
Nom du blog :
cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
29.01.2026
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Derniers commentairesmercé !
Par Marie-Jeanne Verny, le 28.01.2026
quand je pense qu'il y en a qui veulent supprimer (ou presque) les vaches, des animaux que j'aime!je fus bergè
Par Popelin Mireille, le 25.01.2026
reda cherif merci donc à khélifa qui doit avoir près de 70 ans aujourd'hui. ah, ce n'est pas moi qui le tien
Par Cros Jacques, le 24.01.2026
l'enfant que tu portes est encore en vie.. il te passe le bonjour
Par Reda Cherif, le 24.01.2026
le sujet traités dans cet article est la dénatalité. tenons-nous en à ce qui est en débat ! http://cesseno n.c
Par Cros Jacques, le 23.01.2026
Nous avons reçu, envoyée par Jean Canayer, un Biterrois exilé à Marseille, la photo de cet objet insolite. Evidemment il nous a donné les explications nécessaires pour comprendre sa fonction.
Il s’agit d’un claquoir et il était utilisé à Paris jusqu’en 1850 par les facteurs qui effectuaient leurs tournées. En agitant la chose au bas des immeubles elle émettait un bruit caractéristique qui prévenait les résidents du passage du préposé à la distribution du courrier.
Les fenêtres s’ouvraient permettant aux occupants des appartements d’entendre les noms de ceux à qui étaient destinées des lettres. Ceux-ci descendaient pour les recevoir des mains du facteur qui n’était pas tenu de gravir les étages, les boîtes à lettres n’étant sans doute pas encore en usage.
Cet instrument était appelé « ténèbre ». Il était utilisé à une époque où le service public, malgré les insuffisances technologiques de son temps, n’était pas encore devenu la Poste bancale qui a accompagné la création de la Banque postale !
Le musée de La Poste sur le site duquel mon correspondant a extrait quelques autres éléments ne manque pas de curiosités. C’est le cas des « boules de Moulins », un dispositif mis en place pendant la guerre de 70 quand les Prussiens qui assiégeaient Paris avaient bloqué les communications avec le reste de la France.
Il s’agissait de récipients en zinc étanches, contenant quelque 500 lettres, que l’on abandonnait au fil de l’eau et qu’on devait récupérer en aval à l’aide de filets. Hélas l’hiver 1870 / 1871 fut particulièrement froid et la glace qui s’était formée ne permit pas aux boules de Moulins d’arriver à destination. Aucune des 55 boules lâchées sur la Seine en amont de Paris n’atteignit la capitale. La dernière récupérée l’a été en 1988 en Seine-Maritime.
Parmi les photographies particulièrement originales qui sont dans le courriel de Jean Canayer figure une pince à purifier les lettres en provenance de pays où sévissait le choléra. Elle permettait de faire des trous dans l’enveloppe et de traiter l’intérieur par des fumigations où à l’aide de vinaigre. Eh non, cela n’aurait aucun effet sur l’idéologie conservatrice véhiculée par les médias !
Merci Jacques pour ces intéressantes informations! Mais comment expliquer l'expression :"Cela ne fait pas avancer le schmilblick ?"Je ne sais pas pourquoi ton schmilblick me fait penser à cette période de mon enfance où j’entendais le tambour du garde champêtre, ce dernier annonçant les décisions du conseil municipal.
Objet symbolique de la vie d’un petit village, ce tambour de garde champêtre est pieusement conservé à la mairie.
Pendant longtemps, les décisions importantes des autorités, municipales ou nationales, furent portées à la connaissance de la population par le garde champêtre, personnage incontournable de la vie du village. Celui-ci se déplaçait de quartier en quartier et, à chaque halte, un roulement de tambour attirait l’attention des habitants qui se regroupaient. Après un retentissant « Avis à la population! » il déclamait son message (fêtes, réunions publiques, compte rendu des conseils municipaux, tout ce qui concernait la vie de la commune, même la date de la rentrée des classes….). Ce message se terminait par « Qu’on se le dise ! ». Un nouveau battement de tambour plus bref marquait la fin du message.
Pour faire avancer le schmilblick, comme disait Coluche par allusion à un célèbre jeu télé de jadis je crois:
Pourquoi désigner ce claquoir sous le nom de "ténèbre". Avant 1951 et la réforme liturgique de la Semaine Sainte, on célébrait en soirée, le soir du Jeudi Saint surtout, l'office des Ténèbres, avec un rite bien particulier autour d'un chandelier portant 15 cierges successivement éteints, sauf le 15e caché puis ramené toujours allumé. Un missel de 1947 explique ainsi le rite: à ce moment là, on frappe quelques coups assourdis, qui rappellent le tremblement de terre qui eut lieu à la mort du Christ.
Dans plusieurs paroisses, l'antique coutume voulait que l'on se livre alors non à des coups discrets mais à un tapage en règle au grand amusement des enfants. Frédéric Mistral écrivant à Alphonse Daudet le 12 mars 1873 y fait allusion: … pico tenèbro quand lou bon Diéu es en presoun (= il fait tapage quand on emprisonne le bon Dieu).
Claquoirs et crécelles étaient utilisés à cet effet, et le nom a pu s'étendre à ces instruments même quand ils avaient un tout autre usage, comme celui de la poste.
Ajoutons qu'en Semaine Sainte, les cloches parties en voyage sur Air Vatican, les campaniles sont muets. Pour avertir des offices, les acolytes parcouraient donc les rues avec leurs instruments claquants et bruissants.
Dans nos villages possédant tuileries ou poteries on fabriquait aussi pour l'office des Ténèbres de petits cornets de terre cuite qu'on offrait aux enfants. Jacques Cros a naguère consacré une page à ces cornets dont son père avait fait usage.
Bonjour. C'etait genial!http://thelirzachronicles.centerblog.net
Merci