Créer un blog Présentation

Nom du blog :
cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
16.05.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Actualités du Biterrois (59)
· Algérie (49)
· Curiosités (33)
· Ecole (20)
· Famille (10)
· Faune (60)
· Flore (120)
· Géologie (6)
· Histoire (36)
· Histoires de guerre et de soldats (10)
· Livres (3)
· Occitan (31)
· Paix (33)
· Patrimoine (74)
· Personnages pittoresques (26)
· Politique (95)
· Recettes de cuisine (4)
· Souvenirs d'enfance (72)
· Spectacles (13)
· Vie sociale (79)
· Viticulture (41)

Navigation

Accueil
Livre d'or cessenon
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Pacifistes en forum
· Essai nucléaire effectué par la Corée du Nord
· Idée de balade à Castelnau de Guers
· Scènes de la vie courante
· Départ pour l'Algérie, arrivée à Oran
· Crise d'urticaire, première !
· J'ai encore gagné !
· Regard sur les Juifs d'Afrique du Nord
· Journal d'un prisonnier de guerre
· Découverte d'une villa gallo-romaine

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

pangasus
17.05.2008
pangasus
17.05.2008
Ours et loup
17.05.2008
recherche
15.05.2008
re petite précision à l\'adresse de Mr Mizrahi.
11.05.2008
re petite précision à l'adresse de Mr Mizrahi.
11.05.2008
combats a saint pons
08.05.2008
coucou
08.05.2008
Voilà, j'ai trouvé
08.05.2008
J'en ai ramené...
08.05.2008
Oups !
08.05.2008
Est ce bien du billet du 19/O4
08.05.2008
une pure merveille
08.05.2008
ciao =)
07.05.2008
Joli billet, belle photo !
05.05.2008
"Musée"? Musée?
04.05.2008
Bonjour !
03.05.2008
franchise
02.05.2008
Je l'ai écris,
30.04.2008
superbe
29.04.2008
RSS

Blogs 3 à découvrir :

· p1k9r
· blackbodyandsoul
· chaperonrouge
· izabel34
· leon
· plumedange
· suzannazsuzsilesartsetleslettres
· leworm
· vroger4
· joy

Politique

Affaire Frêche / Gayssot

Posté le 28.11.2006 par cessenon
Nous en avons déjà parlé. Rien n'arrête le président de région. Après l'augmentation des impôts et son corollaire, le retrait de la délégation à Colette Tignères, après le projet de musée à la gloire du colonialisme, après les propos sur les harkis, après sa déclaration en pleine offensive de l'armée israélienne contre les infrastructures de la bande de Gaza (cf. « Montpellier est le poste avancé de Tsahal » !) Frêche récidive avec l'affaire de la couleur de l'équipe de France de football.
Il n'y a d’ailleurs aucune raison qu'il s'en tienne là. C'est dans sa logique d'une certaine conception du monde.
Ce qui est curieux c'est que ceux qui s'étaient tus jusqu'ici se sont manifestés. On va prendre pour exemple Jack Lang qui n'avait absolument rien entendu alors qu'il était à côté quand son hôte traitait les harkis de sous-hommes (Untermensch en allemand !) Miracle de la médecine en matière d'audition, depuis Boulogne sur Mer il a cette fois eu connaissance de ce qui s'est dit !
Ici aussi certains, qui n'avaient vu que des propos sexistes ou machistes dans l'expression « sous-hommes », ont pris la mouche. Il est vrai qu'il y toujours beaucoup de subtilité dans l'analyse. Les propos tenus peuvent certes être considérés comme racistes mais celui qui les a prononcés n'est pas raciste. On peut vous le jurer, et ce sera fait en audience, la défense produira un témoin de moralité !
Certains se sont étonnés de la position des élus socialistes (et plus largement de ceux que charment les sirènes de la social démocratie). Mais c'est dans la cohérence de leur vision de la société et de l'impuissance à laquelle ils sont réduits !
On se pose des questions sur le jeu de rôles auquel on assiste. C'est le « Je t'aime – moi non plus ! » Il a été écrit à propos de Frêche, largement déconsidéré dans l'opinion publique, qu'il est un roi nu, ça fait penser à un texte de Prévert : « Sur un trône de paille un cheval couronné / Un âne le fait rire, vêtu comme un jockey »
Oui tout le monde a compris de quel âne il s'agit ! C'est un vrai problème, ceux qui, bien que ne représentant pas grand-chose, représentent quand même le parti communiste ont donné de celui-ci une image désolante. Sans doute que le jeu de rôles n'est pas concerté. Chacun s'exprime de manière autonome dans le registre qui est le sien. Il reste que le sentiment qui prévaut c'est le rejet de la politique. Il éloigne chacun de la démocratie participative dont on nous a rebattu les oreilles.
Et qu'on ne nous fasse pas le coup de la validité de la politique régionale ! Si elle était si évidente qu'on nous le dit, ça se saurait !

AG des communistes de la section de Béziers

Posté le 11.11.2006 par cessenon
Et maintenant ?

LL’assemblée de la section de Béziers du parti communiste, décidée par son comité de section correspondait à l’évidence à un besoin. C’est en effet une cinquantaine d’adhérents qui, ce vendredi 10 novembre, a répondu à l’invitation envoyée par le secrétariat.
C’est Paul Barbazange qui a présenté un exposé introductif aux échanges. Il a d’abord en avant-propos rappelé que l’AG de section ne se substitue pas à l’indispensable activité des cellules. Il a aussi évoqué le drame que vivent à nouveau les Palestiniens de la bande de Gaza avec les terribles exactions de l’armée israélienne à Beit Hanoun. Des exactions qui éloignent toujours plus de la nécessaire négociation entre les parties en vue d’obtenir la paix dans cette région du monde.
Ceci sera d’ailleurs complété par un intervenant qui soulignera l’imposture de la France qui signe le Traité de non-Prolifération et le viole sans complexe en poursuivant la course à la modernisation de son armement nucléaire, procédant récemment à un tir de son missile dernier cri, le M 51.
Mais le fond du débat a porté sur l’examen de la situation. Une situation à vrai dire complexe que traduisait déjà le procès-verbal de la dernière réunion du comité de section. Au plan économique et social c’est véritablement le désastre. Au plan politique si rien n’est joué, rien n’est simple.
De ce point de vue le vote auquel les membres du parti étaient invités à se prononcer manquait vraiment de clarté. Pourquoi votait-on exactement ? Pour la démarche engagée avec les collectifs unitaires antilibéraux ? Mais pourquoi ne pas avoir posé plus simplement la question ?
Il y a ceux qui sont très attachés à une candidature communiste, ceux qui la considèrent simplement comme une candidature possible des CUAL, ceux qui lui préfèrent une candidature non issue d’un parti politique…
Il y a aussi le choix des mots : antilibéral ou anticapitaliste ? Que recouvre cette différence ?
Comment faire la part de l’activité du parti de celle du CUALB ? Quels obstacles rencontre-t-on dans le parti et dans le CUALB ? Tendance social démocrate chez les uns, anticommunisme chez d’autres, l’approche est contradictoire. Comment avancer dans ces conditions ?
Que penser par ailleurs des difficultés de la secrétaire nationale du PCF de se dégager des conceptions et des pratiques réformistes que l’on rencontre à l’intérieur et à l’extérieur du parti ?
Bref le débat était ouvert, animé, chacun donnant son opinion dans un climat qui est resté serein jusqu’au bout. La synthèse qu’a pu faire Aimé Couquet a fait apparaître qu’en fait nous n’avions guère le choix et que, par delà les difficultés, il fallait bien trouver un chemin pour en sortir, un chemin pour gagner, rompant ainsi avec trente années de pratiques d’alliances électorales qui n’ont rien résolu.
Les congratulations ostensibles de la part d’un élu communiste à l’égard de Ségolène Royal en visite dans notre région ont paru à plusieurs particulièrement déplacées dans le contexte présent.
Un buffet froid clôturait dans une ambiance sympathique cette soirée fort utile à la réflexion, celle-ci ne s’achevant d’ailleurs pas avec le dépouillement du vote qui venait de se terminer. Un vote qui a donné les résultats suivants : inscrits 207, votants 107, dont 85 au siège de la section, 31 ayant été envoyés directement à la fédération. Nous n’avons que les résultats du vote à la section. Sur les 85 votants, il y a eu 9 votes blancs, 75 exprimés : 67 sur le nom de Marie-George Buffet, 8 sur celui de Karman, 1 sur celui de Gremetz comme candidats à la candidature à présenter aux militants des collectifs unitaires antilibéraux.

Réunion du CUALB au Minotaure

Posté le 19.10.2006 par cessenon
Photo Hugues Bousquet

Le Collectif Unitaire Anti Libéral du Biterrois (le CUALB) a réussi une bonne mobilisation mercredi 18 octobre lors de la réunion publique qu’il a tenue au théâtre du Minotaure. Sans doute plus de 90 personnes, pas loin d'une centaine peut-être, ont en effet répondu à l'invitation qui avait été lancée.
La soirée a été rapidement introduite par Aimé Couquet. A la tribune avaient pris place Anik Lehna, Geneviève Laffitte et François Muselet qui avaient participé le week-end précédent à la rencontre nationale des Collectifs Unitaires Anti Libéraux organisée à Nanterre.
François Muselet a présenté un état des lieux. Nous vivons une situation inédite, nouvelle à bien des égards, porteuse d'espoir aussi. Il y a nécessité d'affirmer la rupture qui s'impose avec ce qui a eu cours depuis des années. Il y a à dégager dans le militantisme des pratiques différentes de celles que nous avons connues. Le CUALB est un lieu d'échange auquel chacun est invité à participer, enrichissant le bien commun de son apport personnel.
Anik Lehna a été plus lapidaire, rendant compte du climat positif qu'elle avait trouvé à Nanterre. Elle a fait état de l'avancement du programme des collectifs lequel n'est pas bouclé mais appelle une appropriation par ceux qui ont intérêt à son application et une confrontation entre le projet et ce qui est dans la tête de chacun.
Geneviève Laffitte a développé la question délicate des candidats à la candidature à l'élection présidentielle. Pour l'heure la question reste ouverte et ce qui est l'essentiel c'est la plate-forme à présenter aux électeurs. Par ailleurs on ne peut pas dissocier la présidentielle des législatives qui auront lieu dans la foulée.
Le débat qui a suivi a permis à plusieurs intervenants d'apporter des éclairages particuliers : finances, euro, enseignement, désarmement, viticulture, état des consciences, difficultés face au pouvoir des médias, au poids de l'Europe et de l'organisation mondiale du capitalisme…
Bien sûr compte tenu du fait que certains étaient jusqu'ici restés en marge de l'activité du CUALB les échanges ont été quelquefois un peu chaotiques. Toutefois dans la synthèse présentée par François Muselet, on a pu constater que la richesse des apports avait pu être prise en compte.
Des problèmes tels que l'évolution des esprits au sein des partis politiques par rapport à des modes de pensée anciens ont été abordés. Dans un autre registre a été évoquée la stratégie envisageable au second tour de la présidentielle, bien qu'il ne faille pas sauter à pieds joints sur le premier et partir vaincu !
Un calendrier des activités du CUALB a été présenté pour le proche avenir. La réunion du 18 octobre au Minotaure aura à coup sûr donné confiance à ceux qui y ont participé. Oui on l'a vu, même s'il reste beaucoup à faire, il semble qu'on puisse affirmer en citant un auteur célèbre « L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme ! »

Fête de La Plantade, deuxième jour, deuxième débat

Posté le 06.09.2006 par cessenon
Photo Hugues Bousquet

Ah dimanche après-midi il a carrément fallu déplacer les tables de la « tribune » pour permettre que le débat se déroule dans des conditions confortables. Le public, nombreux, nettement plus d'une centaine de personnes, s’était installé à l'ombre agréable des grands arbres du jardin de La Plantade.
Auxdites tables avaient pris place Christian Harquel, secrétaire de la section de l'Ouest Biterrois, qui distribuait la parole, Georges Apap, qui a axé son intervention sur les mécanismes économiques et politiques qui mènent au désastre des pays du Tiers Monde, avec pour conséquence les flux migratoires que nous connaissons, Jacques Cros qui a complété cet exposé par la question de la guerre qui occupe souvent un volet supplémentaire du tableau.
Georges Apap a repris pour l'essentiel, en la précisant toutefois, une analyse qu'il avait déjà présentée, lors de la réunion qui s'était tenue le 16 juin dernier au Cercle Populaire Joseph Lazare sur l'immigration choisie.
A partir d'exemples parfaitement vérifiables, de l'histoire du colonialisme aussi, G. Apap a mis en évidence le pillage des ressources minières des pays victimes d'un capitalisme conquérant. Il a également mis en cause les politiques agricoles imposées à ces pays, notamment la monoculture, et mis en lumière les conséquences souvent désastreuses pour leurs populations.
Pour G. Apap il est aussi illusoire de prétendre arrêter les flux migratoires par des mesures coercitives telles que celles contenues dans les lois Pasqua - Chevènement - Sarkozy que d'arrêter la marée avec des chevaux de frise. Les candidats à l'émigration embarquent, même quand statistiquement une barque sur deux doit faire naufrage !
On peut associer à l'expulsion d'un immigré arrivé clandestinement l'image d'une goutte d'eau que l'on renverrait au-delà des chevaux de frise. Toutefois chaque expulsion, savamment médiatisée, a un double mérite : elle permet à la droite d'applaudir et donne à la gauche une occasion de s'indigner.
Reste la question de fond. Puisque c'est le capitalisme mondialisé qui est en cause c'est cela qu'il faut changer, ce qui permettra d'évacuer de la controverse à la fois l'irritation facile des uns et la compassion larmoyante des autres, pour ne nous en remettre qu'à la raison.
Si dramatique que ce soit la situation des gens conduits à l'immigration, cela reste en dessous de l'autre dimension de la logique du capitalisme, celle de la guerre menée pour asseoir la domination des plus forts sur les plus faibles. Les événements de l'été sont une illustration cruelle des souffrances qu'elle engendre.
Répéter que le capitalisme est fauteur de désordres et de guerre n'est pas une rengaine du genre de celle qui vantait les vertus du sirop typhon, il est des exigences qui frappent à la porte de l'Histoire et il vaut mieux prendre le risque de rabâcher que de se taire.
Le débat a permis de mettre en évidence les incompréhensions qui subsistent dans l'opinion sur la nature des problèmes. Faute d'une analyse sérieuse des rapports de force qui gèrent le monde, que ce soit au plan économique ou militaire, la tentation est grande de faire porter la responsabilité des difficultés sur l'immigré, ce pelé, ce galeux d'où viendrait tout le mal.
C'est tellement plus simple de s'en prendre au Maghrébin, au Noir d'Afrique ou au travailleur venu des pays de l'Est que de changer un système social qui fait au quotidien la preuve de son impuissance à satisfaire les revendications et les droits les plus élémentaires, le premier droit de l'Humanité étant d'ailleurs le droit à la Paix.
Oui le racisme, à tout le moins la xénophobie, c'est facile, c'est pas cher… hélas ça ne peut pas rapporter gros !
Nous espérons qu'en la matière le débat aura fait avancer le niveau de conscience. C'était en tout cas l'objectif.

La Plantade : débat de politique générale

Posté le 04.09.2006 par cessenon
Comme toujours le débat de politique générale de la fête de La Plantade avait lieu le dimanche matin. Ce jour là le soleil était revenu et la centaine de participants essayait de jouer à cache-cache avec lui pour éviter d'en être incommodé. Christiane Vinci, la secrétaire de la section de Béziers a présenté ceux qui avaient pris place à la « tribune ». Outre elle-même il y avait Aimé Couquet et Francis Combes invité comme intervenant par les organisateurs.
Choix particulièrement heureux, l'exposé de Francis Combes s'est révélé en parfaite adéquation avec ce qui se pense et se dit en terre biterroise, que ce soit chez les communistes ou plus largement chez les militants que l'on retrouve au sein du collectif pour le NON au Traité de Constitution Européenne lequel a évolué récemment vers un Comité Antilibéral Unitaire du Biterrois.
Point n'est besoin de faire un long développement, la situation est difficile pour le commun des mortels. Emploi, conditions de travail, quand on en a, rémunérations, protection sociale, services publics, environnement… tout y passe. La dégradation ne date pas d'aujourd’hui même si elle s'est accélérée depuis quelques mois.
On ne va pas revenir ici sur l'impasse dans laquelle nous avaient conduits les politiques des différents gouvernements de gauche qui ont en alternance remplacé ceux de droite. Par contre on peut affirmer que le candidat (ou la candidate) qui sera proposé par le parti socialiste n'apportera pas de garantie, ni même tout simplement d'espérance, pour résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés.
Des problèmes qui à coup sûr résultent d'un système social en bout de course, incapable de rien régler. L'espoir est en fait du côté de ceux qui le 29 mai 2005 ont su dire NON à l'ultralibéralisme débridé qui nous était proposé.
C'est à partir de là qu'il faut construire. Ce n'est pas simple, ce n'est pas gagné. Mais la victoire du NON au référendum sur le Traité de Constitution Européenne non plus n'était pas acquise au départ. Et pourtant…
C'est donc dans cette direction que Francis Combes a engagé la réflexion et la discussion.
Evidemment nous ne sommes pas en 1936 et l'évolution du capitalisme fait qu'il présente aujourd’hui, avec la constitution des transnationales, une configuration différente de celle qu'il avait à l'époque. Son organisation mondiale, sa structuration européenne, malgré le rejet du TCE, appellent des réponses adaptées.
L'état du parti communiste est révélateur de son retard à avoir pris la mesure de l'ampleur de la crise comme de sa nature. Pourtant il peut encore jouer un rôle décisif, et le succès de la fête de La Plantade en témoigne, dans la venue des changements qui s'imposent.
Mais c'est vrai aussi qu'il ne peut pas avoir la prétention de réaliser tout seul… allez, n'ayons pas peur des mots… la révolution ! C'est que l'approche de l'analyse est complexe et appelle l'apport de tous ceux qui y sont intéressés.
On notera que le centre de gravité de ceux qui veulent des transformations véritables s'est déplacé. Nous ne sommes plus au temps du programme commun ou de la gauche plurielle qui ont fait la preuve de leur impuissance. C'est ailleurs et autrement qu'il faut chercher les forces pour agir.
De ce point de vue la charte des collectifs du 29 mai élaborée nationalement est un point d'appui précieux. Reste encore des stratégies à définir, à affiner, des candidatures unitaires à trouver, une mobilisation populaire à obtenir.
On peut ajouter aussi que la constitution de 1958 ne favorise pas l'émergence de la démocratie, refusant la primauté du législatif sur l'exécutif, mettant à mal le principe élémentaire de justice qu’est la proportionnelle et privant le parlement de ses prérogatives avec le pouvoir exorbitant d'un président élu au suffrage universel. Le bipartisme qui en découle n'est pas un élément de progrès !
Christiane Vinci a informé que le Comité Antilibéral Unitaire du Biterrois avait avancé la réunion, initialement prévue pour le 21, au mercredi 6 septembre (à 18 h au 2 de la rue Voltaire à Béziers) afin de préciser le mandat de leurs délégués à la rencontre nationale du 10 septembre.
Aimé Couquet quant à lui a engagé les participants à considérer que ce débat de politique générale de La Plantade n'était pas une fin mais un tremplin pour la suite.

Fête de La Plantade : premier débat

Posté le 03.09.2006 par cessenon
Quelque chose de différent était perceptible ce samedi 2 septembre avec l’arrivée des participants à l’entrée de la fête de La Plantade. Paul plaçait sans difficulté les billets de tombola qu’il proposait à ses nombreuses connaissances.
Le ciel était gris mais le plafond était haut. Ce qui était nouveau c’est que les militants des diverses associations : ATTAC, RSF, ABCR, France Cuba, Appel des Cent / Mouvement de la Paix… se sentaient pleinement chez eux dans l’espace qui leur avait été attribué.
Le thème du premier débat traitait du code du travail et était dirigé par Lionel Clariana de la section du Sud Biterrois. Il a été introduit par Jean-Pierre Favre-Trosson, conseiller aux Prud’hommes. Une introduction rapide qui ne s’est pas embarrassée de détails techniques mais qui ouvrait rapidement la voie à la situation politique de l’heure.
C’est en fait le public, nombreux, plus de 75 personnes, qui a développé quelques éléments de l’état des lieux. Ce qui domine c’est le fait que la précarité présentée comme un atout dans la lutte contre le chômage n’a fait que contribuer à son extension. De TUC en CES puis en Emplois Jeunes et autres variantes on a alimenté l’armée des Sans Emplois. Au passage d’ailleurs on a pu noter que le principe même des Emplois Jeunes amenait inéluctablement les « bénéficiaires » à l’impasse.
Il a été relevé aussi la division savamment organisée entre les catégories. Le cadre C des employés territoriaux par exemple doit se décliner à présent en C1, C2, C3, C4. avec rivalités entre les sous catégories. Le défaut de solidarité entre salariés et chômeurs a été dénoncé de façon sans doute un peu abrupte.
Le statut des fonctionnaires qui était jusqu’ici la norme en France est la cible d’une offensive du libéralisme en Europe. De même les conventions collectives, les Contrats à Durée Indéterminée, qui devraient être la règle minimale pour l’emploi, sont battus en brèche.
Pour Patricia il y a certes le code du travail qui est en cause mais il y a aussi toute la question de la création d’emplois nécessaire à l’embauche de tous et partant à la dignité de chacun.
Nous ne retiendrons pas l’idée avancée selon laquelle le travail serait aliénant. Ce qui l’est par contre ce sont les conditions dans lesquelles il s’effectue, comment il est rémunéré, quels sont les objectifs assignés.
A propos de la nécessaire création d’emplois il a été souligné que dans la logique du système capitaliste, fondé sur la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref, la spéculation financière prend le pas sur l’investissement productif. Ont été également citées les dépenses improductives comme celles consacrées à l’armement. Rien que pour l’infrastructure civile nécessaire à la « modernisation » du site de l’Ile Longue ce sont 600 millions d’euros qui sont engloutis, soit l’équivalent de la construction de 73 lycées ou l’emploi de 44 000 personnes payées 15 000 euros par an.
Tout cela manque pour la satisfaction des besoins sociaux et notamment le nombre et la qualité des services publics. La réponse à cette question contribuerait à créer des milliers d’emplois de même que, comme l’a rappelé Francis Combes, l’augmentation du SMIC à 1500 euros par mois relancerait la consommation et la croissance.
Il a tenu à préciser que la baisse du chômage vantée par le pouvoir était d’abord le résultat d’un facteur conjoncturel : le départ à la retraite d’une tranche d’âge numériquement importante. Il a ajouté aussi la radiation de nombreux chômeurs des listes sur lesquels ils étaient inscrits.
Lionel Clariana a ouvert le débat sur un aspect politique auquel nous sommes présentement confrontés. Avancer l’idée du droit au travail n’est pas suffisant si on ne se donne pas les moyens de le garantir.
Cela a été repris par Aimé Couquet qui a ainsi anticipé, mais il est vrai qu’on ne peut pas saucissonner les problèmes, sur le deuxième débat de la fête. Les revendications resteront lettre morte s’il n’y a pas de mobilisation sociale. Et par ailleurs depuis la fin de la lutte contre le CPE les partis politiques ont retrouvé les pratiques politiciennes auxquelles ils nous ont habitués. Pour lui le concept de gauche ne correspond pas aux exigences de l’heure. Il estime même que la bourgeoise peut se satisfaire de Ségolène Royal laquelle peut lui apparaître comme moins casse-cou que Nicolas Sarkozy.
Mais on le voit nous étions déjà dans la suite de la fête.
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus