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cessenon
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Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
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Blog Journal intime
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27.04.2006
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Politique

Réunion sur les retraites à Maraussan

Publié le 12/06/2008 à 12:00 par cessenon
Réunion sur les retraites à Maraussan


Extrait d’une publication de la FSU

On doit l’initiative à Mercedes : mercredi 11 juin avait lieu à la salle polyvalente de Maraussan une rencontre sur les questions des retraites, mises à mal par les mesures déjà prises ou annoncées.
Une vingtaine de personnes avait répondu à l’invitation qui avait été lancée. Côté tribune Patrick Naudy a rappelé en introduction au débat ce qu’est la situation : allongement du nombre d’annuités pour bénéficier d’une pension de retraite à taux plein et diminution du pouvoir d’achat des retraités, comme de l’ensemble des salariés d’ailleurs.
Les interventions de la salle ont confirmé l’ampleur des problèmes et le mécontentement qui en découle. Si tout le monde est touché, au bas de l’échelle c’est devenu dramatique pour certains.
L’inflation reconnue de 3,3 % minore l’augmentation réelle du coût de la vie particulièrement sensible dans les domaines de l’énergie et de l’alimentation notamment.
Pendant qu’ici on se serre la ceinture ailleurs on engrange des profits qui ont des allures de scandales. Le prix du carburant par exemple donne lieu à la spéculation des compagnies pétrolières qui savent tirer profit de la hausse du prix du baril.
Le CAC 40 n’est pas en reste qui permet à ses différentes composantes de prospérer en dépit de quelques fluctuations circonstancielles.
La question des 35 heures a été l’objet d’un échange un peu contradictoire. Si pour certains le bilan est positif pour d’autres au contraire les dispositions prises, qui se sont faires à moyens constants, sans création des emplois nécessaires, se sont traduites par une aggravation des conditions de travail et dans les services publics par celle de la dégradation de la qualité des prestations fournies. C’est le cas en particulier à l’hôpital, à La Poste...
De même l’uniformisation des statuts dans les pays de l’Europe se fait non pas sur ce qu’il y a de mieux mais sur ce qu’il y a de pire pour les travailleurs. Fruit des renoncements de Barcelone et du Traité de Lisbonne c’est la précarité qui s’installe, la baisse des salaires qui s’instaure, l’augmentation du temps de travail qui se développe…
Que faire ?
On doit à la vérité d’avouer que rien n’est clair à ce sujet. Certes il y a des organisations politiques qui sont en recherche de projets : congrès au parti communiste, au parti socialiste, constitution d’un nouveau parti anticapitaliste pour la LCR… mais il faut reconnaître que pour l’heure on ne voit guère d’issue.
Même si on prend la pleine mesure de la politique d’atteinte au démantèlement des acquis sociaux menée sous l’égide de Sarkozy, on ne peut pas s’empêcher de rappeler le bilan décevant de gouvernements qui se réclamaient d’une autre idéologie, bilan qui a conduit aux résultats électoraux du 21 avril 2002.
Alors oui, il faut considérer que ce qui est en cause dépasse et de loin le simple dysfonctionnement de tel ou tel secteur de notre société. Ce sont ses structures mêmes qui, parce qu’elles ont atteint leurs limites historiques, engendre cette crise si douloureuse pour la grande masse des habitants de notre pays, comme d’ailleurs pour ceux de l’Europe et ne craignons pas d’ajouter pour la planète tout entière.
C’est sans doute à partir de ces données qu’il faut construire quelque chose de neuf quelque chose qui soit à la fois nécessaire et possible, possible précisément parce que nécessaire.
Le verre de l’amitié clôturait cette initiative qui mériterait une suite. La présente synthèse se veut une contribution à la poursuite de l’action qui va connaître un temps fort le mardi 17 juin prochain avec le rassemblement prévu à 10 h devant la Bourse du Travail de Béziers.

Mai 68, témoignages

Publié le 24/05/2008 à 12:00 par cessenon
Mai 68, témoignages
Pendant l’intervention de Villalba
Ouvrier à Peugeot en 1968



Bonne reprise des repas à thème ce vendredi 23 mai au cercle populaire Joseph Lazare. Entre 50 et 60 personnes (54 selon les organisateurs, nous n’avons pas les chiffres de la police !) ont participé au débat.
Hugues avait réalisé une exposition faite essentiellement avec les « Unes » de journaux (L’Humanité en particulier) qui couvrait deux côtés de la salle.
La formule de ce repas à thème était originale, chacun était invité à témoigner sur ce qu’il avait vécu et à donner son sentiment sur les événements de l’époque. Nous avons pu ainsi entendre une douzaine de personnes couvrant un éventail assez large de situations cependant que Maurice Verdier, le secrétaire fédéral pendant cette période, nous avait envoyé par écrit sa contribution.
Cheminots, élèves, étudiant, appelé du contingent, directeur de MJC, ouvrier de Peugeot… ont raconté leur vécu et l’appréciation qu’ils en avaient. Situations et analyses diverses.
Pour certains c’était la fête, pour d’autres l’angoisse ! L’angoisse ? C’était le cas notamment pour l’ouvrier de Sochaux qui a vu mourir à ses côtés un camarade tué par une grenade. C’était aussi le fait à Paris de ceux qui étaient confrontés aux désordres.
Les récits fourmillaient d’anecdotes.
Cet agent de l’ORTF a souligné que dans son entreprise on était sensible à la liberté d’expression mais a relevé que l’augmentation uniforme de 500 F s’était traduite par le doublement de salaire des plus mal payés.
A la SNCF il y a eu une amélioration conséquente des conditions de travail, notamment avec la question du temps de repos après les nuits de service.
Il faut mettre à l’actif de mai 68 la reconnaissance du droit syndical, la place des femmes dans la société, l’apparition des revendications identitaire des culture et langue régionales.
Appréciations divergentes sur les gauchistes ! Pour l’un c’est clair ils étaient d’un anticommunisme virulent et leur idéologie farfelue ne pouvait conduire qu’à l’impasse, d’autres au contraire ont gardé de la sympathie pour ceux qu’ils ont côtoyés dans les manifestations.
L’intervention mettant en exergue la société de consommation qui a suivi mai 68 et qui a permis aux structures sociales de se maintenir en l’état aurait mérité un échange plus approfondi.
L’armée ? L’atmosphère était loin d’être unanime et on ne sait pas comment elle se serait positionnée si les circonstances l’avaient conduite à intervenir.
Tout le monde a souligné le rôle qu’en l’absence de presse écrite a pu jouer la radio. C’est qu’à cette époque là il n’y avait pas encore Internet et le téléphone était loin d’être dans tous les foyers.
A été évoquée l’influence de la télévision qui a mis l’accent sur les aspects les plus négatifs de ce qui se passait à Paris (incendies de voitures notamment) afin de créer le réflexe de peur que la droit a su exploiter lors des élections de juin qui ont suivi.
Comment est jugée l’attitude de la CGT, du parti communiste dans cette période ? Que pense-t-on de la fin de la grève ? Les réponses sont nuancées, différentes. Certains ont exprimé la volonté qu’il fallait avoir de continuer l’action engagée.
Il est difficile, même 40 ans après, de tirer sereinement les enseignements de mai 68. Aimé Couquet a toutefois pu relever que la question de fond qui reste posée c’est le lien entre la mobilisation revendicative et la conscience politique de ce qui est en cause (il s’agit, pour les révolutionnaires, des structures sociales qui sont à changer fondamentalement pour résoudre durablement les problèmes.)
Le poulet basquaise concocté par Evelyne et Christiane ? C’était tout à fait heureux de le servir avec de la polenta, les 48 convives auront sûrement apprécié !

Congrès du parti communiste réunion publique à la section de Béziers

Publié le 02/05/2008 à 12:00 par cessenon
Congrès du parti communiste réunion publique à la section de Béziers



L’affiche était alléchante, aussi autour de 80 personnes ont participé à la réunion programmée par la section de Béziers du PCF le mercredi 30 avril au 2 de la rue Voltaire.
A la tribune avaient pris place Claudine Esco et Christiane Vinci, secrétaires des sections de Béziers et du Sud Biterrois, Aimé Couquet élu municipal à Béziers, André Gérin, député maire de Vénissieux, Charles Hoareau, militant de Rouge Vif, et Nicolas Cossange, qui avait été le candidat du pcf dans le canton de Béziers II lors des dernières élections.
Aimé Couquet a précisé le cadre dans lequel avait lieu l’initiative. Il s’agissait de débattre de la situation dans la perspective du congrès que les communistes doivent avoir en décembre 2008. La section de Béziers occupe par son analyse et son activité une place originale dans les échanges sur le sujet. Elle est même pour de nombreux communistes, ou anciens communistes, un point de ralliement.
André Gérin a dressé un tableau, hélas très réel, de l’état dégradé du parti communiste après les élections municipales et cantonales. Il a mis en cause l’orientation suivie depuis de nombreuses années, orientation qui a privilégié l’alliance avec le parti socialiste au détriment de l’identité révolutionnaire propre qu’il aurait dû développer. Il a dressé un réquisitoire sévère contre les directions qui ont maintenu le parti dans l’ornière d’un réformiste sans perspective.
Pour lui nous sommes à la croisée des chemins et le congrès de décembre peut signer la fin du parti communiste, certains de ses responsables ne cachant d’ailleurs pas leur objectif de voir disparaître le mot « communiste » et, allant avec, sa vocation révolutionnaire.
Le débat qui a suivi cette première intervention a confirmé la démobilisation qu’ont entraîné les conceptions et les pratiques qui ont caractérisé la période que nous avons vécue depuis une trentaine d’années : vieillissement des militants, désaffection devant le manque d’engagement et donc de crédibilité du parti dans lequel les travailleurs avaient placé leur confiance.
A ce propos a été développée l’idée que la mesure de l’ampleur de la crise n’a pas été prise en compte, pas plus que sa nature et les moyens à mettre en œuvre pour la dépasser. Aujourd’hui on ne peut pas résoudre les problèmes en continuant à faire l’impasse sur la nécessaire transformation radicale des structures de la société. C’est sur cette base qu’il faut reconquérir l’électorat populaire qui souffre terriblement dans tous les domaines de la vie quotidienne : emploi, précarité, pouvoir d’achat, santé, logement, environnement…
Rien n’est perdu si ces données sont prises en considération. C’est ce qui ressort de l’expérience rapportée par un militant qui a participé aux journées des 8 et 9 décembre 2007.
Naturellement la question est posée de fédérer toutes les énergies. De ce point de vue l’émiettement en groupuscules, en chapelles, en tendances plus ou moins organisées… est un obstacle sérieux. Mais il y a des exigences qui frappent à la porte de l’Histoire et l’existence d’un parti révolutionnaire participe d’un besoin réel, crucial.
Quel parti peut jouer ce rôle ? C’est quand même dans le parti communiste que la majorité des participants s’est reconnue pour cet objectif même si quelques-uns ont exprimé leur intérêt pour des recompositions qui se dessinent ailleurs.
Alors oui, comme cela a été dit, il faut revenir aux valeurs fondamentales, faire en quelque sorte un deuxième congrès de Tours mais pas à l’envers, toujours dans le même sens, en tenant compte des évolutions qui sont apparues depuis ce qu’on a appelé le premier choc pétrolier et qui, à y regarder de près, n’était qu’un indice que le système économique et social dans lequel nous sommes a atteint ses limites et qu’il s’avère incapable de répondre aux besoins des hommes. On le voit notamment avec les questions de la faim, de la paix, de l'environnement…
Il faut rendre hommage à la section de Béziers d’avoir permis qu’un tel débat ait pu avoir lieu dans le contexte présent. Sans vouloir donner de leçon à personne il paraît souhaitable que de telles initiatives puissent se reproduire ailleurs.

Assemblée de section chez les communistes de Béziers

Publié le 05/04/2008 à 12:00 par cessenon
Assemblée de section chez les communistes de Béziers


C’est une bonne chambrée qu’avait réunie la section de Béziers du parti communiste le vendredi 4 avril dernier : plus d’une cinquantaine de camarades sans doute, un chiffre difficile à établir car certains n’ont pu être présents qu’en fin de réunion alors que d’autres étaient déjà partis !
Christiane Vinci qui présidait a rapidement donné la parole à Aimé Couquet qui a présenté un rapport complet sur la situation après les élections municipales et cantonales et avant le congrès que le parti communiste doit tenir dans les prochains mois.
Si les communistes peuvent se réjouir du score amélioré de leurs candidats par rapport à ceux, désastreux, des présidentielles de 2002 et 2007, il reste qu’un engagement plus résolu de leur parti, avec la présence de candidats dans tous les cantons renouvelables, aurait pu permettre de meilleurs résultats encore.
A Béziers la liste « Communiste », le mot recouvrant des sensibilités différentes quoique voisines, peut se féliciter de la campagne menée et de l’espoir qu’elle ouvre auprès des électeurs un peu désorientés par les pratiques auxquelles se sont livrés certains « dirigeants. »
Oui, le mot a été mis entre guillemets car on s’interroge : que dirigent-ils vraiment ? Sur quelle base s’est présenté dans le deuxième canton de Béziers le secrétaire fédéral ? Quelle est la nature des suffrages qu’il a recueillis ? Faisant suite à toute une série de manœuvres qui ne le grandissent pas, les derniers développements montrent la crispation qui résulte de ses difficultés.
Ce qui s’est passé lors de la dernière séance du conseil départemental est tout simplement indigne d’un responsable. L’assemblée a donc adopté unanimement une motion condamnant les méthodes d’intimidation qui ont été tentées à l’encontre des camarades de Béziers. Exclusion d’un invité, refus de parole, sont les signes que décidément rien ne va plus chez des élus mis en place pour tout autre chose que l’état d’esprit déplorable qu’ils génèrent.
Sur la situation générale l’assemblée est largement d’accord pour une rupture claire avec un système économique et social en fin de course qui ne répond à aucune des questions de notre temps. De ce point de vue il n’est pas envisageable de revenir à l’expérience négative de ce qu’a été la période du programme commun ou de la gauche plurielle.
Cela pose de fait la question de la stratégie actuelle d’un parti révolutionnaire. Que des conceptions différentes existent n’est pas un problème. Débattons, confrontons les idées mais évitons les coups tordus qui n’ont d’autre effet, sinon d’autre but, que la disparition du parti communiste.
De ce point de vue l’accent a été mis au cours de la discussion sur la nécessité de faire fonctionner les cellules en les réactivant partout où cela est possible.
Le contenu de L’HERAULT du Jour fait également problème. Cela a été souligné par au moins deux intervenants. Certains s’interrogent à son sujet, d’autres ont cessé de s’interroger !
Une plage dans les échanges entre les participants a été utilisée pour faire le point sur les questions actuelles de la paix et du désarmement. Nous reviendrons d’une manière spécifique sur le sujet mais faisons état ici de l’inquiétude qu’engendre la situation présente : lancement du 4ème sous-marin nucléaire lanceurs d’engins, essai programmé du nouveau missile, le M51, envoi de renforts en Afghanistan, ralliement de Sarkozy à l’OTAN…
Tout cela a un prix exorbitant et constitue une menace pour la paix et la stabilité dans le monde.
Pendant ce temps des mesures draconiennes sont annoncées pour réduire le coût des services publics avec la perspective le non-remplacementt d’un fonctionnaire sur deux cependant que le pouvoir d’achat, les retraites, les soins médicaux sont mis à mal par la politique du gouvernement !
L’assemblée a par ailleurs procédé à l’élection de nouveaux membres du comité de section pour remplacer ceux qui ont choisi de ne plus y siéger et donné son accord de principe à la venue à Béziers de camarades ayant des responsabilités nationales qui souhaitent exposer publiquement leur analyse de la situation.
Le succès de cette initiative de la section de Béziers confirme si besoin était, qu’une orientation juste est attractive, pourquoi ce qui est possible ici ne le serait pas ailleurs ?

Légitime ?

Publié le 28/03/2008 à 12:00 par cessenon
Légitime ?
Légende : "Légitimaire... chimère.... héros d'Homère... apothéose.... ma prose... je-cause- je cause... féal... hexagonal... confessionnal... camp du-drap-d'or... ici Médor... je les endors


Dans une interview parue dans l’édition du jeudi 27 mars, L’HERAULT du Jour, un quotidien qui serait mieux inspiré de publier les analyses qu’on lui a envoyées sur plusieurs sujets comme les problèmes actuels de la paix et du désarmement, l’insécurité dans le quartier de l’Iranget, les comptes-rendus des réunions des retraités du SNES et de la FGR-FP ou les divers documents produits par la liste conduite par Aimé Couquet lors des récentes élections municipales, un certain Jean-Louis Bouquet, candidat dans le deuxième canton de Béziers, donne son sentiment
Sous quelle étiquette se présentait-il ? Nous l’ignorons, ce n’était indiqué ni sur sa profession de foi ni sur le bulletin de vote. Il est vrai qu’on solde : « Tout doit disparaître, même le mot communiste ! »
Personnellement j’ai voté pour le candidat du parti communiste, comme je l’ai toujours fait au premier tour depuis que je suis en âge de voter.
Sans que ce soit un raz-de-marée, Jean-Louis Bousquet obtient un score légèrement supérieur à celui du candidat du PCF (7,90 % contre 4,70%) ce que bien sûr je regrette mais ce n’était pas facile pour le jeune Nicolas Cossange, tout juste 23 ans, de jouer dans la cour des grands. Et ma foi je n’ai rien à lui reprocher, il a fait une campagne courageuse dans un contexte difficile.
Après le scrutin on apprend que le ci-devant Jean-Louis Bousquet est communiste. Ah bon ? On n’aurait pas cru ! Quels ont donc été ses électeurs ? Des gens qui ont été trompés par la confusion et l’ambiguïté de la situation ? Des socialistes qui réglaient leurs comptes avec le candidat officiel de leur parti ? C’est possible ! A la réflexion on se demande quel jeu jouait ce candidat issu de nulle part.
Fort de son modeste succès, Jean-Louis Bousquet triture la réalité et se veut légitime. Je ne sais comment réagir.
Soit je me moque en produisant un dessin de Jean Effel qui évoque la légitimité.
Soit je plagie Montéhus et je déclare « Légitime est ma colère ! » colère d’autant plus vive quand je constate que le capitaine provoque délibérément des voies d’eau dans le navire, ce qui est quand même grave pour l’équipage, les passagers et l’armateur. Oui, oui, devant une telle inconscience ce sont les « prétendus mutins » qui sont dépositaires de la légitimité !


Réflexions sur le féminisme

Publié le 05/03/2008 à 12:00 par cessenon
Réflexions sur le féminisme


Le débat sur « Féminisme et municipales » proposé par la liste conduite par Aimé Couquet a vu la participation d’une trentaine de personnes dont une majorité de femmes. Il était animé par Evelyne et Fabienne et m’a inspiré quelques réflexions que je livre ici.
Honte sur nous, la France, pays de la Déclaration des Droits de l’Homme, n’a pas été à l’avant-garde pour accorder, c’était pourtant la moindre des choses, le droit de vote aux femmes.
Ce droit acquis, il reste la question de la participation à la vie publique, c'est-à-dire au domaine de la politique. Là il y a encore beaucoup à faire pour obtenir la parité.
La situation est disparate au plan international et les exigences de l’heure ne se situent pas au même niveau, suivant que l’on est ici ou là ! Il a été souligné que les femmes, les enfants et les vieillards sont plus que d’autres victimes de la violence qui résulte des guerres hélas aujourd’hui nombreuses dans le monde.
Ce qui a été relevé c’est l’état de travail non qualifié, mal rémunéré, de précarité, de temps partiel (et de revenu partiel !)… qui caractérise de nombreuses femmes salariées.
Dans le monde actuel, pour la grande majorité des familles monoparentales c’est la femme qui a la responsabilité des enfants. Autant dire la fragilité qui est son lot.
Le travail qui devrait permettre à chacun, quel que soit son sexe, de s’insérer dans la vie sociale, n’est pas toujours gratifiant et à ce niveau s’impose une autre logique que celle qui détermine les conditions dans lesquelles il s’exerce.
Naturellement l’inégalité entre les sexes ne date pas d’aujourd’hui et les mentalités ont de la peine à évoluer. Dans le contexte de crise qui est le nôtre, on voit le retour d’idées rétrogrades, comme par exemple celle qui préconise, devant la permanence d’un chômage massif, le confinement de la femme dans son foyer.
Dans le même esprit les avancées sur la contraception, l’IVG sont remises en cause, cependant qu’au sein des couples on assiste à une régression dans le partage des tâches ou qu’apparaissent des concepts obscurantistes comme celui qui consiste à donner une fiche d’état civil à un embryon avorté.
Incapable de satisfaire les besoins de tous, le système économique et social qui a atteint ses limites, joue la division : femmes contre hommes, jeunes contre adultes, Français contre immigrés. Si vous êtes une femme, jeune, immigrée c’est évidemment la totale !
On peut compléter avec le conflit entretenu par le pouvoir entre actifs et retraités, entre ceux qui ont un emploi et ceux qui sont chômeurs.
Après ce constat, qui constitue une étape nécessaire pour résoudre les problèmes, il faut avancer des propositions dans le cadre du pouvoir d’une municipalité en la matière. On ne va pas reprendre ici l’ensemble de ce volet du programme de la liste « UNITAIRE, COMMUNISTE, 100% A GAUCHE ET SOLIDAIRE. » Relevons cependant le projet de créer une maison de la solidarité qui permettrait de recevoir les personnes en détresse, certaines femmes en particulier.

La culture et les municipales

Publié le 29/02/2008 à 12:00 par cessenon
La culture et les municipales
J’ai participé à deux séances de l’atelier culture organisé par la liste conduite par Aimé Couquet. Je vais essayer de donner mon sentiment après les échanges que nous avons eus sur le sujet à cette occasion.
On ne peut pas déclarer que Béziers est un désert culturel, non. Ceci étant peu de Biterrois participent aux diverses manifestations culturelles qui ont lieu dans notre ville. Essayons de voir ce qui est en cause et que nous pourrions améliorer.
Aller au spectacle n’est pas à la portée de toutes les bourses. Se pose ici la question du pouvoir d’achat de tout un chacun. On sait que les choses ne se sont pas améliorées sous l’autorité de Sarkozy (pas plus d’ailleurs que sous celle de ses prédécesseurs !)
Sortir après la journée pour aller au théâtre est sans aucun doute moins évident que d’enfiler ses pantoufles et de se mettre sur le canapé devant la télévision (qui est malgré ses imperfections un élément de la culture populaire !) On comprend le handicap que constituent les conditions de vie et de travail (ou d’absence de travail) dans le monde actuel.
A l’évidence l’activité culturelle n’est pas décentralisée. Il y a quelques salles où des spectacles, souvent de qualité, sont présentés mais il n’y a pratiquement rien dans les quartiers. Il faut donc avoir la volonté de faire déplacer vers ceux-ci les pratiques culturelles. Il faut donc multiplier les lieux de rencontre, encourager les initiatives locales en matière d’expression artistique.
Reste aussi la question de fond : comment motiver le citoyen pour qu’il s’investisse dans une dimension qui pour d’autres fait partie de leur vie ? Ah, c’est toute une approche qui est à développer et l’Education Nationale, ses œuvres post et péri scolaires, pourraient, comme elles l’avaient fait autrefois, aider à cette grande œuvre. On pourrait aussi donner plus de liberté aux comités d’entreprise pour une éducation populaire de qualité qui permettent à chacun d’apprécier Mozart, Molière ou Picasso.
On le voit la tâche est immense, complexe, difficile. Mais c’est dans cette direction qu’il faut aller sous peine de perpétuer les insuffisances évoquées plus haut. Alors oui, entre autre objectif, il faut se donner au niveau de la municipalité les moyens de contribuer à une appropriation de la culture par la grande masse des Biterrois.
Non, le culturel n’est pas nécessairement quelque chose de rébarbatif qui s’opposerait à la détente qui résulte de la distraction. On peut penser en souriant ou en riant, ce n’est pas incompatible ! D’aucuns savent déjà le faire.

Environnement et municipales

Publié le 23/02/2008 à 12:00 par cessenon
Environnement et municipales
L’environnement devrait être par essence une préoccupation majeure d’une municipalité. Aussi il n’est pas surprenant qu’une vingtaine de personnes ait planché ce vendredi 22 février sur ce volet du programme de la liste conduite par Aimé Couquet.
Un rapport très documenté a été présenté par Paul Barbazange. La question de l’eau, de celle que l’on utilise et de celle qu’on rejette, y a tenu une place importante. La région de Béziers n’est pas un désert et les précipitations sont suffisantes pour permettre d’alimenter les nappes phréatiques ou astiennes. A condition toutefois qu’on ait une autre logique que celle qui consiste à pomper sans discernement afin de réaliser des profits fabuleux sur la marchandise !
Le traitement des eaux usées ne peut évidemment pas être l’objet de négligences et il est impératif que des exigences soient formulées dans ce domaine et qu’elles soient strictement appliquées.
Liée à l’eau, la question des zones inondables a été également l’objet de mise en garde. On ne peut pas tricher sur cet aspect de l’urbanisme sous peine de voir à terme des gens en détresse qui ne manqueront pas d’ailleurs, non sans raison, de se retourner contre des choix laxistes en la matière.
L’urbanisme devrait concilier l’aspiration de chacun à bénéficier d’un espace conséquent sans provoquer une dispersion de l’habitat qui engendre restriction des terres agricoles, coût élevé des infrastructures, et disparition de la vie sociale dans les quartiers.
A ce sujet c’est une politique de décentralisation des activités culturelles qu’il faut promouvoir plutôt que celle qui se résume à des réalisations de prestige. La construction de la médiathèque par exemple devrait s’accompagner de tout un réseau de salles dans les quartiers.
On notera à ce propos le manque cruel de lieux de réunions permettant aux habitants d’être partie prenante dans l’élaboration de la politique de la cité ou dans la réflexion sur les problèmes généraux de notre temps.
Les déplacements en voiture, et partant la pollution, pourraient être ainsi limités. On fera état ici d’une appréciation qui nous a paru fort pertinente dans le débat : la pollution automobile est de fait en relation avec le pouvoir d’achat de la majorité des Biterrois. Si les gens avaient les moyens d’entretenir leurs véhicules, de les renouveler quand ils sont en fin de course, nous aurions à coup sûr moins de dégradation de l’environnement.
Dans le même esprit d’autres conditions de vie rendraient chacun plus disponible, plus responsable pour des réponses adaptées, celui du tri sélectif par exemple, à des besoins nouveaux comme celui de l’élimination des déchets domestiques.
Ceci bien sûr sans préjudice des mesures de contrôle sur le fonctionnement des entreprises installées dans le périmètre de la ville. Un contrôle qui nécessairement n’élimine aucune interrogation : à commencer par celle de la validité du produit élaboré.
Une réunion très productive donc, la liste « UNITAIRE, COMMUNISTE, 100% A GAUCHE ET SOLIDAIRE » est sur la bonne voie.

Variations sur la chose

Publié le 17/02/2008 à 12:00 par cessenon
Variations sur la chose
Jean-Louis Bousquet, ci-devant secrétaire fédéral du parti communiste, nous engage à mettre les mains dans le cambouis. Lui ce n’est pas dans le cambouis qu’il a les siennes mais dans autre chose. Une chose… Frêche !
D’ailleurs ce n’est pas que les mains qu’il a dans… la chose mais, comme le dit la parodie populaire d’une chanson célèbre, c’est « les deux pieds, les deux mains… » !
Il est à l’image du coq gaulois qui, comme l’ont fort justement noté nos amis Belges, est un parfait symbole de la France puis qu’il lance son cocorico alors qu’il est sur un tas de fumier !
De son propre aveu « notre » ci-devant secrétaire fédéral y est à 95 % sur le tas. Autant dire qu’il y est jusqu’au cou et qu’il en a dans les yeux aussi, ce qui l’empêche de voir !
D’ailleurs il n’entend rien non plus. Nous lui suggérons d’utiliser les 5 % qui lui restent pour, à l’aide de son auriculaire gauche, se déboucher l’oreille qui est de ce côté-là. Cela lui permettrait d’entendre ce qui se dit des dernières incartades de notre président de région, ce serait mieux pour tous, pour lui d’abord, pour nous aussi !

Viticulture et occitan

Publié le 16/02/2008 à 12:00 par cessenon
Viticulture et occitan
Dans le cadre de la définition du programme électoral de la liste conduite par Aimé Couquet un atelier s’est tenu sur le thème de la viticulture et de l’occitan mercredi 13 février. Y ont participé une dizaine de personnes.
Béziers est concerné par la question viticole à plusieurs titres. D’abord parce que sur les 10 000 hectares que compte la commune, 2 000 sont consacrés au bâti, ce qui signifie que 8 000 hectares sont des terres agricoles, viticoles pour l’essentiel. Il est au demeurant souhaitable que l’urbanisation se fasse de manière rationnelle sans gaspiller ces terres là !
Béziers appartient par ailleurs à une communauté de communes où la viticulture occupe encore, malgré les difficultés que nous connaissons, une place importante dans l’économie. Evidemment il faut poser avec force la question de ce qui est en cause dans ces difficultés, à savoir « la concurrence libre et non faussée » qui s’exerce au plan mondial à présent. Oui, nous pensons qu’il faut prendre des mesures de protection de la viticulture familiale qui caractérise notre pays.
Il faut ajouter que Béziers a dû sa prospérité passée au fait qu’elle était la capitale du vin. A ce titre elle avait développé tout un réseau d’activités liées à la vigne. La défense de celle-ci conditionne toujours le développement de celle-là.
On ne peut pas dissocier le problème de l’occitan de ces données. Où en est-on à ce niveau ? Plusieurs éléments sont à prendre en considération : le CIRDOC qui pour l’essentiel ne dépend pas de la municipalité, les Calendretas qui se sont créées en marge de l’enseignement public, l’Institut d’Etudes Occitane qui a une antenne sur la ville, l’organisation de la Festa d’Oc.
Soutenir et promouvoir la langue occitane n’est pas faire œuvre passéiste, la laisser mourir serait appauvrir le patrimoine national que nous voulons riche de sa diversité. De même qu’il serait regrettable de voir disparaître une identité régionale dont l’originalité est un atout dans des domaines comme le tourisme ou simplement la qualité de la vie pour les habitants, qu’ils soient autochtones ou nouveaux venus (toujours les bienvenus dirait Louis Bozon !)
Aussi nous entendons prendre en charge cet aspect de notre culture et de notre histoire. Apporter une aide aux associations occitanes nous paraît aller de soit, développer le Off de la Festa d’Oc, en 2007 celui-ci a connu un réel succès tant au plan de la participation que de la qualité des charradissas, nous semble être une orientation à suivre ! Oui, il ne faudrait pas que la Festa d’Oc devienne une entreprise commerciale frelatée où on ne se servirait de l’occitan que comme un prétexte.
Voilà quelques réflexions que j’ai retenues de l’atelier et que j’ai tenté de présenter ce vendredi 15 février lors du meeting électoral de la liste « UNITAIRE, COMMUNISTE, 100% A GAUCHE ET SOLIDAIRE » qui s’est tenu à la Tenda Occitana.