Politique
Publié le 07/11/2009 à 14:27 par cessenon
Les « écologiquement faibles » n’ont pas encore tout compris !
Puisse la présente synthèse faire progresser leur niveau de conscience
Qui pour l’heure ne ferait pas déborder un dé à coudre !
Oui, c’était le sujet retenu pour ce repas à thème du vendredi 6 novembre. Evidemment un sujet en lien avec l’actualité puisque la conférence de Copenhague, organisée par l’ONU, va se tenir en décembre 2009.
Le cercle avait invité un intervenant, Paul Sindic, auteur d’un livre non encore édité, qui a fait un exposé préliminaire devant quelque 45 participants à la soirée.
Il a mis l’accent sur deux points : la réalité du réchauffement climatique dû à l’émission de gaz à effet de serre, la famine et la maladie qui tuent chaque année entre 7 et 8 millions de personnes, soit 150 millions au cours des vingt dernières années. Une manière de génocide a-t-il commenté !
Des précisions ont été apportées sur l’organisme international qui a alerté l’opinion publique sur les effets prévisibles de ce réchauffement. Au-delà d’une augmentation de 2°C la situation ne sera plus maitrisable estiment les spécialistes. L’Afrique du Nord et les zones subtropicales deviendront un désert et il faut s’attendre à des migrations de populations qui ne supporteront plus leurs conditions de vie.
La question de la réduction des émanations de gaz à effet de serre est donc incontournable et le protocole de Kyoto avait jeté les bases des impératifs auxquels devraient se soumettre les puissances industrielles. Quelques années après Kyoto l’état des lieux montre les graves insuffisances des mesures réellement prises.
Le problème présente plusieurs aspects et la question du développement humain est elle aussi incontournable. Les réponses ne peuvent se réduire à une aide ponctuelle aux individus leur permettant d’avoir un minimum d’énergie électrique pour faire face aux besoins élémentaires. Ce qui est nécessaire c’est la création d’infrastructures collectives (routes, chemin de fer, écoles, hôpitaux…)
Il faut naturellement résoudre le problème avec d’autres méthodes que celles qui sont la cause du réchauffement climatique. A coup sûr ces solutions demandent des investissements considérables et des garanties quant aux réalisations et à leur fonctionnement.
La discussion, très ouverte, a permis au conférencier de développer ce qui est en cause dans la dégradation de l’environnement. En fait c’est la logique même du système qui est source des désordres que l’on constate au plan écologique. Cette logique n’a certainement pas pour objet la satisfaction des besoins des hommes mais la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref. Aucune exigence pour ce qui est du transport du pétrole par exemple qui se fait avec des cargos atteints par la limite d’âge, aucune précaution pour la sureté du personnel et des populations quand la gestion des centrales nucléaires est confiée à des sociétés privées… le reste à l’avenant !
Le capitalisme, puisqu’il faut l’appeler par son nom, a la capacité de détourner à son avantage les inquiétudes légitimes des citoyens. On en a l’illustration avec la taxe carbone, ainsi qu’avec les dispositions proposées, via par notamment les éoliennes ou les panneaux solaires, pour faire du profit sans rien résoudre quant au fond. Il y a même une tentative de culpabiliser le consommateur alors que le système pousse à la consommation, trouvant intérêt à produire du matériel qui se périme, qu’il faut remplacer rapidement et jeter aux orties le plus rapidement possible.
C’est une autre logique qu’il faut mettre en œuvre, celle d’un développement humain durable, respectueux de la nature, des réserves qu’elle contient, qui refuse le gâchis et condamne l’irresponsabilité de ceux qui n’ont en fait qu’une exigence, celle de la rentabilité du capital. Etre écologique aujourd’hui de manière conséquente c’est s’en prendre à une conception de l’économie et des relations sociales qui fait au quotidien la preuve de sa nocivité.
Ah, certes ce n’est pas la voie de la facilité qui est ouverte ici mais l’ampleur des difficultés appelle à une prise de conscience dépassant et de loin les recettes sans effet qui nous sont présentées par une idéologie dominante qui se camoufle sous le masque des légitimes aspirations à un monde plus soucieux de la qualité de l’environnement que celui dans lequel nous sommes.
La référence au dépassement du capitalisme qui a été l’objet d’un échange mériterait un approfondissement. S’il s’agit de considérer que ce système est dépassé par l’histoire nous pouvons souscrire, malheureusement certains dirigeants du parti communiste ont utilisé l’expression pour justifier leurs renoncements et leurs abandons
Devant la longueur du débat Christiane, avait du souci pour ses lentilles qu’elle craignait de voir réduites en bouillie. Mais non, il paraît qu’elles étaient excellentes, à tel point qu’un quidam qui passait dans la rue aurait volontiers lorgné sur la portion des uns ou des autres !
Publié le 17/10/2009 à 11:09 par cessenon
Convoquée par la direction de leur organisation, une trentaine de militants de la section de Béziers du parti communiste a participé ce vendredi 16 octobre à une assemblée générale. A l’ordre du jour la situation politique et les échéances électorales avec les régionales prévues pour 2010.
A la « tribune » avaient pris place Aimé Couquet qui présidait la séance et à ce titre a distribué la parole et Paul Barbazange qui a présenté un rapport assez court, une vingtaine de minutes, permettant ainsi les échanges.
La situation présente est caractérisée par une insuffisance des luttes face à une dégradation sans précédent de l’emploi, du pouvoir d’achat, des services publics… Avec toutefois, cela sera développé au cours du débat qui a suivi, des secteurs où la combativité est plus nette. C’est le cas à La Poste avec le succès de la votation, point d’appui précieux pour la défense d’autres services publics : transports, hôpital, Ecole…
Sans doute que l’absence de perspectives crédibles pour sortir d’une crise sociale difficilement supportable pour les salariés doit-elle être mise en cause dans ces carences.
Pour ce qui est du bilan de l’équipe qui a dirigé la région depuis bientôt six ans, c’est décevant. Sa principale activité a été de promouvoir la communication mais cela ne constitue pas un contrepouvoir à la politique européenne désastreuse relayée au plan national par ceux qui nous gouvernent. On a même assisté, et ce n’est pas vrai que pour le Languedoc Roussillon, à la mise en œuvre de directives européennes négatives avant même qu’elles ne soient rendues obligatoires !
Par essence le système dans lequel fonctionnent les régions porte en lui le risque de présidentialisme. Ici, avec le personnage qu’est Georges Frèche, on ne pouvait guère échapper à la chose. Et malheureusement les élus communistes sortants ont fait la preuve d’une incapacité à s’opposer à une telle dérive.
On peut ne prendre qu’un exemple, suffisamment éloquent : l’augmentation des impôts régionaux qui devait ne pas dépasser le prix de quelques paquets de cigarettes. En six ans elle est de l’ordre de 150 % !
A l’évidence il faut trouver des élus qui aient un autre profil que celui des sortants ! Il reste bien sûr à explorer toutes les pistes qui permettraient d’aborder les régionales de manière efficace et d’en finir avec l’absence de transparence, de lien entre les élus et les électeurs.
Le point a été fait sur l’état du parti et son fonctionnement. La liquidation de l’organisation en cellules, décidée au congrès de Martigues, a été réalisée et il n’est pas évident de reconstituer ces structures de base et de les faire vivre. Pourtant la question est incontournable, comme l’est celle de la rupture avec un système économique et social en fin de course.
Là aussi la question se pose d’une autre orientation que celle qui, de programme commun en gauche plurielle, a conduit à la quasi-disparition d’un parti révolutionnaire digne de ce nom ! Ici encore la liaison entre la base du parti et sa direction est à construire.
Un point a également été abordé au cours de la soirée, celui de la paix. On sait que la France a réintégré l’OTAN, ce qui doit faire se retourner De Gaulle dans sa tombe et ne correspond en rien aux souhaits des pacifistes et des Français attachés à l’indépendance de leur pays.
De même le maintien d’une force militaire française, voire l’envoi de renforts, en Afghanistan ne correspond sûrement pas à la conception qui est la nôtre des rapports entre les peuples et les nations.
L’attribution du prix Nobel de la Paix au président des Etats Unis a également été évoquée et cette donnée mériterait une étude approfondie. C’est que jusqu’ici les USA ne se sont pas montrés les champions de la culture de paix et de non-violence prônée par l’ONU : guerre du Vietnam, blocus de Cuba, occupation de l’Irak, de l’Afghanistan, complaisance à l’égard d’Israël dans sa politique colonialiste et silence complice lors de l’horrible attaque sur la bande de Gaza, menace de guerre avec l’Iran, soutien aux dictatures les plus sanglantes… La paix américaine c’est comme la paix romaine, tu te tais et tu subis ! Reste la personne de Barack Obama mais jusqu’ici il a surtout fait des déclarations de principe !
Publié le 02/10/2009 à 10:05 par cessenon
Ce sera le sujet du prochain repas à thème au Cercle Populaire Joseph Lazare qui reprend le cycle de ses activités du premier vendredi du mois.
Une série de contraintes, parmi lesquelles la mobilisation en faveur de la votation contre le projet de privatisation de La Poste, a conduit à reporter au vendredi 9 octobre le premier des repas à thèmes du cercle de l’année.
Quelques rappels :
Jean Jaurès est né le 3 septembre 1859 à Castres. Il est mort assassiné par Raoul Villain le 31 juillet 1914 à Paris, au Café du Croissant.
L’itinéraire politique de Jean Jaurès mérite l’attention des progressistes. S’il ne se prononce pas pour une rupture franche avec les structures sociales qui régissent la France de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle, en ce sens il n’est pas révolutionnaire, il s’engage toutefois dans une série de réformes qui ne sont pas sans intérêt : les lois scolaires de Jules Ferry et la séparation de l’Eglise et de l’Etat par exemple.
Evidemment ce que l’on a, à juste titre, retenu chez Jean Jaurès c’est son engagement résolu contre la guerre. Un engagement qui lui coûtera la vie !
Jean Jaurès a contribué à l’unification des différentes composantes se réclamant du socialisme pour créer la SFIO. Il a participé le 30 avril 1905 au meeting des arènes de Béziers qui suivait le congrès de l’unification qui avait eu lieu quelques jours plus tôt au Café du Globe.
Jean Jaurès, orateur et journaliste de talent fonde le quotidien L’Humanité en 1904.
Il est intéressant d’analyser ce qu’a apporté Jean Jaurès au mouvement ouvrier dans le contexte de l’époque et de prendre la mesure des limites de ce que serait son réformisme aujourd’hui dans la situation de crise du capitalisme.
Nous vous invitons donc au repas à thème de rentrée. Rendez-vous
Vendredi 9 octobre à 18 h 15
Au 2 de la rue Voltaire à Béziers
Comme c’est la tradition le repas proprement dit suivra exposé et débats. Au menu, poulet frites, pour le prix habituel de 10 €.
Publié le 07/09/2009 à 12:39 par cessenon

C’est sous un soleil toujours radieux et dans le cadre reposant de La Plantade que s’est ouvert, devant un public très fourni, le deuxième débat de la fête. A la tribune avaient pris place Aimé et Paul de la section de Béziers, Viviane pour celle du Sud Biterrois et Christian le secrétaire de la section de l’Ouest Biterrois.
Avant d’aborder le sujet, informations et appréciations ont été communiquées à propos de l’incroyable affaire de répression policière qui s’est déroulée les jours précédents dans le Saint Ponais. Qu’un système en fin de course soit capable de produire un détraqué qui se livre à des agissements imbéciles n’a pour conséquence que de mettre en examen des militants qui justement s’en prennent à ce système. On ne sait pas qui est le plus ridicule du détraqué ou de ceux qui ont commandité cette opération de justice et de police qui au demeurant en dit long sur la dérive totalitaire de ceux qui nous dirigent !
C’est Viviane qui est intervenue la première, dressant une liste, hélas non exhaustive, des atteintes au pouvoir d’achat des salariés qu’elle a relevées. Elle n’a pas oublié de saluer la mémoire de Maurice Verdier, l’ancien secrétaire fédéral qui s’est éteint l’été dernier.
Lui a succédé Christian qui, faisant l’inventaire des luttes sociales, des élections européennes, a souligné la nécessité de rompre avec des institutions qui ne permettent pas de sortir de la crise. Il a donc appelé à trouver d’autres voies que celles qui ont été suivie jusqu’ici et qui ont conduit systématiquement à l’échec.
En attendant Eric Jalade qui a mis du temps à trouver sa route pour nous rejoindre Paul a rappelé que la section de Béziers, par sa position originale et offensive, avait pu redonner confiance aux sympathisants du pcf et être attractif au point d’entraîner adhésion et ré-adhésions. Il a estimé que sans avoir le monopole de l’idéologie et de l’action révolutionnaires le parti communiste constituait un socle qui permettait le rassemblement de ceux qui voulaient en finir avec le capitalisme. Par quoi le remplacer, comment y parvenir, dans quelles conditions… ? Autant de questions qui évidemment n’ont pas encore toutes les réponses. Mais être révolutionnaire c’est accepter de sauter dans l’inconnu.
Aimé a rappelé la position de la section de Béziers à propos des prochaines élections régionales. On ne peut pas envisager de reconduire ce qui a échoué. Ici en Languedoc Roussillon, comme dans l’ensemble des vingt régions dirigées par le parti socialiste, il n’y a pas eu de contrepouvoir à la politique de régression sociale voulue au plan européen, tout au contraire l’impression qui domine c’est que cette politique a été devancée au niveau régional par les tenants du pouvoir local...
La parole a été ensuite donnée aux divers invités. Se sont exprimés Didier Ribo pour le NPA, Christophe Benoît pour le POI, Jacques Quédeville pour le parti de gauche, Charles Hoareau pour Rouge vif. Didier a mis l’accent sur l’unité réalisée à Béziers pour les municipales, Christophe a proposé d’assurer le succès de l’initiative d’une marche contre les licenciements. Charles a mis en exergue le fait que majoritairement les Français considèrent à présent le système capitaliste comme incapable de résoudre les problèmes de notre temps mais que les alternatives proposées jusqu’ici ne les ont pas convaincus.
Alain, un Audois militant de « Convergence communiste », a estimé que l’orientation qu’avait prise la direction nationale du pcf avait conduit à ce qu’il y a à présent sans doute plus de communistes à l’extérieur qu’à l’intérieur du parti.
Patricia Barbazange de l’Union Locale CGT a rendu compte des perspectives de suppression de trois cents emplois à la Cameron. Ce n’est pas qu’une question de solidarité, c’est toute l’économie biterroise qui va souffrir de cette saignée. Des dispositions ont été prises par la CGT qui a signalé la faiblesse et la division syndicales dans cette entreprise.
Eric Jalade qui nous a enfin rejoints a apporté son éclairage dans l’analyse du contexte présent. Il a rappelé ce que devait être le rôle des élus du parti communiste qui doivent êtres contrôlés par celui-ci. Il a fait état de situations disparates au niveau des régions. Il a développé assez longuement, et nous y avons été sensible, la nécessité pour le parti communiste de s’investir dans la lutte pour la paix et le désarmement nucléaire, le pcf devant revenir ce qui a fondé son existence, le parti de la paix. C’était précisément à l’ordre du jour du troisième débat de la fête.
Un vin d’honneur clôturait cette matinée et précédait la méga paella concoctée par Raoul.
Publié le 06/09/2009 à 10:33 par cessenon

Ce premier débat de la fête de La Plantade avait commencé avec moins d’une trentaine de personnes. Il a dû à l’apogée de la participation en compter plus d’une cinquantaine.
Un débat très ouvert qui a été l’occasion de digressions multiples qui se sont quelquefois éloignées du cadre initialement défini.
C’est Paul Barbazange qui a introduit le sujet en rappelant la réalité des problèmes actuels de l’écologie. Pour lui la question du réchauffement climatique, celle de la disparition des espèces, sont incontournables.
Lui a succédé Georges Apap qui a travers son implication dans une action d’arrachage symbolique de plants de maïs a mis en cause la responsabilité de la société américaine Monsanto et développé la réaction de la France qui non seulement ne protège pas ses citoyens mais attaque en justice ceux qui entendent défendre leur droit à la santé. Il a mis en exergue les opérations de désobéissance civile que nous connaissons dans le milieu enseignant.
L’intervention de Jacques Cros a été lapidaire. En substance il ne met en cause les découvertes scientifiques qu’il s’agisse de biologie ou de nucléaire mais l’utilisation qui en est faite par une société régie par la loi du profit et la course aux armements.
Jacques Fabre a émis des doutes sur la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique auquel nous sommes confrontés. Il a dénoncé la taxe carbone, ironisant sur les arguments avancés pour faire payer toujours plus le contribuable. Pourquoi pas une taxe sur les vaches qui dégagent du méthane ou les hommes qui rejettent du gaz carbonique tout simplement parce qu’ils respirent. Il a dénoncé le bétonnage qui ne touche pas que les côtes mais atteint à présent l’arrière-pays. Il a par ailleurs fait l’historique du parcours politique de diverses personnalités du mouvement écologique, se montrant très critique à l’égard des positions que nous leur avons connues.
Un intervenant a souligné qu’au centre des questions écologiques il fallait placer l’Homme, souvent astreint à des conditions de travail difficiles et plus généralement à des conditions de vie qui se dégradent.
Un militant du NPA a souhaité que soient ouvertes pour l’énergie d’autres voies que celles du nucléaire. A l’évidence il faudrait trouver un lieu d’échanges Sur ce point mais on peut déjà avancer : 1- que les risques du nucléaire civil sont sans commune mesure avec ceux du nucléaire militaire ; 2- que ce qui fait problème n’est pas tant dans l’exploitation d’une ressource énergétique d’un autre ordre de grandeur que celles connues jusqu’ici mais les conditions dans lesquelles elle se fait. Sous-traitance par des sociétés sans compétences particulières et sans exigence pour la santé des travailleurs et celles de l’environnement. Ceci étant, on peut déjà estimer que les besoins de l’humanité en énergie iront croissants et on ne peut opposer à une telle exigence des conceptions philosophiques qui se traduiraient par le renoncement aux technologies qui permettent de les satisfaire.
Restait une question en suspens : le capitalisme est-il en mesure d’apporter une solution aux problèmes d’écologie qui se posent aujourd’hui ? Réponse en différé mais force est de constater qu’on nous ressert chaque jour le même brouet sans rien résoudre sinon utiliser les interrogations légitimes pour aggraver encore la situation de ceux qui sont au bas de l’échelle sociale.
Deux heures de débat, c’était beaucoup, c’était peu en considération de la situation présente !
Publié le 29/08/2009 à 09:49 par cessenon

Elle s’est ouverte comme prévu vendredi 28 août à Malibert, sur la commune de Babeau Bouldoux, avec les premiers arrivants. Une soixantaine d’entre eux ont écouté un exposé d’Eric Jalade, le secrétaire de la fédération du Tarn du parti communiste, sur l’histoire du pcf et la façon dont elle a été décrite par les différents auteurs qui ont produit des documents sur le sujet.
Faisant un inventaire presque exhaustif de ces productions, le conférencier a montré que ces descriptions ne sont jamais neutres mais toujours imprégnées de l’idéologie de ceux qui les ont publiées.
Pour la plupart, certes avec des nuances, elles ne sont guère favorables au mouvement révolutionnaire quasiment accusé de tous les maux de la terre. Malheureusement on a assisté à une réaction insuffisante, quand ce n’est pas complaisante, de la direction du parti communiste, devant des critiques parfois justifiées mais toujours excessives voire non fondées.
Certains dirigeants, balayant tout l’aspect positif de nombreux acquis, n’ont pas craint de jeter l’enfant avec l’eau du bain. Plusieurs exemples ont illustré cette donnée lors du débat qui a suivi la pause repas.
Cette vision de l’histoire du parti communiste va de pair avec l’incapacité de ses responsables à porter un jugement qualifié sur des erreurs réelles lors de choix que les événements ont pourtant condamnés et qui sont hélas restés sans correction dans les pratiques actuelles.
Les travaux reprenaient samedi matin et doivent se poursuivre jusqu’à dimanche, le réseau « Faire vivre et renforcer le pcf » entendant profiter de l’opportunité qui se présente avec cette université d’été pour élaborer une plate-forme d’action plus affinée, en phase avec la situation de crise économique, sociale et politique à laquelle nous sommes confrontés.
Publié le 24/08/2009 à 17:12 par cessenon

Là c’était le 25 juin dernier, lors de la manifestation montpelliéraine
Contre l’implantation de l’Agrexco à Sète,
Clara brandit une pancarte explicite.
Par les temps qui courent chacun se raccroche à ce qui pourrait créer des emplois ou maintenir ceux qui existent. C’est ainsi que les ouvriers des chantiers navals de Saint Nazaire ont accueilli favorablement la mise en chantier d’un deuxième porte-avions.
Dans le même registre, à Sète, la perspective de créer 200 emplois avec la réalisation dans le port d’infrastructures permettant l’implantation de la société Agrexco a trouvé un écho auprès des dockers et de diverses personnalités politiques.
Tout se passe comme s’il n’y avait d’autre solution à l’emploi que la course à l’armement ou l’absence de toute considération morale sur les projets présentés.
L’Agrexco qu’est-ce donc ? Une société qui entend commercialiser les produits agricoles obtenus dans les colonies qu’Israël développe dans les territoires palestiniens, plus particulièrement dans la vallée du Jourdain, au détriment des autochtones.
Le président de région a présenté le projet et les sommes que le Languedoc Roussillon entend affecter à l’opération : 200 millions d’euros sur dix ans. On ne sait pas s’il a eu l’habileté « d’enfariner » les élus de sa majorité ou si ceux-ci n’ont pas demandé d’éclaircissement mais un vote est intervenu le 23 mars 2009 qui a recueilli l’unanimité des conseillers régionaux qui composent cette majorité !
Depuis les choses ont un peu évolué et, sous la pression de ceux qui dénoncent la politique colonialiste d’Israël, les positions des uns et des autres ont été quelque peu modifiées.
Pour l’heure Georges Frèche ne désarme pas et, suite à l’interpellation de l’Association France Palestine Solidarité sur ce projet, il répond d’une manière assez sèche « Je n'ai pas l'habitude de mêler la politique et l'économie (…) Vous mélangez tout. Je n'ai pas à vous répondre. » Ben voyons !
Clara Malhue, qui a animé avec conviction et dynamisme les manifestations, que nous avons connues à Béziers en décembre 2008 et janvier 2009 lors de l’agression israélienne sur la bande de Gaza nous a envoyé un message depuis Almahassar, un village palestinien où elle a passé une partie de ses vacances. Elle nous dit ce qui doit être : « Le droit international droit être appliqué, la colonisation doit s’arrêter et les blocs de colonies doivent être transférés en territoire israélien, qui s’arrête aux frontières de 1967. »
Cela nous paraît à la fois juste et simple et nous dénonçons avec vigueur l’entêtement de ceux qui ont la nostalgie de l’ère coloniale et qui s’inscrivent dans la logique de la loi du plus fort.
Publié le 11/07/2009 à 09:41 par cessenon

Cela pouvait paraître une gageure, convoquer une assemblée de section un 10 juillet ! Finalement vingt cinq camarades ont participé à la soirée.
Un rapport introductif d’Aimé Couquet a permis d’engager le débat.
Un regard a été à nouveau porté sur la situation politique après les élections européennes, dans le contexte aggravé de crise économique et sociale que nous connaissons.
Les élections régionales qui se profilent à l’horizon de 2010 ont naturellement retenu l’attention des militants. Le succès de la gauche en 2004 n’a pas permis de créer dans les régions et les départements les contre-pouvoirs qui auraient été nécessaires pour s’opposer aux conséquences calamiteuses d’une construction européenne au service du capital.
Plutôt que de combattre cette politique les socialistes qui sont à la tête de 20 régions sur 22 et qui dirigent une majorité de conseils généraux ont plutôt devancé l’application des directives européennes.
Ce qui est en cause n’est certainement pas la personnalité de tel ou tel président de région. Même si les dérives verbales d’un Georges Frèche en ont, à juste titre, choqué plus d’un, c’est bien au-delà de ces rodomontades qu’il faut situer la nature du problème. C’est l’incapacité à comprendre ce qui conduit aux difficultés de tout un chacun qu’il faut situer la racine du mal. Une idéologie qui ne s’en prend pas à la logique du système est condamnée à l’échec.
Echec quant au bilan, échec aussi au plan électoral, il est impératif de sortir de l’impasse où nous a amenés la collaboration sans réserve avec la social-démocratie, impératif de retrouver notre identité révolutionnaire, notre indépendance de jugement et d’action.
C’est pourquoi un consensus s’est dégagé au cours de l’assemblée pour que le parti communiste prenne en charge une liste de rassemblement de ceux qui ne se satisfont pas d’une politique d’accompagnement dont l’inefficacité est patente. Paul Barbazange a fait remarquer que nous ne partons pas de rien, déjà en 2004 une orientation autre que celle qui a été appliquée, s’était exprimée avec force. L’évolution des consciences à la lumière de l’expérience doit permettre de l’emporter en 2010.
La discussion a pris en compte quelques aspects de l’actualité du moment. L’action menée le 5 juillet contre les nostalgiques de l’Algérie française avec l’absence remarquée du pourfendeur patenté de la stèle à la gloire de l’OAS a été commentée. Les problèmes de la défense de La Poste, de la ligne du centre, ont été l’occasion d’échanges. Un jugement critique a été porté sur l’implantation à Sète de l’entreprise israélienne Agrexco, facteur de régression pour notre agriculture et source d’indignation quand on considère les crimes qu’Israël a commis lors de l’offensive sur la bande de Gaza.
S’inscrire dans la crise c’est accepter le pire, à l’image des ouvriers des chantiers navals de Saint Nazaire qui, eu égard à la question de l’emploi, disent leur satisfaction de la mise en chantier d’un deuxième porte-avions.
A noter aussi que l’état de récession dans lequel l’économie est engagée voit se multiplier les « plans «sociaux » c'est-à-dire en fait les licenciements et l’extension du chômage. On l’a relevé par exemple à la Cameron.
On ne peut pas supporter indéfiniment le poids de l’aide aux plus démunis, il faut apporter une autre réponse que celle de la charité publique, il faut créer des emplois pour tous par la relance de l’économie et pour cela en finir avec le sacro-saint principe de la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref.
La fête de La Plantade les 5 et 6 septembre sera l’occasion de confronter nos analyses avec d’autres camarades de la région et de les affiner.
Publié le 03/05/2009 à 12:00 par cessenon

Samedi 2 mai avaient lieu au Pech Bleu les obsèques de Maurice Verdier, l’ancien secrétaire de la fédération de l’Hérault du parti communiste.
Devant ses amis, ses camarades, réunis pour la circonstance, Aimé Couquet a rappelé ce qu’avait été l’engagement du militant communiste.
Qu’il me soit permis d’évoquer quelques souvenirs que j’ai de lui.
Le plus ancien remonte à janvier 1959. J’étais alors élève-maître à l’école normale d’instituteurs de Montpellier et à ce titre j’effectuais un stage chez un maître d’application à Béziers, à l’école Mairan plus précisément. Quand j’allais reprendre la classe à 14 h lui sortait de la Rue de la République et se dirigeait vers l’agence du journal La Marseillaise dont il était le responsable.
A cette date je ne le connaissais pas vraiment.
Je pense qu’un contact plus organique avait eu lieu en 1962 lors d’une conférence fédérale qui se tenait à la Maison du Peuple de Béziers. Je venais de terminer mon service militaire en Algérie où l’indépendance du pays avait permis d’en finir avec presque huit ans d’une guerre absurde et atroce. En France l’OAS multipliait ses crimes. Je crois bien que c’est Maurice qui avait accueilli les congressistes en évoquant la tradition de tolérance des Biterrois qui en 1209 n’avaient pas voulu livrer leurs concitoyens cathares aux Croisés de Simon de Montfort et à Arnaud Amaury le légat du pape.
Maurice était un intellectuel de haut niveau, il avait d’ailleurs des mains d’intellectuel ! C’était un homme intègre aussi. Il était d’une époque différente de celle que nous avons connue par la suite. Je ne dis pas qu’il était parfait et qu’il ne commettait pas d’erreur mais au moins il ne subordonnait pas la ligne politique qui était la sienne à un plan de carrière ou à une ambition personnelle.
Bien sûr, par souci d’indépendance nationale il avait, après 1977, défendu la position de la direction nationale du parti communiste sur la nécessité de développer la dissuasion nucléaire française. L’erreur est humaine, c’est persévérer qui est diabolique !
Maurice s’était aussi prononcé pour des listes communes avec le parti socialiste lors des élections régionales de 1998. Nous n’avions pas encore pris la mesure de l’ampleur de la crise, de sa nature et de l’obligation de rupture avec un système économique et social en fin de course.
Mais très rapidement, et notamment après les tentatives de liquidation, camouflée sous le vocable de mutation, de la dimension révolutionnaire du parti communiste et une stratégie strictement électoraliste qui étaient prônées en haut lieu, il a résolument pris sa place pour « Faire vivre et renforcer le parti communiste » ce qu’a fort justement rappelé Aimé Couquet dans son allocution.
Avec Maurice a disparu un dirigeant communiste dont la relève était à coup sûr difficile. C’est que, suite à des sabotages successifs, la matrice qui l’avait produit est en panne. Qu’on prenne patience, elle est en voie de réhabilitation.
Publié le 22/04/2009 à 12:00 par cessenon

Montpellier-Journal a produit une étude sur le différend qui a opposé Jean-Claude Gayssot à Georges Frêche au moment de l’affaire des blacks de l’équipe de France.
Cette étude est accessible en cliquant sur le lien
http://www.montpellier-journal.fr/2009/03/la-veritable-histoire-du-revirement-de-jean-claude-gayssot.html
Il n’y a pas de révélation mais une confirmation, étayée d’une chronologie précise, de ce qu’a été cette pantalonnade.
Rappelons d’abord que lorsque le président de région a traité les harkis de sous-hommes il n’y avait pas eu de condamnation de la part du « chef de file » (quasiment autoproclamé) des communistes. Il y a même eu une gymnastique linguistique, d’une « Kolossal finesse », expliquant que « sous-homme » n’était pas une expression raciste mais sexiste !
C’était nettement moins grave bien sûr.
Evidemment la question du choix qu’avaient fait les harkis de se mettre au service de l’armée d’occupation et de trahir la cause de la libération du peuple algérien n’a jamais été débattue.
Pas davantage non plus la façon dont la France a remercié ceux qu’elle avait entraînés dans une impasse, comme quoi on ne gagne rien à perdre sa dignité en se mettant du côté de l’injustice, en l’occurrence ici le colonialisme.
Non, ce qui agitait Georges Frèche c’était de quel côté allaient se ranger les harkis. Du côté de la droite ou du sien. Et c’est vrai qu’il pouvait légitimement revendiquer l’héritage car de Guy Mollet à François Mitterrand, son parti avait en son temps défendu la thèse que l’Algérie c’était la France et avait approuvé l’envoi des soldats du contingent sur le terrain pour y défendre… la civilisation, la laïcité, les Droits de l’Homme et… la fraternité universelle !
Les propos sur les blacks de l’équipe de France étaient à l’évidence moins marqués du sceau du racisme. Au fond le président de région reprochait aux blancs d’avoir un profil de losers alors que celui des noirs était au contraire un profil de gagneurs. Si racisme il y avait dans l’invective, les victimes n’étaient donc pas les hommes de couleur !
Pourtant là Gayssot jaillit comme un diable de sa boîte et menace (enfin la menace n’est que verbale !) de démissionner. En fait il ne fera que suspendre sa participation à l’exécutif, une suspension qui comme les roses, n’aura vécu que l’espace d’un matin ou guère plus.
Avant de donner des détails sur les tractations, les déplacements en voitures, les réconciliations et… les avantages de l’opération, Montpellier-Journal évoque un conflit dont nous n’avons pas pleinement saisi la nature sinon qu’une déclaration de Frèche aurait touché la susceptibilité de l’ancien ministre des transports.
Le président de région a-t-il tout d’un coup pris conscience de la vacuité de son vice-président ? A-t-il réalisé qu’il ne s’appuyait sur aucun substrat militant, sur aucune compétence particulière ? L’étude ne le dit pas.
La fin de l’histoire c’est que les crédits alloués aux groupes qui composent la majorité ont été augmentés, qu’un chauffeur a été affecté au vice-président trop susceptible et qu’une délégation pour la lutte contre le racisme a été attribuée à Jean-Paul Boré.
Cette délégation, dotée d’un budget annuel de 200 000 euros, est restée jusqu’ici très discrète mais comme le suggère un dessin humoristique de Montpellier-Journal c’est sans doute, ainsi que cela est mis dans la bouche de Frèche, « parce qu’il n’y a pas de racisme voilà tout ».
Pour Copie (presque) Conforme, J.C.