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cessenon
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Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
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Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
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01.07.2009

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Politique

Après le décès de Maurice Verdier

Posté le 03/05/2009 à 12:00 par cessenon



Samedi 2 mai avaient lieu au Pech Bleu les obsèques de Maurice Verdier, l’ancien secrétaire de la fédération de l’Hérault du parti communiste.
Devant ses amis, ses camarades, réunis pour la circonstance, Aimé Couquet a rappelé ce qu’avait été l’engagement du militant communiste.
Qu’il me soit permis d’évoquer quelques souvenirs que j’ai de lui.
Le plus ancien remonte à janvier 1959. J’étais alors élève-maître à l’école normale d’instituteurs de Montpellier et à ce titre j’effectuais un stage chez un maître d’application à Béziers, à l’école Mairan plus précisément. Quand j’allais reprendre la classe à 14 h lui sortait de la Rue de la République et se dirigeait vers l’agence du journal La Marseillaise dont il était le responsable.
A cette date je ne le connaissais pas vraiment.
Je pense qu’un contact plus organique avait eu lieu en 1962 lors d’une conférence fédérale qui se tenait à la Maison du Peuple de Béziers. Je venais de terminer mon service militaire en Algérie où l’indépendance du pays avait permis d’en finir avec presque huit ans d’une guerre absurde et atroce. En France l’OAS multipliait ses crimes. Je crois bien que c’est Maurice qui avait accueilli les congressistes en évoquant la tradition de tolérance des Biterrois qui en 1209 n’avaient pas voulu livrer leurs concitoyens cathares aux Croisés de Simon de Montfort et à Arnaud Amaury le légat du pape.
Maurice était un intellectuel de haut niveau, il avait d’ailleurs des mains d’intellectuel ! C’était un homme intègre aussi. Il était d’une époque différente de celle que nous avons connue par la suite. Je ne dis pas qu’il était parfait et qu’il ne commettait pas d’erreur mais au moins il ne subordonnait pas la ligne politique qui était la sienne à un plan de carrière ou à une ambition personnelle.
Bien sûr, par souci d’indépendance nationale il avait, après 1977, défendu la position de la direction nationale du parti communiste sur la nécessité de développer la dissuasion nucléaire française. L’erreur est humaine, c’est persévérer qui est diabolique !
Maurice s’était aussi prononcé pour des listes communes avec le parti socialiste lors des élections régionales de 1998. Nous n’avions pas encore pris la mesure de l’ampleur de la crise, de sa nature et de l’obligation de rupture avec un système économique et social en fin de course.
Mais très rapidement, et notamment après les tentatives de liquidation, camouflée sous le vocable de mutation, de la dimension révolutionnaire du parti communiste et une stratégie strictement électoraliste qui étaient prônées en haut lieu, il a résolument pris sa place pour « Faire vivre et renforcer le parti communiste » ce qu’a fort justement rappelé Aimé Couquet dans son allocution.
Avec Maurice a disparu un dirigeant communiste dont la relève était à coup sûr difficile. C’est que, suite à des sabotages successifs, la matrice qui l’avait produit est en panne. Qu’on prenne patience, elle est en voie de réhabilitation.

Retour sur l’affaire des blacks de l’équipe de France

Posté le 22/04/2009 à 12:00 par cessenon


Montpellier-Journal a produit une étude sur le différend qui a opposé Jean-Claude Gayssot à Georges Frêche au moment de l’affaire des blacks de l’équipe de France.
Cette étude est accessible en cliquant sur le lien
http://www.montpellier-journal.fr/2009/03/la-veritable-histoire-du-revirement-de-jean-claude-gayssot.html
Il n’y a pas de révélation mais une confirmation, étayée d’une chronologie précise, de ce qu’a été cette pantalonnade.
Rappelons d’abord que lorsque le président de région a traité les harkis de sous-hommes il n’y avait pas eu de condamnation de la part du « chef de file » (quasiment autoproclamé) des communistes. Il y a même eu une gymnastique linguistique, d’une « Kolossal finesse », expliquant que « sous-homme » n’était pas une expression raciste mais sexiste !
C’était nettement moins grave bien sûr.
Evidemment la question du choix qu’avaient fait les harkis de se mettre au service de l’armée d’occupation et de trahir la cause de la libération du peuple algérien n’a jamais été débattue.
Pas davantage non plus la façon dont la France a remercié ceux qu’elle avait entraînés dans une impasse, comme quoi on ne gagne rien à perdre sa dignité en se mettant du côté de l’injustice, en l’occurrence ici le colonialisme.
Non, ce qui agitait Georges Frèche c’était de quel côté allaient se ranger les harkis. Du côté de la droite ou du sien. Et c’est vrai qu’il pouvait légitimement revendiquer l’héritage car de Guy Mollet à François Mitterrand, son parti avait en son temps défendu la thèse que l’Algérie c’était la France et avait approuvé l’envoi des soldats du contingent sur le terrain pour y défendre… la civilisation, la laïcité, les Droits de l’Homme et… la fraternité universelle !
Les propos sur les blacks de l’équipe de France étaient à l’évidence moins marqués du sceau du racisme. Au fond le président de région reprochait aux blancs d’avoir un profil de losers alors que celui des noirs était au contraire un profil de gagneurs. Si racisme il y avait dans l’invective, les victimes n’étaient donc pas les hommes de couleur !
Pourtant là Gayssot jaillit comme un diable de sa boîte et menace (enfin la menace n’est que verbale !) de démissionner. En fait il ne fera que suspendre sa participation à l’exécutif, une suspension qui comme les roses, n’aura vécu que l’espace d’un matin ou guère plus.
Avant de donner des détails sur les tractations, les déplacements en voitures, les réconciliations et… les avantages de l’opération, Montpellier-Journal évoque un conflit dont nous n’avons pas pleinement saisi la nature sinon qu’une déclaration de Frèche aurait touché la susceptibilité de l’ancien ministre des transports.
Le président de région a-t-il tout d’un coup pris conscience de la vacuité de son vice-président ? A-t-il réalisé qu’il ne s’appuyait sur aucun substrat militant, sur aucune compétence particulière ? L’étude ne le dit pas.
La fin de l’histoire c’est que les crédits alloués aux groupes qui composent la majorité ont été augmentés, qu’un chauffeur a été affecté au vice-président trop susceptible et qu’une délégation pour la lutte contre le racisme a été attribuée à Jean-Paul Boré.
Cette délégation, dotée d’un budget annuel de 200 000 euros, est restée jusqu’ici très discrète mais comme le suggère un dessin humoristique de Montpellier-Journal c’est sans doute, ainsi que cela est mis dans la bouche de Frèche, « parce qu’il n’y a pas de racisme voilà tout ».
Pour Copie (presque) Conforme, J.C.

Le point sur l’actualité

Posté le 20/03/2009 à 12:00 par cessenon


Les "copains" de Saint-Pons
Photo Hugues Bousquet

Jeudi 19 mars, manif à Béziers. Etions-nous plus, autant ou moins que le 29 janvier ? Je ne sais pas. En tout cas nous étions nombreux, très nombreux. La mobilisation dans les entreprises, les administrations ? Je ne sais pas non plus, je suis à la retraite !
J’ai donc défilé, avec les camarades de la section de Béziers du parti communiste. Il y avait des pancartes mettant en exergue le fait que le système économique et social n’est pas en mesure de résoudre les problèmes de notre temps. Quelque chose du genre « Pour sortir de la crise battre le capitalisme ! » et aussi « Faisons péter l’Europe ! » On peut discuter de l’emploi du mot « péter », pas de l’idée que contient le mot d’ordre.
L’Europe qui se met en place est au plan international la construction la plus élaborée du capitalisme et on ne peut attendre d’elle la satisfaction des revendications les plus élémentaires.
On m’a remis un tract du Front de Gauche. Je l’ai survolé. Je considère que c’est encore une nouvelle « combine à la graisse d’oie » ! Cela ressemble à s’y méprendre à la gauche plurielle, au bouge l’Europe… dont nous avons pu mesurer les effets au plan social et les résultats dans le registre électoral.
En rentrant j’ai écouté la radio. Bien que les ¾ de la population soient favorables au mouvement, les médias ont trouvé à interviewer des personnes qui critiquent ceux qui font grève ou qui manifestent. L’argument le plus percutant c’est que la situation est difficile et que l’action engagée l’aggrave. Par contre le bouclier fiscal, les cadeaux aux banques, l’envoi des renforts en Afghanistan… tout cela est de nature à améliorer le pouvoir d’achat, à relancer l’emploi, à développer la croissance... !
Peut-être que ceux qui profitent du système arrivent à se persuader du bien fondé de leur démarche. A l’évidence Ils ne sont pas convaincants ! En tout cas personnellement je ne le suis pas. J’ai entendu des chefs d’entreprise se plaindre. Oh, là, là ! Si on les écoutait il faudrait faire une quête ! Ce qui au demeurant ne les empêcherait pas de licencier. On ne sait d’ailleurs pas qui licencie le plus, celui qui fait beaucoup de profits ou celui qui prétend ne pas en faire ! Quoi qu’il en soit ils n’en font jamais assez, c’est bien là la source de tous nos maux !
Ah, celle-ci qui fait des ménages a déclaré que les gens ne voulaient pas travailler, en tout cas pas faire des ménages, qu’ils estimaient que c’était pénible. Elle a exprimé son soutien à Sarkozy et dénoncé les manœuvres en faveur de Ségolène Royal. Que les choses soient claires, Pimprenelle ne m’intéresse pas plus que Nicolas !
Il paraît que la démocratie c’est de respecter le vote des électeurs. Mais les Français s’étaient-ils vraiment prononcés pour subir de plein fouet les conséquences désastreuses d’une crise financière et économique provoquée par la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref ?
L’après-midi je me suis dispensé d’aller manifester à Montpellier, c’est qu’il faudrait prévoir pour les hommes du troisième âge dont je suis des pissotières chaque cinq cents mètres ! Alors continuons à manifester à Béziers, ça permet une plus grande participation.
Ah, un mot sur les propos du pape. Evidemment en mettant le préservatif à l’index on ne lutte pas contre le SIDA. J’ai cru comprendre qu’il préconisait le… curare. Et c’est vrai qu’à la réflexion…


Assemblée de section du 20 février

Posté le 26/02/2009 à 12:00 par cessenon


Beaucoup de monde ce vendredi 20 février au 2 de la rue Voltaire, le siège de la section de Béziers du pcf, soixante et dix peut-être ? Oui, sans doute !
A la tribune avaient pris place Paul Barbazange, récemment élu secrétaire de section, Christiane Vinci, l’ancienne secrétaire et Brigitte Quillès la nouvelle trésorière.
Une analyse de la situation a été présentée par Paul Barbazange dans un rapport introductif. La crise du capitalisme, entendons pas là les méfaits qu’elle engendre pour l’ensemble de la population, s’est aggravée avec la crise financière.
Chômage, précarité, régression du pouvoir d’achat, sont certainement les trois éléments les plus sensibles dans le quotidien de chacun. Aussi les esprits avisés n’auront pas été surpris de l’ampleur du mécontentement qui s’est massivement exprimé le 29 janvier dernier.
Quelle suite à donner ? Il y a bien sûr le 19 mars en perspective mais il y a également les échéances électorales, avec les Européennes qui approchent et les régionales dans la foulée. De ce point de vue on ne peut pas entretenir de confusion et se livrer à une stratégie à géométrie variable qui ferait qu’ici on affirmerait plus ou moins son opposition à une Europe ultralibérale et plus loin on s’allierait avec des gens qui s’inscrivent dans cette construction.
Répéter à l’infini le slogan « Unité, unité ! » lequel, à l’image de l’invocation du « Sirop typhon », devrait être considéré comme une panacée est pour le moins simpliste. Unité de qui pour quoi ?
Quelques faits actuels sont révélateurs des limites historiques atteintes par le système qui gère la France, l’Europe et le monde. En Guadeloupe par exemple l’esclavagisme a laissé la place au colonialisme lequel a passé le relais à un capitalisme exacerbé qui n’est pas fondamentalement différent de celui qui s’exerce en métropole. Défendre les Guadeloupéens c’est finalement défendre nos propres intérêts. C’est le sens de l’appel à la manifestation prévue pour le lendemain à Béziers.
Si l’idée est acquise qu’il faut en finir avec les structures économiques et sociales qui bloquent la satisfaction des revendications les plus élémentaires il faut avancer la nécessité de faire éclater l’Europe supranationale qui s’avère un obstacle à tout progrès social.
S’il est acquis que les changements profonds sont incontournables il faut un parti révolutionnaire pour permettre de les réaliser. Un parti qui ne renie pas les structures de fonctionnement qui étaient les siennes, à savoir l’organisation en cellules, au plus près du peuple.
Les interventions qui ont suivi l’exposé de présentation ont confirmé la volonté des participants de ne pas voir le parti communiste continuer à sombrer dans un réformisme sans issue.
Plutôt que d’un front de gauche il y a nécessité d’un front de classe s’appuyant non sur des appareils mais ayant une assise populaire, comme l’a été le Front Populaire de 1936.
Une intervention développée par ailleurs a mis en exergue l’incapacité du capitalisme d’assurer ce droit fondamental de l’humanité qu’est le droit à la paix. L’agression israélienne sur la bande de Gaza, l’occupation de l’Irak, l’envoi de renforts en Afghanistan, l’intégration de la France dans l’OTAN sont autant d’illustrations de la volonté des grandes puissances d’imposer leur domination par les armes sans état d’âme quant à l’ampleur des drames que cela peut provoquer.
La question de la pauvreté et de la marginalisation d’une frange toujours plus étendue de la population de notre pays aurait à elle seule mérité un débat particulier.
Parachevant leur souhait d’être utiles dans le contexte présent, plusieurs participants ont donné suite à leur désir de rejoindre les rangs du parti communiste.
Un buffet froid, soigneusement élaboré par Christiane, a clôturé cette assemblée de remise des cartes qui a donné du tonus à chacun.

La pauvreté, sujet du repas à thème du 6 février

Posté le 07/02/2009 à 12:00 par cessenon

Oui, le cercle populaire Joseph Lazare avait programmé pour ce premier vendredi du mois de février un repas à thème sur la pauvreté.
Le mot et la chose faisaient-ils peur ? En tout cas nous n’étions pas très nombreux à avoir répondu à l’invitation, guère plus de vingt cinq personnes ont en effet participé aux échanges.
La soirée a été introduite par un rapport d’Evelyne qui a rappelé le mécanisme du système économique et social qui est le nôtre avec la situation de ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre pour se procurer ce qui est indispensable.
Ce rapport a été suivi de deux interventions : l’une de François engagé au sein du secours populaire, l’autre de Maxime militant de l’ABCR et spécialement investi dans la défense des ROOMS.
La pauvreté ? Elle ne s’affiche pas, les gens qui sont pauvres s’effacent, se taisent, comme s’ils étaient coupables ! Ceux qui ne sont pas pauvres (ou qui le sont moins) ne sont pas non plus très à l’aise avec le sujet.
Le bilan et les statistiques qu’a présentés François montrent une aggravation de la situation : davantage de gens n’ont pas les moyens de manger, de se loger, de s’habiller, de se laver... Le nombre de SDF, et parmi eux il faut compter ceux qui couchent dans leur voiture, par exemple a progressé de 194 % en quelques mois.
Chez les ROOMS l’état des lieux évoque la misère du Tiers Monde telle que les médias peuvent la montrer. A Béziers les conditions de vie sont chez certains d’entre eux misérables et devraient interpeller ceux qui ont quelque responsabilité dans la ville.
Ces gens sont marginalisés, victimes d’exclusion et malgré les lois, les droits qui sont les leurs, ils sont quasiment laissés à l’abandon, comme s’ils n’intéressaient pas ceux qui ont le pouvoir. On imagine presque pour eux les mêmes dispositions que les nazis avaient mises en œuvre !
Le débat qui s’est engagé à mis en lumière la complémentarité de deux approches : d’une part être solidaire et apporter une aide immédiate, d’autre part poser, et à terme résoudre, le problème d’un système économique et social qui ne répond plus aux besoins de notre temps.
Si la pauvreté n’est pas une nouveauté, la dimension qu’elle a prise a un caractère inédit. Elle s’étend, s’approfondit. Avec la crise que nous vivons personne n’est à l’abri et un faux pas peut conduire à des difficultés irréversibles. Aujourd’hui il n’y a plus de perspective d’insertion pour une frange toujours plus large de la population.
On notera que la détresse engendre la violence et que celle-ci peut se manifester par l’agressivité entre les victimes et même, on l’a vu, conditionner les esprits et les préparer à la guerre.
Si pour l’heure la majorité mange à sa faim, les questions du logement (qu’Aimé a pointées au cours de la discussion), de la santé, de l’éducation… se posent pour un nombre toujours plus grand d’habitants de notre pays.
Comment harmoniser l’action au quotidien pour permettre à chacun de faire face et s’engager dans la réalisation de la rupture qui frappe à la porte de l’histoire a conclu Evelyne ? C’est que les nécessités de l’heure sont incontournables !
C’est en dégustant le poulet basquaise qu’avait concocté Christiane que s’est terminée cette soirée qui aurait mérité à coup sûr une meilleure participation.

Pour la défense de La Poste et des services publics

Posté le 05/02/2009 à 12:00 par cessenon


Le collectif biterrois pour la défense de La Poste s’est réuni une nouvelle fois ce mercredi 4 février à la Bourse du Travail de Béziers. La participation a été plus importante que lors de la précédente réunion qui s’était tenue dans les mêmes locaux le 7 janvier dernier.
Jean-Claude Llinarès qui dirigeait les travaux a rendu compte des menaces qui pèsent sur l’existence même des bureaux de Poste en milieu rural. Plusieurs sont dans le collimateur et un regroupement dans des centres disséminés est envisagé par l’administration cependant que leur transformation en annexe postale est présentée aux communes comme solution de remplacement.
Les modalités de l’action initialement prévue à Cruzy où la population s’est déjà mobilisée pour protester contre les perspectives de fermeture du bureau de Poste ont été précisées et seront rendues publiques prochainement. Nous vous communiquons la date : le samedi 28 février. Des informations complémentaires seront apportées ultérieurement.
Avec La Poste c’est, en milieu rural en particulier, l’Ecole qui est aussi dans la ligne de mire du gouvernement dans sa volonté de démanteler ce qui reste de services publics. On notera que la même politique est programmée pour les transports, l’hôpital, les services financiers… le monde urbain n’étant pas épargné lui non plus.
L’orientation qui est appliquée s’inscrit dans la construction d’une Europe qui fait fi des besoins sociaux et dont la logique est tout autre, celle de la recherche du profit. Bien que les Français aient massivement refusé le Traité de Constitution Européenne qui nous engageait dans cette voie, de fait celui-ci se réalise par les dispositions qui sont prises.
De ce point de vue on ne peut pas entretenir de confusion : défendre la Poste et les services publics est incompatible avec l’acceptation du Traité de Lisbonne et les directives européennes qui sont à l’origine des attaques qu’ils subissent.
Soyons clairs à ce sujet, le mouvement y gagnera en crédibilité et en efficacité !

L'apprenti sorcier

Posté le 23/01/2009 à 12:00 par cessenon


Un certain Jean-Louis Bousquet, secrétaire de la fédération de l’Hérault du parti communiste, s’est trouvé un créneau : la stèle à la gloire de l’OAS érigée dans un des cimetières de Béziers.
La stèle ? Il l’a découverte pour ses besoins de notoriété, mal établie dans notre ville. Sur le fond, il s’en tamponne de la stèle, le ci-devant secrétaire d’une fédération fantôme.
Oui, la fédération de l’Hérault du 34 n’a qu’une existence théorique, sur le terrain cela ne recouvre aucune réalité. La preuve, s’il était besoin d’en fournir, le communiqué pondu, casque en tête, appelant à participer à l’initiative prise à Béziers lors de la venue de Rama Yade dans notre ville. Ledit communiqué a dû mobiliser quatre personnes !
Heureusement d’autres avaient fait le travail !
On notera qu’à Sète on n’est pas mieux loti, aucune manifestation n’a pu être organisée contre l’agression israélienne sur la bande de Gaza.
Donc le secrétaire en question a enfourché son cheval de bataille favori : le combat contre les anciens de l’OAS. Il est bien seul le pauvre dans sa croisade !
Aussi il est en danger, livré qu’il est aux foudres d’un nommé André Troise, qui n’en espérait pas tant ! C’est que depuis des années on n’entendait plus parler de ce tenant du Front National ou de ses succédanées.
Donc Jean-Louis Bousquet pourfend les moulins à vent mais évite quand même d’affronter l’idéologie réformiste des nostalgiques de l’Algérie Française au rang desquels on compte le président de région.
Ah, l’OAS non, mais les bienfaits de la présence française dans nos colonies et en Algérie en particulier, oui ! Bousquet est de fait dans le registre de son ami Frèche.
Bien sûr il n’y a aucun rapport entre le colonialisme et l’OAS. Cette organisation fascisante étant arrivée comme un coup de tonnerre dans un ciel serein et indépendamment de la guerre d’Algérie dans laquelle nous avait profondément engagés un certain Guy Mollet.
Il commence à bien faire ce secrétaire fédéral qui ne fédère rien !


Les causes profondes de la crise au Proche Orient

Posté le 15/01/2009 à 12:00 par cessenon


La carte de la Palestine au fil du temps

A juste titre l’opinion publique est indignée par ce que vit la population de la bande de Gaza avec l’offensive israélienne sur ce territoire exigu et fortement peuplé.
A juste titre les pacifistes se sont mobilisés, se mobilisent et se mobiliseront, nous en sommes convaincus, pour obtenir un cessez-le-feu immédiat et une paix durable dans cette région du monde.
Le recours à la guerre ne règle rien. Il ne prouve pas en tout cas que le vainqueur a raison, il prouve simplement qu’il est militairement le plus fort. Si on n’analyse pas ce qui est en cause dans le conflit on se condamne à le voir ressurgir, plus tard, sous d’autres formes, avec d’autres moyens.
Les tentatives de transposer le problème en termes de guerre de religion, de choc de civilisation, ont pour effet, quand ce n’est pas pour objectif, d’occulter la nature même du drame.
L’évolution au cours du temps de la carte de la Palestine est certainement un indicateur fondamental du sort de ses habitants. Réduit à la portion congrue, partagé, occupé par les colonies juives, leur territoire national est devenu une peau de chagrin trouée.
A la spoliation se sont ajoutés la construction du mur, les contrôles tatillons et humiliants sur fond, il faut le dire, cela rappelle la guerre d’Algérie, de mépris et de racisme.
Sous-jacent à l’agression militaire qui prend des dimensions apocalyptiques il y a la volonté des grandes puissances d’occuper cet espace pour des raisons économiques et politiques. Israël est sur le terrain le bras armé du capitalisme international qui essaie de camoufler sous des prétextes divers son emprise expansionniste sur le monde.
Non, ce n’est pas une guerre de religion, la preuve, l’Arabie Saoudite, bastion par excellence de l’islamisme, ne bouge pas le petit doigt pour les Palestiniens. Elle s’accommode plutôt de ses relations commerciales avec les USA et l’Europe, laquelle vient d’ailleurs de faire d’Israël, par le biais du « rehaussement », un partenaire privilégié.
C’est bien en ces termes que se posent les questions.

Compte-rendu de congrès

Posté le 23/12/2008 à 12:00 par cessenon


Brigitte, Paul et Nicolas, délégués de la section de Béziers du PCF au congrès national de leur parti ont, ce lundi 22 décembre, rendu compte, devant un auditoire de quelque trente-cinq militants, certains venus de l’extérieur, de ce qu’ils avaient vécu.
Ce congrès s’est déroulé dans le contexte de la crise financière qui affecte depuis déjà des mois les économies mondiales. On pouvait espérer que cette donnée aurait été au centre des débats et aurait permis de dégager une analyse de la situation et d’offrir des perspectives pour en sortir.
En fait la direction sortante avait tenté de verrouiller toute discussion de fond, d’éliminer les sensibilités qui s’étaient exprimées lors de vote sur les motions présentées aux adhérents.
Ceci étant on a assisté à un mouvement en profondeur qui s’est traduit par une évolution perceptible, y compris lors du déroulement du congrès. C’est que les interrogations, la remise en cause des alliances, les résultats de la politique suivie pendant le gouvernement de la gauche plurielle, les perspectives pour l’avenir, la vie du parti, son organisation, son influence, son déclin… sont des questions qui sont devenues incontournables.
Certes l’opposition révolutionnaire à un courant réformiste n’était pas encore en état de l’emporter lors de ce 34ème congrès mais la réalité est là : les choses ont changé depuis les précédents congrès.
Dans l’Hérault on constate la décomposition d’une direction qui ne peut s’appuyer sur aucune structure. On a pu voir lors de la conférence départementale une séance présidée par un responsable qui n’était pas en état de le faire sans qu’une solution de remplacement ait été proposée.
On a même assisté de la part d’anciens dirigeants nationaux à des tentatives de liquidation définitive de ce qui reste de l’organisation et de l’idéologie qui avaient constitué l’identité du parti communiste français.
Alors qu’il faudrait prendre la mesure de l’impuissance d’un système économique et social qui a atteint ses limites historiques, on a enregistré, sous couvert de mutation (puis de métamorphose, au demeurant non précisée quant à son contenu), des abandons et des renoncements qui disqualifient ceux qui se sont livrés à de telles opérations.
Cela renvoie à la responsabilité actuelle de ceux qui, lucides, s’y sont opposés avec détermination et qui sont appelés à prendre leur juste place dans leur parti pour répondre aux exigences de l’heure.
Cela renvoie à des problèmes d’organisation, de communication, de militantisme. Il y a besoin de nouvelles forces pour cela, la crise qui certes ne rend pas spontanément disponible, favorise cependant la prise de conscience de ce qui est en jeu ! Le rendez-vous du 29 janiver sera l'occasion de mesurer l'état de la mobilisation populaire.

PCF préparation du 34ème congrès

Posté le 23/11/2008 à 12:00 par cessenon
Comment mettre les pendules à l'heure ?

L’état de faiblesse du parti communiste ne facilite pas la participation des adhérents à la préparation de leur congrès.
A Béziers et dans l’Ouest Biterrois les assemblées de section se sont tenues respectivement les vendredi 21 et samedi 22 novembre.
A la section de Béziers ce sont une quarantaine de militants qui se sont réunis. Le rapport d’activité a été présenté par Paul Barbazange. Un rapport très riche, à l’image de la vie de la section.
Il a été suivi par le rapport financier d’Evelyne Ortis, un rapport tout à fait original faisant part des liens entre les militants et la direction de la section.
Ces deux derniers rapports ont été approuvés à l’unanimité de même que la désignation des délégués au congrès départemental prévu à Montpellier pour le 29 novembre. Ont également été élus à l’unanimité les membres du nouveau comité de section ainsi que Paul Barbazange, le nouveau secrétaire de section qui avait été proposé par le comité sortant en remplacement de Christiane Vinci qui reste secrétaire adjointe.
Une motion revendiquant la prise en compte par le congrès départemental des analyses sur lesquelles la section de Béziers s’est prononcée a été adoptée par les participants.
Un buffet froid clôturait cette soirée.
Pour l’Ouest Biterrois l’assemblée de section s’est déroulée d’une manière différente dans la forme. Les responsables avaient prévu une journée entière pour les débats. Une douzaine de militants se sont retrouvés à Cazouls les Béziers dans la salle Jacques Maurel.
Trois rapports ont été présentés : le premier sur la situation générale par Christian Harquel, le secrétaire de section, le second sur les problèmes de la mondialisation par Gérard Garcia, le troisième sur l’état du parti par René Azou.
Ces rapports ont permis un échange très riche entre les participants. Une lecture du projet de base commune adoptée dans des conditions qui n’ont rien d’un plébiscite de la direction nationale a été faite. Parmi les critiques formulées on trouve l’absence de regard lucide sur la période de la gauche plurielle qui a conduit aux désastres électoraux que l’on a connus.
Pire, aucune perspective n’a été dégagée pour en sortir. Le texte s’en tient toujours à une référence à la « gauche », concept dont on a pu mesurer la vacuité face aux exigences de rupture qui frappent à la porte de l’histoire.
L’organisation du parti communiste est à l’image de sa dérive idéologique. Les cellules ont disparu, les communistes n’ont ni autonomie d’action ni autonomie d’analyse, de fait il est devenu un parti d’élus sans guère de liens avec la base. S’il y a crise au sein du parti socialiste pour la prise de pouvoir, la crise au sein du parti communiste est d’une autre nature. Elle résulte de la perte de son identité révolutionnaire pourtant plus que jamais nécessaire à notre société.
D’autres éléments ont permis d’enrichir la discussion. Si les problèmes auxquels nous sommes confrontés ont une dimension planétaire cela ne nous dispense pas en France de poser la question du changement radical du système économique et social.
L’aspect concernant le surendettement auquel pousse une société en mal de profits, celui de la mise en cause de l’environnement par une exploitation sans souci des ressources mettant en cause les équilibres écologiques, la place des nouvelles technologies, des besoins des hommes, les risques de guerre liés à la crise du capitalisme que révèle de manière aiguë la crise financière, tout cela a été l’objet d’une étude sérieuse.
Le repas a été pris dans la salle même où avait lieu la réunion et l’on doit remercier Gérard pour sa soupe de poisson unanimement appréciée et au-delà toutes les camarades qui se sont occupées avec efficacité de l’intendance.
Comme prévu c’est un peu avant 17 h que les travaux se sont terminés, avec une interrogation restée en suspens : comment continuer à présent ?
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