion électorale de Paul Barbazange, candidat du parti communiste aux élections législatives dans la sixième circonscription de l’Hérault.
Son exposé introductif, d’une demi-heure, était juste. J’ai regretté qu’ait été développée, un peu longuement à mon goût, la genèse des CUAL. Cette affaire est réglée, on ne va pas revenir là-dessus.
On peut certes déplorer que la recherche d’une candidature unitaire des forces antilibérales (adjectif auquel je préfère celui d’anticapitalistes) n’ait pas abouti. J’ai par contre trouvé tout à fait partisan que la direction du parti communiste ait été rendue responsable de cet échec.
Oui, le pcf a été accusé de trahison parce que prisonnier de son alliance avec le parti socialiste. De la part d’un supporter de Bové dont les signatures sont venues d’élus de cette dernière formation cela ne manque pas de piquant ! Et de plus Bové, comme les autres, s’est bien empressé d’apporter son soutien à Ségolène Royal lors du second tour des présidentielles.
La problématique de la victoire incontestable de Sarkozy me paraît devoir se situer ailleurs. Le ailleurs c’est la mesure de l’ampleur de la crise douloureuse que traversent la France, l’Europe et le Monde, c’est aussi la recherche de ses causes et partant des solutions à présenter pour la résoudre.
Dans tous les domaines du quotidien le système économique et social dans lequel nous sommes fait la preuve de son impuissance à satisfaire les revendications les plus élémentaires.
La question est posée du poids d’un parti révolutionnaire capable d’éclairer sur la nature de qui se passe, capable donc d’offrir une autre perspective que celle de la gestion du capitalisme.
Dans l’immédiat il aura à s’opposer à des mesures impopulaires qu’un pouvoir sans contre-pouvoir, au service de la loi « du profit le plus grand dans le temps le plus bref », ne va pas manquer d’être tenté d’imposer.
C’est dans cet esprit que je considère positive la campagne menée par et autour de Paul Barbazange. Les choses ne s’arrêteront pas au soir du 10 ou du 17 juin mais continueront avec le congrès du parti communiste qui doit plus que jamais retrouver ses fondamentaux révolutionnaires et assumer les responsabilités qui lui incombent face aux exigences de rupture qui frappent à la porte de l’histoire.
S’il réussit, il sera à nouveau attractif parce qu’il répondra alors à l’attente de chacun. Pour moi c’est cela l’essentiel, je regrette de ne pas avoir vraiment réussi à faire passer mon message lors de mon intervention. Aussi j’ai pensé utile de la formuler à nouveau, sous forme écrite cette fois.
Posté le 04.05.2007 par cessenon

Merci d’avoir répondu au message que je vous avais envoyé.
Sans doute avez-vous suivi l’évolution de la situation à la section de Béziers et au-delà dans l’ensemble de la fédération de l’Hérault. Je me suis efforcé depuis plusieurs mois de vous tenir informée de ce que je savais.
Notre situation ici a été et est toujours complexe. J’ai essayé d’en traduire les aspects souvent contradictoires afin que vous puissiez en avoir une vision claire et juste.
J’ai fait partie de ceux qui ont exprimé leur désaccord avec la non prise en compte par la direction du parti communiste de l’ampleur de la crise sociale à laquelle nous confrontés, avec l’absence d’analyse sur ce qui est en cause.
De 1997 à 2000 j’étais encore en activité et je contestais le bilan de la gauche plurielle qui nous était présenté. Hélas on n’a pas entendu ce genre de voix.
Ici les divergences sont apparues puis se sont approfondies : aux municipales de 2001, lors des élections présidentielles et législatives de 2002, lors des régionales de 2004 puis avec le soutien de nos élus à un président de région complètement dévalué par son autoritarisme, ses propos colonialistes ou racistes.
On peut légitimement s’interroger sur la responsabilité de certains de nos dirigeants dont la ligne politique était définie en fonction de leurs ambitions personnelles. De ce point de vue vous êtes sans reproche à mes yeux ! Mais je n’en dirais pas autant d’un autre ancien ministre ou d’un député qui n'a trouvé rien de mieux que de proposer un amendement visant à reconnaître aux victimes de la rue d’Isly le titre de « Morts pour la France ». Cela heurte profondément l’ancien appelé du contingent en Algérie que je suis !
En opposition avec la majorité de la section de Béziers une fraction s’est créée qui s’est intitulée « Réseau pour un communisme du 21ème siècle ». Visiblement elle refusait l’analyse que nous proposions et s’en tenait à une démarche qui restait dans la ligne de la gauche plurielle.
Est arrivée ensuite la question des CUAL et du CUALB (B pour Biterrois). Là nous avons connu deux périodes, celle où les désaccords entre les gens de majorité de la section pouvaient être surmontés, celle où une partie de cette majorité s’est engagée dans la recherche d’une alliance avec des gens que personnellement je récuse (les soutiens à Bové pour tout dire.)
Sans approuver toute l’orientation qui est la vôtre j’ai participé à votre campagne, à la mesure de ma disponibilité. Je l’ai fait d’abord en réaction aux membres du CUALB dont le souci premier était de nuire au parti communiste même s’ils avaient besoin de lui. Ce faisant je me suis détaché de mes amis de la majorité de la section de Béziers, ce qui ne sera sans doute pas sans conséquence pour la suite des événements.
J’étais au meeting d’Agde et j’ai apprécié votre prestation. Je vous ai trouvée cohérente, tenant un discours bien structuré qui pouvait convaincre. Le résultat nous le connaissons.
A titre d’exemple, dans le bureau de vote qui est le mien, où j’ai passé 4 h 30 le matin et 3 h 30 l’après-midi nous avons obtenu 12 voix sur les 750 suffrages exprimés ! A l’évidence ce n’était pas un bon rapport qualité / prix. Ailleurs c’était à l’avenant, y compris dans les rares endroits où nous avons encore des municipalités.
Je souscris à l’idée que vous exprimez selon laquelle ce sont des raisons plus profondes que celles concernant le vote « utile » qui ont conduit à ce nouvel échec électoral.
Oui certes le climat ne nous était pas foncièrement hostile pendant cette campagne mais on ne peut pas selon moi se contenter de cette donnée.
Vous faites état de la perspective d’un congrès national extraordinaire. Si on s’en tient aux précédents on peut s’interroger : quelle crédibilité cela offre aux militants de base dont je suis ?
Dans l’immédiat il y a le second tour des élections présidentielles. Je ne crois pas qu’on puisse se satisfaire d’une simple condamnation de Sarkozy, de ce que sont le personnage, son idéologie, son programme. Sinon on retombe dans une autre forme de vote « utile » auquel je ne suis pas acquis.
Je précise à ce propos que la politique de la gauche plurielle avait conduit dans le village du Biterrois d’où je suis originaire, il s’appelle Cessenon, à ce que Le Pen obtienne plus de suffrages que Jospin et Chirac réunis. Et encore il y avait quelques voix pour Mégret !
Je m’excuse de la franchise dont je fais preuve ici mais j’essaie d’exprimer du mieux que je peux mes convictions dans la période présente.
Je vous présente mes respectueuses salutations et vous souhaite bon courage pour la suite.
Posté le 24.04.2007 par cessenon

Voici ci-dessous le texte du communiqué de la section de Béziers du parti communiste
Le secrétariat de la section de Béziers s’est réuni lundi 23 avril comme il le fait chaque semaine. Il a procédé à un échange de vues sur la situation créée par le premier tour de l’élection présidentielle. Il fait part de quelques remarques qui se sont dégagées au cours de cet échange.
Fait positif, l’électorat s’est fortement mobilisé pour cette élection. Le mécanisme qui résulte des institutions de la 5ème République a toutefois conduit de manière massive, et le parti socialiste a su jouer habilement dans ce registre, au vote dit « utile », lequel est en fait la négation du libre choix de chacun.
Nous avons assisté à cette contradiction qui voit les électeurs accorder de manière préférentielle leurs suffrages à trois candidats qui s’étaient prononcés pour le OUI au Traité ultralibéral de Constitution Européenne alors qu’ils avaient rejeté celui-ci à une large majorité deux ans plus tôt.
Si nous pouvons nous réjouir de l’érosion du score du Front National lors de cette élection nous ne pouvons qu’être inquiets devant la banalisation des idées xénophobes et racistes qui ont été prises en compte par un autre candidat que Le Pen.
De fait c’est l’absence d’analyse sur l’ampleur et la nature de la crise économique et sociale à laquelle nous sommes confrontés, le défaut de perspectives crédibles qui conduisent les Français à ancrer leur vote à droite. C’est à cela que nous avons assisté ce dimanche 22 avril.
Comme partout en France, à Béziers et dans les villages du Biterrois, la gauche a reculé tandis que la droite classique, sa variante centriste ou son extrême occupent le terrain laissé vacant.
Le secrétariat de la section enregistre et transmet l’appel de Marie-George Buffet à barrer la route à l’élection de Nicolas Sarkozy. Quoique nous n’ayons aucune sympathie pour l'homme et l’idéologie qu’il véhicule, le secrétariat tient à rappeler que la politique ne se réduit pas à un problème de personne et qu’il faudra bien aborder la question des échecs électoraux répétés du parti communiste dans un contexte où frappe à la porte de l’Histoire la nécessité de changements profonds de notre société et pour cela même celle de l’existence d’un parti révolutionnaire fort.
Par ailleurs le secrétariat de la section informe que cette année, pour des raisons d’intendance, le traditionnel repas du 1er mai aura lieu au 2 de la rue Voltaire à Béziers, au siège de la section.
De plus les camarades disponibles sont invités à se retrouver au siège le lundi 30 avril à partir de 14 h pour aider à la confection des bouquets du 1er mai.
A tous bon courage pour les jours qui viennent.
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