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cessenon
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Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité (cf. articles parus dans l'HdJ)
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Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
21.11.2009

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Politique

A l'approche des élections régionales

Publié le 17/11/2009 à 09:43 par cessenon
A l'approche des élections régionales

 

 

Il nous paraît nécessaire de faire un retour sur ce qui s’est passé depuis 2004. Nous étions une forte minorité au sein du parti communiste à estimer alors qu’il fallait que le pcf se présente sous sa bannière lors des élections régionales qui avaient lieu cette année-là.

Les conditions dans lesquelles est intervenu le vote au sein du parti communiste sont d’ailleurs, mais ceci est un autre problème, discutables.

Très rapidement on a pu constater que les élus communistes qui faisaient partie de la majorité qui soutenait le président de région n’avaient pas d’autonomie de pensée, d’expression, d’action.

A l’image de ce qui s’est passé dans les 20 des 22 régions de France dirigées par « la gauche » le bilan de la politique du Languedoc Roussillon est pour le moins décevant. Loin de constituer un contrepouvoir à ce qui est décidé au plan européen et relayé au plan national, ces 20 régions ont en quelque sorte anticipé sur les dispositions négatives programmées.

Georges Frèche a quant à lui ajouté à cette orientation une gestion personnelle et autoritaire qui a exaspéré les électeurs y compris ceux qui lui avaient accordé leurs suffrages.

Dans ce contexte le pcf avait perdu son identité révolutionnaire, avait perdu une partie de son électorat, de ses militants, de sa structure. Ici à Béziers nous avons pu endiguer cette orientation d’abandon et de renoncement. Nous avons organisé une résistance structurée afin d’empêcher la liquidation d’un héritage historique commun.

Cela n’a pas été toujours facile mais nous avons progressé et nous sommes heureux de constater un certain changement dans l’état d’esprit qui a prévalu lors de la conférence régionale du pcf. Certes il y a encore quelques sortants qui s’accrochent à leurs mandats d’élus mais ils ne convainquent guère, la clarté est à présent faite sur leur motivation !

Il faut donc faire du neuf et reconstruire un parti communiste indépendant, attractif parce que répondant aux nécessités profondes de changement des structures économiques et sociales.

A ce sujet on ne peut en aucune façon réduire la problématique à une alternance droite / gauche qui n’a rien réglé et ne règlera rien quant au fond. On ne fera pas l’économie des transformations profondes qui s’imposent afin de substituer à la logique de la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref celle de la satisfaction des besoins des hommes.

Besoins immenses en vérité et il serait criminel de ne pas affronter avec détermination ce qui est en cause, via les politiques nationale, européenne et mondiale que le capitalisme met en œuvre.

Dans cette optique nous pensons qu’il y a après la conférence régionale du 14 novembre une perspective nouvelle qui s’est dégagée, rien n’est encore ni réglé ni acquis mais il y a quelque chose de nouveau sur lequel on peut construire. Nous sommes disposés à prendre toute notre place dans cette construction.

 



Ah, la chute des murs !

Publié le 10/11/2009 à 10:23 par cessenon
Ah, la chute des murs !

 

 

 

Décoration du mur construit par les Israéliens

Œuvre d’étudiants palestiniens

 

 

Je peux mesurer l’impact d’un article que je diffuse ou que je mets en ligne sur mon blog aux retours que j’ai ou aux commentaires qui sont postés sur ledit blog. Eh bien là, avec celui sur la commémoration de la chute du mur de Berlin c’est le record : une bonne quinzaine sans doute.

Tous vont dans le même sens. Les gens en ont ras le bol de la rengaine des médias au service du capitalisme. Apparemment les difficultés qu’ils vivent au quotidien les interpellent plus qu’un événement qui s’est déroulé il y a vingt ans et sur lequel les tenants de notre système économique et social s’appuient aujourd’hui pour ôter toute velléité de voir évoluer celui-ci !

La référence à la liberté qu’on nous assène ne fait pas recette. Non, ça ne prend pas et plusieurs de mes correspondants ont déclaré avoir fermé télévision et radio pour ne plus être importunés.

Certains ont évoqué d’autres murs dont ils demandent la chute : en premier lieu celui dans lequel les Israéliens ont enfermé les Palestiniens. Là ce serait le mur du silence dans les médias ! Il y a aussi celui que les Américains ont construit à la frontière de leur pays avec le Mexique. Oui ici, contrairement à celui de Berlin, il n’est pas destiné à empêcher les personnes de sortir mais d’entrer !

D’autres murs que je ne situe pas toujours au plan géographique sont cités. Il y a aussi un mur moins matériel mais tout aussi infranchissable que s’il l’était construit avec du béton c’est le blocus qui cerne Cuba.

Un camarade a parlé du mur de l’argent, un autre du mur d’incompréhension dont fait preuve l’actuelle secrétaire générale du parti communiste français…

Bref pour leur chute ce n’est pas encore mûr !

 

 

 

 

Liberté, j'écris ton nom !

Publié le 09/11/2009 à 11:40 par cessenon
Liberté, j'écris ton nom !

 

 

Ah, initialement je n’avais pas prévu de rédiger quelque chose sur le sujet, c’est à la demande d’Armande de Sète que j’ai produit cet article.

Je ne  regarde jamais les informations à la télévision et ne les écoute pas régulièrement à la radio mais à moins d’être un super débrouillard je ne peux pas échapper aux commentaires sur la chute du mur de Berlin il y a vingt ans !

Et alors là, c’est une véritable scie. Les Allemands et plus largement les habitants des pays de l’Est sont à présent libres.

Toutes ces jeunes femmes qui viennent se prostituer sur nos trottoirs sont effectivement libres… libres de se prostituer ? Je vais vous faire un aveu, je m’interroge sur ce genre de liberté !

D’une manière générale les gens des pays de l’Est ont la liberté d’émigrer. Un vrai bonheur pour les plombiers polonais et pour les ressortissants de l’ex Yougoslavie ou de la Roumanie qui viennent faire la manche à tous les carrefours de nos villes !

En Russie aussi c’est la liberté. Enfin c’est la liberté pour les hommes d’affaires d’amasser des fortunes colossales. Cette liberté-là doit bien heurter quelque part la liberté des autres !

Ah, je ne dis pas que la situation était idyllique au temps du « socialisme réel » dans ces pays. La mise en œuvre d’une idéologie qui avait produit des Eltsine et des Poutine, et plus près de nous des Jean-Claude Gayssot et des Robert Hue, devait bien avoir quelques insuffisances !

Mais n’eut-il pas été préférable de corriger ses insuffisances plutôt que de revenir à un système, le capitalisme pour ne pas le nommer, qui au quotidien fait la preuve de son impuissance à résoudre les problèmes de notre temps ?

Parce qu’en matière d’emploi par exemple on peut jouir d’une certaine liberté : les jeunes en particulier ont beaucoup de temps libre !

Mais on est libre aussi de ne pas se soigner parce qu’on n’a pas d’argent pour le faire, libre de ne pas se loger convenablement parce que les loyers sont chers, libre de subir un environnement dégradé parce que… voir un article précédent. Libre de faire la queue à la Poste ou de ne pas pouvoir prendre tel train parce qu’il a été supprimé.

Libre aussi d’aller suivre les cours de soutien que vous proposent diverses officines parce que l’Ecole n’a pas les moyens de prévenir l’échec scolaire.

Libre encore d’applaudir à la présence d’un corps expéditionnaire en Afghanistan et, pour mieux brandir le drapeau de la Liberté, réintégrer l’OTAN et poursuivre dans la voie de la course à l’armement nucléaire au risque de déclencher l’apocalypse.

Bref le capitalisme c’est la liberté ! C’est ce qu’ils disent à la télévision et à la radio. Moi je prends la liberté de les contredire !

 

La conférence de Copenhague au cercle populaire

Publié le 07/11/2009 à 14:27 par cessenon
La conférence de Copenhague au cercle populaire

 

 

Les « écologiquement faibles » n’ont pas encore tout compris !

Puisse la présente synthèse faire progresser leur niveau de conscience

Qui pour l’heure ne ferait pas déborder un dé à coudre !

 

 

Oui, c’était le sujet retenu pour ce repas à thème du vendredi 6 novembre. Evidemment un sujet en lien avec l’actualité puisque la conférence de Copenhague, organisée par l’ONU, va se tenir en décembre 2009.

Le cercle avait invité un intervenant, Paul Sindic, auteur d’un livre non encore édité, qui a fait un exposé préliminaire devant quelque 45 participants à la soirée.

Il a mis l’accent sur deux points : la réalité du réchauffement climatique dû à l’émission de gaz à effet de serre, la famine et la maladie qui tuent chaque année entre 7 et 8 millions de personnes, soit 150 millions au cours des vingt dernières années. Une manière de génocide a-t-il commenté !

Des précisions ont été apportées sur l’organisme international qui a alerté l’opinion publique sur les effets prévisibles de ce réchauffement. Au-delà d’une augmentation de 2°C la situation ne sera plus maitrisable estiment les spécialistes. L’Afrique du Nord et les zones subtropicales deviendront un désert et il faut s’attendre à des migrations de populations qui ne supporteront plus leurs conditions de vie.

La question de la réduction des émanations de gaz à effet de serre est donc incontournable et le protocole de Kyoto avait jeté les bases des impératifs auxquels devraient se soumettre les puissances industrielles. Quelques années après Kyoto l’état des lieux montre les graves insuffisances des mesures réellement prises.

Le problème présente plusieurs aspects et la question du développement humain est elle aussi incontournable. Les réponses ne peuvent se réduire à une aide ponctuelle aux individus leur permettant d’avoir un minimum d’énergie électrique pour faire face aux besoins élémentaires. Ce qui est nécessaire c’est la création d’infrastructures collectives (routes, chemin de fer, écoles, hôpitaux…)

Il faut naturellement résoudre le problème avec d’autres méthodes que celles qui sont la cause du réchauffement climatique. A coup sûr ces solutions demandent des investissements considérables et des garanties quant aux réalisations et à leur fonctionnement.

La discussion, très ouverte, a permis au conférencier de développer ce qui est en cause dans la dégradation de l’environnement. En fait c’est la logique même du système qui est source des désordres que l’on constate au plan écologique. Cette logique n’a certainement pas pour objet la satisfaction des besoins des hommes mais la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref. Aucune exigence pour ce qui est du transport du pétrole par exemple qui se fait avec des cargos atteints par la limite d’âge, aucune précaution pour la sureté du personnel et des populations quand la gestion des centrales nucléaires est confiée à des sociétés privées… le reste à l’avenant !

Le capitalisme, puisqu’il faut l’appeler par son nom, a la capacité de détourner à son avantage les inquiétudes légitimes des citoyens. On en a l’illustration avec la taxe carbone, ainsi qu’avec les dispositions proposées, via par notamment les éoliennes, les panneaux solaires, ou les agro-carburants pour faire du profit sans rien résoudre quant au fond, voire en aggravant les choses. Il y a même une tentative de culpabiliser le consommateur alors que le système pousse à la consommation, trouvant intérêt à produire du matériel qui se périme, qu’il faut remplacer rapidement et jeter aux orties le plus rapidement possible.

C’est une autre logique qu’il faut mettre en œuvre, celle d’un développement humain durable, respectueux de la nature, des réserves qu’elle contient, qui refuse le gâchis et condamne l’irresponsabilité de ceux qui n’ont en fait qu’une exigence, celle de la rentabilité du capital. Etre écologique aujourd’hui de manière conséquente c’est s’en prendre à une conception de l’économie et des relations sociales qui fait au quotidien la preuve de sa nocivité.

Ah, certes ce n’est pas la voie de la facilité qui est ouverte ici mais l’ampleur des difficultés appelle à une prise de conscience dépassant et de loin les recettes sans effet qui nous sont présentées par une idéologie dominante qui se camoufle sous le masque des légitimes aspirations à un monde plus soucieux de la qualité de l’environnement que celui dans lequel nous sommes.

La référence au dépassement du capitalisme qui a été l’objet d’un échange mériterait un approfondissement. S’il s’agit de considérer que ce système est dépassé par l’histoire nous pouvons souscrire, malheureusement certains dirigeants du parti communiste ont utilisé l’expression pour justifier leurs renoncements et leurs abandons

Devant la longueur du débat Christiane, avait du souci pour ses lentilles, des lentilles vertes du Puy, cuisinées avec amour et compétence, qu’elle craignait de voir réduites en bouillie. Mais non, il paraît qu’elles étaient excellentes, à tel point qu’un quidam qui passait dans la rue aurait volontiers lorgné sur la portion des uns ou des autres !

 

 

 

Béziers : assemblée de section du 16.10.09

Publié le 17/10/2009 à 11:09 par cessenon
Béziers : assemblée de section du 16.10.09

 

 

Convoquée par la direction de leur organisation, une trentaine de militants de la section de Béziers du parti communiste a participé ce vendredi 16 octobre à une assemblée générale. A l’ordre du jour la situation politique et les échéances électorales avec les régionales prévues pour 2010.

A la « tribune » avaient pris place Aimé Couquet qui présidait la séance et à ce titre a distribué la parole et Paul Barbazange qui a présenté un rapport assez court, une vingtaine de minutes, permettant ainsi les échanges.

La situation présente est caractérisée par une insuffisance des luttes face à une dégradation sans précédent de l’emploi, du pouvoir d’achat, des services publics… Avec toutefois, cela sera développé au cours du débat qui a suivi, des secteurs où la combativité est plus nette. C’est le cas à La Poste avec le succès de la votation, point d’appui précieux pour la défense d’autres services publics : transports, hôpital, Ecole…

Sans doute que l’absence de perspectives crédibles pour sortir d’une crise sociale difficilement supportable pour les salariés doit-elle être mise en cause dans ces carences.

Pour ce qui est du bilan de l’équipe qui a dirigé la région depuis bientôt six ans, c’est décevant. Sa principale activité a été de promouvoir la communication mais cela ne constitue pas un contrepouvoir à la politique européenne désastreuse relayée au plan national par ceux qui nous gouvernent. On a même assisté, et ce n’est pas vrai que pour le Languedoc Roussillon, à la mise en œuvre de directives européennes négatives avant même qu’elles ne soient rendues obligatoires !

Par essence le système dans lequel fonctionnent les régions porte en lui le risque de présidentialisme. Ici, avec le personnage qu’est Georges Frèche, on ne pouvait guère échapper à la chose. Et malheureusement les élus communistes sortants ont fait la preuve d’une incapacité à s’opposer à une telle dérive.

On peut ne prendre qu’un exemple, suffisamment éloquent : l’augmentation des impôts régionaux qui devait ne pas dépasser le prix de quelques paquets de cigarettes. En six ans elle est de l’ordre de 150 % !

A l’évidence il faut trouver des élus qui aient un autre profil que celui des sortants ! Il reste bien sûr à explorer toutes les pistes qui permettraient d’aborder les régionales de manière efficace et d’en finir avec l’absence de transparence, de lien entre les élus et les électeurs.

Le point a été fait sur l’état du parti et son fonctionnement. La liquidation de l’organisation en cellules, décidée au congrès de Martigues, a été réalisée et il n’est pas évident de reconstituer ces structures de base et de les faire vivre. Pourtant la question est incontournable, comme l’est celle de la rupture avec un système économique et social en fin de course.

Là aussi la question se pose d’une autre orientation que celle qui, de programme commun en gauche plurielle, a conduit à la quasi-disparition d’un parti révolutionnaire digne de ce nom ! Ici encore la liaison entre la base du parti et sa direction est à construire.

Un point a également été abordé au cours de la soirée, celui de la paix. On sait que la France a réintégré l’OTAN, ce qui doit faire se retourner De Gaulle dans sa tombe et ne correspond en rien aux souhaits des pacifistes et des Français attachés à l’indépendance de leur pays.

De même le maintien d’une force militaire française, voire l’envoi de renforts, en Afghanistan ne correspond sûrement pas à la conception qui est la nôtre des rapports entre les peuples et les nations.

L’attribution du prix Nobel de la Paix au président des Etats Unis a également été évoquée et cette donnée mériterait une étude approfondie. C’est que jusqu’ici les USA ne se sont pas montrés les champions de la culture de paix et de non-violence prônée par l’ONU : guerre du Vietnam, blocus de Cuba, occupation de l’Irak, de l’Afghanistan, complaisance à l’égard d’Israël dans sa politique colonialiste et silence complice lors de l’horrible attaque sur la bande de Gaza, menace de guerre avec l’Iran, soutien aux dictatures les plus sanglantes… La paix américaine c’est comme la paix romaine, tu te tais et tu subis ! Reste la personne de Barack Obama mais jusqu’ici il a surtout fait des déclarations de principe !

Anniversaire de la naissance de Jean Jaurès

Publié le 02/10/2009 à 10:05 par cessenon
Anniversaire de la naissance de Jean Jaurès

 

 

Ce sera le sujet du prochain repas à thème au Cercle Populaire Joseph Lazare qui reprend le cycle de ses activités du premier vendredi du mois.

Une série de contraintes, parmi lesquelles la mobilisation en faveur de la votation contre le projet de privatisation de La Poste, a conduit à reporter au vendredi 9 octobre le premier des repas à thèmes du cercle de l’année.

Quelques rappels :

Jean Jaurès est né le 3 septembre 1859 à Castres. Il est mort assassiné par Raoul Villain le 31 juillet 1914 à Paris, au Café du Croissant.

L’itinéraire politique de Jean Jaurès mérite l’attention des progressistes. S’il ne se prononce pas pour une rupture franche avec les structures sociales qui régissent la France de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle, en ce sens il n’est pas révolutionnaire, il s’engage toutefois dans une série de réformes qui ne sont pas sans intérêt : les lois scolaires de Jules Ferry et la séparation de l’Eglise et de l’Etat par exemple.

Evidemment ce que l’on a, à juste titre, retenu chez Jean Jaurès c’est son engagement résolu contre la guerre. Un engagement qui lui coûtera la vie !

Jean Jaurès a contribué à l’unification des différentes composantes se réclamant du socialisme pour créer la SFIO. Il a participé le 30 avril 1905 au meeting des arènes de Béziers qui suivait le congrès de l’unification qui avait eu lieu quelques jours plus tôt au Café du Globe.

Jean Jaurès, orateur et journaliste de talent fonde le quotidien L’Humanité en 1904.

Il est intéressant d’analyser ce qu’a apporté Jean Jaurès au mouvement ouvrier dans le contexte de l’époque et de prendre la mesure des limites de ce que serait son réformisme aujourd’hui dans la situation de crise du capitalisme.

Nous vous invitons donc au repas à thème de rentrée. Rendez-vous

 

Vendredi 9 octobre à 18 h 15

Au 2 de la rue Voltaire à Béziers

 

Comme c’est la tradition le repas proprement dit suivra exposé et débats. Au menu, poulet frites, pour le prix habituel de 10 €.

 

 

Construire ensemble le mouvement pour sortir du capitalisme

Publié le 07/09/2009 à 12:39 par cessenon
Construire ensemble le mouvement pour sortir du capitalisme


C’est sous un soleil toujours radieux et dans le cadre reposant de La Plantade que s’est ouvert, devant un public très fourni, le deuxième débat de la fête. A la tribune avaient pris place Aimé et Paul de la section de Béziers, Viviane pour celle du Sud Biterrois et Christian le secrétaire de la section de l’Ouest Biterrois.
Avant d’aborder le sujet, informations et appréciations ont été communiquées à propos de l’incroyable affaire de répression policière qui s’est déroulée les jours précédents dans le Saint Ponais. Qu’un système en fin de course soit capable de produire un détraqué qui se livre à des agissements imbéciles n’a pour conséquence que de mettre en examen des militants qui justement s’en prennent à ce système. On ne sait pas qui est le plus ridicule du détraqué ou de ceux qui ont commandité cette opération de justice et de police qui au demeurant en dit long sur la dérive totalitaire de ceux qui nous dirigent !
C’est Viviane qui est intervenue la première, dressant une liste, hélas non exhaustive, des atteintes au pouvoir d’achat des salariés qu’elle a relevées. Elle n’a pas oublié de saluer la mémoire de Maurice Verdier, l’ancien secrétaire fédéral qui s’est éteint l’été dernier.
Lui a succédé Christian qui, faisant l’inventaire des luttes sociales, des élections européennes, a souligné la nécessité de rompre avec des institutions qui ne permettent pas de sortir de la crise. Il a donc appelé à trouver d’autres voies que celles qui ont été suivie jusqu’ici et qui ont conduit systématiquement à l’échec.
En attendant Eric Jalade qui a mis du temps à trouver sa route pour nous rejoindre Paul a rappelé que la section de Béziers, par sa position originale et offensive, avait pu redonner confiance aux sympathisants du pcf et être attractif au point d’entraîner adhésion et ré-adhésions. Il a estimé que sans avoir le monopole de l’idéologie et de l’action révolutionnaires le parti communiste constituait un socle qui permettait le rassemblement de ceux qui voulaient en finir avec le capitalisme. Par quoi le remplacer, comment y parvenir, dans quelles conditions… ? Autant de questions qui évidemment n’ont pas encore toutes les réponses. Mais être révolutionnaire c’est accepter de sauter dans l’inconnu.
Aimé a rappelé la position de la section de Béziers à propos des prochaines élections régionales. On ne peut pas envisager de reconduire ce qui a échoué. Ici en Languedoc Roussillon, comme dans l’ensemble des vingt régions dirigées par le parti socialiste, il n’y a pas eu de contrepouvoir à la politique de régression sociale voulue au plan européen, tout au contraire l’impression qui domine c’est que cette politique a été devancée au niveau régional par les tenants du pouvoir local...
La parole a été ensuite donnée aux divers invités. Se sont exprimés Didier Ribo pour le NPA, Christophe Benoît pour le POI, Jacques Quédeville pour le parti de gauche, Charles Hoareau pour Rouge vif. Didier a mis l’accent sur l’unité réalisée à Béziers pour les municipales, Christophe a proposé d’assurer le succès de l’initiative d’une marche contre les licenciements. Charles a mis en exergue le fait que majoritairement les Français considèrent à présent le système capitaliste comme incapable de résoudre les problèmes de notre temps mais que les alternatives proposées jusqu’ici ne les ont pas convaincus.
Alain, un Audois militant de « Convergence communiste », a estimé que l’orientation qu’avait prise la direction nationale du pcf avait conduit à ce qu’il y a à présent sans doute plus de communistes à l’extérieur qu’à l’intérieur du parti.
Patricia Barbazange de l’Union Locale CGT a rendu compte des perspectives de suppression de trois cents emplois à la Cameron. Ce n’est pas qu’une question de solidarité, c’est toute l’économie biterroise qui va souffrir de cette saignée. Des dispositions ont été prises par la CGT qui a signalé la faiblesse et la division syndicales dans cette entreprise.
Eric Jalade qui nous a enfin rejoints a apporté son éclairage dans l’analyse du contexte présent. Il a rappelé ce que devait être le rôle des élus du parti communiste qui doivent êtres contrôlés par celui-ci. Il a fait état de situations disparates au niveau des régions. Il a développé assez longuement, et nous y avons été sensible, la nécessité pour le parti communiste de s’investir dans la lutte pour la paix et le désarmement nucléaire, le pcf devant revenir ce qui a fondé son existence, le parti de la paix. C’était précisément à l’ordre du jour du troisième débat de la fête.
Un vin d’honneur clôturait cette matinée et précédait la méga paella concoctée par Raoul.

Ecologie et capitalisme, une question en débat

Publié le 06/09/2009 à 10:33 par cessenon
Ecologie et capitalisme, une question en débat


Ce premier débat de la fête de La Plantade avait commencé avec moins d’une trentaine de personnes. Il a dû à l’apogée de la participation en compter plus d’une cinquantaine.
Un débat très ouvert qui a été l’occasion de digressions multiples qui se sont quelquefois éloignées du cadre initialement défini.
C’est Paul Barbazange qui a introduit le sujet en rappelant la réalité des problèmes actuels de l’écologie. Pour lui la question du réchauffement climatique, celle de la disparition des espèces, sont incontournables.
Lui a succédé Georges Apap qui a travers son implication dans une action d’arrachage symbolique de plants de maïs a mis en cause la responsabilité de la société américaine Monsanto et développé la réaction de la France qui non seulement ne protège pas ses citoyens mais attaque en justice ceux qui entendent défendre leur droit à la santé. Il a mis en exergue les opérations de désobéissance civile que nous connaissons dans le milieu enseignant.
L’intervention de Jacques Cros a été lapidaire. En substance il ne met en cause les découvertes scientifiques qu’il s’agisse de biologie ou de nucléaire mais l’utilisation qui en est faite par une société régie par la loi du profit et la course aux armements.
Jacques Fabre a émis des doutes sur la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique auquel nous sommes confrontés. Il a dénoncé la taxe carbone, ironisant sur les arguments avancés pour faire payer toujours plus le contribuable. Pourquoi pas une taxe sur les vaches qui dégagent du méthane ou les hommes qui rejettent du gaz carbonique tout simplement parce qu’ils respirent. Il a dénoncé le bétonnage qui ne touche pas que les côtes mais atteint à présent l’arrière-pays. Il a par ailleurs fait l’historique du parcours politique de diverses personnalités du mouvement écologique, se montrant très critique à l’égard des positions que nous leur avons connues.
Un intervenant a souligné qu’au centre des questions écologiques il fallait placer l’Homme, souvent astreint à des conditions de travail difficiles et plus généralement à des conditions de vie qui se dégradent.
Un militant du NPA a souhaité que soient ouvertes pour l’énergie d’autres voies que celles du nucléaire. A l’évidence il faudrait trouver un lieu d’échanges Sur ce point mais on peut déjà avancer : 1- que les risques du nucléaire civil sont sans commune mesure avec ceux du nucléaire militaire ; 2- que ce qui fait problème n’est pas tant dans l’exploitation d’une ressource énergétique d’un autre ordre de grandeur que celles connues jusqu’ici mais les conditions dans lesquelles elle se fait. Sous-traitance par des sociétés sans compétences particulières et sans exigence pour la santé des travailleurs et celles de l’environnement. Ceci étant, on peut déjà estimer que les besoins de l’humanité en énergie iront croissants et on ne peut opposer à une telle exigence des conceptions philosophiques qui se traduiraient par le renoncement aux technologies qui permettent de les satisfaire.
Restait une question en suspens : le capitalisme est-il en mesure d’apporter une solution aux problèmes d’écologie qui se posent aujourd’hui ? Réponse en différé mais force est de constater qu’on nous ressert chaque jour le même brouet sans rien résoudre sinon utiliser les interrogations légitimes pour aggraver encore la situation de ceux qui sont au bas de l’échelle sociale.
Deux heures de débat, c’était beaucoup, c’était peu en considération de la situation présente !

Université d’été du réseau « Faire vivre et renforcer le pcf »

Publié le 29/08/2009 à 09:49 par cessenon
Université d’été du réseau « Faire vivre et renforcer le pcf »


Elle s’est ouverte comme prévu vendredi 28 août à Malibert, sur la commune de Babeau Bouldoux, avec les premiers arrivants. Une soixantaine d’entre eux ont écouté un exposé d’Eric Jalade, le secrétaire de la fédération du Tarn du parti communiste, sur l’histoire du pcf et la façon dont elle a été décrite par les différents auteurs qui ont produit des documents sur le sujet.
Faisant un inventaire presque exhaustif de ces productions, le conférencier a montré que ces descriptions ne sont jamais neutres mais toujours imprégnées de l’idéologie de ceux qui les ont publiées.
Pour la plupart, certes avec des nuances, elles ne sont guère favorables au mouvement révolutionnaire quasiment accusé de tous les maux de la terre. Malheureusement on a assisté à une réaction insuffisante, quand ce n’est pas complaisante, de la direction du parti communiste, devant des critiques parfois justifiées mais toujours excessives voire non fondées.
Certains dirigeants, balayant tout l’aspect positif de nombreux acquis, n’ont pas craint de jeter l’enfant avec l’eau du bain. Plusieurs exemples ont illustré cette donnée lors du débat qui a suivi la pause repas.
Cette vision de l’histoire du parti communiste va de pair avec l’incapacité de ses responsables à porter un jugement qualifié sur des erreurs réelles lors de choix que les événements ont pourtant condamnés et qui sont hélas restés sans correction dans les pratiques actuelles.
Les travaux reprenaient samedi matin et doivent se poursuivre jusqu’à dimanche, le réseau « Faire vivre et renforcer le pcf » entendant profiter de l’opportunité qui se présente avec cette université d’été pour élaborer une plate-forme d’action plus affinée, en phase avec la situation de crise économique, sociale et politique à laquelle nous sommes confrontés.

Sur l’affaire de l’Agrexco à Sète

Publié le 24/08/2009 à 17:12 par cessenon
Sur l’affaire de l’Agrexco à Sète

Là c’était le 25 juin dernier, lors de la manifestation montpelliéraine
Contre l’implantation de l’Agrexco à Sète,
Clara brandit une pancarte explicite.

Par les temps qui courent chacun se raccroche à ce qui pourrait créer des emplois ou maintenir ceux qui existent. C’est ainsi que les ouvriers des chantiers navals de Saint Nazaire ont accueilli favorablement la mise en chantier d’un deuxième porte-avions.
Dans le même registre, à Sète, la perspective de créer 200 emplois avec la réalisation dans le port d’infrastructures permettant l’implantation de la société Agrexco a trouvé un écho auprès des dockers et de diverses personnalités politiques.
Tout se passe comme s’il n’y avait d’autre solution à l’emploi que la course à l’armement ou l’absence de toute considération morale sur les projets présentés.
L’Agrexco qu’est-ce donc ? Une société qui entend commercialiser les produits agricoles obtenus dans les colonies qu’Israël développe dans les territoires palestiniens, plus particulièrement dans la vallée du Jourdain, au détriment des autochtones.
Le président de région a présenté le projet et les sommes que le Languedoc Roussillon entend affecter à l’opération : 200 millions d’euros sur dix ans. On ne sait pas s’il a eu l’habileté « d’enfariner » les élus de sa majorité ou si ceux-ci n’ont pas demandé d’éclaircissement mais un vote est intervenu le 23 mars 2009 qui a recueilli l’unanimité des conseillers régionaux qui composent cette majorité !
Depuis les choses ont un peu évolué et, sous la pression de ceux qui dénoncent la politique colonialiste d’Israël, les positions des uns et des autres ont été quelque peu modifiées.
Pour l’heure Georges Frèche ne désarme pas et, suite à l’interpellation de l’Association France Palestine Solidarité sur ce projet, il répond d’une manière assez sèche « Je n'ai pas l'habitude de mêler la politique et l'économie (…) Vous mélangez tout. Je n'ai pas à vous répondre. » Ben voyons !
Clara Malhue, qui a animé avec conviction et dynamisme les manifestations, que nous avons connues à Béziers en décembre 2008 et janvier 2009 lors de l’agression israélienne sur la bande de Gaza nous a envoyé un message depuis Almahassar, un village palestinien où elle a passé une partie de ses vacances. Elle nous dit ce qui doit être : « Le droit international droit être appliqué, la colonisation doit s’arrêter et les blocs de colonies doivent être transférés en territoire israélien, qui s’arrête aux frontières de 1967. »
Cela nous paraît à la fois juste et simple et nous dénonçons avec vigueur l’entêtement de ceux qui ont la nostalgie de l’ère coloniale et qui s’inscrivent dans la logique de la loi du plus fort.