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et voilà pourquoi on ne peut plus faire de grillades sur les sarments !......
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Par geneviève, le 24.11.2009
very interesting story!...
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Par Anonyme, le 24.11.2009
je t'imagine buvant les paroles de andré calas... (sourire)
p.s . : pour aller voir la borne, attends moi !
...
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Par Kate, le 23.11.2009
bonjour,il n'y a pas d'usine "les trois toques" pas plus qu'il n'y a d'adresse à contacter pour toutes ces men...
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Par jean pierre de cer, le 22.11.2009
très jolie photo.
on aimerai bien s'allonger parmi les pâquerettes, regarder le ciel et rêver...
a bientôt....
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Par Kate, le 20.11.2009
on en apprend des choses...je me demandais quel gout pouvait avoir le vin de namibie..??? merci pour les belle...
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Par tumaraa, le 19.11.2009
exact… cette différence de couleur est flagrante. j’ai pu en apercevoir une belle parcelle début novembre ent...
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Par Kate, le 18.11.2009
bien dit jacques...je suis heureuse de ne plus faire partie du monde du travail...a bientothttp:// tumaraa.cen...
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Par tumaraa, le 17.11.2009
qu'elle est l'attitude prise par les syndicats, la cgt, la sécurité sociale? michel était en arrêt maladie. ...
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Par lafleur, le 17.11.2009
bien plus parlant ce monument tu as raison...pas morts pour la patrie...mon grand pere qui ne disais jamais ri...
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Par tumaraa, le 14.11.2009
l«histoire de andré ressemble fort à celle de mon père, libéré lui aussi par les russes. ces jeunes gens n'ont...
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Par Christine+Cognet, le 13.11.2009
il est toujours étonnant de lire des textes comme celui de jean herce qui relève plus du fantasme que de la ré...
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Par Daniel, le 13.11.2009
combien d'entre eux comme mon père n'ont même pas eu connaissance de cette reconnaissance tardive. emmené par ...
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Par Christine Cognet, le 13.11.2009
j'ai acheté la plaque à induction il y a 9 mois elle vient de nous quitter je ne trouve pas le site de l'usine...
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Par Anonyme, le 12.11.2009
sur mon blog cadeaux amis...!!!http ://tumaraa.cen terblog.net...
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Par tumaraa, le 12.11.2009
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Publié le 12/02/2009 à 12:00 par cessenon

Le film de Depardon, lauréat du prix Louis-Delluc en 2008, a été projeté au Palace cette semaine. Il paraissait improbable que mon épouse ne me propose pas d’aller le voir. C’est que pour l’essentiel il a été tourné dans son pays, Le Pont-de-Montvert, et que nous connaissons plusieurs des protagonistes que l’on peut voir à l’écran.
C’est en particulier le cas des Privat du Villaret, deux frères célibataires, Marcel, l’aîné, et Raymond le plus jeune, leur nièce Monique, leur neveu Alain, marié sur le tard avec Cécile.
Mais d’autres fermes, sont également visitées par la caméra. Dans chaque cas l’approche par la route donne l’occasion de vues saisissantes.
Au Villaret c’est à partir du Fromental, une butte calcaire, que se fait la descente sur le hameau. Ici les rôles sont assez bien répartis : Marcel s’occupe des moutons, Raymond des vaches. Monique vaque aux affaires domestiques, Alain conduit le tracteur…
« La vie moderne » est le troisième volet d’un triptyque, le premier volet avait pour titre « Profils paysans » et pour sous-titre « L’approche », le second « Profil paysan, le quotidien ».
On retrouve les personnages déjà interviewés dans les deux premiers épisodes, à l’exception de Marcelle Brès de L’Hermet et de Louis Brès de Grizac, disparus depuis.
Il y a Paul Argaud, qui vit seul dans sa ferme de Haute Loire, Germaine et Marcel Chalaye un couple en fin de carrière en Ardèche, Jean-François Pantel jeune agriculteur installé à L’Hermet avec Nathalie Deleuze sa compagne et leurs deux enfants, cet autre couple dont la femme Amandine Valla voudrait élever des chèvres (heureusement que son mari travaille à l’équipement !), Daniel Jean Roy, peu satisfait d’avoir pris la relève à la ferme de ses parents et qui préfère s’employer ailleurs.
Le film reste centré sur Le Villaret et les Privat où Depardon a eu l’occasion d’effectuer de nombreux séjours lors de ses vacances. Ici il n’y a pas de difficulté économique majeure, c’est une bonne ferme. Mais comme le répète Raymond « il ne faut pas aimer son métier, il faut être passionné ».
Non, la difficulté au Villaret vient des relations entre les oncles et la nouvelle nièce qui a débarqué dans la vie d’Alain et s’est mariée avec lui. Si Raymond est plus mesuré, Marcel ne cache guère son hostilité.
Nous aurons droit à de très beaux portraits en gros plan de Raymond et de Marcel Privat. On verra sur le visage de ce dernier son déclin inéluctable, il est décédé au printemps 2008.
Très belles vues aussi, vers l’ouest, sur los piegs ponchuts (les collines pointues) deux mamelons jumeaux caractéristiques dans le paysage,.
Oui, ici on parle occitan, ou du moins une variante qui tient plus de l’auvergnat que du languedocien central. Mais tout le monde comprend le français (et le pratique quand il y a des « étrangers ») sauf nous est-il dit le chien de berger de Marcel.
On assiste à divers travaux agricoles : la fenaison, la rentrée du troupeau… La caméra s’attarde sur une vache atteinte de mammite. Elle en mourra mais ce n’est pas déclare Raymond la perte matérielle qui l’affecte le plus.
L’interview n’est pas toujours productive, c’est le cas avec Daniel ou Camille à qui Depardon repose inlassablement les mêmes questions sans obtenir de réponse élaborée.
Claudine Nougaret est le preneur de son et a choisi une musique de Gabriel Fauré pour accompagner les images.
Publié le 10/02/2009 à 12:00 par cessenon

Le chômage ? L’abri bus !
La précarité ? L’abri bus !
La baisse du pouvoir d’achat ? L’abri bus !
La diminution des retraites ? L’abri bus !
La disparition des services publics ? L’abri bus !
La réduction des moyens pour la santé ? L’abri bus !
La dégradation de l’environnement ? L’abri bus !
Les menaces pour la paix ? L’abri bus !
….
A l’instar de Toinette dans Le Malade imaginaire on pourrait répéter à chaque symptôme de la crise de notre société non pas « Du poumon ! » mais bien « L’abri bus ! » Voilà enfin cernée la cause de tous nos maux.
Aussi le week-end dernier des justiciers se sont livrés à un acte révolutionnaire : ils ont massacré l’abri bus qui se trouve sur l’avenue Auguste Albertini, devant l’Iranget et à côté de la clôture de la cité du parc.
Vous me direz la main vengeresse ne s’est certainement pas limitée à cet abri bus là, certes pas moins, mais quand même pas plus, coupable que d’autres. Les abris bus de La Devèze sont eux aussi dans le collimateur de ceux qui entendent en finir avec la tyrannie des abris bus.
Bien sûr les usagers des bus de ville vont pâtir de cette situation, les contribuables aussi, mais que voulez-vous « on ne fait pas d’omelette sans casser… des abris bus » !
C’est donc à une vaste opération salutaire que se sont engagés certains, qui pour des raisons évidentes de sécurité restent anonymes, en extirpant les racines profondes du mal être dont nous souffrons.
Les limites historiques du capitalisme ? Les effets de la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref ? Mais de quoi vous nous parlez là ? Le diagnostic est clair : ce sont les abris bus qui sont responsables de la crise financière, économique et de ses conséquences sociales via la récession !
Tant qu’il restera dans notre ville un abri bus en état nous ne verrons pas le bout du tunnel !
Publié le 09/02/2009 à 12:00 par cessenon

La chroniqueuse titulaire de L'HERAULT du Jour étant absente (elle est pésentement au Laos soit sur le dos d'un éléphant soit dans une pirogue qui descend le Mélong) c'est ma cadette qui a pris en charge la rédaction de la critique du dernier spectacle au théâtre municipal de Béziers. Je la mets en ligne.
Photo : Claude et Alexandre BRASSEUR entourant le metteur en scène Bernard MURAT.
Mardi 3 février, le théâtre municipal était archi comble pour assister à la représentation de la pièce de Sacha GUITRY Mon père avait raison, avec Claude et Alexandre BRASSEUR.
Adolphe (Alexandre BRASSEUR), 30 ans, reçoit la visite de son père Charles (Claude BRASSEUR), veuf élégant et primesautier bien qu’un peu sourd, qui raconte à qui veut l’entendre qu’il a 77 ans au lieu de 72 dans le but de faire croire qu’il a connu Louis XVIII. Charles fait part à son fils, marié jeune et dont le couple est en crise, de ses théories sur le mariage : une institution funeste selon lui, dont il convient de s’évader aussi souvent que possible auprès de femmes de plus en plus jeunes. Pour lui, « les femmes sont faites pour être mariées et les hommes pour être célibataires. De là vient tout le mal. »
Vingt ans plus tard, Adolphe (maintenant Claude BRASSEUR), qui a élevé seul son fils Maurice (Alexandre BRASSEUR) depuis le départ soudain de sa femme, décide un jour de suivre l’exemple de son père et de mener une allègre vie de célibataire. Ses domestiques, alertés par une éventuelle « folie », consultent un médecin qui diagnostique une simple « crise de futilité ». Mais Adolphe va devoir s’occuper du bonheur de Maurice qui, perturbé par l’absence de sa mère depuis ses 10 ans et par les mises en garde anti-mariage de son père, fuit sa petite amie…
Evoluant dans un décor soigné, les BRASSEUR père et fils interprètent plaisamment les dialogues ciselés de Sacha GUITRY, riches en bons mots mais aussi en clichés. Les considérations sur les femmes et le mariage, très datées et même ressassées, relèvent plus de la misogynie facile que d’une critique pourtant nécessaire d’une institution que Charles, le grand-père, utilise à son profit plutôt que de la contester réellement. A cet égard, la femme d’Adolphe est présentée de manière si caricaturale dans son inconscience et son égoïsme qu’on ne peut que soupçonner un règlement de compte de Sacha GUITRY à l’encontre de sa propre mère. Plus profondes sont les réflexions d’Adolphe dans la deuxième partie du spectacle sur l’éducation, la nécessité du mensonge et la proximité de la mort.
Au final, un spectacle classique, très agréable quand les personnages se laissent aller à leur fantaisie, un peu longuet sur la durée. L’interprétation, convaincante, a été ovationnée : un Claude BRASSEUR très à son aise, un Alexandre BRASSEUR un peu raide au début, une Chloé LAMBERT parfaite dans le rôle de la simple, fraîche et intelligente petite amie de Maurice.
Au fond, le bavard Sacha GUITRY pourrait se voir appliquer l’une des formules de sa pièce : « Il y a des gens qui parlent, qui parlent – jusqu’à ce qu’ils aient quelque chose à dire. »
Publié le 16/01/2009 à 12:00 par cessenon

Daniel Mesguich dans le rôle de Descartes
Spectacle très intellectuel que celui auquel a assisté ce jeudi 15 janvier au théâtre de Béziers un public fourni. Il est construit autour d’un fait historique : la rencontre discrète de Descartes et de Pascal, respectivement âgés de 51 et 24 ans, à Paris le 24 septembre 1647.
Que se sont-ils dit ? Jean-Claude Brisville l’imagine dans une pièce qui pendant une heure de temps, met en scène Daniel Mesguich et William Mesguich, le père et le fils.
Descartes reçoit : le décor, les tenues, le langage sont d’époque. L’évocation des travaux scientifiques, ceux de Pascal sur le vide notamment, ou sur sa machine à calculer, seront brièvement évoqués. A vrai dire c’est à un échange philosophique que l’on assiste.
Pascal est torturé, Descartes est serein. Le premier est Janséniste et n’a pas le meilleur rôle. Il est à la limite de l’intolérance avec ceux qui seraient ce qu’on pourrait appeler aujourd’hui des déviationnistes. Descartes est pragmatique et n’attend pas des théologiens qu’ils règlent les problèmes du quotidien. Il avoue manquer de courage ce qui l’a conduit, face à la puissance de l’Eglise manifestée lors du procès de Galilée, à suspendre la publication d’un ouvrage qui défendait la même vision héliocentrique du monde.
Pascal est en proie à une crise de mysticisme devant l’infinité et l’éternité de l’univers. Descartes rêve quasiment de mettre en équation la mécanique créée par Dieu.
Le premier ne prend pas soin de son corps, le second dort correctement et même resterait volontiers couché après un sommeil de dix heures !
C’est vers lui que va notre sympathie mais peut-être parce que nous-mêmes sommes rationnels, matérialistes, pas du tout branchés mysticisme religieux. Il applique à sa vision du monde la même rigueur que dans sa démarche scientifique. Chez Pascal il y a dichotomie et de plus on ne nous montre pas ici toute la qualité du chercheur capable de démontrer et de rendre compte, expérience à l’appui, des effets de la pression atmosphérique !
Les deux hommes se séparent, Pascal n’a pas obtenu que Descartes signe avec lui un texte demandant la grâce pour un janséniste en danger d’arrestation et n’a pas emporté les documents qui lui auraient permis d’achever les travaux de son aîné.
Très bien joué, il fallait être très attentif, et pas du tout dur d’oreille, pour ne rien perdre de ce qui se disait !
La création avait été faite en Avignon en juillet 2007. Une production du Théâtre Miroir et Métaphore, en coréalisation avec le Théâtre du Chêne noir.
Publié le 07/12/2008 à 12:00 par cessenon

Crédit photos Pierre Palaysi
Ce samedi 6 décembre, à l’occasion de la commémoration de la déclaration des Droits de l’Homme, la chorale Les Bramaïres accueillait à la Maison de la Vie Associative de Béziers le « Groupe vocal Chœur d’Orb » de Bédarieux et la « Chorale du Chiffon Rouge » de Narbonne.
Pour la circonstance la grande salle de la MVA était garnie.
Le répertoire, la direction, la présentation étaient sensiblement différents même si tous pouvaient se réclamer d’un engagement pour le pacifisme.
C’est le Chiffon Rouge qui a ouvert le spectacle. Les chants étaient systématiquement présentés avant d’être interprétés, un accordéon accompagnant et annonçant les choristes. Martine Vidal dirige de manière très présente une chorale que nous avions eu l’occasion d’apprécier à Maraussan lors d’une évocation de 1907.
L’Affiche Rouge, Craonne, un texte du MLF sur l’air du Chant des Marais… ont précédé l’Internationale qui a clôturé, le poing levé par de nombreux spectateurs, cette première partie.
Lui a succédé le groupe vocal Chœur d’Orb dirigé avec souplesse par François Nougaret qui présentait avec un certain détachement les chants choisis. Par-dessus tout nous avons aimé l’interprétation du Bella Ciao et avons été surpris par « Les cerises de Monsieur Clément ».
Les Bramaïres ? Si nous connaissions la plupart des choristes et René Pignatelli son chef de chœur, nous n’avions pas encore entendu leur nouveau répertoire, Un répertoire éclectique, avec un emprunt à Brassens (Le temps ne fait rien à l’affaire). Ah de ce côté on n’avait pas choisi la voie de la facilité !
Chœur d’Orb et Bramaïres se sont retrouvés ensemble sur la scène pour Lily puis encore du Brassens avec La mauvaise réputation. René Pignatelli et François Nougaret se chargeant chacun de la direction d’un des morceaux.
Au final nous avons revu la chorale de Narbonne chantant, avec d’autres, et dans une ambiance des plus heureuses, « Le chiffon rouge ».
Un buffet achevait cette soirée particulièrement réussie.
Publié le 29/11/2008 à 12:00 par cessenon

Et voici la critique "officielle" produite pour L'HERAULT du Jour par mon ex consoeur (oui je suis à présent interdit de publication dans le quotidien) Jacquelne Maurel.
Océane était-elle réellement moche ? Pourquoi Kelly était-elle la dernière en classe ? Timothée est-il une fille manquée ? Aïna, Lucas, ne sont-ils que la représentation donnée par la compagnie théâtrale La Traversière et l’excellent comédien multi-rôles Julien Daillère ?
La mise en scène minimaliste, quelques accessoires, laissaient tout l’espace à l’acteur monologuant les affres de l’enfance.
En off, quelques douces notes de piano, les rares interventions de papa et la voix peu amène de maman, harcelante, récriminante, péremptoire, faussement compatissante. Ah, les mères, causes de tous les maux, selon les psys !
Le texte, juste, précis, parfois amusant mais plus souvent cruel, évoque, sans l’adoucir ni l’enjoliver le quotidien difficile vécu par les jeunes.
Aïna, fillette noire adoptée, parle du racisme. Kelly, au corps sans grâce, endure les cours de danse classique « c’est maman qui veut. » Lucas, jaloux, fracasse la poupée de sa sœur faute de s’en prendre physiquement à elle.
Ils ont peur de l’avenir en regardant autour d’eux : être laide comme les vieux, aveugle comme mamie mais ils ont aussi des rêves : partir en Afrique, devenir Superman, faire un beau mariage.
La dernière séquence achève le désolant constat : le papa de Kévin, chômeur, se dispute sans cesse avec maman fatiguée par sa double journée de travail, professionnelle et ménagère.
Dans la salle, le silence : pas de toussotement, de raclement de pied, d’agitation. Public de tous âges, nous restions figés par la violence de la situation et des paroles.
C’est alors que se pose la question : quels sont la nature, le sens, le but du « théâtre jeune public à partir de 9 ans ? » (intitulé du spectacle). Mis à part les gauches ébats de Kelly, petit rat malhabile, rien ne déclencha ou presque, les rires qui, généralement ponctuent ce genre de spectacle.
Le théâtre doit-il cloner la vilaine banalité et la télé ? Un peu de magie, de rêve, de poésie, des ballons qui volent, des clowns qui grimacent, de joyeuses ritournelles nous rendent notre enfance, nous font oublier le mal-vivre.
Bateleurs de talent, ressuscitez nos illusions et faites que le sourire efface nos larmes quand nous entrons dans le théâtre.
Publié le 28/11/2008 à 12:00 par cessenon

L’affiche du spectacle
C’est ce qu’annoncent « Les contes de la petite fille moche » présenté au théâtre municipal de Béziers mardi 25 novembre. S’agit-il vraiment d’un spectacle pour enfants, rien n’est moins sûr !
Nous dirons plutôt que les enfants sont le sujet de la pièce.
La petite fille moche c’est Océane. Elle est moche mais « heureusement elle est grosse, ceci excusant cela » ! Océane est la première à entrer en scène. Le personnage est joué par Julien Daillière qui jouera en fait tous les camarades d’école d’Océane cités par celle-ci.
Il y a Aina, la petite fille noire adoptée, Géraldine bonne élève mais dont les lunettes encombrantes sont un handicap pour son physique, Géraldine qui, jolie, est aussi la dernière de la classe.
Parmi les garçons on compte Lucas, plutôt turbulent, Timothée, un peu efféminé et Kévin confronté au chômage de son père.
Le langage, comme l’univers dans lequel on est plongé, est celui des enfants, pas toujours accessible aux adultes que sont les parents. C’est qu’ils ont leurs repères, leur logique, leur façon d’être et de dire. Ils ont leur jugement sur l’état des lieux, leur vécu, les attentes de leurs mères…
Tout au long de la représentation viennent sur le tapis quelques questions d’actualité : le racisme et l’adoption, la réussite et l’échec scolaires, la violence et le manque de virilité, les rapports aux parents, à la mère d’abord, au père aussi, surtout quand il a perdu son travail.
C’est en fait cette dernière scène qui nous a paru la plus prégnante. Elle est hélas très en lien avec le réel !
Julien Daillière est crédible dans les différents rôles qu’il tient et a priori on ne devine pas que c’est un garçon qui joue celui d’Océane !
Rémy Cortési, psychologue pour enfants et adolescents de son état, a participé à la mise en scène. Autant dire que les monologues sont étudiés !
C’est dans un décor de toboggan, de peluches, avec ici et là quelques accessoires, qu’évolue Julien Daillière, curieusement grimé avec son carré noir sur la bouche !
La représentation dure une heure environ. Elle est originale, curieuse, vraiment !
Publié le 27/10/2008 à 12:00 par cessenon

Il me paraît intéressant de mettre en ligne la critique du spectacle de Jérôme Savary "Une trompinette au paradis" que Jacqueline Maurel a rédigée pour L'HERAULT du Jour, le quotidien auquel elle collabore.
« Une trompinette au paradis »
Savary égal à lui-même
Jérôme Savary se tourne vers son passé et évoque dans son dernier spectacle, « Une trompinette au paradis », son ami Boris Vian.
C’était il y a 50 ans, une époque un peu folle au lendemain d’un conflit abominable. Dans les caves de Saint-Germain-des Prés on jouait des musiques effrénées, on découvrait des artistes et des talents nouveaux. Boris Vian, « touche à tout » éclectique, fascinait les jeunes en quête d’originalité. Epaulé par une excellente équipe, Savary se sert de Vian pour sa propre gloire autant qu’il le sert.
La sagesse et le presque classicisme de cette biographie musicale étonnent.
Pas d’esbroufe, pas de provocation – ou si peu – juste un zeste de gaudriole pour pimenter une succession de saynètes mettant en scène les chansons de Vian.
De la belle ouvrage, du travail de professionnel, présentable en tous lieux, à tout public.
Boris Vian composait aussi bien du loufoque que du grave, passant avec aisance du délirant « Fais-moi mal » au poignant « Déserteur. » Cette œuvre, longtemps interdite, a été reprise par de nombreux chanteurs. Savary l’a rigidifiée par une mise en valeur artificielle et la diction saccadée de l’interprète.
Savary, malgré sa relative mesure, a dérapé en faisant de Che Guevara, Simone de Beauvoir, Sartre, des personnages grotesques.
Le Che n’est pas responsable de sa marchandisation, Simone de Beauvoir n’était pas une pimbêche « cul serré », Sartre un ivrogne grossier. Ils étaient autre chose que cette représentation caricaturale. Quand cela était ils sont morts et ne peuvent se défendre. Cette dérision était inutile, mesquine, méchante et gratuite. Savary a-t-il un contentieux à régler avec eux ?
Savary se demandait ce que serait Vian de nos jours. Question sans réponse.
Savary lui, traverse les années sans changer. Tel qu’il était à ses débuts, il est aujourd’hui, il sera dans 50 ans. Même chapeau, même écharpe, même inspiration, mêmes astuces scéniques. Admirateurs et détracteurs seront à ses rendez-vous.
Le temps s’écoule, les frontières changent, les économies s’effondrent, les travailleurs partent en retraite, Savary campe en scène « Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là ! »
Publié le 24/10/2008 à 12:00 par cessenon

C’est le titre, le sous-titre plutôt du spectacle que Jérôme Savary a présenté jeudi 23 octobre au théâtre municipal de Béziers. Le titre ? BISON RAVI, non pardon BORIS VIAN, oui l’adieu des acteurs se termine en bon ordre, j’entends par là l’ordre des lettres qu’ils portent en plastron, l’anagramme ayant cédé la place à l’original.
Boris Vian on connaît, mais le mérite de Jérôme Savary c’est d’avoir pour l’occasion popularisé ce poète, mort le 23 juin 1959 à l’âge de 39 ans, en visionnant le film « J’irai cracher sur vos tombes. » Il est resté jeune Boris Vian ainsi que l'atteste son portrait projeté à l'arrière de la scène. C'est comme Le Che dont on voit ce qu’il serait physiquement devenu s’il n’avait pas été tué. Il aurait par ailleurs fait commerce de tee-shirts !
Jérôme Savary ? Egal à lui-même, au centre du spectacle qu’il présente, anime, intervenant ici et là. Il a l’esprit de famille Savary, il ne manque pas de mettre en lumière sa fille Nina, certes jeune et belle et qui a aussi une jolie voix…
Dans le programme, distribué à l’entrée, on peut lire sa conclusion : « Tout ça bien sûr au service exclusif du Grand Boris. » Je dirais plutôt que Savary se sert de Boris Vian plus qu’il ne le sert. Mais comme j’aime beaucoup Boris Vian j’ai à peu près supporté les excentricités habituelles auxquelles nous a accoutumés le patron de « La Boîte à Rêves. »
C’est avec plaisir que j’ai retrouvé beaucoup des airs retenus par Jérôme Savary pour évoquer Boris Vian : La Java des bombes atomiques, La Complainte du progrès, On n'est pas là pour se faire engueuler... J’en ai découvert d’autres.
Plusieurs sont joués autant que chantés avec quelquefois une mise en scène élaborée : Le Petit Commerce, Les Joyeux Bouchers, Le Blues du dentiste, Fais-moi mal Johnny, J'suis snob…
Bien que plusieurs fois cité par le présentateur, j’ai cru un moment que nous n’aurions pas droit « au chef d’œuvre interplanétaire » que constitue Le Déserteur. Si, si, nous l’avons eu, joliment introduit d’ailleurs !
Soyons francs, bien qu’il s’en défende, Savary nous offre une véritable biographie de Boris Vian. Il rappelle son engagement antimilitariste « L’uniforme est un avant-projet de cercueil. »
Question uniforme lui par contre a toujours la même tenue, caractérisée par son écharpe rouge et son chapeau noir.
Ah, les scènes avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, les habitués de Saint-Germain des Prés ? Ce n’est pas le meilleur de la soirée, enfin de mon point de vue et de celui de ma voisine de droite. Mais ce n’est qu’une opinion !
Evidemment Jérôme Savary ne pouvait pas passer sous silence le jazz et le Rock-and Roll qu’avec l’aide d’Henri Salvador Boris Vian, fait découvrir aux Français. Oui ceux qui l’ignoraient apprennent qu’Henri Salvador était un familier de Boris Vian, de Savary aussi.
On ne pouvait pas non plus échapper à la trompette de ce dernier interprétant lors de l’ultime rappel, oui là encore c’est constant, si le spectacle est court, les rappels sont nombreux, La Trompette d’occasion.
Malgré la crise, le public était fourni, venu peut-être plus pour Savary que pour Boris Vian, ce qui n’était pas mon cas !
Publié le 13/08/2008 à 12:00 par cessenon
Une fois n'est pas coutume, j'offre l'hospitalité de mon blog à Colette Dumas (alias La Belle Colette et LBC pour employer le sigle par laquelle je la désigne !) qui nous rend compte joliment du concert auquel elle a assisté récemment à Pézenas dans le cadre de la Mirondella dels Arts.
Soirée de qualité ce dimanche 10 août où dans la collégiale Saint Jean de Pézenas se produisait à 21 h un ensemble traditionnel de Saint-Pétersbourg : « Les Cordes d’Argent. » Deuxième année qu’un tel concert exceptionnel a pu se réaliser avec le prestigieux chef d’orchestre Alexander Afanasyev.
Crée en 1993 par celui-ci, la formation, composée de 23 exécutants, réunit de jeunes musiciens en fin d’études ou lauréats de concours nationaux et de conservatoires fameux. Professeur au Conservatoire Rimski-Korsakov, Alexander Afanasyev a donc formé ces « Cordes d’Argent » particulièrement émouvantes par leur fraîcheur et leur talent.
Plus de 600 représentations ont déjà été données avec succès en Finlande, Pays-Bas, Allemagne, France, Belgique, Portugal…
Le concert débuta avec l’interprétation de « La grande porte de Kiev » de Moussorgski, suivie de prestations inspirées de deux jeunes solistes sopranos : Olga Skripnicrenoo et la blonde Alexandra Vasilieva, chacune charmant l’auditoire avec pour la première « Nuit triste » de Rachmaninov et pour la seconde « L’Arioso » de Tchaïkovski. Elles chanteront en duo, en deuxième partie, « Le Prince Igor » de Borodine.
Le répertoire sera constitué d’œuvres célèbres de musique classique et de quelques pièces populaires tirées du folklore russe.
Aidé d’un interprète, le chef Alexander Afanasyev nous apprendra le nom des instruments typiques (« doumera » à trois cordes ré –la – mi ; « balalaïka » à trois cordes ré – mi – mi ; « guzla » à quinze cordes datant du XIème siècle…)
On notera également la présence d’une flûte traversière, d’un piccolo, de deux accordéons, d’un xylophone et de percussions originales.
La dextérité de ces petites mains et la cadence de la frappe des doigts sur les cordes laissèrent pantois, tout comme l’incursion d’une fillette interprétant « La danse des poupées » sur sa minuscule balalaïka sous l’œil attentif et protecteur d’Alexander !
Un grand bravo encore à ce chef d’orchestre très écouté et admiré de ses « élèves » qui, en hommage à son maître à lui (A. Shalon), disparu depuis quelques années, fit jouer deux très belles mélodies populaires russes.[/SIZE]