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cessenon
Description du blog :
Histoires de Cessenon et d'ailleurs, avec des textes d''actualité.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.04.2006
Dernière mise à jour :
29.01.2026
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Par Marie-Jeanne Verny, le 28.01.2026
quand je pense qu'il y en a qui veulent supprimer (ou presque) les vaches, des animaux que j'aime!je fus bergè
Par Popelin Mireille, le 25.01.2026
reda cherif merci donc à khélifa qui doit avoir près de 70 ans aujourd'hui. ah, ce n'est pas moi qui le tien
Par Cros Jacques, le 24.01.2026
l'enfant que tu portes est encore en vie.. il te passe le bonjour
Par Reda Cherif, le 24.01.2026
le sujet traités dans cet article est la dénatalité. tenons-nous en à ce qui est en débat ! http://cesseno n.c
Par Cros Jacques, le 23.01.2026
Un tract distribué ce mercredi par les affidés de Robert Ménard m’apprend que la délinquance a diminué dans notre ville. Ce n’est pas l’image que j’en ai. J’ai présent à l’esprit les affrontements sur fond de trafic de drogue entre les forces de l’ordre et des jeunes désœuvrés à qui on n’offre aucune perspective. Cela se traduit par des actes de violence allant jusqu’à des incendies, des blessés et même des morts.
Il parait qu’on est passé de 30 policiers municipaux à 136 et de 30 caméras de surveillance à 538. Ça, je n’en doute pas, quant aux résultats proclamés ils ne correspondent nullement à la vision que j’ai de mon environnement.
J’habite à côté de L’Iranget et j’ai des échos de l’ambiance qui y règne. Elle est loin d’être sereine. Le bureau de Poste de La Dullague, celui de mon quartier, a subi une attaque en règle qui l’a laissé fermé pendant des semaines. Un peu plus loin, guère plus, ce sont des commerces qui ont été vandalisés.
On a réduit la vente de tabac clandestin et de cigarettes puff. Je ne sais pas de quoi il s’agit exactement, je ne suis pas fumeur. J’imagine qu’il y a là un trafic illégal. Sans doute est-ce exact mais il faudrait s’interroger sur ce qu’il serait nécessaire de mettre en œuvre pour en finir avec le tabagisme.
Il est question dans le tract en question d’épiceries de nuit. Je n’ai pas connaissance de leur existence dans L’Iranget. J’ai par contre assisté depuis 1973 que je vis à côté de la disparition des commerces de proximité. Il y a un amalgame qui demande une analyse plus adaptée à ce qu’est la réalité.
Enfin il y a aussi sur fond de racisme et de xénophobie un appel à créer une « réserve communale de sécurité civile ». Une milice en quelque sorte. Quant à la tranquillité à laquelle chacun aspire nous sommes condamnés à ne pas en jouir. Il faudrait pour cela une rupture avec un système en fin de vie incapable de rien résoudre !
Et question délinquance il ne faudrait pas oublier les délinquants en col blanc. Nous pensons à Balkany, Sarkozy, Fillon, ainsi qu’à Marine Le Pen et peut-être aussi à Rachida Dati.
Lors des dernières élections régionales j’ai voté au second tour pour la liste que conduisait Carole Delga. Je n’étais sûrement pas d’accord avec toutes les options qui étaient les siennes mais je tenais absolument à empêcher le Front National de prendre la direction du conseil régional.
A Béziers il y a concurrence pour les municipales entre deux listes d’extrême droite, celle de Ménard, élu en 2014 avec le FN, et celle de Gabarron, investi par le RN, étiquette avec laquelle il a été élu député de la 6ème de l’Hérault. En face la liste Printemps biterrois qui regroupe déjà une majorité de forces de gauche pourrait inquiéter les candidats de la droite et de son extrême.
Il faudrait que se rallient à elle les deux listes qui se réclament elles aussi de la gauche. Dans l’état actuel des choses c’est mal engagé. Nous savons parfaitement que nous n’avons pas la même analyse des causes de la crise insupportable que nous subissons. Et partant nous ne sommes pas d’accord sur les solutions à mettre en œuvre pour en sortir.
Le débat doit se poursuivre sereinement sur cette situation. Nous sommes convaincus quant à nous qu’on n’émergera pas de l’impasse dans laquelle nous pataugeons sans une rupture franche et décisive avec un système en fin de course incapable de rien régler.
Dans cet esprit nous participons à l’union que constitue la liste du Printemps biterrois. Et bien sûr nous souhaitons que cet engagement fasse boule de neige et que nous soyons suivis.
J’avais dû voir passer cette appellation sans avoir connaissance de ce qu’elle désigne. Le message qui est arrivé dans ma boîte à lettres m’a éclairé. Il est en deux parties ; la première est une critique de la politique de Robert Ménard, la seconde est un appel à voter pour la liste de Julien Gabarron, député RN de la 6ème circonscription de l’Hérault, lors des élections municipales de mars.
Je peux souscrire à divers désaccords sur la personnalité du maire sortant. Il est autoritaire et n’a pas d’exigence de morale qui limiterait ses ambitions politiques Il est classé à l’extrême droite et a été élu en 2014 grâce au FN. Il a parrainé Marine Le Pen lors des présidentielles de 2022. Il a manifesté des idées xénophobes, islamophobes et pour tout dire racistes. Il est toujours imprégné de l’idéologie colonialiste et entrave autant qu’il le peut l’aspiration à la paix et à l’amitié entre la France et l’Algérie. Il soutient Israël dans sa politique génocidaire à l’encontre des Palestiniens. Il n’est nullement engagé pour les Biterrois les plus modestes. La situation économique et sociale de Béziers est ce que nous savons, désastreuse.
Je n’avais pas la moindre intention de voter pour Ménard le 15 mars. Pour autant je ne suis pas plus intéressé par Gabarron que je situe dans le même registre. Je n’entends pas tomber de Charybde en Scylla. Le RN n’a pas plus de réponse aux problèmes auxquels nous sommes confrontés que Macron et ceux qui participent avec lui à sa gestion calamiteuse du pays.
Il faut une rupture claire et décisive avec un système en fin de vie, incapable de rien résoudre. Je suis conscient de l’ampleur du changement nécessaire et de l’effort à fournir pour le réaliser. Et dans cette optique j’ai déjà choisi mon bulletin de vote. Ce sera celui du Printemps biterrois. Cela ne vous suspendra pas !
La nouvelle version de la statue de la Liberté
Nous sommes peu nombreux chez Renée et Jean-Pierre pour cette première réunion de 2026. Nous allons toutefois tirer parti de cette rencontre en faisant le point sur l’actualité. Une actualité dominée par l’intervention des USA au Venezuela.
Avec cette négation du droit international, de la souveraineté du peuple vénézuélien, on assiste à une agression impérialiste qui s’inscrit dans une tentative de domination du monde. Une opération sans même l’apparence de la moindre trace de souci diplomatique et qui avec les perspectives d’annexion, pure et simple de divers pays tels le Groenland, inquiète à juste titre l’ensemble des nations de la planète.
Il y a avec la main mise des Etats Unis sur les richesses du Venezuela, notamment son pétrole et son gaz, une volonté de stopper l’action entreprise par Chavez pour, dans le cadre de la révolution bolivarienne, obtenir un minimum de justice sociale. A la pointe de l’opposition à cette opération, on trouve le Mexique, l’Espagne (qui s’était déjà manifestée à propos de la Palestine) cependant qu’au Venezuela la résistance s’organise.
Un regard a été porté sur l’état du parti communiste. Il n’a pas encore retrouvé le niveau qu’exige la situation. Ceci est vrai pour son organisation et la fidélité aux valeurs de progrès social, de liberté et de paix qui avaient fondé sa création. Il faut se rendre à l’évidence, nous buttons sur les limites historiques d’un système à bout de souffle incapables de rien régler.
Des informations seront données sur l’état dégradé des logements HLM à Béziers ainsi que des copropriétés qui souffrent de l’insuffisance du pouvoir d’achat de leurs résidents. Le résultat c’est que l’entretien des bâtiments laisse à désirer.
On a appris avec l’exemple de Cazouls-les-Béziers qu’une municipalité pouvait impulser des actions dans le sens de la qualité de la vie. A Béziers Le RN qui avait en 2014 permis l’élection de Ménard présentera une liste en 2026. A gauche Le Printemps biterrois fait figure d’outsider cependant que LFI fait cavalier seul.
Divers autres points seront évoqués, notamment l’adoption de la loi de criminalité du colonialisme et des exactions commises par l’armée française lors de la guerre d’indépendance. Si la légitimité de cette guerre engagée par les Algériens n’est pas contestable, il y a une nécessité impérieuse d’apporter une réponse aux problèmes sociaux qui se posent en Algérie.
Curieusement un échange a permis de présenter quelques éléments de la théorie quantique qui avait été traitée récemment comme en lien avec la société. Evidemment le rapprochement est sans fondement sérieux.
Comme toujours chez Renée et Jean-Pierre une collation a clôturé cette séance. C’était de circonstance, une galette à la frangipane nous a été servie accompagnée d’un muscat espagnol. Eh non, il n’y avait pas de couronne, c’est que nous sommes républicains !
Nous étions dix chez Renée et Jean-Pierre à cette nouvelle rencontre de communistes de la 5ème circonscription de l’Hérault. Aline ayant subi une intervention n’avait pu nous amener les camarades de Montagnac.
Le premier sujet abordé a été les élections municipales de 2026. Si dans la majorité des cas le bilan de la gestion des communes rurales n’est pas contesté, ce qui est regrettable c’est que l’impasse est faite sur le score inquiétant de l’extrême droite tant au niveau des présidentielles que des législatives. Cela s’accompagne d’une absence d’analyse de ce qui est en cause dans ce phénomène. Pour l’heure le RN n’est pas en capacité de s’implanter dans les municipalités mais la situation est susceptible d’être modifiée.
A Béziers par contre l’extrême droite est déjà en place. En face une liste d’union de la gauche qui se reconnait dans le Printemps biterrois a déjà pris ses marques. C’est Thierry Antoine, un écologiste, qui la conduit. Les communistes et une fraction sans doute majoritaire des socialistes l’a rejointe. LFI fait pour l’instant cavalier seul. Ménard a été adoubé par Retailleau et on a relevé des crispations du côté des élus LR. Le RN entend constituer une liste. C’est la sanction qui résulte de ce qu’il considère comme une trahison de son allié.
Le deuxième point qui est venu en discussion c’est l’état de la viticulture. La fermeture de la cave coopérative de Pouzole dans le secteur est un exemple de la dégradation du monde rural. C’est tout une civilisation qui disparait avec son « biais de viure » (son mode de vie) original. A la racine du mal nous trouvons la logique du capitalisme. Ce qui n’a pas encore perçu par les victimes.
Cela nous amènera à un échange sur ce qui se passe au plan international avec le rôle qu’acquiert la Chine. Les avis sont partagés si pour Gérard ce n’est pas un pays communiste, pour Christian, et sans doute une majorité d’entre nous, ses résultats sont encourageants. C’est notamment le cas par la place qu’elle occupe au niveau commercial autant que par la sortie de la pauvreté qui la caractérisait il y a peu de temps encore. Elle fait la preuve qu’il y a une solution aux problèmes de notre temps ce qui est inaccessible au système économique dont la plus grande puissance est les USA.
Un regard a été porté sur la menace de guerre qui pèse sur l’humanité. C’est l’indice d’une dérive totale qui résulte d’un monde confronté au fait qu’il se heurte à ses limites historiques ce qui génère des contradictions insolubles. La recherche du taux de profit correspondant à ce qu’exigent les capitaux accumulés pousse à la course à l’armement et mieux encore au recours à un conflit. Cela complète la volonté de la bourgeoisie qui a besoin d’un pouvoir autoritaire et qui est disposé à le partager avec l’extrême droite, voire à le lui confier.
D’autres éléments ont été abordés au cours de cette réunion, notamment l’utilisation d’internet, outil précieux pour l’activité militante. Il a également été question de l’offensive menée contre la sécurité sociale via la Protection Sociale Complémentaire.
Comme toujours chez Renée et Jean-Pierre la séance s’est terminée par une collation. Nous avons été gâtés : crottes au chocolat, cake, pain d’épice, cidre, muscat et vin blanc. A la vérité il faut savoir tirer parti d’une société décadente !
On apprend à la lecture de l’édition du jour de Midi Libre que Ménard a reçu le soutien de LR pour les municipales de 2026. Des élections auxquelles il ne devait pas se représenter. Mais on le sait le cœur a des raisons que la raison n’a pas.
En 2014 déjà une partie des élus de la municipalité de Couderc avait rallié la liste de Ménard. Elle y avait fait bon ménage avec le FN devenu aujourd’hui le RN . Et les électeurs avaient validé ce rassemblement.
En 2020 rebelote, Ménard rafle la mise avec une abstention massive. On n’ignore pas que les absents ont tort ! Il y a eu diverses fluctuations de notre maire. Il avait un moment envisagé d’être un supporter de Zemmour, avait finalement parrainé Le Pen puis avait avoué un rapprochement avec les Républicains et était presque tombé dans les bras de Macron. L’ambition elle aussi a ses exigences !
Nous voilà confrontés à Béziers à une alliance officielle de LR et de l’extrême droite. Cela correspond à la ligne de Retailleau qui n’a pas d’état d’âme particulier à l’encontre du RN. Et s’il le faut on partagera le pouvoir avec lui, voire même on le lui confiera.
Que fera localement le RN pour ces prochaines municipales ? Gabarron, le député qui a ravi le siège de Mme Ménard dans la 6ème circonscription de l’Hérault, doit être tenté de constituer une liste RN. Il aurait l’accord de Bardella pour un tel projet. Reste que la droite et son extrême entendent affirmer leur capacité à gérer la ville en se mettant au service d’un système qui privilégie les intérêts des nantis au détriment des plus déshérités. Le bilan des deux mandats de Ménard en porte témoignage.
Je ne vis pas au village et je n’y vais plus. Je suis autant que je peux l’actualité de ce qui s’y passe. Comme l’ensemble des communes du Biterrois elle subit la montée du score de l’extrême droite aux élections, qu’il s’agisse des présidentielles, des européennes ou des législatives. Lors du dernier scrutin la candidate du RN a obtenu la majorité absolue à Cessenon et a été réélue députée de la circonscription.
On ne peut pas faire abstraction de cette donnée. Elle est le résultat de la crise socio-économique insupportable que nous subissons. Pouvoir d’achat, emploi, protection sociale, services publics en sont les éléments les plus sensibles. Il y en d’autres tels la démocratie, la paix et le désarmement, la lutte contre le réchauffement climatique, la violence et la sécurité…
Les électeurs se fourvoient. Ce n’est pas du côté de l’extrême droite qu’on va trouver ce qui est en cause dans les malheurs qui sont les nôtres. Ce n’est pas de cette direction que va se dégager une analyse qui permettra d’en sortir. Et d’ailleurs le RN est au service d’une logique caduque, celle de la finance incapable de rien régler.
Bien sûr il n’est pas le seul à faire l’impasse sur ce qui est essentiel. On a connu des périodes où l’étiquette du Président de la République et du Premier ministre avait laissé espérer des changements. Il n’en a rien été, les problèmes sont restés non résolus.
Dans l’état actuel des choses on peut penser qu’une liste d’extrême droite a peu de chance de l’emporter et même aura des difficultés à se constituer. Ceci étant nous avons perçu des tentatives dans ce sens. On n’y répondra qu’en s’engageant résolument dans une rupture claire et décisive avec un système en fin de vie. C’est l’enjeu de l’avenir !
Il s’agit d’un document du PCF d’une trentaine de pages. Je l’ai reçu ces jours-ci et je l’ai lu. Bien qu’ayant cessé mon activité professionnelle il y a plus de 25 ans je me suis reconnu dans le constat qui est dressé.
Notre système éducatif est comme l’ensemble des domaines de notre société en difficulté majeure. Cela tient au manque de moyens qui lui sont accordés et à la finalité qu’on assigne à cette institution.
L’objectif est en fait de l’adapter aux besoins d’un système en crise incapable de résoudre les problèmes de notre temps. Mon point de vue est qu’il n’y a pas de solution sans une rupture claire et décisive avec la logique même de notre économie fondée sur le profit. Cela concerne tous les aspects du monde dans lequel nous sommes immergés.
Le mérite de ce plan c’est d’abord un constat de la crise de l’enseignement. Est relevée par exemple la question du recrutement des enseignants, leur démission, phénomènes qui demandent leur revalorisation indiciaire et d’autres conditions de travail. L’accent est mis sur la situation des AESH dont nous avons connaissance par les actions qu’ils ont engagées.
Plus généralement l’Ecole est un élément d’un ensemble de mesures qui ont pour but de permettre un épanouissement de chacun. Ce n’est pas ce qui est actuellement avec l’échec scolaire massif qui est enregistré. C’est une donnée qui correspond aux intérêts à courte vue de la finance.
L’Education nécessite un investissement financier qui ne peut être négligé. Il y va du développement de notre société et des individus qui la composent. On ne peut continuer à faire l’impasse sur ce chapitre. Se pose aussi la question de la démocratie au sein de l’institution et la participation la plus large à son fonctionnement.
Je ne suis pas en capacité de présenter une synthèse de ce plan pour l’Ecole de demain mais je peux l’envoyer par internet à ceux qui désirent le recevoir.
Il s’appelle Guy, habite à Carcassonne et nous avons été étudiants ensemble à Montpellier. Il était de gauche, peut-être même a-t-il été au parti communiste. Il m’a envoyé récemment un courriel m’indiquant que tous les adhérents du PCF n’étaient pas sur la ligne de Fabien Roussel. Il y avait une déclaration d’un courant de pensée qui s’intitule « Gauche alternative ».
J’ai répondu qu’effectivement il existe des communistes qui sont sociaux-démocrates. Le phénomène n’est pas nouveau. On se souvient de Juquin dont la bourgeoisie a fait un feu de paille. On a l’exemple caricatural de Robert Hue. Plus nuancé mais un peu dans le même style on a connu Marie-George Buffet, Pierre Laurent et l’inénarrable Jean-Claude Gayssot. Il doit y en avoir d’autres mais comme le dit Brassens « Je n’ai pas la mémoire des noms ! »
Il y a toutefois des membres du parti qui sont d’accord avec l’orientation prise lors du dernier congrès. Ils sont 80 % je crois à avoir approuvé cette ligne et à soutenir le secrétaire national qui la met en pratique. Il s’agit de proposer une rupture claire et décisive avec un système en fin de vie incapable de rien résoudre des problèmes qui sont les nôtres.
Mais que Guy se rassure le PCF n’a pas les moyens dans l’état actuel des choses d’imposer quoi que ce soit et il peut dormir sur ses deux oreilles nous ne sommes pas encore en mesure de porter atteinte aux privilèges des plus favorisés et il peut espérer pouvoir continuer à en bénéficier. Ce n’est pas le remplacement du PS par LFI qui est un obstacle à la pérennité du réformisme
Sans l’intervention consciente des masses pour un changement fondamental on peut sans problème remplacer Macron par qui on veut on restera dans la même situation s’il n’y a pas de rupture avec la logique qui prévaut, celle du profit arrivé à son paroxysme. Les étiquettes des Présidents de la République et des Premiers ministres qui se sont succédé n’ont pas modifié la donne et on ne risque pas qu’il en soit autrement avec l’apparition de groupes tels le PCRF, Ensemble ou de tendances comme la Gauche alternative.
J’ai reçu hier un courriel d’André Bellon qui est responsable d’une association qui demande une nouvelle Constitution et appelle à un référendum pour la légitimer. Sa position s’appuie sur le vote des Français lors du scrutin du 29 mai 2005 qu avait vu une victoire nette du NON avec plus de 54 % des exprimés, la participation étant de l’ordre de 70 %.
On sait qu’il n’a pas été tenu compte de la volonté des électeurs, le traité de Lisbonne ayant pris le contrepied de leur refus du TCE. Ce déni de démocratie lui parait être à l’origine de la crise politique majeure que nous vivons actuellement.
Je fais partie de ceux qui ont condamné l’UE comme étant un obstacle au choix de chacun des pays européens de pouvoir décider librement de sa politique nationale. La commission européenne est une structure internationale pour empêcher que l’on puisse s’engager dans une autre voie que celle de la soumission aux intérêts du monde de la finance.
C’est une autre affaire que celle de l’amitié et de la paix entre les peuples ainsi que de leur coopération dans les domaines économiques, technologiques, scientifiques, climatiques et culturels !
C’est bien dans les limites historiques sur lesquelles butte notre système social qu’il faut situer l’instabilité qui caractérise la période qui est la nôtre. C’est effectivement d’une fin de régime qu’il est question. Et le non respect de la démocratie avec le refus de désigner un Premier ministre dans le camp de ceux qui ont le plus d’élus à l’Assemblée nationale est révélateur. Des fois qu’il serait tenté d’en finir avec le capitalisme prédateur que nous subissons !
Cette orientation s’accompagne d’un regroupement de la droite et de son extrême. La bourgeoisie est disposée à partager le pouvoir avec le RN, voire à le lui confier pourvu qu’on ne porte pas atteinte à ses privilèges.
L’application de la démocratie pose quelques problèmes. Comment recevoir une adhésion populaire grandissante à un parti qui refuse avec cette valeur, tout le progrès social qui est nécessaire à notre avenir ? Comment accepter ce racisme, cette xénophobie, cette violence qui nous conduisent à la guerre ?